Chapitre 7. afin qu’on ne périsse pas (1)
Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son fils unique
afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle.
Au chapitre 5, nous avions parlé d’une vie « abondante ». Mais il y a des domaines dans notre vie où c’est difficile, triste, fade et où nous connaissons des échecs. Pourquoi ne parle-t-on pas facilement de cela aux autres ?
Lorsque vous avez découvert le verset Jean 3.16, je vous avais demandé quel mot avait plus particulièrement retenu votre attention. Je constate que très peu de personnes répondent « périsse ». Qu’évoquent pour vous ces trois mots qui seront le thème de ce chapitre : « ne périsse pas » ? Qu’est-ce qui vous vient à l’esprit en les entendant ?
Nous voici au septième chapitre. Aux côtés de Jésus, tout se passe bien. Il guérit les malades, il délivre les possédés, il ressuscite des morts. Il maîtrise même les éléments naturels. Il redonne espoir, il permet de prendre un nouveau départ à ceux qui pleurent devant le gâchis dans leur vie. Il donne un enseignement sage. Il dénonce l’hypocrisie. Il émane de lui une atmosphère chaleureuse et pure. Beaucoup sont fascinés et attirés par lui. Lors de la fête de la Pâque, il entre à Jérusalem. La foule l’acclame et est prête à le faire roi.
Et puis, soudainement, le scénario s’écarte de ce que tout le monde attendait : Jésus est arrêté, jugé et condamné. Pire, il est mis à mort d’une mort horrible. Il y a un comme un couac, un peu comme si on écoutait un orchestre et que, tout à coup, les musiciens se mettaient à jouer faux. Que se passe-t-il ?
On apprécie l’enseignement de Jésus, on admire son exemple. Pourtant c’est sa mort sur la croix qui est au centre du christianisme. Dans les quatre biographies de sa vie, on parle peu de sa naissance. Il n’y a presque rien sur son enfance, son adolescence ou sa vie d’adulte jusqu’à sa trentième année. La grande majorité des événements rapportés sont ceux qui ont eu lieu durant les trois années de son activité publique. Mais ce qui est le plus frappant, c’est que, dans chaque évangile, plusieurs chapitres sont consacrés exclusivement à son arrestation, son jugement et sa crucifixion. A chaque fois le zoom est mis sur sa mort ! Pourquoi ?
Vous souvenez-vous du passage où Jésus a posé cette question à ses disciples « Qui suis-je ? » et quand Pierre a alors répondu qu’il était le sauveur attendu, le Messie ? Lisons la suite du texte : A partir de ce moment, Jésus se mit à parler ouvertement à ses disciples en disant : « Il faut que j’aille à Jérusalem. Je vais y souffrir beaucoup de la part des responsables du peuple, des chefs des prêtres et des spécialistes de la Loi. Je serai mis à mort et, le troisième jour, je reviendrai à la vie. » (Matthieu 16.21). Pourquoi ce « Il faut » ? Pourquoi faut-il qu’il aille à Jérusalem pour y mourir ? En voici l’explication donnée par Jésus : Je suis venu pour donner ma vie en rançon (Marc 10.45).
Il est venu donner sa vie en rançon !!! Comment réagissez-vous à cette déclaration ? Vous êtes perplexe ? Vous ne comprenez pas ? Les disciples eux n’ont plus ne comprirent pas et n’aimèrent pas ce que Jésus leur disait.
On paye une rançon pour que quelqu’un soit délivré. Jésus est venu mourir pour nous. Pour moi, pour vous !
Souvent, notre première réaction face à cette déclaration est de trouver cela absurde. En fait, Jésus mourant sur la croix pour moi me semble absurde lorsque je n’ai pas conscience de la gravité de mon état. Dans la Bible, il est écrit que notre problème c’est le péché. Aujourd’hui, on ne parle pas du péché, ni à la télévision, ni dans les journaux, ni sur les forums internet.
Une mauvaise nouvelle : nous sommes pécheurs
Le message de la Bible, c’est une bonne nouvelle mais, auparavant, c’est une mauvaise nouvelle : nous sommes pécheurs ! Le monde n’est pas ce qu’il devrait être. Nous ne sommes pas ce que nous devrions être. Et nous ne nous en sortirons pas seuls.
Laissez-moi vous dire ceci. Si vous sentez profondément que vous avez besoin de l’aide de Dieu, si vous êtes conscient que vous avez vécu trop longtemps sans vous tourner vers lui et que vous le regrettez sincèrement, alors vous êtes sur la bonne voie. Mais si ce n’est pas votre cas, je vais vous parler franchement. Vous souvenez-vous d’Adam et Ève dans le jardin lorsqu’ils ont essayé de se cacher et qu’ils se sont fait des pagnes avec des feuilles de figuier ? Très souvent, lorsque nous entendons que nous sommes pécheurs, nous réagissons comme Adam et Ève : nous essayons de fuir et de nous camoufler. Voici trois de nos tentatives de camouflage les plus courantes.
Première tentative : « Tout ne va pas bien dans ma vie mais je me débrouille pas trop mal. »
Cela ressemble à l’homme qui fait une chute dans le vide depuis le toit d’un immeuble. A chaque fenêtre de chaque étage, il redit : « Jusqu’ici tout va bien. »
Dieu nous demande de reconnaître les choses dans nos vies qui ne vont pas. Il veut que nous nous tournions vers lui et lui demandions son aide. Il nous faut être vrais, authentiques et retirer notre masque.
Deuxième tentative : « Je n’ai rien fait de grave. »
Nous nous comparons les uns aux autres et nous ne nous trouvons pas mauvais. Pour nous, « bien » n’est pas synonyme de parfait mais de « correct » selon nos critères. Peut-être que, pour vous, on n’a rien fait de grave tant qu’on n’a pas commis de crime ni de cambriolage. Mais il faut nous comparer au modèle, au standard : Jésus.
Lorsque Jésus a été baptisé dans le fleuve du Jourdain, les gens présents ont été les témoins d’un événement rarissime. Une voix venant du ciel fit entendre ces paroles : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, celui qui fait toute ma joie. » (Matthieu 3.17 BS). Ce que Dieu aime et désire trouver chez un être humain, c’est la beauté du caractère de Jésus. C’est cela qui fait sa joie. Nos attitudes, nos pensées, nos paroles qui ne pourraient avoir été celles de Jésus attristent Dieu et lui déplaisent. Combien de fois avons-nous attristé Dieu ? Combien de fois lui avons nous déplu ?
Voici une illustration qui peut nous aider à comprendre notre situation. Pouvez-vous atteindre la côte américaine en nageant depuis la France ? Aucun d’entre nous ne peut traverser l’océan Atlantique à la nage. Certains vont réussir à nager une heure. D’autres pourront nager cinq heures ; quelques-uns une journée, peut-être même deux. Mais personne n’atteindra l’Amérique. Aucun d’entre nous ne peut atteindre le standard que Dieu attend. Même si nous n’avons tué personne, même si nous n’avons jamais été en prison, aucun de nous n’est comme Jésus. Nous ne pourrons jamais entendre Dieu nous dire : « Tu fais toute ma joie. Tout ce que tu fais, tout ce que tu dis, tout ce que tu penses me réjouit. »
Voici une autre illustration. Je possède une chemise blanche à la maison. C’est une belle chemise. La coupe est parfaite. Elle a été dessinée par un couturier renommé. Le tissu est de qualité. Rien à redire sur la fabrication. Pourtant cette chemise reste en permanence dans l’armoire de ma chambre. Je ne la sors jamais car j’aurais honte de la porter en public. En effet, il y a une tache sur cette chemise ! J’ai eu beau la laver plusieurs fois, impossible de faire disparaître la tache. Est-ce que je pourrais aller avec à une cérémonie de mariage ou me présenter au palais de l’Élysée pour rencontrer le président de la République ? Ce serait honteux. Je pourrais dire qu’après tout il n’y a qu’une seule tache, mais cette tache gâche tout, et tout le monde la voit ! Devant Dieu nous sommes comme cette chemise. Il est probable même que nous ayons de nombreuses taches… Et nous voudrions nous présenter devant lui et être accepté ainsi en prétendant que tout va bien !
Troisième tentative : « Bon OK, je ne suis pas parfait, mais on peut s’améliorer ! »
Mauvais diagnostic. Nous commettons des péchés car nous sommes infectés par un virus : le péché. Jésus l’a enseigné ainsi : C’est du dedans, du cœur de l’homme, que viennent les mauvaises pensées qui le poussent à voler, à tuer, à commettre l’adultère, à vouloir ce qui est aux autres, à faire du mal aux autres, à tromper les autres, à être jaloux, à dire du mal des autres, à être orgueilleux et insensé (Marc 7.21,22 BFC).
Avec beaucoup d’efforts, nous cherchons à nier cette réalité, à refuser ce diagnostic. Nous accusons les autres et la société d’être responsables de ce qui ne va pas. Mais le problème ne vient pas seulement des autres, il est aussi en chacun de nous ! Malgré l’éducation que nous avons reçu, malgré nos efforts, malgré nos pratiques religieuses, nous constatons qu’il y a un problème en nous. Même quand nous pensons contrôler cette tendance à la méchanceté, un jour ou l’autre nous parlons durement à quelqu’un, nous disons du mal, nous nous vantons, nous nous irritons contre un proche, ou de mauvaises pensées occupent notre esprit. Les remèdes humains sont totalement inefficaces face au virus du péché.
Le péché
C’est un terme utilisé dans la Bible qui veut dire « manquer le but ». Nous avons tous manqué le but voulu par Dieu. Quel était le but de Dieu lorsqu’il a créé les humains ? Jésus a résumé ce que Dieu attend de chacun de nous lorsqu’un jour on lui posa cette question : « Maître, quel est, dans la Loi de Moïse, le commandement le plus grand ? » Jésus répondit : « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée. C’est là le commandement le plus grand et le plus important. » (Matthieu 22.36-38 BS). Le péché, c’est donc avant tout de ne pas aimer Dieu de tout son cœur. D’une façon concrète, comment cela se manifeste-t-il ?
– Le péché, c’est vivre en rejetant Dieu, en le méprisant ou, tout simplement, en l’ignorant.
Nous apprécions la nature, les joies de la vie, les voyages, l’étonnante diversité du monde sans jamais remercier ou nous intéresser à notre créateur. Nous agissons comme quelqu’un qui entrerait dans un appartement qui n’est pas le sien, se servirait de tout, ouvrirait le réfrigérateur, se ferait cuire un bon plat, prendrait une douche … et repartirait sans même saluer ou remercier le propriétaire. Sans même lui avoir demandé l’autorisation de se servir de ce qui lui appartient.
Nous avons déçu Dieu et nous l’avons frustré. Nous l’avons frustré de la joie qu’il aurait dû avoir à être aimé et honoré par ses créatures.
– Le péché, c’est vivre en ne comptant que sur nos forces, notre intelligence, notre sagesse.
Nous pensons pouvoir nous débrouiller seuls sans Dieu. On n’a pas besoin de lui, on peut y arriver sans lui. Nous ne nous arrêtons jamais pour lui demander ce qu’il pense de nos projets. Jamais il ne nous vient à l’esprit de lui demander quelle est sa volonté pour notre vie et nous ne consultons jamais le mode d’emploi que Dieu nous a donné : la Bible. Nous pensons savoir ce qui est bon pour nous, inutile de tenir compte de ce vieux livre écrit il y a plus de 2000 ans !
– Le péché, c’est la tendance à enfreindre les règles fixées par quelqu’un d’autre que nous et à qui nous ne voulons pas nous soumettre. C’est cette attitude téméraire, folle, orgueilleuse et ingrate qu’ont eue nos lointains ancêtres dans le jardin d’Eden. Et cette attitude est à la racine de tous nos problèmes.
– Le péché, c’est aussi vivre sans demander à Dieu de nous aider.
Nous sommes face à une difficulté, nous n’arrivons pas à nous en sortir mais nous ne faisons pas appel à Celui qui peut nous secourir. Nous ne croyons même pas qu’il puisse intervenir. Nous estimons sans valeur son existence, sa puissance et sa bonté.
– Mais, ne pas aimer Dieu de tout son cœur, c’est également se tourner vers lui seulement en cas de besoin. C’est le considérer un peu comme un distributeur automatique. De la même façon qu’on met une pièce dans la machine pour obtenir la boisson désirée, on fait une prière, on allume un cierge, on jeûne ou bien on fait un geste superstitieux afin de recevoir l’aide divine en retour. Pourtant dès le lendemain, ou même à peine quelques instants plus tard, nous nous remettons à vivre comme si Dieu n’existait pas. Il est déjà sorti de nos pensées et nous agissons et prenons nos décisions sans faire aucun cas de lui.
– Enfin, nous n’aimons pas Dieu de tout notre cœur quand nous idolâtrons quelqu’un ou quelque chose. La Bible parle souvent de notre tendance à mettre notre espoir dans des idoles. Une idole prend la place de Dieu. Nous attendons d’elle qu’elle remplisse le rôle que Lui seul peut tenir. Nous attendons d’elle qu’elle nous apporte le bonheur et comble nos besoins les plus profonds : besoin de sécurité matérielle et affective, besoin d’être apprécié et considéré, besoin de s’épanouir et d’être heureux.
Tout peut devenir une idole : l’argent, nos capacités physiques ou intellectuelles, notre profession, le sport, un leader politique… Même les meilleures choses de la vie peuvent prendre la place de Dieu : la recherche du grand amour avec le partenaire idéal, la beauté physique, les relations sexuelles, la réussite sociale…
Nous pouvons faire beaucoup de sacrifices pour que ce que nous idolâtrons nous apporte ce que nous espérons. Mais, on est toujours déçu par nos idoles. Elles ne peuvent répondre à nos besoins les plus profonds. Plus nous avons mis d’espoirs en elles, plus nous risquons de souffrir car, finalement, lorsque nous expérimentons que nos idoles ne comblent pas nos besoins, notre vie s’écroule.
Seul Dieu peut donner un sens à notre vie et nous apporter le bonheur. Ni le succès, ni la célébrité, ni la richesse, ni l’État, ni la sexualité, ni même notre conjoint ou nos enfants ne peuvent nous apporter ce qui est du ressort du créateur seul. Le constat de la Bible à notre sujet est toujours d’actualité : Au lieu d’adorer le Dieu immortel et glorieux, ils adorent des idoles. Ils ont adoré et servi la créature au lieu du Créateur (Romains 1.23,25). Je suis l’Éternel ton Dieu. Tu n’auras pas d’autre dieu que moi. Tu ne te feras pas d’idoles. Tu ne te prosterneras pas devant elles (Exode 20.2-5). L’idolâtrie est une expression universelle du péché.
Croire en l’existence de Dieu ne suffit pas, il faut l’aimer de tout son cœur et nous avons tous échoué dans ce domaine. On peut suivre la religion de sa famille en essayant d’en respecter les règles et pourtant ne pas plaire à Dieu. Beaucoup pensent qu’ils servent Dieu de toute leur force. Dans leur zèle, ils sont même capables de tuer ou d’emprisonner ceux qui n’ont pas la même religion qu’eux. Mais cela prouve qu’ils ne connaissent pas Dieu. Ils croient lui être agréables alors qu’en réalité Dieu a horreur de leur orgueil, de leur violence et de leur méchanceté.
Le péché = moi sans Dieu
De plus, il y a un second but fixé par Dieu que nous n’avons pas non plus atteint. C’est celui que Jésus a mentionné ensuite : « Il y a un second commandement qui est semblable au premier : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Tout ce qu’enseigne la Loi de Moïse est contenu dans ces deux commandements » (Matthieu 22.39,40).
Ce second aspect du péché concerne nos relations avec les autres. Le péché apparaît au grand jour quand nous ne tenons pas compte d’eux ni de leur bien-être, quand nous faisons passer notre intérêt avant tout. A chaque fois que de ma bouche sort une parole mauvaise ou blessante, à chaque fois que je mens, à chaque fois que je pense à quelque chose de mal, à chaque fois que je ne fais pas le bien que je devrais faire ou que je ne tiens pas mes engagements, à chaque fois le péché se révèle dans toute sa laideur.
Le péché = moi d’abord
En ce qui concerne nos relations les uns avec les autres, le péché ne s’exprime pas de façon identique chez nous tous. Certains d’entre nous sont avares, indifférents aux besoins des autres ; d’autres sont toujours pessimistes et critiquent sans cesse. D’autres encore se mettent en colère dès qu’on leur résiste et peuvent écraser quiconque se met en travers de leur route ; ils sont durs, violents et manquent de sensibilité. Ils n’acceptent jamais de reconnaître leurs torts. D’autres sont lâches, irresponsables ; on ne peut pas compter sur eux ou ils mentent sans se sentir gênés. Nous pouvons aussi être superficiels, vaniteux, prétentieux, hypocrites, jaloux, paresseux, cupides…
Les femmes sont atteintes comme les hommes. On peut faire les mêmes constats au féminin : Certaines sont avares, indifférentes aux besoins des autres ; d’autres sont pessimistes et critiques. D’autres encore se mettent en colère dès qu’on leur résiste. Elles n’acceptent jamais de reconnaître leurs torts. D’autres sont irresponsables ; on ne peut pas compter sur elles ou elles mentent sans se sentir gênées. Nous pouvons aussi être superficielles, frivoles, vaniteuses, jalouses, paresseuses, cupides ou passer notre temps à dire du mal des autres…
De plus, le péché ne se manifeste pas seulement dans nos actions mais également dans nos pensées. Imaginez que tout ce que vous pensez sur les autres soit affiché sur votre front et que tout le monde puisse ainsi savoir ce que vous pensez secrètement. N’auriez-vous pas honte si certaines de vos pensées étaient connues ? La plupart du temps, nous estimons que nous n’avons rien fait de mal puisque personne n’est au courant de ce qui se passe dans notre esprit ou notre imagination. Mais Dieu, lui, connaît nos pensées intimes. Combien certaines pensées doivent nous souiller, nous polluer, attrister Dieu et nous rendre laids et répugnants. N’avez-vous jamais méprisé une personne parce que vous la trouviez bête ou parce que, selon vous, elle était mal habillée, pas à la mode ou encore parce que vous estimiez qu’elle était plutôt moche selon vos critères de beauté. Nous pouvons aussi être irrités contre notre conjoint ou un collègue et les rabaisser parce qu’ils ne font pas les choses exactement comme nous l’aurions voulu. Les critiques, l’amertume ou la rancune sont des expressions du péché en nous. Et il y a encore beaucoup de choses tristes et mauvaises qui peuvent remplir nos pensées et nous condamner devant Dieu.
Nous sommes pécheurs. Que nous soyons riche ou pauvre, que nous soyons né en Afrique, en Asie ou en Europe, que nous soyons grand ou de petite taille, nous sommes pécheurs. Ce n’est pas que tout ce que nous faisons soit mal, c’est qu’en chacun de nous il y a des zones sombres, des choses laides. Tous les aspects de notre personnalité sont affectés par la présence du péché : notre réflexion, notre volonté, nos désirs, notre caractère.
Le péché est comme un virus qui pénètre dans un ordinateur, s’infiltre, se répand et pervertit les programmes conçus par le fabricant. Le péché, c’est le gâchis de ce que Dieu avait créé bon. Il s’est introduit dans l’humanité lorsque Adam et Ève ont écouté les suggestions du diable et ont désobéi à Dieu et depuis, tel une maladie contagieuse, il se transmet des parents aux enfants. Depuis l’expulsion du jardin d’Eden, chaque être humain hérite génétiquement de cellules qui vont dégénérer et de tendances méchantes qui viennent gâcher la vie bonne que Dieu avait prévue pour ses créatures. Par un seul homme (Adam) le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort (Romains 5.12).
Les conséquences du péché sont douloureuses pour nous-même. L’orgueil nous prive de l’amitié des autres. L’amertume et la rancune nous font ressasser sans cesse la passé. L’inquiétude et la crainte de l’avenir nous stressent. La peur nous paralyse. Le remord, la honte et la culpabilité nous rongent de l’intérieur. Nous souffrons de sentiments d’infériorité parce que notre valeur et notre image de nous-même ne sont pas basées sur ce que Dieu pense de nous mais sur nos performances ou sur notre richesse. Le péché peut aussi nous rendre esclaves de la pornographie, de l’alcool, de la drogue, des jeux-vidéo violents, des jeux d’argent… Enfin, et par dessus tout, le péché nous prive de la plus précieuse des relations, celle avec Dieu. Nous y reviendrons au prochain chapitre.
Les conséquences du péché sont douloureuses pour les autres. Le péché provoque les disputes, les blessures, les trahisons, les divorces. A une plus vaste échelle, les guerres, les injustices, l’oppression et l’exploitation des pauvres sont aussi les effets du péché dans un monde qui a manqué le but en ne mettant pas son créateur à la première place.
On pourrait continuer la liste de tout ce qui nous gâche la vie, de tout ce qui attriste Dieu et lui déplait, mais vous avez compris ce qu’est le péché. Nous sommes tous contaminés par ce virus et nos tentatives pour camoufler cette réalité sont dérisoires. On peut suivre la religion de sa famille en essayant d’en respecter les règles mais, ça ne change rien, nous sommes quand même pécheurs. Lors de l’achat d’une voiture d’occasion, il ne faut jamais se contenter de jeter un bref coup d’œil à la carrosserie. Après une bonne couche de peinture, une voiture défectueuse avec un moteur prêt à lâcher peut sembler très correcte au premier regard, mais un acheteur avisé ne se laissera pas leurrer. De même, Dieu ne se trompe pas sur notre état réel malgré le vernis moral ou religieux que l’on présente aux autres. Le péché se manifeste aussi quand nous comptons sur nos pratiques religieuses pour paraître juste et plaire à Dieu sans reconnaître notre besoin de Jésus, le sauveur donné pour nous afin qu’on ne périsse pas mais qu’on ait la vie éternelle.
Face à la réalité
Nous arrivons à la fin de ce chapitre. Je sais que tout ce que j’ai dit n’est pas populaire. Je pense que vous n’avez jamais vu d’affiches sur les murs nous rappelant ces vérités. Pourtant, à chaque fois que vous ouvrez la télévision et que vous regardez les informations, vous avez en plein écran le rappel quotidien de cette réalité : nous sommes pécheurs. Le monde n’est pas ce qu’il devrait être. Nous ne sommes pas ce que nous devrions être. Et nous ne nous en sortirons pas seuls.
Jésus lui non plus n’a pas été populaire lorsqu’il a parlé franchement de tout cela. Beaucoup des chefs religieux n’étaient pas prêts à s’humilier et à se reconnaître comme des pécheurs. Ils ont détesté Jésus et l’ont fait clouer sur une croix.
Je voudrais finir en vous encourageant. Être confronté à la vérité, c’est comme lorsqu’on désinfecte une plaie. C’est douloureux sur le moment mais, ensuite, notre blessure peut cicatriser et nous sommes guéris. Dieu aime lorsque nous sommes vrais. Dieu ne cherche pas des super-héros, il cherche des hommes et des femmes qui s’humilient et admettent la vérité. Quand nous faisons ainsi, alors il intervient et prend les choses en main. Adam et Ève ont cherché à se camoufler avec des feuilles de figuier. Mais ils ont dû retirer leurs feuilles pour laisser Dieu les couvrir lui-même. L’Éternel Dieu fit à Adam et à sa femme des vêtements de peaux pour les habiller (Genèse 3.21). Nous aussi, ôtons nos feuilles de figuier. Laissons tomber nos vaines tentatives de paraître meilleurs que nous le sommes et laissons Dieu nous aider.