Mon identité
Qui suis-je ?
C’est une question qui peut sembler étrange et que vous ne vous êtes peut-être jamais posée de façon aussi directe. C’est aussi une question à laquelle on ne prend pas le temps de réfléchir parce qu’on ne sait pas combien la réponse est décisive pour réussir notre vie. Pourtant, nous sommes tous curieux de mieux comprendre notre tempérament, notre caractère et finalement qui nous sommes. Certains pensent qu’une part de leur identité est déterminée par leur signe astrologique. D’autres s’essaient à remplir les tests de personnalité dans les magazines. D’autres encore vont consulter un psychologue ou un psychiatre pour tenter de trouver la source de leurs difficultés. Personnellement, je me souviens qu’à la fin de mon adolescence, j’aurais tellement eu besoin d’en savoir plus sur moi-même : je devais choisir vers quelles études me diriger et je n’avais aucune idée d’un métier qui aurait pu me convenir. Aujourd’hui, je vois beaucoup d’adolescents qui ont le même problème. Vous, que répondriez-vous à quelqu’un qui vous demanderait : Qui es-tu ?
Est-ce que vous lui montreriez votre carte d’identité ou votre passeport ? Vous le ferez peut-être si vous êtes arrêté par la police ou si vous devez passer la douane à l’aéroport mais, si nous devons dire ce qui nous définit et nous caractérise, nous y ajouterons d’autres traits particuliers de notre personnalité qui ne se trouvent ni sur notre carte d’identité ni sur notre passeport.
Qui suis-je ? Voici les éléments que contiennent en général nos réponses : notre nom, notre sexe, notre âge, notre nationalité, notre origine ethnique, notre situation familiale, notre religion, notre tempérament, nos talents, nos capacités, nos goûts, notre apparence physique, notre couleur de peau, notre profession, notre niveau social.
Dans cette liste, il y a ce que nous avons reçu par héritage comme notre apparence physique ou notre prénom, et ce que nous sommes par des choix personnels : si nous sommes célibataires ou mariés, si nous avons des enfants, le métier que nous exerçons. Le contenu et le classement peuvent varier selon chacun de nous et selon ce qui nous semble important ou secondaire mais voilà la plupart des choses que nous estimons nous caractériser.
Je suis toujours étonné de constater que très peu d’entre nous mentionnent un aspect qui nous préoccupe pourtant beaucoup, un élément qui détermine si nous sommes bien dans notre peau ou si nous sommes craintifs, anxieux, dépressifs ou bien orgueilleux et présomptueux : notre valeur. Quelle est ma valeur ? Qu’est-ce que je vaux ? La réponse à cette question conditionne l’opinion et l’estime que nous avons de nous-mêmes et participe aussi grandement à définir notre identité.
Si l’on nous demande qui nous sommes, on mentionne rarement nos succès ou nos échecs et nos souffrances, et on n’associe jamais notre valeur comme partie intégrante de notre identité. J’ai remarqué que personne ne se définit comme étant quelqu’un de bien, quelqu’un digne d’être honoré, ou quelqu’un d’heureux ou au contraire quelqu’un ayant raté sa vie ou étant prisonnier d’une addiction. Ce sont pourtant ces sujets qui accaparent nos pensées en permanence. La valeur que nous estimons avoir a un impact sur nos émotions, sur notre comportement, sur nos choix.
Savoir quelle est notre identité n’est pas un sujet de réflexion abstraite pour étudiants en psychologie à l’université. Savoir qui nous sommes n’est pas une question stupide et inutile. Aujourd’hui, je me rends compte combien cela a été un problème pour moi. Jusqu’à mes 23 ans, je ne savais pas qui j’étais vraiment. J’ai cherché mon identité et ma valeur en suivant différentes modes et en voulant être de ceux qui se rebellent contre la société. Je n’aurais pas pu expliquer ce qu’il me manquait précisément car je ne le savais pas moi-même. Mais cela a impacté ma vie jusqu’à ce que je trouve les réponses à mes questions et que je comprenne pour quoi j’existais. J’ai alors trouvé l’assurance, la paix et la joie que nous recherchons tous. Depuis, j’ai aussi découvert que si nous voulons savoir qui nous sommes réellement, il nous faut d’abord répondre à ces trois questions fondamentales :
Qui me donne mon identité ?
Qui détermine ma valeur ?
Quel est le but de ma vie ?
Qui me donne mon identité ? Qui détermine ma valeur ?
Ma carte d’identité et mon passeport me sont donnés par l’État mais seuls quelques renseignements sur moi y sont indiqués. Qui d’autre détermine ce qui constitue mon identité et qui fixe ma valeur ? Il n’y a que trois réponses possibles : moi, les autres, Dieu.
Moi
Aujourd’hui, la solution préconisée pour trouver son identité et sa valeur peut se résumer en trois mots : être soi-même. Je pense que, comme moi, vous avez déjà lu ce slogan qui s’affiche un peu partout : « Soyez vous-même ». Être soi-même, c’est le mantra actuel des publicités, des psychologues et de beaucoup d’artistes. Au cœur de cette revendication, il y a la croyance que, pour trouver le bonheur, il faut nous affranchir de tout ce qui nous empêche d’être nous-mêmes. Tout ce qui va à l’encontre de ce que je ressens, pense et suis au plus profond de moi est un ennemi ou tout du moins un frein à mon épanouissement. Réussir notre vie consiste à voir nos désirs se réaliser. Étant seuls capables de savoir ce qui est bon pour nous, nous n’avons besoin de personne. Nous sommes seuls juges au centre de notre univers : nous seuls avons le droit de définir qui nous sommes et d’estimer quelle est notre valeur.
Hélas, ce slogan ne nous prévient pas que nous pouvons être notre propre ennemi et que la véritable liberté est celle où nous sommes affranchis de nos illusions, des mensonges que nous croyons, souvent sans en être conscients. Dans notre société occidentale individualiste, être soi-même est le chemin vers la liberté et l’épanouissement. Le fait de décider par nous-mêmes et de n’accorder à personne le droit de nous juger est notre fierté et notre honneur. C’est ce qui nous donne notre valeur ultime. Mais la conséquence de cette attitude, c’est que nous naviguons toute notre existence entre orgueil et dépression. Être véritablement soi-même va automatiquement révéler nos faiblesses, nos échecs, notre vulnérabilité. Nous ne pourrons plus dissimuler les zones d’ombre en nous ni cacher ce que nous ne voulons pas montrer aux autres. Est-ce que nous sommes aussi prêts à cela ?
Les autres
Lorsque ce n’est plus nous-mêmes mais les autres qui déterminent notre identité et notre valeur, nous sommes et nous valons ce que les autres pensent de nous. Nous recevons une identité et de la valeur en nous intégrant dans un groupe. Ce groupe peut être nos amis, les réseaux sociaux, notre communauté religieuse ou ethnique, un mouvement politique ou un groupe qui choisit de vivre en marge de la société. Pour être acceptés et valorisés, il nous faut correspondre à ce que les autres attendent. Un peu comme des caméléons, nous cherchons alors à ressembler aux autres : nous avons les mêmes opinions, nous adoptons les mêmes valeurs et la même vision de la vie, nous portons les vêtements à la mode, nous écoutons le même style de musique, nous utilisons les mêmes expressions et le même langage codifié.
Dans notre société de consommation, ce que nous possédons définit notre identité et notre valeur : des vêtements de marque, le dernier smartphone, une belle voiture… Nous obtenons de la valeur aux yeux des autres par nos réussites et nos succès. Mais malheur à nous si nous n’atteignons pas le standard exigé. Si nous échouons, nous sommes déprimés et paniqués. C’est pourquoi nous tentons de paraître meilleur que ce que nous sommes réellement et nous nous épuisons pour y arriver. Nous vivons alors dans l’insécurité et nous naviguons entre vanité et hypocrisie. Est-ce que cela vous arrive de ne pas vous sentir à la hauteur ? Est-ce que vous montrez extérieurement une façade destinée à cacher ce que vous êtes vraiment ? Aimeriez-vous secrètement être quelqu’un d’autre ?
Notre valeur nous est aussi donnée par les autres lorsque nous regardons en bas de notre fiche de paye. Notre valeur est estimée par la société et elle est proportionnelle à nos revenus. Mais la société peut être extrêmement injuste et certains métiers, pourtant très utiles, sont mal rémunérés. L’aide aux personnes âgées en est un exemple. Nous n’avons pas à nous sous-estimer ni à nous dévaloriser si notre fiche de paye ne reflète pas ce que nous apportons de bon à travers notre activité professionnelle. A l’inverse, on peut très bien gagner sa vie, faire impression sur les autres, et être égoïste et cupide. Notre richesse n’est pas un bon critère pour nous évaluer.
Quand notre valeur est fixée selon les critères de notre entourage, nous évaluons notre corps, notre visage, notre look à partir des normes imposées par la mode, par certaines stars et personnalités ou par les réseaux sociaux. Nous risquons alors de vivre dans la hantise du défaut physique ou du surpoids et, si nous ne pouvons pas accepter notre corps tel qu’il est, nous aurons recours à des régimes amaigrissants ou même à la chirurgie esthétique pour tenter de soulager notre mal-être. Nous craindrons de vieillir et nous ferons beaucoup d’efforts pour essayer d’être toujours considérés comme quelqu’un de dynamique, de branché, dans le coup, bref de jeune.
Quand c’est le regard des autres qui nous donne notre valeur, nous connaissons en permanence un sentiment d’insécurité car nous avons la hantise de ne pas être à la hauteur. La société actuelle impose aux femmes d’être sensuelles, c’est pourquoi le degré d’insécurité d’une femme se voit à la taille de sa jupe ou à la profondeur de son décolleté. Beaucoup d’hommes vont se vanter de leur force physique et leur sentiment d’insécurité se manifeste dans leur besoin de mettre en avant leur musculature ou leurs exploits sportifs. Notre insécurité s’exprime aussi dans le nombre de nos piercings et de nos tatouages. L’incapacité à reconnaître nos fautes ou nos erreurs est un autre signe d’insécurité, tout comme vouloir à tout prix avoir raison dans une discussion ou chercher à impressionner notre entourage par nos connaissances.
Sur les réseaux sociaux, nous pouvons cacher nos défauts, nous pouvons retoucher nos photos et ne fréquenter que ceux qui pensent comme nous et nous ressemblent. Cela nous donne l’illusion d’être en sécurité. Notre smartphone et le nombre de nos amis sur Internet nous donnent le sentiment d’exister et d’être important. Aujourd’hui, « Je pense donc je suis » a été remplacé par « J’ai des like, donc je suis ». Mais lorsque notre estime de nous est basée sur des valeurs éphémères et superficielles, nous connaîtrons la déception et la désillusion quel que soit le temps que cela prendra. Nous sommes créés pour avoir des amis et des relations mais pas pour idolâtrer le groupe auquel nous appartenons. Dieu veut nous affranchir de cette recherche pathologique de l’approbation des autres. Lui seul peut nous assurer de notre valeur et de notre dignité même si nous sommes handicapés, malades ou en fin de vie.
Moi et les autres
Notre identité et notre valeur nous sont le plus souvent fournies à la fois par les autres et par nous-mêmes. On oscille entre vouloir ressembler à tout le monde, se fondre dans la masse, adopter tout ce qui est à la mode, et essayer à tout prix d’être original pour nous distinguer au sein de cette masse. Nous sommes comme des éternels adolescents avec ce besoin impérieux d’être aimé, accepté et cet autre besoin de ne pas être banalisé, identique à tous les autres. Nous vivons avec cette tension permanente et nous naviguons entre recherche d’originalité et conformité à une culture, à un groupe auquel nous voulons appartenir.
Avant de découvrir pourquoi notre vie est totalement différente lorsque c’est Dieu qui détermine notre identité et notre valeur, passons à la troisième question essentielle.
Quel est le but de ma vie ?
Quel est le but de votre vie ?
Trouver le grand amour ? Avoir une famille ? Élever vos enfants ? Voyager, découvrir le plus d’endroits possibles sur Terre ? Jouir des bonnes choses de la vie ? Avoir beaucoup d’amis ? Réussir dans le domaine qui vous passionne ? Être célèbre ? Gagner beaucoup d’argent ? Aucun de ces objectifs ne peut être le but de la vie. Votre vie a un sens qui dépasse infiniment ces objectifs. Vous n’êtes pas là par hasard. Vous existez à cause de Dieu et pour Dieu. Vous existez parce que Dieu vous a voulu. Avez-vous déjà envisagé que Dieu vous ait voulu, vous, spécialement, tel que vous êtes ? Savez-vous qu’avant même votre conception par vos parents, il avait prévu que vous viendriez au monde parce qu’il vous avait imaginé ? Dieu utilise nos parents pour nous donner la vie. Nos parents ne sont pas parfaits mais Dieu a un projet éternel parfait pour chacun d’entre nous. Et même si nos parents ont été déficients, même si nous avons été abandonnés par notre père ou par notre mère, Dieu a un plan pour notre vie. Même si nous avons gâché beaucoup de choses, même si nous sommes dans une situation où tout nous semble sombre et désespéré, notre vie peut être transformée par l’intervention de Dieu parce qu’il a un projet pour nous.
Vous avez une personnalité spéciale et des talents particuliers. Vous êtes unique, il n’y a personne d’autre exactement comme vous sur toute la Terre. Dieu a désiré qu’il y ait des extravertis et des introvertis, des intellectuels et des manuels, des contemplatifs et d’autres qui aiment l’action, des gens capables de diriger, d’autres qui aiment cuisiner, des commerçants qui aiment les relations humaines, des artisans et des bricoleurs, des inventeurs, des artistes… Chacun de nous est précieux car chacun est unique. Quel est votre talent ? Dans quel domaine êtes-vous doué ?
Jésus a donné cette définition comme but de la vie : La vie éternelle c’est de connaître le seul vrai Dieu (Jean 17.3). Voilà le but ultime de la vie ! Connaître Dieu, ce n’est pas seulement connaître des vérités sur Dieu, mais c’est connaître Dieu personnellement. La plus grande joie que nous puissions éprouver se trouve dans notre relation avec notre créateur. Quand Dieu prend la première place dans notre vie, nous découvrons sa bonté, son amour, sa justice, sa puissance, sa sagesse et toutes ses perfections.
Êtes-vous de ceux qui refoulent les grandes questions comme celles sur l’origine de notre existence ou sur le but de notre vie ? Êtes-vous de ceux qui pensent qu’il faut simplement profiter de la vie car après, nous cesserons d’exister ? Vous avez absolument besoin de connaître votre véritable identité : pourquoi vous existez, quelle est votre valeur, quelles sont votre mission et votre destinée. Nous sommes plus qu’une machine sophistiquée ou un animal complexe. Oui, nous existons parce que Dieu nous a voulus tels que nous sommes, avec nos capacités particulières et notre personnalité unique. Si notre valeur nous est donnée avant tout par Dieu et non par l’admiration des autres, nous aurons une juste opinion de nous et nous en aurons fini avec la crainte, l’orgueil et la vanité. C’est en découvrant qui nous sommes réellement et en réalisant notre destinée selon le projet de Dieu que nous trouverons épanouissement, satisfaction et bonheur.
Dieu
Mon smartphone peut me trouver un restaurant ou me dire quel itinéraire prendre pour éviter les embouteillages, mais il est incapable de combler les besoins les plus importants de ma vie. Google ou ChatGPT ne peuvent m’expliquer pourquoi j’existe, ni quelle est la finalité de mon existence. Ils ne peuvent pas me dire si j’ai pris une mauvaise décision ni si je suis sur une mauvaise voie.
Pour savoir qui nous sommes réellement, il nous faut avoir une juste vision de nous et de la vie. Si vous avez déjà voyagé en avion, vous avez probablement observé par le hublot le paysage en bas et vous avez constaté combien notre vision du monde change lorsqu’on prend de la hauteur. On voit les choses tellement différemment : on remarque certains éléments que l’on ne pouvait apercevoir quand nous étions sur terre et on découvre le paysage d’une façon beaucoup plus vaste. Il nous faut prendre également de la hauteur pour nous regarder du point de vue de Dieu. Nos vies ne sont pas soumises au hasard des évènements et nous sommes beaucoup plus qu’un grain de sable dans l’univers.
Revenons aux réponses les plus courantes que nous donnons pour définir qui nous sommes personnellement. Tous ces éléments sont justes mais, même si nous les considérons comme importants, ils sont néanmoins secondaires. Dans nos réponses, il manque les deux éléments principaux. Il manque ce qui est essentiel, fondamental et nous caractérise tous et avant tout :
1. Je suis une créature.
2. Je suis une créature qui dysfonctionne.
Je suis une créature.
Dieu a placé la Terre à l’exacte distance du soleil pour que la vie puisse s’y développer. Il a peuplé les océans et les campagnes de toutes sortes d’espèces animales plus originales les unes que les autres. Et après la formation de l’univers et de cette planète unique qu’est la Terre, après la formation des végétaux et des animaux, Dieu a voulu des créatures très particulières : les hommes et les femmes. Aujourd’hui, si l’univers est toujours en place, si la Terre tourne toujours autour du soleil, si la pluie arrose la terre, c’est parce que Dieu veille sur nous et contrôle que tous les mécanismes qu’il a mis en place fonctionnent en permanence. Mais le plus étonnant, c’est que notre créateur nous connaît intimement et s’intéresse à chacun de nous en particulier. C’est ce qu’avait déjà découvert le roi David il y a 3000 ans lorsqu’il a écrit ce psaume : Éternel, tu m’examines et tu me connais. Tu sais quand je m’assieds et quand je me lève, tu discernes de loin ce que je pense. Tu m’as fait tel que je suis, tu m’as tissé dans le ventre de ma mère. Je n’étais encore qu’une masse informe, mais tes yeux me voyaient, et sur ton livre étaient inscrits tous les jours qui m’étaient destinés avant qu’un seul d’entre eux n’existe. (Psaume 139)
Je suis une créature qui dysfonctionne.
Je suis une créature mais une créature qui dysfonctionne. Nous dysfonctionnons tous. Nous sommes infectés par un virus à l’image d’un ordinateur dans lequel un virus aurait pénétré, se serait infiltré et aurait perverti les programmes conçus par le fabricant. Dans la Bible, ce virus porte un nom : le péché. C’est un terme qui veut dire « manquer le but ». Nous avons tous manqué le but voulu par Dieu. Nous ne correspondons plus à ce que Dieu avait projeté pour nous
Nous sommes tous porteurs de ce virus. Que nous soyons riche ou pauvre, que nous soyons né en Afrique, en Asie ou en Europe, que nous soyons grand ou de petite taille, nous dysfonctionnons. Ce n’est pas que tout ce que nous faisons soit mal, c’est qu’en chacun de nous il y a des zones sombres, des choses laides. Tous les aspects de notre personnalité sont affectés par la présence du péché : notre réflexion, notre volonté, nos désirs, notre caractère.
Le péché apparaît au grand jour dans nos relations avec les autres, quand nous ne tenons pas compte d’eux ni de leur bien-être, quand nous faisons passer notre intérêt avant tout. A chaque fois que de ma bouche sort une parole mauvaise ou blessante, à chaque fois que je mens, à chaque fois que je pense à quelque chose de mal, à chaque fois que je ne fais pas le bien que je devrais faire ou que je ne tiens pas mes engagements, à chaque fois le péché se révèle dans toute sa laideur.
Les conséquences du péché sont douloureuses. L’orgueil nous prive de l’amitié des autres. L’inquiétude et la crainte de l’avenir nous stressent. La peur nous paralyse. Le remord, la honte et la culpabilité nous rongent de l’intérieur. Le péché peut aussi nous rendre esclaves de la pornographie, de l’alcool, de la drogue, des jeux-vidéo violents, des jeux d’argent… Le péché provoque les disputes, les blessures, les trahisons, les divorces. A une plus vaste échelle, les guerres, les injustices, l’oppression et l’exploitation des pauvres sont aussi les effets du péché dans un monde qui a manqué le but en ne mettant pas son créateur à la première place. Nous sommes tous contaminés par ce virus et nos tentatives pour camoufler cette réalité sont dérisoires. On peut suivre la religion de sa famille en essayant d’en respecter les règles mais, ça ne change rien, nous sommes quand même porteurs du péché.
Enfin, et par-dessus tout, le péché nous prive de la plus précieuse des relations, celle avec Dieu.
Nous dysfonctionnons quand nous vivons en rejetant Dieu, en le méprisant ou, tout simplement, en l’ignorant. Nous apprécions la nature, les joies de la vie, les voyages, l’étonnante diversité du monde sans jamais remercier ou nous intéresser à notre créateur. Nous agissons comme quelqu’un qui entrerait dans un appartement qui n’est pas le sien, se servirait de tout, ouvrirait le réfrigérateur, se ferait cuire un bon plat, prendrait une douche… et repartirait sans même saluer ou remercier le propriétaire. Sans même lui avoir demandé l’autorisation de se servir de ce qui lui appartient. Nous décevons Dieu et nous le frustrons. Nous le frustrons de la joie qu’il devrait avoir à être aimé et honoré par ses créatures.
Nous dysfonctionnons aussi quand nous ne comptons que sur nos forces, notre intelligence, notre sagesse. Nous pensons pouvoir nous débrouiller seuls sans Dieu. On n’a pas besoin de lui, on peut y arriver sans lui. Nous ne nous arrêtons jamais pour lui demander ce qu’il pense de nos projets. Jamais il ne nous vient à l’esprit de lui demander quelle est sa volonté pour notre vie et nous ne consultons jamais le mode d’emploi que Dieu nous a donné : la Bible. Nous pensons savoir ce qui est bon pour nous, inutile de tenir compte de ce vieux livre écrit il y a plus de 2000 ans !
Être contaminé par le péché, c’est aussi vivre sans demander à Dieu de nous aider. Nous sommes face à une difficulté, nous n’arrivons pas à nous en sortir mais nous ne faisons pas appel à Celui qui peut nous secourir. Nous ne croyons même pas qu’il puisse intervenir. Nous estimons sans valeur son existence, sa puissance et sa bonté.
Mais c’est également se tourner vers Dieu seulement en cas de besoin. C’est le considérer un peu comme un distributeur automatique. De la même façon qu’on met une pièce dans la machine pour obtenir la boisson désirée, on fait une prière, on allume un cierge, on jeûne ou bien on fait un geste superstitieux afin de recevoir l’aide divine en retour. Pourtant dès le lendemain, ou même à peine quelques instants plus tard, nous nous remettons à vivre comme si Dieu n’existait pas. Il est déjà sorti de nos pensées et nous agissons et prenons nos décisions sans faire aucun cas de lui.
Enfin, le péché se manifeste quand nous idolâtrons quelqu’un ou quelque chose. La Bible parle souvent de notre tendance à mettre notre espoir dans des idoles. Une idole prend la place de Dieu. Nous attendons d’elle qu’elle remplisse le rôle que Lui seul peut tenir. Nous attendons d’elle qu’elle nous apporte le bonheur et comble nos besoins les plus profonds : besoin de sécurité matérielle et affective, besoin d’être apprécié et considéré, besoin de s’épanouir et d’être heureux.
Tout peut devenir une idole : l’argent, nos capacités physiques ou intellectuelles, notre profession, le sport, un leader politique… Même les meilleures choses de la vie peuvent prendre la place de Dieu : la recherche du grand amour avec le partenaire idéal, la beauté physique, les relations sexuelles, la réussite sociale… Nous pouvons faire beaucoup de sacrifices pour que ce que nous idolâtrons nous apporte ce que nous espérons. Mais, on est toujours déçu par nos idoles. Elles ne peuvent répondre à nos besoins les plus profonds. Plus nous avons mis d’espoirs en elles, plus nous risquons de souffrir car, finalement, lorsque nous expérimentons que nos idoles ne comblent pas nos besoins, notre vie s’écroule. Seul Dieu peut donner un sens à notre vie et nous apporter le bonheur. Ni le succès, ni la célébrité, ni la richesse, ni l’État, ni la sexualité, ni même notre conjoint ou nos enfants ne peuvent nous apporter ce qui est du ressort du créateur seul. Le constat de la Bible à notre sujet est toujours d’actualité : Au lieu d’adorer le Dieu immortel et glorieux, ils adorent des idoles. Ils ont adoré et servi la créature au lieu du Créateur (Romains 1.23,25). Je suis l’Éternel ton Dieu. Tu n’auras pas d’autre dieu que moi. Tu ne te feras pas d’idoles. Tu ne te prosterneras pas devant elles (Exode 20.2-5). L’idolâtrie est une expression universelle du péché.
Je suis une créature voulue par Dieu mais une créature déchue. Je suis né dans un corps qui dysfonctionne et qui est soumis aux maladies, à la faiblesse, à la souffrance et à la mort. Je suis venu au monde dans un environnement naturel qui dysfonctionne lui aussi : les tremblements de terre, les ouragans, les pluies diluviennes, les sécheresses en sont les manifestations.
Le péché en moi m’avilit. J’idolâtre quelque chose ou quelqu’un pour que mes besoins profonds soient satisfaits, et j’ai été éduqué et formaté dans une civilisation idolâtre qui rejette son créateur. Heureusement, Dieu a prévu le remède dont nous avons besoin.
Une nouvelle identité pour devenir ce pour quoi j’existe
Au musée du Louvre, il y a un tableau qui illustre le sacre de Napoléon. C’est une œuvre immense de 10 mètres sur 6 mètres. Pour en avoir une vision d’ensemble, il faut beaucoup se reculer. Si on reste tout proche du tableau, on ne distingue que quelques détails et on ne peut comprendre ce qu’ils représentent.
Pour découvrir le remède de Dieu, il faut aussi prendre du recul et contempler un autre tableau gigantesque, celui qui est exposé dans la Bible. La Bible raconte une histoire grandiose, l’histoire de ce que Dieu a fait et continue de faire dans le monde pour remédier à tous les dysfonctionnements et toutes les souffrances dus à l’intrusion du péché. L’histoire du monde est dirigée selon un plan et un projet, celui de Dieu. Et, que nous le voulions ou non, nous sommes intégrés dans cette histoire qui dépasse et englobe notre simple existence.
Si nous sommes concentrés uniquement sur nos projets et nos difficultés quotidiennes, nous n’aurons jamais une juste vision de la réalité, de notre vie et de nous-mêmes. La relation avec Dieu a été rompue dès le début de l’humanité et cela a entraîné des conséquences dramatiques et douloureuses. Le virus du péché se transmet de génération en génération depuis que nos premiers ancêtres se sont rebellés contre Dieu et toute la création a perdu son harmonie originelle. Les hommes ont cherché des solutions pour tenter de réparer les dégâts ou de minimiser les effets de la désobéissance des deux premiers humains mais nos remèdes ont toujours été inefficaces. Nous sommes totalement impuissants à changer la situation. Heureusement, Dieu a prévu le remède dont nous avons besoin : Jésus.
On peut manger équilibré et faire le tri sélectif, on peut pratiquer le yoga, on peut aller plusieurs fois par semaine à la salle de sport, cela ne change rien : nous sommes des descendants d’Adam et Eve, des créatures qui dysfonctionnent. On peut avoir fait de hautes études, on peut habiter dans les beaux quartiers, on peut être un des grands de ce monde, cela ne change rien non plus : nous sommes des descendants d’Adam et Eve, des créatures qui dysfonctionnent. On peut connaître par cœur le Coran, avoir lu la Bible et les écrits de tous les philosophes ou avoir passé des années dans un monastère bouddhiste, cela ne change toujours rien : nous sommes des descendants d’Adam et Eve, des créatures qui dysfonctionnent.
S’il n’y avait rien d’autre à dire et si l’on devait s’arrêter sur ce constat, cela nous laisserait dans la situation que l’on connaît depuis notre naissance, sans espérance. Heureusement, il y a une bonne nouvelle : nous pouvons changer d’identité. Nous ne pourrons jamais cesser d’être une créature mais nous pouvons devenir une nouvelle créature. Nous pouvons en finir avec notre état de pécheurs qui dysfonctionnent. Nous pouvons obtenir une nouvelle identité parce que nous pouvons devenir une nouvelle personne transformée par la puissance de Dieu.
Plusieurs fausses croyances peuvent cependant nous empêcher de comprendre qu’il faut être transformé et devenir quelqu’un de nouveau. On croit être suffisamment bon et seuls les gens vraiment mauvais, ce que nous ne sommes pas, ont besoin d’être renouvelés. Ou alors, on a tendance à voir les problèmes des autres plutôt que les nôtres et nous pensons pouvoir changer le monde par nos forces en nous engageant dans des causes sociales. Si nous ressentons pourtant notre besoin de nous améliorer, nous pensons pouvoir nous perfectionner nous-mêmes. Pour cela, nous nous efforçons de respecter les règles d’une religion afin d’être trouvé juste par Dieu ou bien nous recherchons des idées vaguement spirituelles de développement personnel, nous lisons des livres à la mode où il faut s’aimer soi-même pour développer son potentiel. Tout cela n’a rien à voir avec ce que Dieu veut faire pour nous.
Dans la société, les gens sont classés de beaucoup de façons différentes, mais dans la Bible on trouve uniquement deux catégories : ceux dont l’identité est d’être des créatures qui dysfonctionnent et qui partagent la déchéance d’Adam et Ève, et ceux qui ont reçu une nouvelle identité en Jésus et qui partagent sa victoire. Les deux seules grandes différences dans l’humanité sont d’être toujours selon Adam et Ève ou d’avoir une nouvelle identité en Jésus.
Descendants d’Adam et Ève, nous héritons génétiquement, moralement et spirituellement de tout ce qui nous vient de nos premiers ancêtres : un corps soumis à la faiblesse, à la maladie et à la mort, une tendance à l’égoïsme, une tendance à rejeter Dieu pour choisir l’idolâtrie, l’existence dans un monde déchu et dans une civilisation visant à établir le bonheur sur Terre sans Dieu. En Jésus, nous héritons de ce qui est acquis pour nous par Jésus : la réconciliation avec Dieu, une nouvelle nature et l’assurance de vivre éternellement en présence de Dieu dans un monde restauré.
La Bible définit ces deux catégories d’êtres humains ainsi : ceux qui sont morts et ceux qui sont vivants. Être en vie signifie que nous sommes en relation avec Dieu. Cette relation est l’essence même de la nouvelle identité que nous recevons en Jésus.
Notre nouvelle carte d’identité en Jésus-Christ
Parce que nous sommes nés et vivons dans un monde qui ne veut pas de Dieu, du véritable Dieu, notre valeur et notre identité nous ont toujours été données par nous-mêmes ou par les autres. Le projet de Dieu c’est de nous donner une nouvelle identité qui est résumée ainsi dans la Bible : être en Jésus-Christ.
Être en Jésus-Christ, ce n’est pas une formule mystique incompréhensible. Cela ne signifie pas non plus que nous sommes placés physiquement en Jésus. Être en Jésus est une façon de désigner le fait d’être quelqu’un de nouveau, de ne plus être ce que nous avons hérité d’Adam et Ève. Si quelqu’un est en Christ, Il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées. Voici : toutes choses sont devenues nouvelles (2 Corinthiens 5.17). Nous sommes unis à Jésus-Christ : nous sommes au bénéfice de tout ce qu’il a fait pour nous et nous sommes unis à lui par une relation intime, spirituelle.
Être en Jésus, c’est être accepté par Dieu à cause de la mort et la résurrection de Jésus.
Notre identité est changée pour toujours. Nous ne faisons plus partie des hommes perdus et rebelles, nous avons été adoptés par Dieu. Être en Jésus, c’est valoir plus que de l’or. C’est avoir été racheté à un grand prix : au prix de la mort de Jésus.
Être en Jésus, c’est ne plus être esclave du péché.
Nous sommes une nouvelle créature. Dieu nous transforme en une personne différente par l’action de son Esprit en nous. Nous ne voyons plus la vie comme auparavant. Nous apprenons à lui faire confiance et à dépendre de lui. Nous ne sommes pas encore parfaits mais nous sommes déjà réellement nouveaux. Nous avons maintenant le désir et la capacité d’obéir et de plaire à Dieu. Le péché n’a pas disparu en nous mais nous pouvons l’empêcher de nous dominer. Nous avons la puissance et la liberté de refuser son influence.
Nous sommes réellement renouvelés mais nous ne sommes pas encore complètement transformés. Notre corps ne le sera qu’à la résurrection. Jusque-là, nous vivrons toujours dans un monde qui dysfonctionne.
En Jésus, nous pouvons nous adresser à Dieu par la prière.
Il nous écoute et il répond. Nous n’avons pas besoin de chercher à manipuler Dieu pour qu’il nous bénisse. Le jeûne, les prières apprises par cœur et répétées sans cesse, les objets sacrés, les dons d’argent, les pèlerinages ne peuvent forcer Dieu à nous bénir. Dieu est satisfait quand nous venons à lui humblement, sans rien à offrir, mais en comptant seulement sur ce que Jésus a fait pour nous et ce qu’il est pour nous.
En Jésus, nous sommes aimés tels que nous sommes.
La première sensation qu’éprouvèrent Adam et Eve, après avoir goûté au fruit défendu, fut la honte de réaliser qu’ils étaient nus. Ils se sont efforcés de couvrir leur honte en se fabricant des vêtements à partir de larges feuilles de figuier. Depuis, tous les êtres humains ont hérité de ce profond sentiment d’insécurité. Si nous devions exposer notre nudité en public, nous serions extrêmement mal à l’aise. Mais cela va bien au-delà du fait de ne pas porter de vêtement. Nous sentons que nous ne sommes pas acceptables comme nous sommes et nous sommes donc poussés à accomplir quelque chose qui nous fasse être acceptés. Nous tentons d’établir notre valeur d’une manière ou d’une autre. Lorsque nous sentons que nous ne sommes pas à la hauteur des attentes des autres, nous redoublons d’efforts pour être acceptés et paraître meilleurs que ce que nous sommes. Et comme nous pensons que seules nos performances nous permettront d’être acceptés, nous naviguons continuellement entre orgueil et désespoir.
En Jésus, nous découvrons la grâce de Dieu qui nous couvre comme d’un manteau. Seule la grâce nous permet d’être authentiques et de dévoiler ces zones d’ombre que l’on ne veut pas montrer aux autres. On peut accepter de révéler le mal qu’on a fait et le bien qu’on n’a pas fait, nos imperfections et nos manquements. Nous n’avons pas à être parfaits avant d’être acceptés par Dieu parce que Jésus l’est pour nous. Nous n’avons pas à souffrir à cause de nos péchés passés parce que Jésus a déjà souffert pour nous. Nous sommes sauvés de la colère de Dieu et de la mort. Nous sommes pardonnés et nous savons que Dieu est en train de nous transformer. Nous pouvons dévoiler notre faiblesse, nos souffrances et nos besoins car Dieu va nous venir en aide. Seule la grâce de Dieu peut nous permettre d’être réellement nous-mêmes.
En Jésus, nous devenons membres d’un nouveau peuple, membres d’une nouvelle humanité, membres de la famille de Dieu.
Dans la Bible, on n’est pas identifié avant tout comme ayant grandi en banlieue ou dans les milieux privilégiés, comme étant issu de l’immigration ou français de souche, comme riche ou pauvre, comme Blanc, Maghrébin, Noir ou Asiatique. Devant Dieu, nous sommes tous coupables et tous perdus. Mais en Jésus, Dieu est réconcilié avec nous et nous sommes intégrés dans sa famille, dans un nouveau peuple, dans une nouvelle humanité où nos différences sont des bénédictions. Nous n’avons plus besoin d’entretenir du mépris ou un sentiment de supériorité envers les immigrés pour affirmer notre valeur. Nous sommes libérés de ce mensonge qui prétend depuis la Révolution française que la France a pour mission de civiliser les autres peuples. Et si nous sommes originaires d’un peuple anciennement colonisé ou si nos ancêtres ont été réduits en esclavage, nous n’avons plus à avoir de l’amertume envers la France. Nous pouvons pardonner et être libres de la rancune. Nous faisons partie d’un nouveau peuple, le peuple de Dieu, où sont accueillis à égalité des hommes et des femmes issus de toutes les nations quels que soient la couleur de leur peau, leur niveau social et leur compte en banque. Je peux être heureux et fier de mes origines tout en sachant qu’aucune culture n’est parfaite et qu’il y a des bonnes choses dans toutes les cultures mais aussi des mauvaises que Dieu déteste. En Jésus, nous en finissons avec la rancune, l’amertume, la haine, le mépris, le paternalisme, la crainte. En Jésus, nous découvrons la réconciliation, la confiance, le respect, l’amour.
En Jésus, nous entrons au service de Dieu.
Pour cuisiner, on utilise des ustensiles de cuisine. Pour faire le ménage, on utilise du matériel de nettoyage. Pour opérer, le chirurgien a tout un matériel bien spécifique. Dieu veut nous utiliser pour un objectif. Il veut se servir de nous pour accomplir ses plans dans des domaines particuliers. Il nous a dotés de dons, d’une personnalité, de capacités spéciales pour que nous remplissions un rôle sur-mesure. Nous ne pouvons pas faire n’importe quoi ni tout faire. Nous devons nous consacrer à ce pourquoi nous sommes faits. Nous sommes uniques et donc nous sommes précieux. Nous sommes un cadeau voulu par Dieu pour notre entourage.
Quels sont mes talents, mes qualités, mes capacités ? Celles et ceux que Dieu a voulu pour moi dès avant ma naissance. Qu’est-ce que Dieu veut faire à travers moi ? Nous le découvrirons en servant les autres. Nous sommes au service de Dieu en étant au service des autres. Et si, comme moi quand j’étais jeune adulte, vous ne savez pas quel est votre talent, en quoi vous êtes doué et ce que Dieu veut faire à travers vous, demandez-lui directement par la prière de vous conduire et de vous montrer pourquoi vous êtes fait. D’une façon ou d’une autre, Dieu va répondre à votre demande. Ce sera peut-être par une conviction intime très forte, ou bien tout deviendra évident pour vous après avoir réfléchi et partagé ce sujet avec des proches, ou encore Dieu organisera les circonstances pour vous aider à faire les bons choix. Ce que Dieu a fait pour moi, il le fera pour vous. Nous pouvons nous appuyer sur de nombreuses promesses dans la Bible dont celle-ci : Je t’instruirai et te montrerai la voie que tu dois suivre. Je te conseillerai, j’aurai le regard sur toi. (Psaume 32.8)
En Christ, vous aurez probablement le même métier et vous ferez ce pour quoi vous êtes doué comme avant de recevoir votre nouvelle identité. Mais il se peut que Dieu vous appelle à le servir d’une façon complètement différente de ce que vous faisiez auparavant. Il se peut aussi qu’il vous réoriente parce que vous étiez sur un mauvais chemin.
En Jésus, nous devenons humbles et nous reflétons la gloire de Dieu.
La véritable humilité consiste à avoir une juste vision de soi et de ses capacités. Nous n’aspirons plus à ce dont nous sommes incapables, nous ne sommes plus présomptueux et nous ne nous dévalorisons pas non plus en sous-estimant nos talents. Nous ne sommes plus en compétition avec les autres. Au contraire, nous nous réjouissons de leurs réussites. Inutile de chercher à savoir lequel d’entre nous est le plus grand.
La véritable humilité consiste à ne plus rechercher notre propre gloire par orgueil et vanité. En Christ, notre but sera de servir les autres en reflétant la gloire à Dieu. La lune éclaire parce qu’elle reflète la lumière du soleil. Nous reflétons la gloire de Dieu par la transformation de notre caractère et notre nouvelle façon de vivre.
Un vendeur de voiture a réalisé ceci : « Avant d’être chrétien, je vendais des voitures. Après ma conversion, j’ai aidé les gens à acheter une voiture ». Avant d’être chrétien, seule la marge qu’il empochait lui importait. Ensuite, son intérêt principal devint d’aider les clients à trouver la voiture correspondant à leur budget et à leur besoin. Ce fut une façon pour lui de glorifier Dieu en étant au service des autres.
En Jésus, nous sommes enrôlés pour une mission.
Celui qui est uni au Christ est une nouvelle créature. Tout cela est l’œuvre de Dieu, qui nous a réconciliés avec lui par Jésus et qui nous a confié le ministère de la réconciliation. En effet, Dieu était en Christ, réconciliant les hommes avec lui-même, sans tenir compte de leurs fautes, et il a fait de nous les dépositaires du message de la réconciliation. Nous faisons donc fonction d’ambassadeurs. (2 Corinthiens 5.17-20) En annonçant l’Évangile, nous pouvons connaître la joie unique de voir d’autres hommes et femmes de notre entourage avoir leur vie transformée par leur rencontre avec Dieu. Depuis 2000 ans, c’est ainsi que le « royaume de Dieu » s’étend sur toute la surface de la Terre et parmi tous les peuples. Par notre témoignage dans la sphère où nous vivons, nous pouvons avoir un impact profond. La vie nouvelle que Dieu a implanté en nous est la seule puissance capable de contrecarrer efficacement le péché et tous les ravages qu’il occasionne dans les familles et dans la société.
Il y a un remède pour guérir le monde. Il y a un remède pour chacun de nous. Il y a une solution mais le problème n’est pas ce que l’on croit et donc la solution n’est pas celle que l’on imagine. Les remèdes humains sont inefficaces car nos diagnostics sont mauvais. Jésus est le remède, la seule véritable bonne nouvelle.
Être en Jésus, c’est trouver notre plus grand plaisir dans la personne de Dieu.
Le péché a eu des effets désastreux dans notre propre vie et dans le monde. Être en Jésus, c’est avoir un désir sincère d’abandonner notre ancienne façon de vivre. Nous nous détournons de tout ce qu’on sait être mal parce que nous découvrons que nous aimons Dieu. Nous voulons lui faire confiance et lui obéir. Peut-être que vous vous demandez en quoi consiste l’obéissance de façon concrète. Avant tout, il ne s’agit pas de suivre une liste de règles par crainte superstitieuse : il n’y a pas un nombre de prières à répéter chaque jour ni de vêtements particuliers à porter. L’obéissance consiste à vivre avec une mentalité différente, avec le désir de faire plaisir au Seigneur et d’aimer ceux qui nous entourent. La Bible devient le mode d’emploi pour notre vie. Obéir à Dieu, c’est mettre en pratique ce qui est enseigné dans la Bible. Notre obéissance est l’expression de notre amour pour Lui et de notre admiration. Être en Jésus, c’est témoigner au monde à quel point Dieu est beau, bon et profondément satisfaisant.
Nous découvrons ce qu’est le véritable bonheur lorsque Dieu prend la première place dans notre vie et que nous ne sommes plus au centre à tenter de tout maîtriser pour réussir notre vie. Nous nous confions en Dieu qui est infiniment plus puissant et plus sage que nous, et nous ressentons alors cette paix profonde et cette joie que seuls peuvent expérimenter celles et ceux dont l’objectif est de vivre pour rendre Dieu heureux.
Notre passeport en Jésus-Christ
Lorsqu’à ma mort, je partirai pour le grand voyage, ma place sera réservée sur le vol en direction du ciel. À l’aéroport, avant d’embarquer, lorsque je devrai passer le portique du détecteur de péché, aucune sonnerie ne se déclenchera. Sur mon passeport sera écrite la mention : citoyen du royaume de Dieu en Jésus-Christ.
Voulez-vous recevoir cette nouvelle identité donnée par Dieu ?
Voulez-vous voir votre vie être transformée par l’intervention de Dieu ? Voulez-vous connaître votre créateur ? Voulez-vous vivre éternellement avec lui et pour lui ?
Ou préférez-vous rester avec les dysfonctionnements que vous connaissez depuis votre naissance et qui font souffrir tous les êtres humains ?
Cette nouvelle identité nous est donnée grâce à l’Évangile de Jésus. Ce qui est au centre de la Bible et qui concerne Jésus est ce qu’on appelle l’Évangile. Évangile est un mot grec qui se traduit par « bonne nouvelle ».
L’Évangile n’est pas une performance que nous devons accomplir. L’Évangile, c’est l’intervention de Dieu dans notre vie qui accomplit ce que nous sommes incapables de faire. Avec l’Évangile, nous ne nous épuisons plus à tenter de réussir notre vie par nos propres forces, notre sagesse ou nos efforts religieux.
Dans toutes les religions humaines, nous essayons de faire quelque chose pour être acceptés par Dieu ou aidés par une divinité. L’Évangile nous parle de ce que Dieu a fait pour nous en Jésus et de ce qu’il veut faire en nous par son Esprit. L’Évangile nous réconcilie avec Dieu et nous transforme intérieurement.
L’Évangile, c’est la joie. La religion judéo-chrétienne est la religion où l’on chante des chants joyeux car le but ultime de l’Évangile est que nous puissions avoir la joie de connaître et d’aimer le vrai Dieu. Pas seulement de connaître des choses sur Dieu, mais de le connaître lui-même et d’être en relation avec lui. Par l’Évangile, nous découvrons l’amour de Dieu pour nous et nous contemplons sa beauté et sa perfection. Sa gloire dépasse tout ce que nous pouvons avoir vu ou imaginé.
L’Évangile est considéré comme une folie, une stupidité par ceux qui se croient sages, par beaucoup de philosophes, par beaucoup de gens cultivés et par les autorités religieuses qui ne croient pas en cet Évangile. Mais l’Évangile est une puissance, la puissance de Dieu qui sauve et transforme ceux qui croient.