2. L’état de la société française – Scanner 1
Qu’en est-il de la France ? Faisons un zoom vers le continent européen pour aller observer notre pays qui n’est ni parmi les plus grands ni parmi les plus petits. Dans quel état se trouve la société française au XXIe siècle ?
La société française comme toute la civilisation occidentale est malade. Quelles sont les causes qui en sont responsables et provoquent souffrances, tristesse et violences ? Le scanner permet l’exploration du corps humain pour en déceler les anomalies, les tumeurs, les hémorragies, les infections. Si nous passions la France au scanner, voici ce que révélerait l’examen.
La civilisation de l’individualisme
En Occident, nous vivons dans un monde dans lequel tout tourne autour de l’individu. Chacun décide par lui-même ce qui lui semble bon et aucune autorité externe, gouvernement, religion ou famille ne doit dicter nos pensées ou notre comportement. Nous voulons être libres de penser et de vivre comme nous le voulons. Nous appelons cela l’autonomie et l’authenticité, c’est-à-dire la liberté d’être soi-même. Nous fabriquons notre propre morale et nos propres croyances avec pour seule règle qu’elles s’harmonisent avec ce que nous pensons être bon pour nous. Chacun est libre de définir son identité à sa guise et personne n’a le droit de la remettre en question. Le selfie est l’expression emblématique de ce mode de vie : moi, moi partout, moi au centre. Il n’est plus question de s’engager collectivement pour changer le monde, peu de personnes croient encore que le communisme apportera la justice et le bonheur. On peut juste essayer d’éviter la destruction de notre planète et l’écologie est devenu le dernier grand combat qui fédère encore les individus.
La civilisation de l’amusement, des loisirs et du divertissement
« Amusons-nous et prenons du plaisir ». Tel pourrait être le slogan caractérisant notre société. Il n’y a rien de mauvais à s’amuser et à avoir des loisirs sauf si nous avons oublié l’essentiel et avons troqué ce qui donne sens à la vie pour l’éphémère, le futile et le superficiel.
Les divertissements anesthésient en nous toute réflexion. Nous passons notre temps dans toutes sortes d’amusements pour supporter les difficultés et oublier la superficialité de notre vie. Finalement, rien de nouveau depuis l’Antiquité. C’est le même mode de vie qui était offert aux Romains : du pain et des jeux. Aujourd’hui, ce sont les jeux vidéo, les jeux sur ordinateur ou sur le smartphone, les jeux de hasard, le loto… seuls les noms des jeux ont changé. Que retirons-nous de toutes ces heures passées à jouer ? Les compétitions sportives sont aussi une occasion d’oublier l’essentiel. Les Jeux olympiques, la coupe du monde de football, le Tour de France suscitent notre enthousiasme et des émotions fortes, et toute notre attention est concentrée sur ces évènements. Mais aucune équipe ou sportif ne nous viendra en aide dans les moments difficiles de nos vies.
Un amusement permanent avec des loisirs variés, une excitation renouvelée sans cesse par les sollicitations sur notre smartphone, une vie facile avec le confort apporté par la technologie, voilà ce qui a pris la première place dans notre existence. Nous n’avons pas le temps de réfléchir à l’essentiel. Le silence et le calme nous sont insupportables. Nous avons constamment besoin d’être sollicités, d’avoir des activités et des sorties. Que faudra-t-il pour arrêter notre vie au rythme trépidant mais futile et vide. Faudra-t-il la maladie, la souffrance, les dérèglements climatiques, les virus, la guerre ?
Arrêtez et sachez que je suis Dieu ! Voilà ce que l’on peut lire dans la Bible et qui est plus que jamais d’actualité. Les amusements, les sollicitations incessantes des réseaux sociaux, des tweets ou des infos en continu, la recherche du plaisir avant tout, nous détournent de la source de la vie, de notre créateur, du Tout-puissant, de l’Éternel. Seule la présence de Dieu calme, rassure, sécurise, comble, étonne et réjouit. Malheureusement, cet autre verset de la Bible est aussi d’actualité : Dans les derniers temps, les hommes aimeront le plaisir plus que Dieu.
Dans une société où notre plaisir prime avant tout, malheur à ceux qui se mettent sur notre route et font obstacle à notre désir de jouissance ! Des rave parties sont organisées illégalement sur des propriétés privées. Des milliers de gens qui ont envie d’écouter de la musique à fond pendant plusieurs jours, se donnent rendez-vous et se permettent d’entrer dans les champs d’agriculteurs en dégradant le lieu de leur « fête » sans aucun sentiment de gêne. Les autorités n’osent pas intervenir face au nombre de participants, des soignants et des médecins se rendent sur place pour éviter les morts suite à la consommation de drogues et d’alcool, et l’on attend que tous veulent bien quitter les lieux. Après plusieurs jours, le propriétaire du champ se retrouve avec un préjudice que personne ne lui remboursera. Est-ce cela que l’on appelle une fête ?
Une société où le plaisir sexuel sans contraintes ni limites est élevé au plus haut rang
La folie semble avoir gagné le milieu artistique, les élites intellectuelles, beaucoup de nos dirigeants et de médias. Ce qui devrait nous choquer, nous inquiéter et nous attrister est considéré comme une émancipation, une expression de liberté, un idéal. En voici quatre exemples caractéristiques.
– La cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques à Paris en 2024 a diffusé en mondiovision un message radical et militant. Une vidéo a été projetée montrant deux hommes et une femme qui, après avoir consulté à la bibliothèque nationale des romans suggestifs comme « Le diable au corps », se sont enfermés dans une chambre pour y avoir des relations sexuelles à trois. Puis, un spectacle s’est déroulé sur l’un des ponts enjambant la Seine. Le tableau du dernier repas de Jésus avec ses disciples y a été parodié avec des drag queens à la place des personnages bibliques. C’est le droit au blasphème sans risque ! S’est ensuivi un défilé de mode d’une sensualité débridée qui débuta avec un transgenre en tenue sexy pour s’achever avec l’artiste Philippe Katerine nu, déguisé en Dionysos. Ce qui a été célébré, ce fut une civilisation sans respect pour Dieu avec une sexualité sans limite comme plaisir suprême. Pour finir le défilé, une chanteuse a repris la chanson « Imagine » de John Lennon avec un slogan incrusté sur l’écran demandant la paix. La paix est donc un mode de vie sans Dieu comme le proclame John Lennon : Imagine there is no heaven… and no religion too. La paix est un mode de vie sans limites avec pour plus grands plaisirs, la volupté et la sexualité.
– En 2024, un roman, « Le club des enfants perdus » de Rebecca Lighieri, avec de nombreuses scènes pornographiques a été donné à lire aux adolescents de seconde dans le cadre du Goncourt littéraire. Ce parcours littéraire est organisé par l’Éducation nationale et a pour but de faire découvrir la littérature contemporaine aux lycéens. Les ouvrages sont sélectionnés par le ministère de l’Éducation nationale. Le roman en question est l’histoire d’une jeune femme, de son enfance à ses 27 ans, qui est mal dans sa peau et qui finit par se pendre. Le roman relate ses expérimentations sexuelles et celles de ses parents. Toutes sortes de scènes y sont décrites avec tous les détails les plus crus jusqu’à la description des ressentis lors de sodomies. L’adolescente couche avec la maitresse de son père et la mère a des relations sexuelles avec le petit ami de la jeune femme. Ce roman est d’une profonde noirceur et d’une grande brutalité. La consommation de drogue, l’autodestruction et le suicide y sont présentés sans aucune mise en garde. Comment un tel livre a-t-il pu être mis entre les mains de jeunes ? Interrogée lors d’une audition au Sénat, l’éphémère ministre de l’Éducation nationale Anne Genetet n’a rien trouvé à redire sur le fait que ce livre ait été proposé aux adolescents des lycées. Au nom de la liberté d’expression, tout est donc possible !
– Un site d’éducation à la sexualité (onsexprime.fr) a été mis en place par l’agence nationale de la santé publique (santé publique France) à destination des adolescents. Le contenu validé par des « experts » vise à promouvoir la santé affective et sexuelle. Voici quelques éléments que l’on peut y trouver. On peut-être en couple avec plusieurs personnes si cela est accepté par toutes les personnes. Il n’y a pas de honte à avoir des fantasmes mais, pour les réaliser, il faut que le ou la partenaire soit consentant et que cela ne soit pas interdit par la loi. L’anus est une zone érogène et la sodomie est une pratique parmi d’autres qui est présentée de façon détaillée. À la lecture de tous les différents articles du site, on comprend que les deux seuls critères obligatoires pour expérimenter toutes les sortes de pratiques sexuelles sont le consentement mutuel et la protection contre les maladies sexuellement transmissibles par le port d’un préservatif.
– Un jour, dans le métro à Paris, mes yeux se sont posés sur une grande affiche sur le mur en face de moi. On pouvait y lire : Gleeden. En dessous, une pomme était dessinée. Je me suis dit que ça me rappelait quelque chose : l’histoire racontée dans le troisième chapitre de la Bible. J’ai remarqué ensuite qu’il y avait écrit une phrase en caractères plus petits au bas de l’affiche : Le premier site de rencontres extra-conjugales pour personnes mariées infidèles. Je n’en revenais pas. La pub pour un tel site de rencontres valorisant l’adultère ne posait aucun problème à la RATP, la société qui gère le métro parisien ! Je me suis rendu sur la page d’accueil du site pour voir comment quelque chose d’aussi triste, d’aussi laid et d’aussi destructeur pouvait exister. Voici ce qu’on peut y lire. Bienvenue sur Gleeden.com, le site des rencontres entre personnes mariées ! Que vous recherchiez une aventure extra-conjugale près de chez vous ou un amant à des milliers de kilomètres lors de vos déplacements, Gleeden.com vous propose un espace privilégié pour entrer en contact en toute sécurité avec les infidèles du monde entier ! Envie de rencontres adultères ? A vous de jouer ! Goûtez à l’adultère et tentez une liaison discrète avec votre nouvel amant. Sur le site, il est indiqué que 14 millions de personnes sont inscrites. On y trouve aussi de nombreux témoignages pour expliquer que rechercher des expériences sexuelles avec d’autres partenaires que son conjoint est tout à fait raisonnable et excitant. Sans aucune gêne, il est mentionné le nom de plusieurs médias ayant parlé de ce site. La même pomme que sur l’affiche du métro est aussi dessinée avec un mot d’ordre : croquez la pomme !
Comme je l’avais perçu, il y a effectivement un lien délibéré avec le récit biblique. Adam et Ève devaient cultiver et garder un magnifique jardin. Malheureusement, ils ont tout gâché et ont été chassés du jardin d’Éden. Cultiver et garder l’amour au sein du couple n’est pas facile, surtout sans l’aide de Dieu. Les concepteurs de Gleeden auraient pu créer un site pour venir en aide aux couples qui connaissent des difficultés. Mais cela aurait été à coup sûr bien moins rentable que Gleeden. Sur ce site, le récit biblique est moqué et il n’y a aucune crainte des conséquences de nos actes. Seule la satisfaction égoïste de nos pulsions sexuelles compte. Le terme hébreu « eden » signifie plaisir mais, dans la Bible, le véritable plaisir est lié à la beauté, la pureté, la bonté et la fidélité.
Nous avons échangé la beauté et l’amour contre le malheur et le désespoir. Nous avons choisi la folie et la laideur. La sexualité a pourtant été conçue par Dieu pour notre bonheur et notre joie. Qu’il est beau le projet de Dieu pour les couples lorsque l’on décide de suivre le mode d’emploi divin ! Un homme et une femme s’aiment jour après jour. Ils se sont engagés l’un envers l’autre à être fidèles « dans les bons et les mauvais jours ». Leur amour s’épanouit année après année. Ils donnent naissance à leurs enfants et les voient grandir. Ils s’aiment et leurs cœurs débordent de reconnaissance envers leur créateur. Pourquoi voulons-nous détruire cela ?
La civilisation de la technologie et de l’intelligence artificielle
Les algorithmes des moteurs de recherche sur internet nous analysent et nous proposent des solutions à tous nos besoins. La technologie est censée nous apporter la sagesse et l’aide pour réussir notre vie. « Dis Google, dis Siri ». Et maintenant, « dis-moi ChatGPT ». Intelligence ? Non. C’est seulement la recherche d’une réponse effectuée en un temps extrêmement court parmi des milliards de données stockées. La question à se poser est : Qui programme et conditionne les réponses fournies ? La sélection est faite par le programmateur et nous sommes conditionnés à penser comme il veut nous faire penser. Recherchons directement auprès de Dieu, lui qui connaît tout. Voici la requête qu’il nous faut découvrir de toute urgence : « Dis-moi Seigneur ».
La technologie nous donne l’illusion qu’elle mettra fin à notre fragilité : nous pourrions éradiquer les maladies et même la mort, nous pourrions nous installer sur Mars ou sur une autre planète. Nous avons choisi de croire en l’utopie d’un homme nouveau dans un monde sans Dieu en nous étant affranchi de la réalité. Nous devenons de plus en plus vulnérables aux mensonges et à la manipulation.
Mais notre fragilité se rappelle à nous et nous fuyons dans un monde imaginaire afin d’éviter d’affronter la réalité. Pour cela, nous avons construit une société du divertissement avec toutes sortes d’addictions qui nous dominent. Beaucoup d’adultes ressemblent à des adolescents incapables d’assumer leurs responsabilités. Nous sommes envahis par la technologie qui nous asservit. Nos vies sont remplies par une hyper consommation et accélérées par une hyper communication. Tout s’achète et tout se vend, même les bébés.
Une société ultra connectée mais à qui il manque l’essentiel
Nous vivons dans une situation matérielle qui rend la vie quotidienne plus facile qu’elle ne l’a jamais été dans les siècles passés grâce à la technologie et aux progrès de la médecine. Nous bénéficions d’un confort qu’aucune génération précédente n’a connu. Ce mode de vie en Occident attire le monde entier mais suscite aussi le mépris par sa superficialité et son individualisme. Aujourd’hui, le seul projet de société est le bonheur par la consommation. Posséder le dernier smartphone, une console de jeux ou une paire de baskets de notre marque favorite, pouvoir partir en voyage dans un pays exotique pendant les vacances, aller à un concert ou dans un parc d’attractions, voilà ce qui est censé nous satisfaire. Pourtant, nous ne sommes jamais satisfaits et sommes toujours en train de nous plaindre !
Nous avons idolâtré la science, la technologie, les biens de consommation et les loisirs et nous avons oublié l’essentiel. Réalisons-nous que sans la sagesse divine pour bien utiliser ces connaissances et ces moyens, nous pouvons produire quelque chose de nocif ? Nous vivons comme si la vie n’avait pas de dimension spirituelle. Dans le langage courant en français, quelqu’un de spirituel est quelqu’un qui a de l’humour. Cela témoigne à quel point notre société soi-disant cultivée a oublié l’essentiel. Dans la Bible, spirituel veut dire : selon Dieu, en relation avec Dieu.
La culture occidentale du XXIe siècle ressemble à une fleur coupée, à une plante arrachée du sol. Elle a l’apparence de la vie mais pour encore un peu de temps seulement. Privée de la connaissance de Dieu, déracinée de la vérité, elle va sécher, se flétrir et périr. Ce n’est qu’une question de temps.