Israël accusé de génocide et d’apartheid
Génocide
Cette accusation a été reprise dans les médias en s’appuyant sur la cour pénale internationale de justice. Jean-Luc Mélenchon et Rima Hassan ont affirmé que le génocide avait été prouvé par cette cour. En réalité, suite à la plainte de l’Afrique du Sud, le génocide n’a pas été reconnu. La décision a été de demander à Israël de prendre toutes les mesures pour éviter un génocide.
L’accusation a été basée sur des déclarations déplorables de deux ministres israéliens extrémistes, Ben Gvir et Smotrich. Même si ces deux personnages occupent une place dans le gouvernement, quiconque connaît la vie politique en Israël sait qu’ils ne représentent qu’une toute petite minorité de la population. On doit reconnaître qu’ils soutiennent des thèses que l’on peut assimiler à du racisme et qu’ils ne cachent pas leur espoir de voir un jour la bande de Gaza faire partie de l’État d’Israël. Mais il faut signaler que leurs déclarations, qui sont certes condamnables, ne sont restées qu’au stade de déclarations verbales. Ces deux hommes font partie du gouvernement du fait du système électoral à la proportionnelle en Israël qui nécessite la formation de coalitions pour former un gouvernement, mais ils n’ont aucune part aux décisions militaires. Et, en dépit de ce que j’ai entendu être affirmé par certains journalistes, Benjamin Netanyahu n’a jamais envisagé une annexion de la bande de Gaza.
L’autre appui de l’accusation de génocide dans l’opinion publique repose sur les affirmations de l’italienne Francesca Albanese, rapporteur de L’ONU pour les territoires palestiniens, qui a qualifié de génocide la guerre à Gaza. Lorsqu’on n’y connaît rien, évidemment le rapport d’une personne mandatée par l’ONU semble digne de confiance et très sérieux. Mais il faut savoir que les rapporteurs ne sont pas nommés en fonction de leurs diplômes ou de leurs compétences, ce sont des nominations politiques. Ils sont nommés parce que des pays ont voté pour eux. En l’occurrence, Francesca Albanese, qui est une militante très radicale, a été poussée en avant par des pays de l’organisation de la conférence islamique. Or, son mari a des contrats avec l’autorité palestinienne, elle-même fait des conférences avec des cadres du Hamas et refuse toute critique du Hamas.
Un événement illustre combien cette femme est engagée dans un soutien au groupe terroriste et ne peut donc pas être considérée comme une enquêtrice neutre et objective de la situation à Gaza. Dans une petite ville de l’Italie, le maire lui a remis un prix, une distinction. Dans son discours, ce maire a prononcé une phrase demandant la libération des otages pour espérer la paix. Il s’est alors fait huer par les partisans de Francesca Albanese dans la salle, celle-ci s’est cachée le visage avec sa main et a applaudi lorsque quelqu’un a crié « honte ». Elle a ensuite demandé au maire de ne plus jamais demander la libération des otages. Elle a dit qu’elle lui pardonnait mais qu’il lui avait fait honte.
C’est pourtant cette rapporteuse de l’ONU sur laquelle on se base pour parler de génocide.
Un génocide suppose l’intention d’exterminer un peuple.
En regardant les chiffres de la démographie, on ne peut que se demander où est le génocide projeté contre les Palestiniens. En 1978, il y avait 50 000 Arabes à Jérusalem, soit moins de 20 % de la population. Aujourd’hui, il y en a 370 000 soit 38% de la population. En 2005, 700 000 Arabes vivaient à Gaza. Aujourd’hui, ils sont 2 millions.
Même dans la guerre entre Israël et Gaza, tout va à l’encontre d’un projet d’extermination du peuple palestinien. On ne prévient pas la population avant un bombardement or, l’armée israélienne demande presque systématiquement aux habitants d’un quartier ou d’un immeuble d’évacuer leurs habitations en larguant des milliers de tracts depuis un avion ou en envoyant des SMS sur les téléphones.
Il a constamment été reproché à l’armée israélienne de frapper des civils innocents. Le Guardian a écrit que 83 % des morts à Gaza étaient des civils. Ce sont les chiffres publiés par le Hamas pour qui il y a eu 67 000 morts à Gaza. Pourtant, en février 2026, le Hamas a annoncé le versement d’allocations à environ 50 000 veuves de combattants du Hamas tués par l’armée israélienne depuis le 7 octobre 2023. L’organisation ayant annoncé qu’il y a eu 67 000 morts gazaouis dans cette guerre, cela veut donc dire que 17 000 civils auraient été tués par l’armée israélienne si le nombre de victimes total est véridique. Cela ne correspond donc absolument pas aux 83 % de civils annoncés. On ne peut qu’être attristé par le nombre de vies perdues, mais on est loin des accusations de génocide entendues.
L’armée israélienne défend leur ratio d’un combattant pour deux civils ce qui correspond au ratio moyen dans les guerres. La situation de Gaza avec la destruction de la moitié des immeubles est la même que celle de Mossoul lorsque la ville a été bombardée pour éradiquer Daesch. On n’a pourtant jamais accusé de génocide aucun des pays engagés dans la coalition contre l’État islamique.
Une famine organisée ?
Il est évident qu’en 2025, dans la bande de Gaza, beaucoup de personnes et particulièrement des enfants ont souffert de malnutrition. Mais de fausses informations ont circulé pour témoigner de cet état de fait ou pour valider l’accusation envers Israël d’organiser une famine dans la bande de Gaza. Voici encore d’autres exemples qui vous permettront d’avoir une autre vision de la situation réelle.
– L’organe du ministère de la Défense chargé de coordonner l’acheminement de l’aide vers les Territoires palestiniens a déclaré le lundi 28 juillet 2025 qu’une photo, devenue virale, d’Osama al-Rakab, âgé de 5 ans, avait été utilisée à tort pour accuser Israël d’affamer les enfants à Gaza. Selon le Coordinateur des activités gouvernementales dans les Territoires palestiniens (COGAT), Osama al-Rakab souffre d’une grave maladie génétique, la mucoviscidose, qui n’a aucun lien avec la guerre contre le groupe terroriste palestinien du Hamas. Le 12 juin, les autorités israéliennes ont coordonné sa sortie de Gaza via l’aéroport de Ramon, avec sa mère et son frère, et il est actuellement soigné en Italie.
– Dans un cas similaire, le journaliste d’investigation indépendant David Collier a présenté ce qu’il a qualifié de preuves visant à démystifier une autre image virale censée illustrer la famine dans la bande de Gaza. Cette image, largement relayée par les médias internationaux (Daily express, New York Times…) montrait Hidaya Yassin al-Mutawaq tenant le corps squelettique de son fils, Mohammed al-Mutawaq. Selon Collier, l’indignation suscitée par cette image était injustifiée car Mohammed souffre de graves troubles génétiques et a été diagnostiqué avec une infirmité motrice cérébrale. De plus, l’image largement partagée avait été recadrée de manière à faire disparaître du cadre le frère de Mohammed, plus jeune et en meilleure santé. C’est la maladie génétique dont l’enfant était atteint qui l’empêchait principalement de se nourrir. Hélas, la perception que nous avons de la situation est souvent basée sur une réaction émotionnelle à partir d’images que nous n’avons pas pris le temps ni le recul de vérifier.
– L’aide humanitaire a été régulièrement pillée par le Hamas.
Mahmoud Abbas, le dirigeant de l’Autorité palestinienne, a publié une déclaration dans laquelle il condamne l’opération militaire menée par Israël dans la bande de Gaza, tout en dénonçant les dirigeants du groupe terroriste palestinien du Hamas pour avoir pillé l’aide humanitaire. La déclaration publiée par l’agence de presse officielle de l’Autorité palestinienne, Wafa, indique qu’Abbas « a exprimé son rejet catégorique et sa condamnation ferme du pillage et du vol perpétrés par des gangs criminels qui ont pris pour cible des entrepôts et des installations de stockage d’aide humanitaire destinée à la population de Gaza ». Il a ajouté que l’Autorité palestinienne « tenait principalement pour responsables les gangs affiliés au Hamas, soulignant que le peuple palestinien ne pardonnerait pas ces actes honteux commis à un moment aussi critique, en particulier dans la bande de Gaza assiégée ».
Le 8 juin 2025, la Fondation d’aide humanitaire de Gaza (GHF) a annoncé l’ouverture d’un unique site de distribution dans le centre de Gaza, après avoir fermé tous ses centres en raison de menaces du Hamas contre son personnel. « Le Hamas est la raison pour laquelle des centaines de milliers de Gazaouis affamés n’ont pas été nourris aujourd’hui », a déclaré la GHF. L’organisation a accusé le groupe de vouloir manipuler les processus de distribution pour détourner l’aide des personnes dans le besoin. « Le groupe a émis des menaces directes contre les opérations de la GHF. Ces menaces ont rendu impossible la poursuite des activités sans mettre des vies innocentes en danger », a-t-elle ajouté. Seul le centre du centre de Gaza a fonctionné le dimanche, avec une limite d’une boîte par famille.
Le coordinateur des activités gouvernementales israéliennes dans les territoires palestiniens (COGAT) a annoncé que des hommes armés du Hamas avaient volé quatre camions humanitaires de l’UNICEF qui transportaient du lait en poudre à Gaza-City. « Les camions ont été réquisitionnés juste devant le complexe de l’UNICEF à Gaza-City, un acte qui constitue une attaque directe contre l’action humanitaire », a indiqué le COGAT dans un communiqué. L’UNICEF a publié sa propre déclaration, expliquant que des « individus armés » s’étaient emparés sous la menace de quatre camions d’aide humanitaire juste devant son complexe, puis avaient détourné leur contenu vers une autre destination avant de relâcher les chauffeurs et les camions. Avec ce vol, au moins 2 700 enfants souffrant de malnutrition sévère et aiguë furent privés de l’alimentation thérapeutique prête à l’emploi.
La distribution de nourriture lors de la guerre était contrôlée par le Hamas et réservée à ses membres et sympathisants, ou revendue des prix prohibitifs à la population.
– Le même coordinateur et le ministère israélien des Affaires étrangères ont publié un rapport de 58 pages accusant l’Integrated Food Security Phase Classification (IPC), le système de classification des niveaux de sécurité alimentaire développé sous l’égide de plusieurs agences des Nations unies, d’avoir publié un rapport « politisé » et « méthodologiquement erroné » sur la famine à Gaza. Les critiques portent non seulement sur les données, mais aussi sur la neutralité de la commission d’examen de la famine (FRC) de l’IPC, qui a déclaré une famine dans le nord de l’enclave le 22 août, la première du genre au Moyen-Orient.
L’un des coauteurs, Andrew Seal, a accusé Israël d’avoir commis un génocide moins de trois semaines après le pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023, et ce, avant même le début de l’incursion terrestre de l’armée israélienne. Une autre, Zeina Jamaluddine, a décrit l’invasion et les massacres perpétrés par le Hamas le 7 octobre 2023 dans le sud d’Israël comme une tentative de « décolonisation ». D’autres ont exprimé leur soutien aux attaques du groupe terroriste des Houthis, soutenu par la République islamique d’Iran au Yémen, contre le transport maritime international. Israël a fait valoir que la présence de telles personnalités au sein d’une commission chargée d’appliquer des normes techniques et professionnelles portait atteinte à la crédibilité de ses travaux.
Parallèlement à ces préoccupations, Israël a signalé ce qu’il a qualifié de distorsions systématiques des preuves. Selon Israël, cette approche a exagéré le nombre d’enfants classés comme souffrant de malnutrition sévère, produisant des résultats jusqu’à six fois supérieurs à ceux obtenus avec la méthode traditionnelle. L’examen a conclu que, si des mesures appropriées avaient été utilisées, Gaza serait bien en deçà du seuil de famine. Le 30 août, en réponse à ces critiques, l’IPC a reconnu s’être appuyé sur un ensemble de données distinct, non divulgué auparavant, qu’Israël a qualifié de « truffé de violations méthodologiques majeures » et de résultats invraisemblables. Les chiffres du très controversé Office de secours et de travaux des Nations-Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) pour Gaza-City ont donné des ratios MUAC supérieurs à tout ce qui a été documenté dans la littérature médicale, ce qui soulève des doutes quant à la fiabilité des mesures.
La commission est également accusée de sélectionner les résultats qui l’arrangent. Deux enquêtes sur la sécurité alimentaire menées en juillet ont donné des résultats très divergents : l’une a révélé que 36 % des ménages souffraient d’une « très grave » pénurie alimentaire, tandis que l’autre n’en a recensé que 12 %. La FRC n’a retenu que le chiffre le plus élevé.
Jérusalem accuse l’IPC d’ignorer les preuves d’une amélioration de la situation. Le rapport souligne que si l’organisme de l’ONU a mis en avant la hausse des prix alimentaires jusqu’à la mi-juillet 2025, il a ignoré la baisse des prix qui a suivi ainsi que l’augmentation significative des livraisons d’aide humanitaire entre la fin juillet et le mois d’août. Il ne mentionne pas non plus les mesures visant à élargir l’accès humanitaire, comme l’ouverture de points de passage et de voies d’approvisionnement.
Au lieu de corriger ses erreurs, la FRC a redoublé d’efforts pour gonfler les signaux d’alerte de famine et dissimuler les preuves gênantes. Quoi qu’il en soit, lorsqu’on projette un génocide sur une population, on n’organise pas de distribution de nourriture aux réfugiés comme l’a fait Israël.
Enfin, voici un bilan assez documenté qui a été publié en juillet 2026 de la situation humanitaire dans la bande de Gaza, produit par le COGAT, l’organisme israélien chargé de la coordination des activités gouvernementales dans les Territoires. C’est un rapport détaillé sur la situation depuis le début du cessez-le-feu, en octobre 2025, jusqu’en juin 2026. Le document, qui porte notamment sur la sécurité alimentaire, l’eau, l’assainissement, l’hygiène et la réponse médicale, conclut que l’aide entrée dans le territoire palestinien a largement dépassé les besoins humanitaires identifiés par l’ONU et les organisations internationales.
Selon le rapport, environ 1,78 million de tonnes de nourriture sont entrées dans la bande de Gaza entre le début du cessez-le-feu et le 7 juin 2026, soit près de trois fois les besoins définis par le Programme alimentaire mondial. L’organisme souligne également une amélioration de la disponibilité des produits alimentaires sur les marchés gazaouis, avec une baisse des prix estimée à 72 % entre septembre 2025 et mai 2026, notamment pour la farine, le riz, les lentilles, les légumes et les œufs. D’après le COGAT, les prix actuellement pratiqués dans la bande de Gaza seraient désormais principalement influencés par des facteurs internes, notamment les taxes imposées par le Hamas et son contrôle sur les mécanismes de distribution commerciale.
Sur le volet de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène, le rapport affirme que les quantités disponibles dépassent les standards humanitaires internationaux, avec plus de 70 000 mètres cubes d’eau fournis chaque jour par des canalisations, des installations de dessalement et d’autres infrastructures.
Le rapport indique également que le système de santé gazaoui reste opérationnel et que ses capacités ont augmenté depuis le début du cessez-le-feu. Plus de 18 000 tonnes de médicaments et de matériel médical seraient entrées dans l’enclave.
Le coordinateur des activités gouvernementales dans les Territoires, le général de division Yoram Halevy, a déclaré que ce rapport visait à répondre aux tentatives du Hamas et d’autres acteurs de « déformer l’image humanitaire » dans la bande de Gaza. « Les données sont claires et ne laissent aucune place au doute : tout au long du cessez-le-feu, la stabilité humanitaire a été maintenue dans la bande de Gaza, et le volume de l’aide entrée dans le territoire a largement dépassé les besoins humanitaires », a-t-il affirmé. Il a accusé ceux qui ignorent ces données de relayer la propagande du Hamas qui, selon lui, exploite l’espace humanitaire à des fins militaires et politiques.
Interrogé sur le fait que moins de pays accepteraient aujourd’hui d’accueillir des Gazaouis qu’auparavant, un haut responsable de l’organisme a insisté sur le fait qu’Israël ne limite pas les départs de résidents de Gaza pour recevoir des soins médicaux dans des pays tiers. Selon lui, Israël encourage au contraire les États à soumettre des demandes d’évacuation de patients, en particulier d’enfants et de leurs accompagnateurs. Ce dispositif concerne les patients ayant besoin de soins médicaux à l’étranger, mais aussi les binationaux, leurs proches et les résidents disposant d’un visa de séjour dans un autre pays. Depuis le début de la guerre, environ 50 000 habitants de Gaza auraient quitté l’enclave dans ce cadre.
Aucune intention de génocide
On est donc très loin d’un génocide planifié et organisé ! Mais hélas, nous n’allons souvent trouver dans nos médias que des rapports sur la situation à Gaza fournis par le Hamas, et toutes les informations apportées par les services israéliens vont être délégitimées.
Je pense qu’un jour, on reconnaîtra que la réalité n’était pas celle présentée à l’opinion publique. La vérité éclatera au grand jour à travers des témoignages que nous découvrirons comme celui de ce médecin kurde, Bakhtyar Baram, en mai 2026. Il a participé à une mission médicale internationale dans la bande de Gaza pendant la guerre, et a raconté ce qu’il avait vu et subi.
Il s’est rendu à trois reprises dans la bande de Gaza pour des missions humanitaires. Lors de sa dernière venue, il a été accusé d’être un espion israélien par un membre du Hamas à l’entrée des urgences de l’hôpital où il officiait dans le nord de Gaza. Il affirme avoir été alors encerclé, frappé et menacé de mort par des membres du Hamas. Il raconte avoir ensuite été conduit dans une véritable salle de torture située au sein du complexe hospitalier dans lequel il soignait les blessés et les malades.
Le docteur Baram affirme avoir constaté une présence massive de militants du Hamas dans les hôpitaux de Gaza. L’organisation terroriste disposait de relais à différents niveaux des établissements médicaux, bien au-delà de simples infiltrations ponctuelles. Au quatrième étage de l’hôpital, les membres du Hamas étaient constamment présents et avaient leurs bureaux. La majorité du personnel de l’hôpital était selon lui des militants du Hamas. Il soutient également avoir observé des abus sexuels sur une infirmière et dénonce le silence de certaines organisations internationales face à ces réalités. Il a lui-même fait remonter à son organisation humanitaire ce qu’il avait vu et constaté mais rien n’a été signalé à l’OMS.
Il raconte aussi que lorsqu’il est allé chercher des masques respiratoires pour les utiliser pour les enfants malades, cela lui a été refusé car les masques étaient réservés aux membres du Hamas. Il a vu ainsi un enfant mourir sous ses yeux alors qu’il aurait pu être sauvé s’il avait obtenu un masque pour lui.
Médecins sans frontières a contesté les affirmations du docteur Baram mais le médecin assure disposer de documents, de témoignages et même d’excuses écrites émanant de responsables locaux après les violences qu’il a subies. Il devrait publier prochainement un livre pour exposer tout cela.
En avril 2025, un article du Daily Mail a révélé le même genre de faits dévoilés par le docteur Baram. Le journal a publié un reportage avec des témoignages de femmes gazaouies ayant été contraintes à des relations sexuelles en échange d’aide alimentaire ou d’argent. Dans des centres d’aide à Gaza, des membres du Hamas ont abusé de veuves et de femmes divorcées. https://www.dailymail.co.uk/news/article-15732903/Women-living-Hamas-rule-Gaza-Mail-sexually-abused-terror-groups-fighters-forced-sex-return-food-aid.html
Aveuglement, complaisance ou réel antisémitisme ?
On pourrait encore citer beaucoup d’autres exemples pour montrer que la situation est complexe et qu’il n’y a pas le méchant Israël d’un côté et les pauvres résistants du Hamas de l’autre. Malheureusement, il semble que le verdict soit déjà rendu avant que le procès ait lieu. L’État d’Israël n’a pas le droit à ce que ses avocats s’expriment parce qu’il est acquis que les Juifs sont coupables. Dans presque toutes les sphères de l’espace public, c’est souvent cette version qui est présentée. En voici quelques échantillons pris dans divers domaines.
– Les termes employés par des journalistes sont l’illustration de ce consensus. En mai 2021, lorsqu’après plusieurs semaines de tirs depuis la bande de Gaza sur les villes israéliennes et après que l’aviation israélienne ait dû intervenir pour détruire les lanceurs de roquettes et d’obus en territoire palestinien, le compte rendu dans un journal était rédigé ainsi : les Israéliens « bombardent » tandis que le Hamas « lance » des roquettes. Pourtant certains obus pesaient 400 kg et il y a eu plus de 3000 roquettes et obus lancés sur les civils israéliens. Si 80 % d’entre eux n’avaient pas été interceptés par le dôme de fer, combien de morts y aurait-il eu en Israël ?
– Dans un livret parascolaire publié par Hachette pour la révision du bac en 2026 on trouve au chapitre 12 : « En octobre 2023, à la suite de la mort de plus de 1200 colons juifs lors d’une série d’attaques du Hamas… ». Les Israéliens assassinés dans les kibboutz près de Gaza n’étaient absolument pas des colons. Ils étaient de gauche et du mouvement pour la paix. Ces juifs employaient des travailleurs de Gaza dans leurs kibboutz et aidaient à la prise en charge médicale d’enfants palestiniens de Gaza dans les hôpitaux israéliens. Ils étaient les Israéliens les plus opposés à la droite religieuse et au gouvernement de Netanyahou. Et surtout, ils vivaient en tant que citoyens dans leur propre pays et n’étaient donc en aucun cas des colons. On peut se demander si, pour les auteurs de ce livret, le droit à l’existence de État d’Israël est légitime !
– Pour la finale de la Supercoupe d’Europe de football, PSG-Tottenham, en août 2025, une banderole a été posée sur la pelouse par l’UEFA avant le début du match. On pouvait y lire : « Arrêtez de tuer des enfants, arrêtez de tuer des civils ». Encore une fois, aucun mot pour dénoncer les exactions du Hamas et sa responsabilité dans la guerre à Gaza.
– Dans une déclaration auprès du responsable de la diplomatie iranienne en février 2024, la directrice de la Croix-Rouge a salué les efforts diplomatiques de l’Iran pour mettre fin à la guerre à Gaza !!! Que dire devant de telles inepties ? C’est l’Iran qui a fourni la majorité de ses armes au Hamas et qui, depuis des années, coordonne les projets d’attaque contre l’État d’Israël.
– Dans une longue enquête sur le service international du journal « Le Monde », des journalistes du Figaro ont révélé le mal-être d’une partie de la rédaction face au traitement de la guerre au Proche-Orient, jugé très propalestinien.
Dans l’open space de la rédaction on peut y trouver le « mur de Gaza ». C’est un tableau consacré à Gaza avec en haut un autocollant « stop génocide ». Sur ce tableau figurent des coupures de presse, des photos d’enfants mutilés, des messages tels que « Ne laissez personne vous dire que ça a commencé le 7 octobre 2023 », « Cela n’a jamais été un conflit, ça a toujours été un génocide », ou encore un dessin de la statue de la Liberté recouverte d’un drapeau israélien taché de sang tenant à bout de bras un enfant palestinien mort avec la mention « Liberté de tuer », ou encore une autre caricature représentant une main tenant un produit avec l’étiquette « Nettoyage ethnique » vaporisant du sang sur une carte de la Palestine.
Certains articles du journal utilisent un vocabulaire volontairement propalestinien, voire favorable au Hezbollah, qualifiant ainsi de « martyr » son chef, Hassan Nasrallah, tué le 27 septembre dernier par Israël. Un mot sur lequel le journal a dû opérer un rectificatif, arguant d’une erreur typographique. Le Hamas n’est pas qualifié d’« organisation terroriste » mais de « mouvement palestinien ». Dans le grand portrait sur Yahya Sinwar publié le jour de sa mort (le 17 octobre 2024), le terme « terroriste » n’est jamais utilisé.
On comprend mieux cette situation lorsqu’on sait que le rédacteur en chef adjoint du service international, Benjamin Barthe, est marié à l’activiste radicale propalestinienne Muzna Shihabi-Barthe, ex-négociatrice de l’OLP. Cette dernière avait notamment glorifié les terroristes du Hamas dès le 7 octobre 2023 sur son compte X, écrivant : « Ils ont longtemps rêvé de voler, de sentir la liberté et de voir leurs villes d’origine en Palestine. Ce sont les jeunes de Gaza », accompagné d’une photo des terroristes en deltaplane attaquant le festival Nova. Le jour de la mort d’Ismaël Haniyeh chef du Hamas qui s’est réjoui publiquement du 7 octobre, elle écrivit sa tristesse : « Que Dieu ait pitié de lui et de tous nos martyrs, que Dieu détruise le régime sioniste ».
Comment un journal qui prétend être le journal de référence fournissant une information objective, neutre et de qualité, peut accepter qu’une partie de la rédaction prenne ouvertement le parti des Palestiniens ? Et ce qui est encore plus choquant, c’est l’indulgence manifestée envers les bourreaux du Hamas et la haine affichée de l’État hébreu.
– Prenez le temps d’écouter le témoignage de Jean Quatremer sur son départ du journal « Libération » après en avoir été journaliste pendant de nombreuses années. On peut ne pas adhérer à tout ce qu’il dit, mais c’est révélateur de l’état d’esprit, du parti pris incohérent et de l’aveuglement de bon nombre de journalistes dans leur traitement du conflit israélo-palestinien.
https://www.youtube.com/watch?app=desktop&v=BZv31hEnEkg&ra=m
– Nour Atallah, une jeune femme palestinienne de 25 ans, a été accueillie en France en juillet 2025 en tant que réfugiée gazaouie. Sa demande avait été validée par le consulat de France à Jérusalem. Elle avait reçu un prix par le ministère de la culture en 2023. Elle a été acceptée à Sciences-po Lille et a reçu une bourse. Un reportage sur BFM RMC l’a montrée arrivant en France et elle y présentait une image douce et calme, soulagée d’avoir quitté la guerre à Gaza.
Mais deux de ses tweets publiés sur X ont été retrouvés et ont révélé une personnalité différente, admiratrice d’Hitler et profondément antisémite. Le 9 octobre 2023, deux jours après les massacres du samedi 7 octobre en Israël, on pouvait lire sur son compte X : « L’exécution des otages ne doit être ni aléatoire ni précipitée. Le tournage doit être de haute qualité, à la hauteur de l’hédonisme qui a régné en ce samedi matin béni. Une copie vidéo de haute qualité doit être jointe aux courriels des professeurs des universités et aux journaux de l’Occident pervers. » On a retrouvé aussi une vidéo d’archive postée par elle en septembre 2024 sur laquelle figurait Adolf Hitler accompagné d’une légende en langue arabe : « Tuez les Juifs partout. Je ne veux pas d’une lignée juive sur cette terre. Vous devez les tuer avant qu’ils ne vous tuent. » Suite à ces révélations, la direction de Sciences-po Lille a été forcée de radier cette étudiante. Un journaliste de France Inter, rapportant l’évènement, a eu ce commentaire : cette jeune femme était bouleversée par l’annulation de son inscription à Sciences-po et son exclusion. Aucune allusion à ses propos et à sa vidéo !
– « Free Palestine » est le cri de revendication que l’on a entendu partout dans les manifestations, au cours des meetings dans les universités, que l’on a trouvé écrit sur les murs. Que veut-t-on dire à travers ce slogan ? Veut-on libérer la Palestine des Juifs comme le laisse penser la carte qui apparaît souvent sur les banderoles ou les dessins ? Est-on d’accord avec la carte du Jourdain à la Méditerranée sans présence israélienne juive ? Pourquoi les Juifs n’auraient-il pas le droit de vivre dans cette région ? Comme certains l’ont rajouté sur les affiches et les graffitis sur les murs, le slogan devrait être : Free Palestine from Hamas.
Avez-vous par contre déjà entendu ce genre de nouvelles lors des émeutes dans les villes mixtes israéliennes qui ont eu lieu au moment de la guerre de Gaza ? Le rein d’un Juif tué par des émeutiers arabes a été donné à une Arabe israélienne de Jérusalem. Ce Juif avait décidé de faire don de ses organes. Mais ce genre de générosité de la part d’une famille juive endeuillée ne cadre pas avec le discours convenu condamnant un peuple soi-disant raciste et génocidaire !
Un état d’apartheid ?
Que dire de l’accusation envers Israël d’être un État qui pratique l’apartheid ? Je l’ai entendue tellement de fois dans mes discussions ou à la télévision. Je me demande si ceux qui profèrent sans aucune gêne ces mensonges sont allés seulement une fois en Israël. Aujourd’hui, 20 % des Israéliens sont des Arabes soit environ 2 millions de personnes. Tous ont exactement les mêmes droits que les citoyens juifs. Il y a des partis arabes avec des députés à la Knesset. La cohabitation entre Juifs et Arabes est une réalité dans la société israélienne. Cela n’est pas parfait et il arrive qu’il y ait des tensions parfois même fortes mais Juifs et Arabes se côtoient dans les universités où étudient un nombre important de jeunes Arabes, comme dans les hôpitaux où un tiers des médecins et des infirmiers sont arabes. Arabes et Juifs travaillent côte à côte et soignent des malades arabes et juifs.
J’ai souvent l’impression que la désinformation la plus grossière peut être entendue au sujet d’Israël sans que cela ne gêne personne, et cela alimente la condamnation injuste de l’opinion envers l’État d’Israël. En voici encore un exemple typique.
Le 10 avril 2021, la chaine qatarie Al Jazeera a diffusé des images d’un Juif israélien au volant de sa voiture dans une rue à Jérusalem-Est en l’accusant d’avoir voulu foncer délibérément sur des Arabes. On voit effectivement plusieurs personnes qui réussissent à sauter sur le côté et à éviter d’être percutés par le véhicule qui s’encastre contre un muret sur le bas-côté de la rue. En réalité, le reportage présenté était tronqué car il manquait tout ce qui s’était passé juste avant les images diffusées. Or, la scène dans sa totalité avait été filmée par une caméra de surveillance dans la rue et lorsqu’on peut regarder l’événement dans son ensemble, on se rend compte qu’il ne s’agit pas du tout du même scénario. Le conducteur juif tentait de s’échapper car il avait reçu des jets de pierres de la part de plusieurs passants arabes et parce qu’il risquait d’être lynché par une trentaine de personnes. J’ai vu les images filmées par la caméra de surveillance et elles sont incontestables. Cet homme s’était fait attaqué au rond-point précédent sans aucune raison et avait juste tenté de se sauver. https://fr.timesofisrael.com/un-vehicule-attaque-a-coups-de-pierres-le-chauffeur-percute-les-emeutiers/
Un malheur inéluctable
Je suis conscient que face à tout ce que je viens de partager, on va opposer la brutalité des réactions de l’armée israélienne. J’ai plusieurs amis qui vivent en Israël et de nombreux amis juifs. Je n’ai jamais entendu aucun d’entre eux se réjouir des morts parmi les Palestiniens ou des souffrances endurées parmi la population de Gaza. Comme tout être humain normal, j’aurais aimé qu’il n’y ait jamais eu de conflit, de violence, de souffrance, de malheur dans cette région du Moyen-Orient. Je comprends la haine qui peut germer dans les cœurs des Palestiniens qui ont perdu leur logement et les membres de leur famille comme dans les cœurs des Israéliens qui ont vu leurs parents ou leurs enfants être sauvagement assassinés le 7 octobre. Je ne ressens que de la tristesse devant les images à la télévision de la guerre à Gaza.
Mais qu’aurait dû faire le gouvernement israélien ? Se croiser les bras et attendre un nouveau 7 octobre ? Le devoir d’un gouvernement est de protéger sa population. Il n’y avait pas d’autre choix que de détruire les capacités du Hamas ou du Jihad islamique à attaquer et tuer à nouveau des Israéliens.
Israël a laissé libre cours à sa colère parce que les Israéliens ne croient plus à la sincérité de ceux qui sont en face. Une très grande partie de la population de Gaza déteste les Juifs et n’a jamais désiré réellement vivre en paix avec l’État d’Israël à leur côté. La guerre est une réaction due au sentiment d’exaspération suite au constat que, depuis des dizaines d’années, ceux qui les attaquent n’ont toujours pas changé : ils ne veulent pas de Juifs au Moyen-Orient. Il ne reste plus hélas que le langage de la force et des armes.
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