2. L’état de la société française – Scanner 2
Une société angoissée qui refuse la vérité
L’homme occidental du XXIe siècle rejette toute notion de vérité et conteste qu’il puisse y avoir une différence entre le bien et le mal. Tout se vaut : il n’y a pas de bon, il n’y a pas de mauvais, il n’y a pas de beau, il n’y a pas de laid. Mais cela nous conduit à devenir des êtres tourmentés car nous savons au fond de nous que cela n’est pas vrai. Lorsque nous faisons quelque chose de mal et de contraire à la vérité, notre conscience crée en nous un sentiment de culpabilité. La culpabilité entraîne de l’inquiétude et de l’angoisse. L’angoisse est une des marques de notre temps parce qu’il y a une perte de repères.
Nous recherchons la liberté à tout prix mais nous oublions que la liberté est liée à la responsabilité. Nous devons assumer les conséquences de nos choix. La tentation de l’homme a toujours été de fuir sa responsabilité en faisant taire la voix de sa conscience. Ce refoulement est une des causes des troubles psychiques et des névroses.
Nous n’aimons pas être seuls car alors notre conscience nous parle et nous accuse. Pour ne pas y penser, nous nous lançons dans toutes sortes d’activités. Pour fuir notre responsabilité, nous nous étourdissons dans le plaisir et les divertissements : le sport, les films, les jeux, les spectacles, la sexualité, les voyages, l’usage de notre smartphone… Ce refus de notre responsabilité et cette fuite dans les divertissements a pour effet d’endurcir notre cœur. Notre endurcissement empêche toute remise en question et peut conduire à l’anesthésie de notre conscience. Après avoir été longtemps réprimée, elle ne nous reproche plus rien. Notre conscience est alors comme une boussole déréglée qui n’indique plus le nord et il n’y a plus d’espoir pour nous.
Nous vivons à l’époque d’une civilisation qui veut remplacer la vérité et s’affranchir de la réalité. On nous annonce une nouvelle société, une nouvelle civilisation, un nouveau monde avec une nouvelle conception de l’être humain, du couple, de la famille, de la procréation. Aujourd’hui, l’État, les médias, les films, la mode, le monde artistique s’éloignent de plus en plus de ce qui est enseigné dans la Bible. On veut tout changer mais ce sont les murs porteurs de la maison qu’on ébranle. Cette entreprise de désintégration et de déconstruction produit l’angoisse, la solitude et la violence. Lorsqu’on rejette la vérité, il ne nous reste plus que le désespoir et la folie, ou la médiocrité d’une vie de simple consommateur.
Notre société roule à grande vitesse sur une autoroute dans un brouillard très épais. On ne distingue plus les panneaux indicateurs ni les bandes de signalisation au sol. Les collisions se succèdent et de nombreuses voitures s’entrechoquent dans un gigantesque carambolage.
Une culture sans repères, sans fondements, sans racines
Je me souviens d’une visite dans un musée d’art contemporain. J’y étais invité en tant que professeur d’une des écoles du quartier afin d’emmener par la suite mes élèves pour une visite culturelle de ce lieu. Il y avait une exposition temporaire des œuvres d’un artiste. Voici quelques-unes des productions qui étaient mises en valeur pour le public : la carcasse d’une voiture calcinée lors d’une émeute dans une banlieue, une vidéo d’une trentaine de secondes tournant en boucle et montrant de près un chat en train de déchiqueter une souris, un tableau pornographique, une photo d’une femme angoissée poursuivie par un dompteur et son lion dans une rue de Paris, une autre vidéo réalisée par une caméra accrochée à l’hélice d’un avion volant au-dessus d’un camp de concentration. Dans la dernière salle de l’exposition, deux musiciens improvisaient en live. Ma consternation atteignit alors son sommet : aucune structure musicale ni harmonie reconnaissable dans la musique produite puisque, comme je l’appris ensuite, le but de ces musiciens était de produire des sons au hasard sans aucun respect d’aucune règle. J’ai été frappé par la froideur et l’absence de joie sur le visage des musiciens à la fin de leur performance. Après cela, la responsable de la section pédagogique du musée m’a proposé des créneaux de visite pour que mes élèves viennent s’initier à l’art contemporain. Dans l’attente de ma réponse et persuadée que j’étais enthousiasmé par cette offre, sa stupéfaction fut grande lorsqu’elle m’entendit lui dire : « Madame, le dernier endroit où j’emmènerai mes élèves sera ce musée. Je ne tiens pas à ce qu’ils fassent des cauchemars ou soient blessés dans leur sensibilité. Je veux construire de la beauté dans leur âme et non du désespoir et de la laideur. » Je me demande si d’autres que moi ont eu la franchise et la lucidité de dire que cet « artiste » n’avait aucun talent et qu’il exprimait juste son mal-être. Pourquoi devrait-on se plier à cette injonction stupide et mensongère qui veut nous obliger à appeler « art » ce qui n’est que tristesse, pornographie et ténèbres ?
La jeunesse est en perdition : plus de repères, plus de fondements pour construire sa vie, plus d’espérance ni d’assurance pour se projeter dans le futur. Les seuls modes d’emploi pour apprendre à vivre sont maintenant fournis par les séries sur Netflix, TikTok, les rappeurs, les influenceurs, YouTube. La sexualité est enseignée sur internet. On a caché ou détruit les repères de la vie. Par complaisance et par lâcheté, les adultes ont laissé faire ou ont même encouragé cela.
Les jeunes sont éduqués sans la connaissance de Dieu et dans une rébellion contre le mode d’emploi qu’est la Bible, et cela provoque une colère et une frustration en eux. Pourtant, c’est bien du Dieu véritable révélé dans la Bible dont ils ont besoin pour échapper à la confusion, au désespoir, à l’autodestruction et à la violence. La seule excuse qu’on puisse leur trouver, c’est qu’ils ont souvent été confrontés à des soi-disant chrétiens qui professent des valeurs sans les vivre. Constatant l’incohérence et l’hypocrisie, on peut comprendre leur rejet de ce qu’ils pensent être le christianisme.
La société de la frustration et de la rébellion
Pourquoi tant d’entre nous désirent-ils porter des jeans déchirés, et déchirés volontairement ? Ayant été moi-même un adepte des jeans fendus et troués quand j’étais adolescent, je peux me permettre d’en parler franchement. Qu’est-ce qui peut nous pousser à une attitude aussi stupide ? À aucune autre époque de l’histoire de l’humanité, un vêtement déchiré a été plus prisé qu’un vêtement en bon état ! Un pantalon est normalement censé nous protéger du froid et de la pluie, un jean déchiré est souvent plus cher qu’un jean en bon état et cela prend plus de temps au fabricant pour abîmer son produit. Comment donc avons-nous pu nous soumettre à un diktat de la mode aussi incohérent ?
Je pense que la motivation profonde qui sous-tend cette histoire de jeans déchirés est liée à notre besoin pathologique de ressentir et de montrer que nous avons de la valeur même si nous n’en avons souvent pas conscience.
Par désir narcissique, nous pouvons être poussés à porter un pantalon qui ne ressemble à aucun autre. En achetant un produit stéréotypé comme le jean, nous nous fondons dans la masse et cela nous rassure mais, ne pouvant accepter d’être un simple consommateur sans aucune valeur personnelle, nous pensons que des déchirures et des trous vont nous démarquer des autres et attirer l’attention sur nous.
Nous portons aussi ces pantalons parce que nous passons alors dans le camp des rebelles et des héros. Nous nous révoltons contre ce qui est la cause des problèmes et des injustices dans le monde, nous nous rebellons contre ce qui s’oppose à notre bonheur et notre liberté. Or le coupable est déjà trouvé, le bouc émissaire est désigné : c’est la société dans laquelle nous vivons. C’est cette société qui serait responsable de notre insatisfaction, de notre frustration, de nos difficultés, de nos souffrances. C’est cette société qui nous domine et nous opprime. Nos jeans déchirés sont un acte de révolte, ils expriment à la face de cette société que nous sommes du bon côté, du côté des rebelles qui ne se plient pas aux règles qui nous sont imposées. Qu’importe si notre attitude est parfaitement stupide et si nous enrichissons les fabricants de jeans qui se frottent les mains et entretiennent par la pub notre conditionnement et notre illusion d’être dans le camp des « bons ».
Ce qui vient d’être dit sur les jeans est aussi valable pour d’autres aspects de la mode. Aujourd’hui, le seul objectif semble être de faire le contraire de ce qui a été apprécié par les générations précédentes. Nous nous affranchirions ainsi des carcans qui nous été imposés. Si une certaine harmonie entre les couleurs, les matières et les coupes avait été estimée comme un critère esthétique, il faut dorénavant rompre avec ces conventions et associer des vêtements qui étaient confectionnés pour des utilisations différentes. On va porter une chemise avec un pantalon de survêtement, une robe sophistiquée et des énormes chaussures militaires, un gilet sur un T-shirt, une veste et un bermuda. On va mettre sa casquette à l’envers et ne plus attacher ses lacets. La nouvelle règle d’or est de « casser les codes » et de rejeter ce qui a été fait dans le passé. C’est le même principe que l’on retrouve dans l’art contemporain.
Nous aspirons à la liberté mais nous nous retrouvons sous l’influence tyrannique d’un esprit de rébellion qui nous conduit dans la confusion et la destruction, et nous éloigne de la beauté et de l’harmonie ! Heureusement, nous pouvons connaître la délivrance de cette triste situation. Une libération nous est offerte. Elle ne consiste pas à vénérer les traditions et les habitudes de nos grands-parents ni à rester figé dans le passé mais à réaliser que la véritable révolution qui va sauver le monde et me sauver est celle de Jésus.
Oui, il faut se rebeller mais contre ce qui doit vraiment nous mettre en colère. Il faut nous rebeller contre le méchanceté qui se trouve en chacun de nous, contre notre folie qui nous a conduit à cet esclavage, il faut nous rebeller contre les mensonges qui nous empêchent de découvrir le vrai Dieu. Mais comme nous faisons un mauvais diagnostic de notre situation, nous combattons avec de mauvaises armes et nous pensons qu’il est glorieux de porter des jeans troués et déchirés !
Une société violente
Il y a une explosion de la violence et de la brutalité. Violence dans les films, dans les jeux-vidéo, sur Internet, dans les clips musicaux, dans les stades de foot. Brutalité dans la vie quotidienne : vols, agressions au couteau, viols, violence dans les familles, terrorisme. Les jeunes sont de plus en plus violents et le sont de plus en plus jeunes.
Combien de films récompensés ou présentés au festival de Cannes nous conduisent dans un univers sordide, malsain, déstructuré et ultra-violent ? Le 7e art nous offre désormais de goûter dans nos pensées au mal et à l’horreur. Nous franchissons les dernières barrières érigées dans notre conscience et nous explorons ce que nous ne voudrions évidemment pas expérimenter dans la réalité. À force de blesser notre sensibilité, nous ne sommes plus choqués et nous devenons insensibles au mal et à la laideur. On se demande ensuite pourquoi la société est de plus en plus violente. Quelle hypocrisie !
La pornographie devient le mode d’emploi pour la sexualité. Avec un accès facile et gratuit, les jeunes y sont confrontés de plus en plus tôt.
Le trafic de drogue s’est implanté dans de très nombreux quartiers et se développe de façon exponentielle. Dans certaines zones, la police n’a plus le contrôle. Les armes à feu circulent et les règlements de compte sont quotidiens entre trafiquants. Les gains sont tellement importants que des policiers et des agents des douanes sont corrompus. On craint même que ce soit bientôt le tour de juges.
Une société qui ne veut plus sanctionner le mal
Les gentils sont ceux qui ne sanctionnent pas et les méchants ceux qui sanctionnent. La sanction est pourtant juste, efficace et pédagogique. Aimer son enfant, c’est parfois le punir. Punir l’enfant, ce n’est pas du sadisme, mais au contraire, c’est lui manifester de l’amour pour qu’il acquiert une règle. Les parents ont la maturité nécessaire pour savoir que cette règle est bonne pour une vie heureuse en société. Des enfants sans interdits ne sont pas des enfants libres. Au contraire, ils deviennent esclaves de leur égocentrisme et de leurs pulsions. Il sont incapables de gérer une frustration et ont des explosions de colère et de violence.
Un enfant a besoin de comprendre ce qui est bon pour qu’il puisse réussir sa vie. C’est pour cela que les parents dictent des interdits et punissent. Quelle folie d’opposer la sanction à l’éducation, elle en fait partie. Il faut qu’un jeune soit confronté aux limites protectrices et à une sanction de la transgression pour se construire sinon il n’a plus de repères. Plus dure sera la chute pour lui quand il se confrontera à la réalité.
L’autorité a été délégitimée et le droit individuel a été élevé au-dessus de tout. On a retiré l’autorité aux parents, on a retiré l’autorité aux professeurs en remettant en question toute forme de discipline, on conteste l’autorité des maires, des pompiers, de la police. Il faut bien sûr condamner les violences familiales ou si un policier se comporte mal mais, comme il y a une profonde mécompréhension de ce qu’est l’autorité et de son rôle protecteur, la société connaît une augmentation de la violence, un accroissement de l’égoïsme et de l’individualisme.
Aujourd’hui, on voudrait croire qu’un simple rappel à la loi suffirait. Est-ce par lâcheté que nous refusons de prendre nos responsabilités et de condamner ce qui est mal ? Le message envoyé est : ce n’est pas bien ce que tu fais mais il n’y aura aucune sanction pour toi. Combien de rappels à la loi inefficaces auraient été évités si l’on avait simplement appliqué une sanction dissuasive et protectrice dès le début. Combien de jeunes auraient été détournés de la délinquance ?
Que la pédagogie de Dieu est différente ! Je me souviens de la façon dont il s’y est pris avec moi, les premiers mois après que je sois devenu chrétien, pour m’apprendre à être honnête en toute circonstance. Ma voiture a souvent été un outil entre ses mains pour me discipliner, me corriger et m’enseigner. Si je stationnais à un endroit non autorisé parce que je ne trouvais pas de place autour de chez moi, systématiquement je trouvais une contravention accrochée sur mon pare-brise. Il m’est même arrivé d’être le seul à être sanctionné alors que d’autres véhicules auraient dû l’être également. Après quelques contraventions, je pris la résolution de ne jamais plus me garer à un endroit interdit et je décidai de demander à Dieu qu’il y ait une place libre afin de pouvoir stationner ma voiture à chaque fois que je revenais chez moi. Dieu a été fidèle et je n’ai plus jamais eu à faire dix fois le tour de mon pâté de maison. Une place m’attendait toujours lorsque j’arrivais en voiture et, parfois, c’était la seule dans tout le quartier. Qu’il est bon d’être corrigé par Dieu !
Le transport en métro a été un autre moyen dont Dieu s’est servi pour m’éduquer. Depuis mes dix-huit ans, je ne payais pas pour voyager en métro et, comme beaucoup, je préférais sauter par-dessus le tourniquet. Je me justifiais en estimant que le prix des transports était une forme d’exploitation de la part d’une société capitaliste mauvaise. Dans ma stupidité, je me considérais comme un rebelle qui pouvait ainsi économiser un peu d’argent. Et ma stupidité a persisté les premiers mois après ma conversion ! Jusqu’au jour où je dus accompagner en métro un ami africain réfugié en France parce que persécuté dans son pays. Il devait se rendre à la préfecture pour un renouvellement de ses papiers. En arrivant devant les guichets, j’ai sauté comme d’habitude au-dessus du tourniquet. Alors mon ami m’a interpellé en me demandant comment pouvais-je dire être chrétien et frauder dans les transports ? Je me suis senti extrêmement gêné car je n’avais rien de sérieux à lui répondre. Le pire c’est qu’il a commencé à demander aux gens autour de nous s’ils pouvaient me payer un ticket de métro car lui-même était totalement démuni du fait de sa situation de réfugié, n’ayant en tout et pour tout que deux tickets pour son aller et son retour. C’en était trop pour moi, je ne voulais pas ressentir la honte de devoir faire la manche. J’ai donc regardé dans ma poche ce que j’avais comme argent. À cette époque, je ne roulais pas sur l’or mais j’avais suffisamment pour m’acheter ma première carte d’abonnement mensuel. Lorsque j’ai validé mon titre de transport, j’ai ressenti une paix en moi car je venais enfin de prendre le chemin de l’honnêteté sur lequel Dieu désire nous voir marcher. Mais la leçon du Seigneur ne s’est pas arrêtée là. Dieu a voulu me faire comprendre d’une façon étonnante et très particulière qu’il appréciait de me voir renoncer à retirer malhonnêtement quelques avantages financiers afin de vivre en me confiant en sa capacité pour pourvoir à mes besoins. Quelques jours plus tard, alors que j’étais à nouveau dans le métro et que je m’apprêtais à passer le tourniquet avec ma fameuse carte de transport, un homme s’approcha de moi. Il me tendit une enveloppe en me disant : « Tiens, c’est pour toi ». Je n’avais jamais rencontré cet homme et, étonné, je pris l’enveloppe et l’ouvris. Dedans, il y avait des pièces et des billets et je me suis rendu compte qu’il y avait exactement la somme au centime près que j’avais dépensée pour acheter mon premier abonnement pour prendre le métro ! Stupéfait, j’ai alors relevé la tête et j’ai constaté que l’homme qui m’avait remis cette enveloppe n’était plus là. Je suis descendu sur le quai en courant pour essayer de le retrouver mais il n’y était pas non plus. Je n’ai jamais su qui était cette personne. La seule explication que je puisse trouver à cet événement, c’est que Dieu a voulu m’encourager et me faire réaliser que si je choisissais de lui obéir, il prendrait particulièrement soin de moi. Qu’il est bon d’honorer le Seigneur en acceptant d’être éduqué par lui et de nous soumettre à son autorité !
Personne n’a le pouvoir de retirer à Dieu son autorité. Un jour, il sanctionnera tout mal commis. Pour le moment, il est encore patient et nous laisse du temps pour que nous puissions changer. Mais sa patience aura une fin. Le jour viendra où chacun de nous aura des comptes à rendre. Il y aura des conséquences aux choix que nous faisons.
Avez-vous un problème avec l’honnêteté ? Est-ce que vous employez des ouvriers sans les déclarer ? Est-ce que vous téléchargez illégalement des films ? Est-ce que cela vous est arrivé d’emporter chez vous des stylos qui appartenaient à votre entreprise ? Est-ce que vous avez choisi de vendre du shit parce que c’est assez rentable ? Vous avez besoin de traiter cela devant Dieu pour expérimenter le même genre de délivrance que j’ai pu vivre. Qu’il est bon d’avoir sa conscience en paix !
Une civilisation triste
Tristesse et amertume sont présentes chez tant de Français. Notre désespoir s’exprime à travers ce que nous aimons : les artistes nihilistes, les films baignant dans un univers sombre et déprimant, les héros rebelles mais malheureux et mourant jeunes, la couleur noire pour les vêtements, l’absurde, l’ironie. Cette tristesse se manifeste sur le visage des mannequins lors des défilés de mode ou des top-modèles avec l’absence de sourire et un regard vide, dur et froid. Le concours de l’Eurovision 2024 a été un hymne à la laideur et à la tristesse. La prestation de la concurrente irlandaise, Bambie Thug, a manifesté les pulsions les plus sombres et les plus malsaines dans une mise en scène autour d’un culte sataniste et de rites de sorcellerie sous les applaudissements et les cris du public.
La mélancolie c’est le bonheur d’être triste, a écrit Victor Hugo. Quelle curieuse affirmation ! Être triste semble être une qualité et pourtant personne n’admet être triste. Même si tout va mal dans notre vie, nous tentons de faire illusion que tout va bien. Nous ressemblons à un homme qui fait une chute dans le vide depuis le toit d’un immeuble et qui redit à chaque fenêtre de chaque étage : « Tout va bien. »
Nous nions notre souffrance et notre tristesse. On tente de cacher nos échecs et nos failles par pudeur, par honte, par orgueil et parce qu’on ne supporte pas d’affronter la souffrance qui y est liée. On n’en parle pas, on fait semblant que ça va. On plaisante, on fait de l’humour – la politesse du désespoir – car nous sommes démunis. On critique les autres et on évite ainsi de reconnaître notre médiocrité.
On tente d’oublier notre tristesse dans un flot d’activités. On fuit la réalité. L’évasion hors du réel évite la confrontation avec nos faiblesses. On s’évade dans l’univers du merveilleux, sur Internet, dans la pornographie, l’alcool, le shit, la cocaïne. J’ai entendu plusieurs fois dire que la France avait le record européen pour la consommation d’antidépresseurs. Je ne sais pas à quelle place nous nous situons en ce qui concerne la consommation de drogues.
Avez-vous déjà tenté d’empêcher un ballon enfoncé sous l’eau de remonter à la surface ? Impossible de réussir à maintenir le ballon sous l’eau indéfiniment. Depuis combien de temps tentez-vous de cacher votre tristesse ? Combien d’efforts faites-vous pour ne pas montrer aux autres ce qui est au fond de vous ? Dieu nous demande de reconnaître ce qui ne va pas dans nos vies. Il veut que nous nous tournions vers lui et lui demandions son aide. Il nous faut être vrais, authentiques et retirer notre masque.
Contrairement à ce qu’a écrit Victor Hugo, il n’y a aucun bonheur dans la mélancolie. Quand nous regardons de façon lucide le monde tel qu’il est avec les souffrances, la violence, la mort, la méchanceté, nous ressentons tous une profonde mélancolie. Nous ne le savons probablement pas mais c’est la nostalgie du jardin d’Éden. Nous soupirons au plus profond de nous après un monde paisible, harmonieux, joyeux. C’est ce monde que Dieu a préparé pour ceux qui désireront y entrer.
Dans la Bible, on parle de deux sortes de tristesse : La tristesse du monde produit la mort tandis que la tristesse selon Dieu produit une repentance qui mène au salut et que l’on ne regrette pas (2 Corinthiens 7.10). La tristesse qui conduit à la mort, c’est choisir de rester triste plutôt que d’en être délivré par Dieu. La tristesse qui conduit à la mort, c’est refuser l’aide de Dieu. C’est choisir de garder notre masque et de faire semblant devant les autres.
A l’inverse, la tristesse selon Dieu conduit au salut. Le salut, c’est la paix et la vraie joie qui ne se trouvent qu’auprès de Dieu et dont beaucoup se délecteront dans le monde futur que Dieu a préparé. Car le royaume de Dieu, c’est la justice, la paix et la joie (Romains 14.17). Nos souffrances, nos échecs nous font ressentir le besoin que quelqu’un vienne nous sauver. Quand Dieu nous laisse ressentir l’amertume de nos illusions déçues, c’est une bénédiction car nous pouvons alors commencer à nous tourner vers Lui. Tant que nous espérons nous en sortir sans son aide, nous fuyons la réalité et donc, nous fuyons Dieu.
La tristesse selon Dieu produit la repentance en nous. Se repentir est un terme qui signifie : revenir. C’est un mot qui implique un changement radical dans notre façon de penser et de vivre car nous avons pris un mauvais chemin. Nous nous repentons quand nous cessons de penser que nous pouvons nous débrouiller seuls pour réussir notre vie. Nous nous repentons quand nous reconnaissons notre besoin de Dieu. Le succès et la richesse peuvent être des pièges mortels car ils entretiennent en nous l’illusion de notre autosuffisance. Les difficultés sont des opportunités pour chercher auprès de Dieu ce dont nous avons besoin. Nous apprendrons alors à le connaître, à l’aimer et à lui être reconnaissant, ce qui est de loin la chose la plus précieuse, la plus étonnante et la plus enthousiasmante. La repentance est une attitude qui plait à Dieu. Dieu aime quand nous changeons radicalement d’attitude et que nous nous tournons vers lui. Il y aura une grande joie dans le ciel pour un pécheur qui se repent (Luc 15.7). Ce que Dieu désire, ce n’est pas que le méchant meure, c’est qu’il change de conduite et qu’il vive (Ezéchiel 33.11). Cette attitude implique que nous ressentions de la tristesse, une tristesse d’avoir pris le mauvais chemin, une tristesse de constater et de reconnaître que nous ne sommes pas ce que nous devrions être et que le monde n’est pas ce qu’il devrait être car nous n’avons pas mis Dieu à la première place.
Il faut quitter la vision du monde humaniste. Il faut en avoir assez des solutions inefficaces et des illusions. Il nous faut aspirer à une véritable délivrance, celle venant de Dieu. Dieu a des projets de bonheur pour nous. Il nous faut abandonner toutes les idoles vers lesquelles nous nous tournons et en qui nous espérons. L’idolâtrie déplaît à Dieu, l’attriste, lui manifeste du mépris et l’insulte. S’il n’existait pas ou s’il était lointain et ne s’intéressait pas à notre vie, s’il était une énergie impersonnelle, on comprendrait qu’on ne le recherche pas. Mais Dieu est présent et intervient en permanence. Il dirige l’Histoire du monde et il vient en aide à ceux qui l’invoquent.
La repentance c’est se détourner de tout ce que Dieu estime mal. Qu’est-ce qui est mal ? Si votre préoccupation sincère est de chercher Dieu, commencez à lire la Bible. Vous allez être repris dans votre façon de vivre, dans votre façon de penser, peut-être dans vos projets. Il y a des choses très précises que vous verrez être en contradiction avec la volonté de Dieu. Ce sera le test pour vous, pour savoir si vous voulez vous repentir. La repentance c’est remettre Dieu à sa place, c’est-à-dire à la première place. Vous trouverez alors la chose si précieuse qui vous manque : la joie.
Une civilisation attirée vers les ténèbres
Le but officiel de l’Éducation nationale est de former des citoyens, des êtres libres et éclairés. La croyance issue de la Révolution française et des philosophes des Lumières postule que si les êtres humains sont libres et éclairés, la société française puis le monde entier seront peu à peu transformés et le bonheur règnera sur Terre. Mais si l’éducation et la culture avaient cette capacité, il y a longtemps que la France serait un paradis et un modèle pour le monde.
Où est cette liberté alors que je vois partout autour de moi des addictions à la pornographie, aux jeux d’argent, à nos smartphones, aux jeux vidéo, à toutes sortes de drogues ? Où est cette lumière censée nous éclairer ? C’est plutôt vers le côté sombre que nous sommes attirés : désir de porter des vêtements noirs, plaisir de regarder des films d’horreur, piercings sur toutes les parties du corps, fascination pour la violence. Combien de jeunes ont des pensées suicidaires et des souffrances profondes ? Combien ont des familles déstructurées et disloquées ?
La philosophie humaniste a prétendu ne pas avoir besoin de Dieu. La religion ne serait qu’une béquille pour les ignorants et les stupides. Il n’y aurait rien d’autre que la matière. La réalité est tout autre. L’être humain a une dimension spirituelle que l’on ne peut nier indéfiniment. Lorsqu’on rejette le vrai Dieu, on cherche alors à combler son vide spirituel d’une autre façon. Voilà pourquoi beaucoup d’occidentaux se tournent en masse vers des spiritualités de substitution ou des pratiques occultes. On va chercher du secours dans le yoga, dans l’hypnose ou la méditation, on est attiré vers le paranormal, on a recours à des médiums, à des guérisseurs, à des magnétiseurs, à des astrologues. Mais inévitablement, on connaitra la confusion, la déception et la souffrance sur ce chemin. Dans la Bible, il est clairement affirmé qu’un monde spirituel existe en dehors de la matière et que nous ne devons pas nous y aventurer avec présomption. Les esprits à l’œuvre derrière ces pratiques ont des capacités réelles pour agir dans le monde matériel, sur notre corps ou notre environnement, et même dans nos pensées. Sachez que le contact avec les esprits est interdit par Dieu pour notre protection. Même s’il semble au début d’une de ces pratiques que l’on en tire un intérêt, on récoltera immanquablement des effets secondaires destructeurs. On connaîtra des dommages physiques et psychiques : peurs, pensées suicidaires, hallucinations… Tous les médiums célèbres sont morts solitaires, désespérés, dans la démence ou malades. Beaucoup de guérisseurs ont eu de graves problèmes de santé.
Si nous avons participé à des pratiques occultes comme l’invocation d’esprits, si nous avons consulté des médiums ou des guérisseurs, si nous avons recherché une puissance surnaturelle dans la méditation, il est possible que nous connaissions une opposition spirituelle et une forte oppression. Nous pouvons avoir de grandes difficultés à nous tourner vers Dieu pour le prier et lui demander de nous venir en aide. Des pensées suicidaires ou destructrices peuvent nous envahir et nous pouvons même avoir des problèmes physiques. Le monde invisible des esprits est une réalité, la dimension physique et matérielle n’est pas la seule. Jésus a chassé les esprits mauvais lorsqu’il était sur Terre et aujourd’hui encore, Dieu, par sa puissance, peut nous délivrer des conséquences de ces pratiques interdites et des liens d’asservissement et d’oppression qui en résultent.
Avez-vous déjà recherché de l’aide auprès d’un astrologue, d’un médium, d’un guérisseur ? ->