3. Les échecs et la souffrance : une opportunité

Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter cela ?

C’est la question qui peut nous hanter et nous écraser lorsque nous souffrons, surtout si nous croyons à l’existence de Dieu. Lorsqu’un malheur nous atteint ou que nous sommes dans la détresse, nous nous demandons forcément pourquoi nous endurons une telle souffrance.
Il se peut que nous souffrions à cause et en conséquence de nos mauvais choix, mais ce n’est pas forcément le cas. Nos souffrances ne sont pas automatiquement en lien avec quelque chose de mal que nous aurions fait. Nous pouvons souffrir à cause de notre entourage ou en raison d’injustices sociales. Nous souffrons d’ailleurs tous dans une certaine mesure parce que nous vivons dans un monde souvent injuste et qui dysfonctionne.
Il peut aussi arriver que Dieu se serve de la souffrance pour nous corriger, nous éduquer et nous arrêter si nous avons pris un mauvais chemin. Mais parfois, les raisons profondes de notre souffrance nous demeurent inconnues parce qu’elles servent un objectif que personne sur Terre ne peut discerner. Dans la Bible, le livre de Job aborde ce sujet douloureux et nous fait prendre de la hauteur pour nous permettre de considérer notre situation d’une façon que nous n’avons probablement jamais envisagée.
En tout cas, même si nous ne sommes pas personnellement responsables de notre situation, nos souffrances sont souvent le signal d’alerte que Dieu nous envoie et permet. Elles sont l’occasion de nous tourner vers lui pour rechercher son aide et pour le rencontrer.

Les difficultés sont là pour nous pousser à chercher Dieu

Elles sont une opportunité pour nous faire découvrir que Dieu intervient lorsqu’on fait appel à lui. Elles peuvent même être permises par Dieu dans ce but. C’est un temps où Dieu nous arrête et nous dit : « Tu as besoin de mon aide ».
Ce qui nous empêche d’expérimenter l’intervention et la puissance de Dieu à nous venir en aide dans notre vie, c’est notre sentiment illusoire d’être capable de quelque chose par nous-mêmes. Ce n’est que lorsque nous comprenons enfin que nous ne pouvons pas nous en sortir sans lui et que nous n’avons aucune force véritable en nous-mêmes que nous sommes prêts à rechercher et à expérimenter son intervention en notre faveur. C’est toujours dans la faiblesse que la puissance de Dieu se manifeste. Voici un principe essentiel qu’il nous faut découvrir.
Dieu provoque ou permet certains événements dans nos vies pour nous faire désespérer de nous-mêmes. Il n’agit pas ainsi parce qu’il est contre nous mais au contraire parce qu’il est en train de nous préparer à nous tourner vers Lui pour être aidés. Il nous faut être brisés et dépouillés de notre force, c’est le seul chemin pour expérimenter la grâce de Dieu. Les situations où nous nous sentons faibles, démunis et incapables, sont permises par Dieu dans notre existence car elles nous invitent à nous appuyer sur sa puissance. Nous ne sommes pas abandonnés, au contraire, Dieu travaille dans notre vie pour nous attirer à lui. Notre confiance en nous, en nos forces et notre sagesse sont les plus grands obstacles sur notre chemin. Lorsque nous passons par des situations difficiles, il nous faut apprendre à dépendre de Dieu.
Le but de la vie est d’aimer le Seigneur, de l’admirer et de vivre avec lui en lui faisant confiance et en lui obéissant. Nous expérimenterons alors qu’il est celui qui a toute la sagesse et toute la puissance dont nous avons besoin. Dieu permet nos échecs et nos frustrations pour que nous cherchions ce dont nous avons besoin auprès de lui. Les difficultés sont les situations pour rencontrer Dieu, pour découvrir qu’il est tout-puissant pour nous aider, pour nous protéger, pour nous conduire.

La grève à l’école
J’ai été professeur des écoles pendant 25 ans. J’étais fait pour ce métier. Dieu m’a donné la patience et le goût pour enseigner et être au service des enfants.
Au cours de mes 25 ans de carrière, je n’ai pas noté combien de fois les enseignants se sont mis en grève mais je pense que chaque année cela a été le cas au minimum une fois et parfois plusieurs fois par an. Dans ma famille et parmi mes amis, personne n’est enseignant et j’ai souvent entendu de leur part ces remarques ironiques : « Tu en vacances ? Non ? Alors tu es en grève ! »
Je n’ai fait la grève qu’une seule fois dans ma vie, c’était pour demander au gouvernement d’augmenter les petites pensions de retraite. Toutes les autres fois qu’un mot d’ordre des syndicats nous appelait à ne pas travailler, soit je trouvais les revendications illégitimes, soit je pensais que le diagnostic posé sur les problèmes dans l’Éducation nationale était mauvais ou superficiel et que les remèdes proposés seraient inefficaces. Ayant toujours voulu être conséquent avec ma conscience et mes convictions, je n’ai jamais pu m’associer aux mouvements de grève même si j’appréciais beaucoup mes collègues et que souvent ils ont eu du mal à comprendre mon refus de soutenir leurs revendications.
En caricaturant un peu, je pourrais résumer les demandes des syndicats par ceci : avoir toujours plus de moyens, plus de profs, plus d’argent. Or, depuis ces 25 dernières années, le budget de l’Éducation nationale n’a cessé d’augmenter et les résultats scolaires des étudiants n’ont cessé de baisser, et cela de façon très nette. Mais je ne vais pas traiter ici des raisons de la faiblesse des écoliers en français et en maths, ni des causes qui rendent le métier de professeur de plus en plus difficile, ce n’est pas ce dont j’ai envie de vous parler.
À l’école, nous n’étions la plupart du temps que très peu à ne pas faire grève. Les jours de grève, les professeurs non-grévistes accueillaient le matin leurs élèves mais devaient aussi accueillir les élèves des professeurs grévistes lorsque les familles les envoyaient à l’école. On se débrouillait pour les entasser dans nos classes. Au début j’étais vraiment choqué et irrité par cette obligation car certains parents nous laissaient leurs enfants alors qu’ils auraient pu facilement les garder avec eux et cela simplement parce qu’ils n’appréciaient pas que le professeur de leur enfant soit en grève. Tant pis si c’étaient les non-grévistes qui devaient gérer une situation dont ils n’étaient pas responsables. Mais j’avais constaté qu’il y avait aussi des parents en situation de précarité ou des femmes qui élevaient seules leurs enfants et qui ne pouvaient se permettre de pas aller une journée au travail. Garder leurs enfants dans ma classe un jour de grève me semblait être envers eux une marque de solidarité.
Est arrivé le jour où je fus l’unique professeur de l’école à ne pas vouloir suivre le mouvement de grève. Dans mon école de 10 classes et 250 élèves, j’allais devoir être seul à l’ouverture avec les agents de service et avec les cantinières pour s’occuper du repas le midi. Je me souviens d’avoir pris, la veille au soir, un temps pour prier et exposer à Dieu que j’avais la crainte que beaucoup d’enfants, autres que mes élèves, se présentent à l’entrée de l’école le lendemain à 8h30. J’ai donc demandé au Seigneur de s’occuper de la situation afin que je n’aie à accueillir que quelques enfants dont les parents ne pouvaient faire autrement que de les envoyer à l’école. Confiant que Dieu allait intervenir, je me suis couché et endormi paisiblement.
Le lendemain matin, à 8h30, lorsque les portes de l’école furent fermées et que tous les élèves présents se trouvaient dans la cour, j’ai constaté que j’avais une trentaine d’enfants en plus de mes élèves. L’un d’eux, mécontent, est même venu me dire que c’était sa mère qui l’avait envoyé à l’école parce qu’elle avait des courses à faire au marché alors qu’il aurait voulu rester devant la télé pour regarder des dessins animés !
J’étais dépité et ma première pensée a été : Seigneur, tu m’as laissé tomber ! Les élèves se sont mis en rang et nous sommes rentrés dans l’école. J’avais le cœur lourd et toute ma joie s’était envolée. Mes élèves se sont assis dans ma classe, j’ai ouvert la porte de la classe d’à côté et j’ai installé les trente autres enfants, redoutant la longue et pénible journée qui était devant moi.
Quelques minutes plus tard, on a frappé à la porte de ma classe. C’était l’inspectrice qui venait savoir si j’avais des élèves supplémentaires. Je lui ai répondu sur un ton probablement désagréable que j’en avais trente. Elle est repartie en me laissant seul avec les deux classes à gérer.
Cinq minutes plus tard, quelqu’un frappa à nouveau à la porte de ma classe. Une femme entra et me dit qu’elle était envoyée par l’inspectrice pour s’occuper toute la journée des trente élèves supplémentaires. Elle était, elle aussi, professeur des écoles et reprenait son service aujourd’hui même, son congé de maternité venant de prendre fin. Je ressentis immédiatement un immense soulagement et m’empressai de la présenter aux élèves de la classe à côté. Je pouvais enfin commencer ma journée comme si c’était une journée à peu près normale.
Mais à cet instant, on frappa une troisième fois à la porte de ma classe. Cette fois-ci, c’était la professeur d’arts plastiques de notre école qui était là. Cette collègue était dans une situation très particulière. Son mari avait été muté à l’autre bout de la France. Elle avait dû le suivre et pendant cette année, elle faisait chaque semaine un aller-retour de trois jours sur Paris pour assurer ses cours en attendant sa mutation dans la ville de son mari. En entrant dans la classe, elle me dit tout simplement : « Bonjour, je viens m’occuper pendant deux heures de tes élèves comme chaque jeudi. Excuse-moi pour le retard, mais c’était compliqué dans les transports. » J’étais stupéfait. Un jour de grève nationale, elle avait réussi à prendre le train et elle avait traversé la France juste pour venir s’occuper de mes élèves !
Elle a donc demandé à mes élèves de se lever et de la suivre dans la salle d’arts plastiques pour qu’elle puisse leur faire cours comme d’habitude et je me suis retrouvé tout seul, assis à mon bureau, sans aucun enfant dans la classe. J’ai alors ressenti quelque chose de très fort, c’est comme si Dieu avait posé sa main sur mon épaule et m’avait dit : « Alors mon p’tit gars, tu t’es inquiété ? » De grosses larmes ont commencé à couler sur mes joues. J’avais honte d’avoir douté de Dieu et même d’avoir été en colère. Je n’ai pu que lui demander pardon et reconnaître que j’avais encore tellement besoin de mieux le connaître. Je me suis senti si petit devant sa bonté et sa puissance.
Le lendemain, lorsque certains collègues un peu inquiets pour moi m’ont demandé comment s’était passée la journée seul à l’école, j’étais tout sourire de leur raconter comment j’étais passé de l’amertume à l’émerveillement. L’aide de Dieu peut survenir de la façon la plus inattendue !

Nos grandes difficultés, nos échecs peuvent être le résultat de nos mauvaises décisions

Si je devais utiliser un appareil très complexe, j’utiliserais le mode d’emploi du fabricant. Or, notre vie est beaucoup plus complexe que l’appareil le plus complexe. Il nous faut donc absolument utiliser le mode d’emploi de notre concepteur. Dieu nous a fourni le mode d’emploi pour réussir notre vie : la Bible. Lorsque nous ne tenons pas compte de la Bible, nous sommes comme quelqu’un qui veut utiliser un appareil extrêmement complexe sans le mode d’emploi. Je sais maintenant par expérience qu’il vaut mieux faire confiance à ce qui est écrit dans la Bible. J’ai voulu vivre sans tenir compte du mode d’emploi divin et cela m’a conduit à faire des mauvais choix et à connaître des échecs, parfois très douloureux. Si nous mettons du café moulu à la place de la lessive dans le réservoir de notre machine à laver le linge, le résultat sera catastrophique. Ce ne sera pas la faute de la machine qui peut être une très bonne marque et qui aurait rempli parfaitement son rôle si nous l’avions utilisée comme son fabricant l’avait prévu.

Retrouver un travail après avoir fait des mauvais choix et gâché une partie de sa vie.
Quelques temps après que je sois devenu chrétien, un de mes meilleurs amis a aussi décidé de croire en Jésus et de vivre selon son enseignement. Venant d’une famille musulmane, c’est une décision qui n’a pas été évidente au début pour lui. Mais son premier grand défi n’a pas été celui de son arrière-plan religieux, cela a été de devoir mettre en ordre sa façon de vivre. Il était électricien mais, depuis plusieurs mois, il avait estimé que vendre du shit ou de l’herbe dans le quartier était moins fatiguant et plus rentable. Je me souviens d’avoir abordé franchement le sujet avec lui un jour. Je lui ai dit sans détour qu’il ne pourrait jamais être en paix avec Dieu et être béni par lui s’il continuait son petit trafic. Il lui fallait faire un choix radical. Au fond de lui, il en était déjà bien conscient et sa conscience ne le laissait pas tranquille.
Après que je l’aie quitté et qu’il se soit retrouvé seul chez lui, il prit la décision de jeter les enveloppes d’herbe et les barrettes de shit qui lui restaient à vendre. Il m’a raconté qu’il avait alors dit à Dieu qu’il mettait fin à tout cela et qu’il allait reprendre son métier d’électricien. Dans sa prière, il a ajouté une requête et a demandé à Dieu de l’aider à retrouver une place comme celle qu’il avait avant de commencer à dealer.
Le lendemain, il s’est présenté à une agence d’intérim pour électriciens. Il a été immédiatement embauché pour une mission de longue durée. Il fut alors extrêmement étonné de constater qu’on l’envoyait travailler sur le même chantier où il avait été employé lors de son dernier emploi. Mais le plus stupéfiant pour lui, ce fut le moment où on lui attribua son casier pour ranger ses affaires. C’était exactement le même numéro de casier qu’il avait lorsqu’il avait quitté cette entreprise ! Donc, même lieu de travail et même casier de rangement. Dieu ne pouvait pas s’y prendre d’une meilleure façon pour lui montrer qu’il aimait son attitude et qu’il voulait l’encourager à avancer dorénavant sur le bon chemin.

Le rôle de l’échec permis par Dieu

Nos difficultés sont l’occasion de révéler nos idoles afin que nous les abandonnions. Nous attendons d’une idole qu’elle nous apporte le bonheur et comble nos besoins les plus profonds. Une idole prend la place de Dieu. Nous attendons d’elle qu’elle remplisse le rôle que Lui seul peut tenir. Tout peut devenir une idole : l’argent, une carrière professionnelle, la philosophie, l’État, une grande cause sociale, la technologie, nos capacités physiques ou intellectuelles, le sport, un artiste, un leader politique… Même les meilleures choses de la vie peuvent prendre la place de Dieu : la recherche du grand amour avec le partenaire idéal, la beauté physique, les relations sexuelles, notre conjoint, nos enfants, la réussite sociale… Une idole n’est pas nécessairement une chose mauvaise en soi mais c’est quelque chose qui est plus importante pour nous que Dieu. L’IDOLÂTRIE
Les échecs et les désillusions sont les outils divins pour nous amener à désespérer de nos idoles et à espérer en Dieu. Lorsque nous goûtons enfin au secours du Seigneur, nous devenons reconnaissants envers lui et nous trouvons la raison essentielle de l’existence : connaître et aimer Dieu.
Quand on n’y arrive plus, quand on est au bout de nos ressources, quand rien ne s’améliore et qu’on sait qu’on ne peut pas changer les choses, quand la frustration, la colère et le désespoir nous gagnent, il y a une bonne nouvelle : nous sommes enfin prêts pour nous tourner vers le Seigneur et nous appuyer sur lui. Nous allons découvrir et expérimenter qu’il est le Tout-Puissant, qu’il est bon et qu’il est sage. Il aura fallu que nous en arrivions là pour désespérer de nous-mêmes et de nos idoles. Dieu l’a permis pour que nous découvrions qu’il est tout ce dont nous avons besoin et que le connaître est le but de la vie.

Ma première voiture écrasée par un camion.
Lors de ma 23e année, quelques mois après être devenu chrétien, alors que je lisais ma Bible, un verset m’a interpellé. Il y était écrit : Remerciez Dieu pour toutes choses et en toute circonstance. Je ne sais pas pourquoi, mais je me suis rendu compte que depuis mes 18 ans, j’avais profité pleinement de ma première voiture. J’avais vécu beaucoup d’aventures avec elle et je n’avais jamais eu ni accident ni problème mécanique, mais je n’avais jamais remercié Dieu pour cela. Je me suis donc mis à genoux dans ma chambre et j’ai simplement exprimé ma reconnaissance au Seigneur.
Cette nuit-là, dans mon lit, j’ai entendu un grand bruit venant de la rue. Mais, plongé dans un demi-sommeil, je ne suis pas allé voir par la fenêtre ce qui s’était passé en bas. Le lendemain matin, mon frère est venu chez moi et, affolé, m’a demandé si je savais ce qui était arrivé à ma voiture. Je me suis demandé de quoi il voulait parler puisque j’avais laissé ma voiture la veille bien garée dans la rue.
Je suis descendu et j’ai découvert qu’une camionnette était encastrée dans ma voiture et l’avait complètement écrasée. J’ai appris plus tard que la camionnette avait été volée. Le conducteur avait dû rater le virage et le véhicule était allé percuté ma chère voiture. Ce qui m’a marqué, c’est que les voiture garées juste devant moi et derrière moi n’avaient absolument aucune égratignure.
J’ai alors repensé à la prière de remerciement que j’avais prononcée la veille. Et c’est le cœur lourd et dans une grande perplexité que je me suis rendu le soir à une réunion dans mon église. Un ami a remarqué que je n’avais pas de joie ce soir-là et il est venu me demander si j’avais un problème. Je lui ai expliqué ce qui s’était passé et, curieusement, il m’a encouragé à remercier Dieu à nouveau en me rappelant le verset que j’avais lu dans la Bible, Remerciez Dieu pour toutes choses et en toute circonstance. Encore plus perplexe, je suis rentré chez moi en me demandant si cet ami n’était pas devenu fou. La veille, j’avais encore ma voiture en parfait état et maintenant je n’avais plus qu’un tas de ferraille !
Pourtant, à mon grand étonnement, je me suis senti poussé à me remettre à genoux dans ma chambre et à remercier le Seigneur. J’ai dit à Dieu que je ne comprenais pas pourquoi cette camionnette avait choisi de s’écraser sur ma voiture et uniquement sur ma voiture, mais que je décidais de lui faire confiance et que je voulais continuer d’avancer avec joie.
À cette période de ma vie, je travaillais la nuit et j’avais absolument besoin d’une voiture. Plusieurs amis et mes parents m’ont prêté à tour de rôle leur véhicule et souvent j’ai dû prendre un taxi. Cela a été vraiment compliqué.
Quelques mois plus tard, je me suis rendu compte que ma façon de conduire avait changé. Est-ce le fait d’avoir été privé de voiture, d’avoir dû apprécier qu’on me prête un autre véhicule pour me dépanner ? En tout cas, j’étais devenu beaucoup plus calme au volant. Je ne m’énervais plus si je n’étais pas le premier à démarrer quand le feu passait au vert. Et quand le feu passait à l’orange, je freinais pour m’arrêter au lieu d’accélérer quitte à passer au rouge. J’avais l’impression d’être devenu un autre conducteur ! Une drôle d’idée m’a alors traversé l’esprit. Je me suis demandé si Dieu n’avait pas été obligé de me retirer ma voiture pour me rééduquer et m’apprendre à avoir une conduite paisible.
Alors, pour la troisième fois, je me suis remis à genoux dans ma chambre afin de remercier le Seigneur. J’avais réalisé qu’il avait transformé mon caractère et que cela était bien plus précieux que de posséder une voiture. Les circonstances par lesquelles Dieu m’avait fait passer n’étaient pas celles que j’aurais choisies mais je lui en étais reconnaissant.
Ensuite, ayant le sentiment d’avoir compris la leçon et d’avoir réussi mon examen de nouveau conducteur qui plaît à Dieu, j’ai fait monter vers lui une autre prière : « Seigneur, je te remercie de m’avoir changé mais c’est compliqué et fatiguant de devoir toujours emprunter des voitures pour aller travailler la nuit. Est-ce que tu voudrais bien me venir en aide ? »
Quelques jours plus tard un ami m’a téléphoné pour me dire qu’il venait de s’acheter une nouvelle voiture et qu’il comptait se débarrasser de celle qu’il utilisait actuellement. Il ne connaissait pas ma situation mais il avait pensé à moi et me proposait de me donner sa voiture qui fonctionnait encore très bien.
Pour la quatrième fois, je me suis retrouvé à genoux devant Dieu pour le remercier avec des larmes qui coulaient sur mes joues. J’avais maintenant appris la leçon de A à Z : Remerciez Dieu pour toutes choses et en toute circonstance.
Il n’y a rien de plus étonnant et de plus bouleversant que de se rendre compte que Dieu nous connaît parfaitement, qu’il s’intéresse aux détails de notre vie et que lorsqu’on décide de lui faire confiance et de lui obéir, il organise toutes les circonstances pour notre bien. L’aide qui vient de lui est parfaite.

Lorsque nos difficultés nous semblent insurmontables

Lorsque nous sommes dans une situation où nous avons perdu tout espoir de nous en sortir, nous avons différentes réactions : nous nions la réalité ou nous fuyons cette réalité et tentons de l’oublier dans les divertissements, l’alcool, la drogue, ou bien nous nous enfermons dans la solitude et la dépression. Pour certains d’entre nous, des pensées suicidaires nous assaillent.
Êtes-vous dans un état dépressif ? Êtes-vous prisonnier d’une addiction pour essayer d’oublier votre souffrance intérieure ? Estimez-vous que votre vie est un échec ? Votre situation vous semble-t-elle désespérée ? Avez-vous un besoin urgent d’aide ?
Il y a une solution pour vous, une aide qui peut vous sauver. Votre situation est peut-être la conséquence de vos mauvais choix ou être indépendante de votre responsabilité directement, mais les événements par lesquels vous passez ont été permis par Dieu. C’est le moment de vous tourner vers lui pour recevoir son aide. Ne comptez plus sur une aide venue d’ailleurs, ne comptez plus sur autre chose que sur son intervention en votre faveur. Nos difficultés et nos souffrances peuvent être les instruments utilisés par Dieu pour nous amener là où il veut nous parler, nous transformer et  se révéler à nous.
Loué soit l’Éternel ! Ceux qui sont abattus, il les guérit. Il panse leurs blessures ! C’est lui qui détermine le nombre des étoiles, et à chacune d’elles il donne un nom. Notre Seigneur est grand, son pouvoir est immense, sa science est infinie. L’Éternel soutient les petits, mais il renverse les méchants et les abaisse jusqu’à terre. Chantez pour l’Éternel d’un cœur reconnaissant ! Il couvre les cieux de nuages, prépare la pluie pour la terre, fait germer l’herbe sur les monts. Il donne leur pâture aux troupeaux de bétail, aux petits du corbeau que la faim fait crier. La vigueur du cheval n’est pas ce qui compte à ses yeux, la force du guerrier n’est pas ce qui lui fait plaisir. L’Éternel prend plaisir en ceux qui le craignent, en ceux qui s’attendent à sa bonté. (La Bible. Psaume 147.1-11)
Comme cela est rapporté dans la Bible, ce qui s’est passé pour Job nous arrivera aussi si nous cherchons Dieu de tout notre cœur. Même si notre souffrance est très grande, le Seigneur, en son temps, nous délivrera, nous relèvera et nous manifestera sa bonté. Le monde n’est pas un chaos où le malheur frapperait au hasard et où nous serions abandonnés sans aucun espoir d’être secourus.

J’ai choisi de vous raconter quelques-unes de mes expériences où Dieu s’est manifesté de façon exceptionnelle, mais je dois dire que la plupart du temps, Dieu me vient en aide de façon moins spectaculaire. J’avoue que j’aurais aimé moi aussi qu’un versement miraculeux se fasse un jour sur mon compte en banque. Mais je constate, comme l’immense majorité de ceux qui croient en lui, que Dieu m’a appris à gérer avec sagesse mes finances afin de n’avoir aucun découvert et de savoir comment utiliser l’argent qu’il me permet de gagner.
J’ai vu aussi autour de moi des amis chrétiens qui ont été atteints par des cancers et qui n’en ont pas été guéris miraculeusement. Mais j’ai constaté qu’ils avaient reçu une paix surnaturelle et une joie au milieu de leurs difficultés. La présence de Dieu auprès d’eux les a aidés à traverser leur épreuve et ils ont développé une relation intime et profonde avec le Seigneur. Certains ont été guéris à l’aide de la chimiothérapie ou d’un autre traitement. Mais d’autres sont partis sans être délivrés de leur cancer.
Ici-bas, nous n’aurons pas de réponse à tous nos pourquoi et toutes nos souffrances ne recevront pas toujours la délivrance après laquelle nous soupirons. Mais la Bible nous assure d’une vie après la mort où nous serons avec Dieu, où toutes nos larmes seront effacées, où le mal sera détruit et où nous recevrons une consolation totale et éternelle. Mes amis avaient confiance dans les promesses de Dieu écrites dans la Bible sur la résurrection et une vie future glorieuse dans un monde sans maladie. Dieu est juste et bon, la souffrance de ceux qui choisissent de l’honorer et de l’aimer lui est intolérable. Il ne peut pas ne pas y mettre un terme. Les maladies, les pleurs, la souffrance, la méchanceté et l’injustice prendront fin un jour. C’est l’espérance de tous ceux qui ont répondu à l’Évangile de Jésus.

4. Pas besoin d’aide ? ->

Retour en haut