4. Pas besoin d’aide ?
Si nous pensons ne pas avoir besoin d’aide, nous nous illusionnons sur nous-mêmes.
Êtes-vous parmi ceux qui savent qu’ils ont besoin d’aide et qui le reconnaissent ? Ou faites-vous partie de ceux qui croient qu’ils n’ont pas besoin d’aide ou qui refusent de l’admettre ? Nous pouvons être notre pire ennemi quand nous pensons pouvoir nous en sortir par notre sagesse, notre force, notre richesse ou notre volonté sans l’aide du Seigneur.
Cette attitude folle et destructrice porte un nom : l’incrédulité. L’incrédulité c’est ne pas croire en la bonté de Dieu, c’est ne pas s’attendre à son intervention et son aide. C’est un des plus grands péchés et la prison dans laquelle nous nous enfermons nous-mêmes. L’incrédulité est une offense, une injure faite à Dieu. Nous proclamons par là qu’il n’existe pas, qu’il n’intervient pas, qu’il est indifférent, méchant ou impuissant. Aujourd’hui, l’incrédulité se manifeste dans le pessimisme et l’absence d’espérance en quelque chose de transcendant. L’art contemporain en est l’expression même.
Refusez-vous de reconnaître que vous avez besoin d’aide et de protection ? Lorsque nous refusons de reconnaître que nous souffrons, nous fuyons dans des activités incessantes ou dans la recherche de plaisirs, et nous dissimulons souvent notre souffrance en pratiquant l’humour et la dérision. Nous essayons de masquer notre misère avec de l’ironie et du cynisme.
Les hommes entretiennent l’illusion de leur capacité à solutionner les problèmes d’une façon ou d’une autre : par l’éducation, par la science, grâce à un homme politique… Notre plus grande folie consiste à chercher notre salut ailleurs qu’en Dieu. Nous pensons encore et toujours être capable de nous en sortir seuls sans Lui.
Tout le monde est d’accord sur le fait que l’humanité a un problème mais tout le monde semble cependant refuser l’implication qui en découle nécessairement : notre besoin de recevoir une aide extérieure à nous-mêmes. La Bible ne nous dit pas que nous aurions entre nos mains la clé du salut et de la délivrance. Elle nous affirme avec réalisme ce que nous avons besoin d’entendre : nous sommes faibles, avec des tendances mauvaises et nous avons besoin de Dieu.
Notre conscience nous le rappelle sans cesse même si nous tentons d’étouffer cette voix par la fuite dans les plaisirs et leur jouissance éphémère, ou la nier par des résolutions vaines et présomptueuses. Nous pensons connaître le succès en nous appuyant sur notre volonté, notre force, notre travail, notre intelligence, nos pratiques religieuses. Mais si nous arrêtions notre course folle, nous reconnaîtrions que nous ne sommes pas en sécurité, pas en paix, pas satisfaits. Quelque chose de profond ne va pas dans le monde et ne va pas en nous.
Êtes-vous de ceux qui ne le voient que trop clairement et qui risquent de tomber dans la dépression et le désespoir ? Êtes-vous de ceux qui cherchent à fuir leur situation et leurs problèmes dans les loisirs, les jeux vidéo, dans la pratique intensive d’un sport, dans l’alcool ou la drogue ? Il nous faut aller chercher de l’aide au bon endroit car cette aide existe. Il nous faut aller chercher l’aide auprès de Dieu.
Si nous voulons donner de nous l’image de quelqu’un qui peut s’en sortir seul et n’a pas besoin d’aide, nous sommes discrédités pour recevoir le secours de Dieu. Nous pouvons refuser d’être aidés par Dieu par orgueil et par un choix volontaire de rejeter le Seigneur mais, très souvent, nous nous privons de l’aide de Dieu parce que nous ignorons tout de Lui et parce que nous négligeons l’Évangile de Jésus, la seule voie d’accès à l’aide du vrai Dieu. L’Évangile est réservé à ceux qui se reconnaissent imparfaits, faibles et nécessiteux.
Revenons à notre histoire d’un homme tombé au fond d’un gouffre.
Comme je vous l’ai dit, peut-être que cette histoire de chute au fond d’un gouffre vous a fait penser à votre situation. Mais peut-être qu’au contraire vous vous êtes dit : En quoi cette histoire me concerne-t-elle ? Tout va à peu près bien dans ma vie, je n’ai pas besoin d’aide.
Que penseriez-vous de l’homme au fond du gouffre s’il répondait au sauveteur : « Tout va bien, je n’ai pas besoin de vous ! J’ai du pain, quelques boites de conserves, une bouteille d’eau et une bonne couverture. Partez, vous me dérangez ! » Eh bien, nous sommes aussi fous lorsque nous disons : « De quoi ai-je besoin d’être sauvé ? Pourquoi aurais-je besoin d’un sauveur ? J’ai une famille, un travail. J’ai des amis, des loisirs, pendant mes vacances je voyage et je suis en bonne santé. Ma vie est bien remplie. Ne me parlez pas d’un sauveur, ça ne m’intéresse pas ! »
En réalité, nos vies ne sont pas aussi belles que nous aimerions le croire et un jour, la mort viendra nous frapper. Que nous le sachions ou non, nous sommes tombés dans un gouffre. Dans la Bible, il est écrit : « Tous les hommes ont manqué le but et tous sont privés de la glorieuse présence de Dieu. ».
Sur Terre, il n’y a que deux sortes d’êtres humains. Il y a ceux qui savent qu’ils ont besoin d’aide et qui vont saisir la corde du sauveteur. Et il y a ceux qui croient qu’ils n’ont pas besoin d’aide. Ils n’ont aucune conscience de leur état et de leur destinée. Ayant un travail, une famille, un conjoint, une santé correcte, des loisirs, des centres d’intérêt, peut-être même des engagements sociaux, on pense ne pas avoir besoin d’aide. Quand on lit ce qui est écrit dans la Bible, il ne s’agit pas d’avoir besoin d’un « coup de main » mais d’être sauvé !