La crainte de Dieu
La crainte est un thème que l’on retrouve un peu partout dans la Bible. L’être humain est sujet régulièrement à la crainte. L’inquiétude et la peur face aux circonstances adverses sont des réactions normales. Cependant, quand nous sommes confrontés à la crainte, il nous est demandé de nous confier en Dieu qui contrôle nos circonstances et nos ennemis. Nous pouvons ainsi vivre sans être dominés par la crainte du futur et de l’adversité.
Par contre, il y a une crainte qui est valorisée et exigée comme l’a enseigné Jésus (Matthieu 10.28), c’est la crainte de Dieu. Avez-vous déjà entendu un enseignement sur la crainte de Dieu ou lu un livre sur ce sujet ?
On trouve de très nombreux versets dans la Bible où « craindre Dieu » et « la crainte de Dieu » sont mentionnés. Les psaumes et les proverbes y font allusion fréquemment. Il y a aussi tous les évènements et tous les passages qui nous montrent que Dieu est redoutable et qu’il faut craindre sa colère, un autre thème récurrent dans la Bible et dont on ne parle plus aujourd’hui.
Certaines traductions ont préféré remplacer les termes craintes et craindre par respect et révérer. Est-ce parce que l’on estime que cela sera moins choquant, moins dérangeant pour l’homme occidental du XXIe siècle ? On voudrait craindre Dieu sans ressentir aucune peur. Pourtant dans la Bible, il ne s’agit pas seulement d’un sentiment de profond respect mais d’une véritable crainte de Dieu.
Dans la Bible, de nombreuses bénédictions sont associées à la crainte de Dieu.
Quel est l’homme qui craint l’Éternel ? L’Éternel lui montre la voie qu’il doit choisir. (Psaume 25.12)
L’amitié de l’Éternel est pour ceux qui le craignent. (Psaume 25.14)
Combien est grande la bonté que tu tiens en réserve pour ceux qui te craignent ! (Psaume 31.19)
L’’œil de l’Éternel est sur ceux qui le craignent, sur ceux qui espèrent en sa bonté, (Psaume 33.18)
L’Éternel aime ceux qui le craignent, ceux qui espèrent en sa bonté. (Psaume 147.11)
Le commencement de la sagesse, c’est la crainte de l’Éternel. Tous ceux qui s’en inspirent ont du bon sens. (Psaume 111.10)
Tu comprendras la crainte de l’Éternel et tu trouveras la connaissance de Dieu. (Proverbes 2.5)
La crainte de l’Éternel est une source de vie, pour détourner des pièges de la mort. (Proverbes 14.27)
Ne me craindrez-vous pas, dit l’Éternel, ne tremblerez-vous pas devant moi ? Ce peuple a un cœur indocile et rebelle. Ils se révoltent. Ils ne disent pas dans leur cœur : Craignons l’Éternel, notre Dieu, qui nous donne les pluies, chacune en sa saison, les pluies d’automne et celles du printemps. C’est à cause de vos iniquités que tout cela est déréglé, ce sont vos péchés qui vous privent de ces biens. (Jérémie 5.22-25)
Voici celui sur qui je porterai les regards : celui qui est humble, celui qui craint ma parole. (Esaïe 66.2)
La crainte de Dieu se manifeste quand on prend au sérieux la Bible.
Ce qui est caractéristique de la crainte de Dieu
La crainte de l’Éternel, c’est la haine du mal. (Proverbes 8.13)
Il y avait dans le pays d’Uts un homme qui s’appelait Job. Et cet homme était intègre et droit ; il craignait Dieu et se détournait du mal. (Job 1.1)
L’Éternel dit à Satan : As-tu remarqué mon serviteur Job ? Il n’y a personne comme lui sur la terre ; c’est un homme intègre et droit, craignant Dieu et se détournant du mal. (Job 1.8)
La crainte du Seigneur, voilà en quoi consiste la sagesse. S’éloigner du mal, voilà en quoi consiste l’intelligence. (Job 28.28)
Celui qui marche dans la droiture craint l’Éternel, mais celui qui prend des voies tortueuses le méprise. (Proverbes 14.2)
Choisis parmi tout le peuple des hommes capables, craignant Dieu, des hommes intègres, ennemis de la cupidité. Établis-les comme chefs. (Exode 18.21)
Voici les commandements, les lois et les ordonnances que l’Éternel, votre Dieu, a commandé de vous enseigner, afin que vous les mettiez en pratique dans le pays dont vous allez prendre possession afin que tu craignes l’Éternel, ton Dieu, en observant, tous les jours de ta vie, toi, ton fils, et le fils de ton fils, toutes ses lois et tous ses commandements que je te prescris, et afin que tes jours soient prolongés. (Deutéronome 6.1-2)
Maintenant, Israël, que demande de toi l’Éternel, ton Dieu, si ce n’est que tu craignes l’Éternel, ton Dieu, afin de marcher dans toutes ses voies, d’aimer et de servir l’Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur et de toute ton âme ; si ce n’est que tu observes les commandements de l’Éternel et ses lois que je te prescris aujourd’hui, afin que tu sois heureux. (Deutéronome 10.12-13)
L’Éternel a donné cet ordre : « Vous ne craindrez pas d’autres dieux, vous ne les adorerez pas, vous ne les servirez pas et vous ne leur offrirez pas de sacrifices.Mais l’Éternel qui vous a fait sortir d’Égypte avec une grande puissance et avec force, c’est lui que vous craindrez, c’est lui que vous adorerez. Vous respecterez et mettrez toujours en pratique les prescriptions, les règles, la loi et les commandements qu’il a écrits pour vous. Vous n’oublierez pas l’alliance que j’ai faite avec vous et vous ne craindrez pas d’autres dieux. Mais c’est l’Éternel, votre Dieu, que vous craindrez, et lui, il vous délivrera de tous vos ennemis. »(2 Rois 17.35-39)
Souviens-toi de ton créateur durant ta jeunesse, avant l’arrivée des jours mauvais. Crains Dieu et respecte ses commandements, car c’est ce que doit faire tout homme. En effet, Dieu amènera toute œuvre en jugement, et ce jugement portera sur tout ce qui est caché, que ce soit bon ou mauvais. (Ecclésiaste 12.1,13,14)
Pourquoi doit-on craindre Dieu ?
On ne doit pas craindre Dieu parce qu’il serait méchant ou mauvais. On doit craindre Dieu parce qu’il est bon.
Cela est-il absurde ? Pas du tout. Dieu est bon parce qu’il intervient ou va intervenir contre notre méchanceté. C’est une marque de bonté que de protéger ceux qui souffrent et sont victimes de la méchanceté et du mal. C’est une marque de bonté que d’intervenir pour punir les méchants et éradiquer le mal.
On se trompe souvent en constatant que le mal et l’injustice ne sont pas sanctionnés. Des hommes s’enrichissent malhonnêtement, des dictateurs vivent de nombreuses années. On en conclut alors que Dieu n’existe pas ou que Dieu ne s’intéresse pas à nous, que Dieu est lointain, qu’il n’intervient pas ou qu’il est injuste. Il nous faut comprendre que Dieu ne sanctionne pas toujours immédiatement le mal. Et heureusement qu’il ne le fait pas immédiatement et systématiquement. Nous pensons que seuls les autres devraient être punis et nous n’avons pas réalisé que si Dieu intervenait dès maintenant, nous serions aussi l’objet de sa colère. Dieu patiente avant de laisser éclater son jugement. Il nous laisse du temps pour qu’on se repente et qu’on ne soit pas frappés nous aussi.
Je ne prends aucun plaisir à la mort du méchant, je désire qu’il abandonne sa conduite et qu’il vive. Détournez-vous donc de votre mauvaise conduite ! Pourquoi devriez-vous mourir ? (Ézéchiel 33.11) Le Seigneur est patient envers vous, car il ne veut pas que qui que ce soit périsse. Au contraire, il veut que tous aient l’occasion de se détourner du mal et de se tourner vers lui. (2 Pierre 3.9)
Dieu n’est pas un Père Noël impotent assis sur son nuage et qui ne distribuerait que les cadeaux que nous lui réclamerions. On doit craindre Dieu parce qu’il est tout puissant et qu’il est bon.
On doit craindre Dieu parce qu’il déteste le mal.
Dieu est amour mais parce qu’il est amour, il déteste notre méchanceté et le mal qu’on fait aux autres ou lorsqu’on abîme sa création. Notre grand problème est que nous ne réalisons pas à quel point la colère de Dieu est réelle et juste car nous ne réalisons pas à quel point il a en horreur le péché. Le péché est l’expression de l’attitude rebelle de l’humanité envers son créateur. Nous sommes infectés par un virus à l’image d’un ordinateur dans lequel un virus aurait pénétré, se serait infiltré et aurait perverti les programmes conçus par le fabricant. Dans la Bible, ce virus porte un nom : le péché. C’est un terme qui veut dire « manquer le but ». Nous avons tous manqué le but voulu par Dieu. Nous ne correspondons plus à ce que Dieu avait projeté pour nous. Nous sommes tous porteurs de ce virus. Que nous soyons riche ou pauvre, que nous soyons né en Afrique, en Asie ou en Europe, que nous soyons grand ou de petite taille, nous dysfonctionnons. Tous les aspects de notre personnalité sont affectés par la présence du péché : notre réflexion, notre volonté, nos désirs, notre caractère. Si vous ne comprenez pas ce qu’est le péché ou si vous êtes choqué par ce que vous venez de lire, prenez absolument quelques minutes pour lire ce dossier : Le péché ->
Dans notre aveuglement et notre folie, nous pensons que nous n’avons rien à craindre si nous enfreignons la volonté de Dieu et nous croyons pouvoir échapper à sa colère. L’homme occidental du 21e siècle déteste entendre que Dieu est en colère. On veut bien concevoir que Dieu soit une sorte d’énergie impersonnelle ou on accepte de représenter Dieu comme un vieux bonhomme impotent avec une barbe blanche assis sur un nuage. Mais on ne supporte pas qu’on nous rappelle que notre créateur est aussi le propriétaire de l’univers et que chacun de nous doit lui rendre des comptes.
On lit parfois que Dieu n’aime pas le péché mais qu’il aime le pécheur. Ce slogan ne correspond pas à l’enseignement biblique. C’est en contradiction avec tous les textes terrifiants où l’on voit Dieu laisser libre cours à sa colère contre les hommes lorsque sa patience est épuisée. La Bible ne dissocie jamais le péché de la personne qui le commet. Dieu déteste tous ceux qui commettent l’injustice (Psaume 5.6). L’existence de l’enfer est la démonstration que Dieu déteste le pécheur et ne peut l’agréer.
La crainte de Dieu est un sentiment sain, normal et légitime lorsqu’on prend conscience de l’horreur et de la gravité de notre péché, et combien sa colère est réelle et redoutable. Dieu ne déteste pas seulement le péché mais également le pécheur. La Bible ne dit jamais de façon explicite que Dieu aime les pécheurs mais que Jésus est venu pour sauver les pécheurs. Au contraire, on constate que Dieu déteste les pécheurs. Le péché suscite immanquablement la colère chez Dieu. Si nous ne parvenons pas à comprendre qu’il nous trouve odieux et détestables à cause de nos péchés, nous ne pourrons jamais saisir la portée infinie de son amour manifesté à la croix quand Jésus fut mis à mort.
Dieu se réjouit intensément de tout ce qui est bon et beau, mais il déteste viscéralement notre méchanceté et notre arrogance. L’humanité a voulu le mettre à la porte de sa propre création. Nous avons choisi de lui désobéir, nous n’avons pas suivi ses enseignements. Nous l’avons insulté et méprisé. Nous l’avons offensé, nous l’avons blessé dans son honneur et sa dignité. Notre orgueil, notre ingratitude et notre méchanceté provoquent automatiquement sa colère et, quand vient le temps de son intervention, la sanction est redoutable et terrible.
Cependant, si Dieu déteste le pécheur, il ne prend pas plaisir à la mort du méchant (Ézéchiel 18.23). Au plus profond de lui, Dieu ne désire pas la destruction de ses créatures. Sa bonté, sa miséricorde et sa compassion sont telles que Jésus est venu mourir à notre place. Le péché suscite immanquablement la colère chez Dieu mais Dieu ne prend pas plaisir à voir le méchant mourir (Ézéchiel 33.11). C’est pour cela que Dieu a envoyé Jésus mourir à notre place afin de nous sauver de l’enfer. La colère de Dieu peut être apaisée parce que le mal a été sanctionné en Jésus sur la croix. La haine que Dieu éprouve vis-à-vis du péché se manifeste à la croix où Jésus a été mis à mort. L’offense faite à Dieu a été reconnue et traitée. L’homme parfait, celui qui a toujours honoré Dieu, a enduré toute l’intensité de la colère divine, cette colère que nous avons provoquée. Voilà en quoi consiste l’Évangile pour tous ceux qui reconnaissent qu’ils ont attristé Dieu, qu’ils l’ont déçu, qu’ils l’ont méprisé, qu’ils ont provoqué sa colère. Dieu a puni le péché en Jésus-Christ (Esaïe 53.4-6). Ce n’est qu’à cause de Jésus et de sa mort sur la croix que la colère de Dieu peut être apaisée. C’est la condition indispensable pour que la grâce de Dieu et ses bénédictions puissent se déverser sur nous.
Une comparaison avec le paratonnerre peut nous aider à réaliser la portée de la mort de Jésus. Ce dispositif est destiné à protéger les bâtiments des effets de la foudre. Il attire la foudre afin que tous ceux qui sont à l’abri dans une maison soient indemnes. Jésus, par sa mort, est comme un paratonnerre qui subit la colère de Dieu et la détourne de nous. Si je méprise le sacrifice de Jésus pour moi, je choisis alors de rester hors de la maison sans la protection du paratonnerre risquant à tout moment d’être frappé par la foudre. Si je méprise le sacrifice de Jésus pour moi, il me faudra comparaître devant Dieu à ma mort. Je ressentirai toute l’ardeur de sa colère et j’entendrai la sentence inéluctable venir du Dieu saint qui me condamnera à une destinée éternelle en enfer.
La croix expose combien Dieu déteste le péché. La mort de Jésus a apaisé la colère de Dieu et seule sa mort le peut.
On aimerait parler seulement d’amour pour Dieu.
C’est le sentiment que devaient avoir Adam et Ève au début dans le jardin. C’est ce que nous aimerions ressentir nous aussi et observer dans le monde entier. Hélas, nos premiers ancêtres se sont rebellés et ils ont découvert qu’il fallait craindre Dieu. Notre orgueil, notre désir d’indépendance, notre ingratitude lui déplaisent et nous attirent son châtiment. Dans notre condition déchue, la crainte de Dieu est un sentiment, une attitude normale, saine et juste car nous sommes pécheurs. Si vous avez besoin de comprendre ce que signifie d’être un pécheur, ouvrez ce dossier : Mon identité ->
La crainte est liée au respect. L’absence de crainte de Dieu exprime un mépris de Dieu. Nous ne tenons pas compte de lui, lui qui est notre créateur et le propriétaire de toute sa création. Nous ne considérons pas Dieu dans sa grandeur et sa majesté. C’est en apprenant à craindre Dieu que nous apprenons à l’aimer car nous découvrons l’ampleur de notre péché et la grandeur de sa grâce. C’est ainsi que nous serons amenés à célébrer son amour et à l’adorer. Dieu aime voir que ses créatures le craignent, qu’elles craignent de lui désobéir. Car alors, elles le respectent et reconnaissent son autorité et sa toute-puissance.
Il faut craindre Dieu car nous pouvons provoquer sa colère.
On doit craindre de déplaire à Dieu et de subir sa correction et son châtiment. La crainte de Dieu nous garde de pécher et donc nous protège de sa colère.
Dieu peut pardonner les péchés mais il ne peut pas les tolérer. Lorsque nous agissons mal cela provoque automatiquement l’irritation, le dégoût et la colère chez Dieu. C’est pour cela qu’il faut le craindre car il est redoutable. Il ne faut surtout pas prendre le péché à la légère en croyant qu’il n’y aura pas de conséquences et que Dieu fermera les yeux. Il a pourvu en Jésus au pardon des péchés et, à cause de Jésus, il peut pardonner. Mais il a fallu pour cela la mort de Jésus à notre place.
Les châtiments devraient nous pousser à réaliser que nous avons mal agi et que nous avons suscité sa colère. Nous devrions nous humilier et demander à être sauvés. C’est parce que nous pouvons encore l’être que nous ne sommes pas déjà détruits. C’est le temps de la patience de Dieu parce qu’il ne prend pas plaisir à la mort du méchant.
On doit craindre Dieu parce qu’il y aura des conséquences à chacun de nos actes.
En France, on ne sanctionne plus et on fait des simples rappels à la loi. On parle sans cesse de vivre ensemble alors qu’un nombre important d’entre nous ne respectent plus les lois qui permettent justement une vie agréable en société. Chacun fait ce qu’il lui plaît, ce qu’il veut, sans tenir compte des autres. Et si l’on ose dire quelque chose, on est taxé de réactionnaire, d’extrême droite, de fasciste. Le plus désespérant, c’est que ceux qui refusent de sanctionner peuvent être les mêmes qui enfreignent les règles lorsque cela est à leur avantage, au nom de leur liberté.
Les spectacles déjantés, absurdes, ironiques ont un grand succès. On pense qu’on peut rire de tout, qu’on peut se moquer de tout, parce qu’on imagine qu’il n’y a pas de conséquences à ce que nous faisons, disons, pensons. On doit craindre Dieu car nous passerons tous en jugement devant lui et nous devrons rendre des comptes pour nous-mêmes. Dieu m’a fait saisir toute la gravité de cette vérité en me faisant vivre une expérience qui m’a profondément marqué : Juré en cours d’assises ->
Quand allons-nous enfin prendre Dieu au sérieux ?
Nous devons tenir compte non seulement qu’il existe, mais aussi qu’il intervient. Nous devons prendre au sérieux le fait qu’il puisse nous frapper et qu’il puisse être en colère entre nous.
Bien sûr, toute souffrance n’est pas un châtiment. Une mauvaise conception de la souffrance peut nous égarer et ajouter à notre douleur. Mais nous devons nous interroger sur les échecs dans nos vies, sur nos maladies. Est-ce que nous envisageons que les échecs ou les maladies puissent être un message de Dieu qui veut nous éviter la perdition éternelle ? Nous sommes encore dans le temps de la grâce avant celui du jugement définitif. C’est encore le temps où la repentance est possible.
La crainte de l’Éternel est l’ingrédient indispensable pour une relation avec Dieu.
Si nous voulons expérimenter une connaissance intime de Dieu, nous devons commencer par craindre Dieu. Quel est l’homme qui craint l’Éternel ? L’Éternel lui montre la voie qu’il doit choisir. Il sera heureux. L’amitié de l’Éternel est pour ceux qui le craignent (Psaume 25.12-14). Craindre l’Éternel c’est haïr le mal (Proverbes 8.13). Dieu ne se révèle qu’à ceux qui se séparent du mal constamment. Craindre Dieu, c’est se détourner de tout ce que Dieu estime mal. Qu’est-ce qui est mal ? Si votre préoccupation sincère est de plaire à Dieu et de marcher de façon intègre devant lui, commencez à lire la Bible. Vous allez être repris dans votre façon de vivre, dans votre façon de penser, peut-être dans vos projets. Il y a des choses très précises que vous verrez être en contradiction avec la volonté de Dieu. Ce sera le test pour vous pour savoir si vous aimez la vérité, si vous craignez Dieu, et finalement si vous aimez Dieu. Craindre Dieu, c’est remettre Dieu à sa place, c’est-à-dire à la première place. Notre véritable problème, c’est que nous ne haïssons pas le mal et que nous ne craignons pas Dieu.
Ève a désiré le plaisir plus que Dieu. Notre société est caractérisée par une même recherche effrénée du plaisir. Le progrès technique et les technologies ont offert à l’Occident une aisance matérielle et un confort jamais connus auparavant. Aujourd’hui, la priorité absolue est l’obtention du plaisir et l’évitement de la douleur. Le plaisir est le but ultime de la vie et la douleur le mal absolu. Pour ne pas être confrontés à la douleur, nous fuyons dans les divertissements. Mais en recherchant les loisirs et les amusements, nous nous privons de la source de la vie, de la source de la joie : Dieu.
Dieu peut nous parler à travers la lecture de la Bible. Mais lorsqu’il ne peut pas nous interpeller parce que nous méprisons et ne tenons pas compte de ce qui y est écrit, il nous atteindra en touchant à notre santé, à nos finances ou à notre planète, et cela pourra être douloureux pour nous. La douleur peut être une très bonne chose et être voulue par Dieu. C’est un signal d’alarme pour nous. Elle est un indicateur que quelque chose ne va pas dans notre vie. Dans la crainte de l’Éternel, il y a une partie douloureuse et cela scandalise notre société qui recherche avant tout le plaisir. Un temps viendra où les hommes ne supporteront pas la vérité. Au contraire, ayant la démangeaison d’entendre des choses agréables, ils se donneront une foule d’enseignants qui leur diront ce qui sera conforme à leurs propres désirs. (2 Timothée 4.3)
On doit craindre d’être face à Dieu en enfer.
La haine que Dieu éprouve vis-à-vis du mal se manifeste en enfer. L’enfer est un sujet honni dans une civilisation du plaisir. On n’envisage plus que l’enfer puisse être une réalité, on en rigole, on en parle à la légère.
L’enfer n’est pas l’absence de Dieu. Dieu est présent partout et il n’existe aucun endroit où il n’est pas. En enfer, les hommes seront conscients de la présence de Dieu, tout en étant privés de sa faveur, de son amour et de ses bénédictions. La punition éternelle n’est pas l’absence de Dieu mais sa présence sans être apprécié ni agréé par lui, sans la possibilité de voir sa face. Dieu est lumière mais Dieu peut aussi être présent dans les ténèbres. Si l’enfer est ténèbres, cela ne signifie pas que Dieu en est absent. C’est à cause de nos péchés que nous sommes enveloppés d’obscurité et la conséquence, c’est qu’il nous sera impossible de percevoir quoi que ce soit de la beauté de Dieu, de sa grâce et de son amour depuis l’enfer. L’objet de notre plus grande crainte devrait être Dieu lui-même. Nous devrions craindre par-dessus tout d’être en présence de Dieu en étant sujets de sa colère et privés de sa faveur. À l’exact opposé, pour ceux qui seront accueillis au paradis, la présence de Dieu sera la plus grande source de plaisir qui puisse exister.
Ici-bas, une offre nous est faite pour que notre future rencontre avec Dieu soit l’évènement le plus grandiose, le plus magnifique, le plus heureux, le plus joyeux que nous puissions connaître. Mais si nous ne sommes pas venus à Jésus-Christ pour être pardonnés, purifiés et transformés, il nous faudra affronter Celui que nous n’avons cessé de rejeter, d’ignorer, de mépriser. Nous entendrons ce verdict venant de Dieu : n’ayant pas voulu ici-bas de sa présence juste et bienfaisante nous devrons vivre éternellement privés de son amour et de sa bienveillante protection. Ceux qui n’obéissent pas à la Bonne Nouvelle de notre Seigneur Jésus auront pour châtiment une ruine éternelle, loin de la présence du Seigneur et de sa puissance glorieuse. (2 Thessaloniciens 1.8,9) Dans la Bible, cette ruine éternelle porte un nom : l’enfer. Différentes images nous sont données pour nous faire prendre conscience de ce que sera cette existence horrible : une décharge publique, un lieu obscur, une prison de solitude où on est rongé par les regrets et le désespoir, un état de souffrance et de tourments, un état permanent et sans fin où les souffrances seront proportionnelles au mal que nous aurons commis. On n’y sera pas tourmenté par le diable comme on le croyait au Moyen-Âge, mais le diable et les démons seront eux aussi châtiés et leur pouvoir de nuisance leur sera retiré. Quelle terrible destinée ! L’amour de Dieu s’est manifesté en Jésus-Christ pour nous permettre d’échapper à l’enfer. C’est notre propre rejet de cet amour pour nous qui nous condamnera à l’enfer.
La crainte de Dieu est une protection.
La crainte de Dieu nous aide à fuir le mal et à rester ferme. La crainte de Dieu nous libère de la peur de la conséquence de nos actes. Si nous craignons Dieu, nous n’aurons pas à craindre son châtiment parce que nous aurons été conduits à l’Évangile de Jésus.
La crainte de Dieu nous conduit à l’Évangile de Jésus.
Le Seigneur a positionné la Terre à la juste distance du soleil et a disposé une protection autour de la planète : la couche d’ozone. Grâce à elle, nous pouvons jouir des bienfaits du soleil. Sans elle, nous serions exposés à un rayonnement solaire que nous ne pourrions supporter et qui nous serait fatal.
Dieu est comme le soleil. Nous ne pouvons pas nous soustraire au rayonnement solaire, de même nous ne pouvons pas éviter le regard de Dieu ni nous cacher de lui. Protégés par la couche d’ozone, nous nous réjouissons de la présence du soleil. Sans cette couche, l’astre bienfaisant deviendrait terrifiant pour nous. Jésus est notre couche d’ozone. A travers lui, nous recevons l’amour et la bénédiction de Dieu. Sans lui, à notre mort, nous devrons affronter le dégoût, la colère et la condamnation du Dieu juste, pur et parfait car nous nous tiendrons alors face à Lui avec nos souillures, notre méchanceté, notre égoïsme, notre orgueil et conscients de notre culpabilité. Dieu deviendra alors, comme le dit la Bible, un feu dévorant (Hébreux 12.29).
Ce qu’on peut lire dans la Bible
Dans le jardin d’Eden, lorsque Dieu dit à l’homme qu’il mourrait le jour où il mangerait le fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, la réaction appropriée de la part d’Adam et Ève ne pouvait qu’être de craindre de manger du fruit défendu. Il ne s’agissait pas seulement d’avoir une forme d’admiration ou de respect. Lorsqu’ensuite le diable a affirmé à Ève qu’elle ne mourrait pas en bravant l’interdiction divine, il lui a fait envisager qu’elle ne devait pas craindre Dieu. Il lui a suggéré que désobéir à Dieu n’est pas dangereux et qu’elle n’avait pas à avoir peur des conséquences. Il lui a fait croire que Dieu ne la ferait pas mourir. Qu’il est insensé de prêter attention aux mensonges concernant Dieu ! Après avoir mangé, Adam et Ève ont été saisis d’une peur extrême et se sont sentis obligés de se cacher. Ils ont su alors avec une terrifiante clarté ce que signifie « craindre l’Éternel ».
Noé a craint et a bâti une arche pour être sauvé. Sa motivation n’était pas la révérence mais la crainte. Cette crainte qu’il a éprouvée était une peur réelle : la peur de voir toute sa famille périr !
Le peuple d’Israël a aussi appris à craindre l’Éternel en voyant les différentes plaies frapper l’Égypte. Et lorsque Dieu annonça finalement à Moïse qu’il allait frapper tous les premiers nés d’Égypte, c’est par crainte de mourir que les Hébreux ont badigeonné les linteaux de leurs portes avec le sang des agneaux immolés et sont restés calfeutrés à l’intérieur de leur maison toute la nuit. Quand l’Éternel traversera l’Égypte pour frapper et qu’il verra le sang sur le linteau et sur les deux poteaux, il ne laissera pas le destructeur entrer dans vos maisons pour vous frapper. (Exode 12.23) Puis, lors de l’ouverture de la mer, les Hébreux ont expérimenté encore plus profondément en quoi consiste la crainte de Dieu. Ce jour-là, l’Éternel sauva Israël de la main des Égyptiens. Israël vit les Égyptiens morts sur le rivage de la mer, et il vit la main puissante que l’Éternel avait dirigée contre les Égyptiens. Le peuple craignit l’Éternel et il crut en l’Éternel et en son serviteur Moïse. (Exode 14.30,31).
La crainte de Dieu est mentionnée dans tous les récits bibliques qui relatent l’expérience de personnes auxquelles Dieu est apparu. Dans l’Ancien Testament comme dans le Nouveau, tous les êtres humains qui sont entrés en contact avec Dieu, qui ont pu l’entendre leur parler ou avoir une vision de lui, ont tous eu la même réaction : la peur.
Servez l’Éternel avec crainte. Réjouissez-vous tout en tremblant. (Psaume 2.11)
Vous qui craignez l’Éternel, louez-le ! Glorifiez-le ! Tremblez devant lui ! (Psaume 22.23)
Moïse convoqua tous les Israélites et leur dit : L’Éternel, notre Dieu, a conclu une alliance avec nous.L’Éternel vous a parlé face à face sur la montagne, du milieu du feu.Lorsque vous avez entendu la voix du milieu des ténèbres et tandis que la montagne était tout en feu, vos chefs de tribus et vos anciens se sont tous approchés de moi, et vous avez dit : « Voici que l’Éternel, notre Dieu, nous a montré sa gloire et sa grandeur, et nous avons entendu sa voix du milieu du feu. Aujourd’hui, nous avons vu que Dieu a parlé à des hommes et qu’ils sont restés en vie. Maintenant pourquoi mourrions-nous ? Si nous continuons à entendre la voix de l’Éternel, notre Dieu, nous mourrons. Quel est l’homme, en effet, qui ait déjà entendu, comme nous, le Dieu vivant parler du milieu du feu et qui soit resté en vie ? » L’Éternel a entendu les paroles que vous m’avez adressées et il m’a dit : « J’ai entendu les paroles que ce peuple t’a adressées. Tout ce qu’ils ont dit est bien.Si seulement ils avaient toujours ce même cœur pour me craindre et pour respecter tous mes commandements, afin d’être toujours heureux, eux et leurs enfants ! » (Deutéronome 5.1,4,23-26,28,29)
C’est la même crainte de Dieu que l’on retrouve dans le Nouveau Testament.
Ne craignez pas ceux qui peuvent tuer le corps, mais qui n’ont pas le pouvoir de faire mourir l’âme. Craignez plutôt celui qui peut vous faire périr corps et âme dans l’enfer. (Matthieu 10.28)
La crainte s’emparait de chacun, et il se faisait beaucoup de prodiges et de miracles par les apôtres. (Actes 2.43)
Lorsque Ananias et Saphira moururent à l’instant où ils adoptèrent une attitude hypocrite devant Pierre et donc face à Dieu, ce que les croyants ressentirent ne fut pas un simple respect de Dieu. Une grande crainte saisit toute l’Église et tous ceux qui apprirent ces choses. (Actes 5.11)
L’Église était en paix dans toute la Judée, la Galilée et la Samarie, s’édifiant et marchant dans la crainte du Seigneur, et elle s’accroissait par l’assistance du Saint-Esprit. (Actes 9.31)
Lorsque quelques exorcistes juifs essayèrent d’imiter Paul en invoquant le nom de Jésus pour délivrer un homme possédé et que le possédé les agressa et leur causa de nombreuses blessures, c’est un sentiment de peur face à la puissance du monde invisible spirituel qui se répandit. Cela fut connu de tous les Juifs et de tous les Grecs qui demeuraient à Éphèse, et la crainte s’empara d’eux tous, et le nom du Seigneur Jésus était glorifié. (Actes 19.17)
Connaissant donc la crainte du Seigneur, nous cherchons à convaincre les hommes. (2 Corinthiens 5.11)
Ayant donc de telles promesses, bien-aimés, purifions-nous de toute souillure de la chair et de l’esprit, en achevant notre sanctification dans la crainte de Dieu. (2 Corinthiens 7.1)
Travaillez à votre salut avec crainte et tremblement. (Philippiens 2.12)
C’est pourquoi, recevant un royaume inébranlable, montrons notre reconnaissance en rendant à Dieu un culte qui lui soit agréable, avec piété et avec crainte. Car notre Dieu est aussi un feu dévorant. (Hébreux 12.28,29)
Conduisez-vous avec crainte pendant le temps de votre séjour sur Terre. (1 Pierre 1.17)
Aimez les frères, craignez Dieu, honorez le roi. (1 Pierre 2.17)
Une voix sortit du trône, disant : Louez notre Dieu, vous tous ses serviteurs, vous qui le craignez, petits et grands ! (Apocalypse 19.5)