5. Notre besoin le plus important

Quelle est l’origine du problème de fond dans nos vies ?

Lorsque les feuilles d’un arbre flétrissent, l’origine du problème ne se trouve pas dans les feuilles mais dans l’arbre. Si l’on n’a pas identifié le problème, on ne peut pas avoir la bonne solution. Quel est notre véritable problème, le problème de fond ? Souvent on ne voit que certaines conséquences sans remonter à l’origine, à la cause, et on ne propose donc que des remèdes superficiels, partiels et non durables.
De quoi avez-vous besoin ? Je ne sais pas quelle est votre situation mais ce n’est probablement pas votre besoin prioritaire. Avant tout, vous avez besoin de l’Évangile, de la bonne nouvelle en relation avec Jésus. Et si vous pensez n’avoir besoin de rien, alors vous avez besoin de toute urgence de l’Évangile. Aujourd’hui, en Occident, nous vivons dans un état de prospérité technologique et matérielle, dans un confort jamais atteints auparavant. De quoi aurions-nous besoin, nous dont le principal centre d’intérêt est devenu les loisirs ? En réalité, un plus grand besoin n’est pas comblé. Notre plus grand besoin n’est pas le dernier smartphone, le dernier jeu vidéo… Si vous ne savez pas quel est votre plus grand besoin, c’est que vous avez besoin de découvrir quel est le but de votre vie. Prenez trente minutes pour lire ceci : Mon identité ->

Quel est notre plus grand problème ?

Ce n’est pas le racisme, l’esclavage, le colonialisme, les problèmes écologiques, les inégalités sociales, le chômage… Tous les problèmes sociaux, familiaux, économiques, écologiques sont les conséquences d’un problème plus grand et qui nous affecte tous. C’est de l’aide face à ce problème dont nous avons tous besoin. Ce problème, c’est notre séparation d’avec Dieu. Et la conséquence, c’est que nous nous débrouillons seuls pour essayer de vivre ou simplement de survivre.
Que feriez-vous si vous voyiez quelqu’un en train de pousser sa voiture avec beaucoup de difficultés en tenant d’une main le volant à travers la fenêtre ? Vous viendriez probablement l’aider à pousser en pensant que sa voiture est tombée en panne. Mais comment réagiriez-vous si, en proposant votre aide, l’homme vous répondait qu’il n’a aucun problème et que sa voiture fonctionne très bien ? Que penseriez-vous s’il vous affirmait le plus tranquillement du monde qu’il voyage tous les jours comme cela en poussant sa voiture sans utiliser le moteur ? Vous vous diriez que cet homme est fou et stupide ! Nous ressemblons à cet homme lorsque nous vivons sans l’inspiration, sans la force, sans la présence de Dieu. Nous nous épuisons à vouloir pousser la voiture de notre vie ! Une voiture est faite pour fonctionner avec l’essence ou l’électricité, nous sommes créés pour vivre en nous confiant en Dieu.
Nous avons un immense besoin de sagesse, non de la sagesse humaine mais de la sagesse venant de Dieu. L’être humain aime entretenir l’illusion de la possibilité d’obtenir la toute-puissance. Aujourd’hui, nous envisageons pouvoir un jour atteindre la vie éternelle par la recherche en génétique. La technologie nous affranchirait des limites imposées par notre corps et l’intelligence artificielle répondrait à toutes nos questions.
Nous avons besoin de justice, non de la justice humaine mais de la justice venant de Dieu. Beaucoup envisagent que seule une révolution pourrait faire émerger une société juste. Ils sont prêts à utiliser la violence même si cela coûte la vie de milliers ou de millions de personnes. J’ai été de ceux-là quand j’avais 18 ans.
Nous avons besoin de sagesse, nous avons besoin de justice et nous avons encore besoin de beaucoup d’autres choses. Mais nous avons un besoin encore plus essentiel, de loin plus fondamental. Nous avons besoin que notre plus grand problème, notre problème de fond, soit réglé.

Notre plus grand ennemi

Ce ne sont pas les Noirs ou les Blancs, les riches ou les pauvres, les vieux, les hommes politiques… Notre plus grand ennemi est nous-mêmes. Nous sommes notre propre ennemi et, le plus tragique, c’est que nous ne le savons même pas. Par présomption et par orgueil, nous estimons être capables de nous débrouiller dans la vie sans nous appuyer sur Dieu. Hélas, nous sommes induits en erreur, trompés, manipulés le plus souvent sans nous en rendre compte. Nous sommes séduits par des mensonges acceptés par la majorité des humains. À long ou moyen terme, nous ne pourrons que connaître déception, désillusion et regrets amers.
Les deux plus grands obstacles qui nous empêchent de rechercher l’aide de Dieu sont l’idolâtrie et l’incrédulité. Nous  recherchons de l’aide ailleurs qu’en Dieu et nous ne croyons pas qu’il puisse nous aider ou s’intéresser à nous, qu’il soit bon et qu’il connaisse tous les détails de notre vie.

Le monde a besoin d’aide, la France a besoin d’aide.

Au vingtième siècle, beaucoup espéraient que la science avec ses découvertes allait résoudre tous les problèmes de l’humanité. Aujourd’hui, cet optimisme a disparu et a été remplacé par la crainte et la prise de conscience que l’homme est capable de faire disparaître la vie sur terre. Pas un mois ne passe sans que les informations ne parlent du dérèglement climatique, de la menace d’une guerre nucléaire, des déchets radioactifs ou de crises financières et économiques. De nouveaux virus apparaissent, des États se désintègrent, les terroristes fous tuent au nom de Dieu. Les hommes politiques semblent naviguer à vue et plus aucune nation n’est capable, seule, d’imposer un ordre dans le monde.
Le monde ressemble à un de ces grands voiliers du XVIIe siècle qui serait pris dans une tempête, secoué par les vents déchaînés, tentant d’éviter les récifs et ne sachant plus où il est, ne distinguant plus les étoiles et n’ayant plus de boussole pour le guider.
Le monde souffre et il semble que nos dirigeants n’ont pas la feuille de route de l’Histoire ni le GPS pour nous conduire sur le bon chemin. Avec Waze ou Google Maps, on écrit le lieu de départ et le lieu d’arrivée, et le meilleur itinéraire nous est proposé. Pour le grand voyage de l’humanité, Dieu était présent au point de départ de l’histoire et il a fixé le point d’arrivée. Quel itinéraire allons-nous prendre ? Allons-nous refermer le GPS divin et décider d’aller dans une direction qui nous semble bonne et ignorer ce que Dieu a décidé et prévu ?
Si vous êtes inquiet, soucieux, préoccupé, effrayé, pessimiste en pensant au futur, reprenez espoir. Dieu n’a pas dit son dernier mot. Aujourd’hui, pour attirer notre attention et nous arrêter dans notre folie, Dieu est obligé d’utiliser un mégaphone tellement nous sommes devenus têtus et insensibles. Pour nous alerter, c’est le mégaphone du dérèglement climatique, des séismes et des crises de toutes sortes qu’il doit employer.

Il y a une solution pour le monde et pour chacun de nous.

Il y a une solution mais le problème n’est pas ce que l’on croit et donc la solution n’est pas celle que l’on imagine. Un mauvais diagnostic ne peut qu’offrir un remède inefficace, sans aucun impact durable, sans aucun impact en profondeur.
Notre erreur tragique c’est que nous avons mis Dieu hors de nos vies. Nous espérons en une autre solution que celle de Dieu et nous récoltons souffrances et désillusion. Il nous faut abandonner les mensonges et choisir la vérité. La réalité est tout autre que celle que nous avons imaginée et qui a façonné toute notre façon de réfléchir. La réalité est celle-ci : Dieu dirige l’Histoire de l’humanité. Il contrôle toute chose et permet l’échec et le mal pour ouvrir nos yeux et nous détourner de nos idoles afin que nous nous tournions vers lui pour être sauvés. L’Évangile est la solution. Voilà la bonne nouvelle.
Selon la croyance de l’humanisme issu des Lumières, la morale laïque est censée produire de bons citoyens et finalement un monde parfait. Mais la morale n’a pas été capable de produire des humains parfaits. Elle n’en a pas la puissance. Si cela avait été le cas, il y a déjà longtemps que la France serait un pays modèle. L’égoïsme et la méchanceté viennent de l’intérieur de l’homme, et la morale ne peut pas nous transformer à l’intérieur.
Il faut reconnaître que nous n’y arrivons pas et nous devons désirer l’aide de Dieu, du vrai Dieu. Ce que Dieu nous demande c’est de reconnaître notre rejet de lui. Nous n’avons jamais fait appel à lui, nous avons voulu diriger nous-mêmes notre vie sans avoir affaire à lui, ou nous avons fait fausse route en ce qui le concerne et nous avons cru des mensonges à son sujet. Il nous faut aussi avouer le mal que nous avons fait et le bien que nous n’avons pas fait. Et finalement, il nous faut reconnaître que nous avons toujours cherché de l’aide en dehors de Jésus. Si un docteur vous donne un diagnostic et un remède, allez-vous en tenir compte ? Probablement. Alors, prenons au sérieux le diagnostic et le remède du plus grand des docteurs, du plus grand des spécialistes, de celui qui créé l’univers et qui a donné la vie à tout ce qui s’y trouve.

Avant tout, les difficultés sont l’occasion d’entendre l’Évangile

Notre plus grand besoin est d’être sauvé. Dieu peut avoir choisi de nous arrêter par la souffrance et les échecs pour nous pousser à désirer l’Évangile et nous sauver. Les difficultés et les échecs servent à nous alerter et nous détourner du chemin de la perdition.
De quoi avons-nous besoin d’être sauvés ? Dans la Bible, Jésus est désigné comme le sauveur du monde. Mais de quoi nous sauve-t-il ? De la pauvreté ? Des problèmes sociaux ? Des guerres ? Des difficultés dans le couple ? Tous ces problèmes ne sont que les symptômes, les manifestations d’un problème plus profond. Ce sont les conséquences et non la cause. 

L’Évangile nous sauve du péché

Comment réagissez-vous quand on vous parle du péché ? Quelle est votre conception de la notion de péché ? Que pensez-vous si l’on vous dit que vous êtes un pécheur ? J’ai entendu si souvent une réponse du genre : « Je n’ai rien fait de grave, je ne suis pas Hitler ».

Le péché, on pourrait en parler avec d’autres mots, des synonymes comme perturbation, dysfonctionnement, déformation, corruption, avilissement, enlaidissement, déchéance, perversion. La Bible établit ce diagnostic de l’état de chaque être humain : nous dysfonctionnons. Nous sommes infectés par un virus à l’image d’un ordinateur dans lequel un virus aurait pénétré, se serait infiltré et aurait perverti les programmes conçus par le fabricant. Dans la Bible, ce virus porte un nom : le péché. C’est un terme qui veut dire « manquer le but ». Nous avons tous manqué le but voulu par Dieu. Nous ne correspondons plus à ce que Dieu avait projeté pour nous.
Nous sommes tous porteurs de ce virus. Que nous soyons riche ou pauvre, que nous soyons né en Afrique, en Asie ou en Europe, que nous soyons grand ou de petite taille, nous dysfonctionnons. Tous les aspects de notre personnalité sont affectés par la présence du péché : notre réflexion, notre volonté, nos désirs, notre caractère.

Les conséquences du péché sont douloureuses. Le péché provoque les disputes, les blessures, les trahisons, les divorces. Le péché peut aussi nous rendre esclaves de la pornographie, de l’alcool, de la drogue, des jeux-vidéo violents, des jeux d’argent… A une plus vaste échelle, les guerres, les injustices, l’oppression et l’exploitation des pauvres sont aussi les effets du péché dans un monde qui a manqué le but en ne mettant pas son créateur à la première place. Nous sommes tous contaminés par ce virus et nos tentatives pour camoufler cette réalité sont dérisoires. On peut suivre la religion de sa famille en essayant d’en respecter les règles mais, ça ne change rien, nous sommes quand même porteurs du péché.

Enfin, et par-dessus tout, le péché nous prive de la plus précieuse des relations, celle avec Dieu.
Nous dysfonctionnons quand nous vivons en rejetant Dieu, en le méprisant ou, tout simplement, en l’ignorant. Nous apprécions la nature, les joies de la vie, les voyages, l’étonnante diversité du monde sans jamais remercier ou nous intéresser à notre créateur. Nous agissons comme quelqu’un qui entrerait dans un appartement qui n’est pas le sien, se servirait de tout, ouvrirait le réfrigérateur, se ferait cuire un bon plat, prendrait une douche… et repartirait sans même saluer ou remercier le propriétaire, sans même lui avoir demandé l’autorisation de se servir de ce qui lui appartient. Nous décevons Dieu et nous le frustrons. Nous le frustrons de la joie qu’il devrait avoir à être aimé et honoré par ses créatures.

Nous dysfonctionnons aussi quand nous ne comptons que sur nos forces, notre intelligence, notre sagesse. Nous pensons pouvoir nous débrouiller seuls sans Dieu. On n’a pas besoin de lui, on peut y arriver sans lui. Nous ne nous arrêtons jamais pour lui demander ce qu’il pense de nos projets. Jamais il ne nous vient à l’esprit de lui demander quelle est sa volonté pour notre vie et nous ne consultons jamais le mode d’emploi que Dieu nous a donné : la Bible. Nous pensons savoir ce qui est bon pour nous, inutile de tenir compte de ce vieux livre écrit il y a plus de 2000 ans !

Être contaminé par le péché, c’est aussi vivre sans demander à Dieu de nous aider. Nous sommes face à une difficulté, nous n’arrivons pas à nous en sortir mais nous ne faisons pas appel à Celui qui peut nous secourir. Nous ne croyons même pas qu’il puisse intervenir. Nous estimons sans valeur son existence, sa puissance et sa bonté.

Nous dysfonctionnons également quand nous nous tournons vers Dieu seulement en cas de besoin. Nous le considérons un peu comme un distributeur automatique. De la même façon qu’on met une pièce dans la machine pour obtenir la boisson désirée, on fait une prière, on allume un cierge, on jeûne ou bien on fait un geste superstitieux afin de recevoir l’aide divine en retour. Pourtant dès le lendemain, ou même à peine quelques instants plus tard, nous nous remettons à vivre comme si Dieu n’existait pas. Il est déjà sorti de nos pensées et nous agissons et prenons nos décisions sans faire aucun cas de lui.

Enfin, le péché se manifeste quand nous idolâtrons quelqu’un ou quelque chose. Une idole prend la place de Dieu. Nous attendons d’elle qu’elle remplisse le rôle que Lui seul peut tenir. Nous attendons d’elle qu’elle nous apporte le bonheur et comble nos besoins les plus profonds. Nous pouvons faire beaucoup de sacrifices pour que ce que nous idolâtrons nous apporte ce que nous espérons. Mais, on est toujours déçu par nos idoles. Elles ne peuvent répondre à nos besoins les plus profonds. Plus nous avons mis d’espoirs en elles, plus nous risquons de souffrir car lorsque nous expérimentons finalement que nos idoles ne comblent pas nos besoins, notre vie s’écroule. Seul Dieu peut donner un sens à notre vie et nous apporter le bonheur. Ni le succès, ni la célébrité, ni la richesse, ni l’État, ni la sexualité, ni même notre conjoint ou nos enfants ne peuvent nous apporter ce qui est du ressort du créateur seul. Le constat de la Bible à notre sujet est toujours d’actualité : Au lieu d’adorer le Dieu immortel et glorieux, ils adorent des idoles. Ils ont adoré et servi la créature au lieu du Créateur (Romains 1.23,25). Je suis l’Éternel ton Dieu. Tu n’auras pas d’autre dieu que moi. Tu ne te feras pas d’idoles. Tu ne te prosterneras pas devant elles (Exode 20.2-5). L’idolâtrie est une expression universelle du péché.

Le message de la Bible, c’est une bonne nouvelle mais, auparavant, c’est une mauvaise nouvelle : nous dysfonctionnons, nous sommes pécheurs ! Le monde n’est pas ce qu’il devrait être, nous ne sommes pas ce que nous devrions être, et nous ne nous en sortirons pas seuls. Je sais que tout ce que vous venez de lire n’est pas populaire. Je pense que vous n’avez jamais vu d’affiches sur les murs nous rappelant ces vérités. Pourtant, à chaque fois que vous ouvrez la télévision et que vous regardez les informations, vous avez en plein écran le rappel quotidien de cette réalité : nous sommes pécheurs. Le monde n’est pas ce qu’il devrait être. Nous ne sommes pas ce que nous devrions être. Et nous ne nous en sortirons pas seuls.
Heureusement, la Bible nous fournit aussi le remède que Dieu a prévu contre le péché : l’Évangile de Jésus-Christ. Ce remède est parfaitement efficace et il est le seul qui le soit. Mais on ne prend ce remède que lorsqu’on a fait le même diagnostic que Dieu. Acceptez-vous ce diagnostic sur vous-même et sur l’état du monde ? Croyez-vous sincèrement que vous êtes porteur du péché ? Si c’est votre cas, reprenez espoir. Voici ce que Dieu a demandé dans un songe à Joseph alors que sa femme Marie se trouvait enceinte du sauveur : Tu lui donneras le nom de Jésus, car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. (Matthieu 1.21) En hébreu, Jésus se dit « Yéshoua » et signifie : Dieu sauve.

Notre plus grand besoin : la réconciliation avec Dieu

L’horreur du péché et sa nature destructrice restent cachées à nos yeux parce que le propre du péché est précisément de dissimuler sa nature pervertie et mauvaise. Le péché est une offense envers Dieu. Le mal qu’on a fait et le bien que nous n’avons pas fait nous rendent impurs, détestables, coupables.
Nous passons notre temps à fuir notre responsabilité et notre culpabilité. J’ai été professeur à l’école et je me souviens que, lorsque je surveillais la récréation, il est arrivé plusieurs fois qu’un petit vienne se plaindre qu’un grand l’embêtait ou même le menaçait. Je ne sais plus combien de fois j’ai assisté à la même réaction. L’élève accusé contestait immédiatement ce qui lui était reproché et répliquait : « Je n’ai rien fait ! » Après une petite enquête, l’élève s’avérait bien être coupable des faits qui lui étaient reprochés. Il changeait alors de stratégie et affirmait : «  Il n’y a pas que moi ! » Et lorsque la sanction tombait, il s’écriait comme s’il était victime d’une injustice : «  C’est toujours moi qui suis puni ! »
C’est une attitude universelle qui ne disparaît pas lorsqu’on devient adulte. Qu’il nous est difficile d’admettre nos fautes. Combien d’efforts faisons-nous pour tenter de les cacher. À l’époque des smartphones, des tablettes, de l’intelligence artificielle, rien de nouveau ! Si ça ne va pas, c’est de la faute des riches, c’est de la faute des pauvres, c’est de la faute des immigrés, c’est de la faute des Blancs, c’est de la faute des juifs, c’est de la faute des parents, c’est de la faute des hommes politiques tous pourris, c’est de la faute de la société. Dans le couple, quand la complicité a disparu, quand il y a un désaccord, c’est de la faute de l’autre. Quand les relations au travail avec les collègues sont difficiles, c’est de la faute de l’autre. C’est toujours de la faute de l’autre. Qui sera assez honnête pour reconnaître et dire : « Ce n’est pas seulement de la faute des autres, c’est aussi de la mienne » ?
Notre besoin essentiel, principal, vital est que Dieu soit réconcilié avec nous pour que nous puissions le connaître, l’aimer et l’adorer. En lui se trouve tout ce dont nous avons besoin. Il est lui-même tout ce dont nous avons besoin. Mais comment cette réconciliation peut-elle se réaliser et comment pouvons-nous avoir accès à Dieu ? C’est la réponse à ces deux questions qui est au cœur de l’Évangile.

6. L’aide, le secours ->

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