Chapitre 10. mais qu’on ait la vie éternelle. (2)

Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son fils unique 
afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle.

Qu’avez-vous ressenti en découvrant que le Dieu qui a créé l’univers vous aime au point d’avoir permis les souffrances atroces de son fils unique pour vous ?
Pour la dixième étape de notre voyage, vous allez lire le passage de l’évangile de Jean d’où est tiré notre fameux verset Jean 3.16. Nous allons découvrir la deuxième dimension, le deuxième aspect du remède de Dieu pour l’humanité.

Jean 3. 1-10, 16-18

Il y avait parmi les pharisiens un homme du nom de Nicodème, un chef des Juifs. Il vint de nuit trouver Jésus et lui dit : « Maître, nous savons que tu es un enseignant envoyé par Dieu, car personne ne peut faire ces miracles que tu fais si Dieu n’est pas avec lui. » Jésus lui répondit : « En vérité, en vérité, je te le dis, à moins de naître de nouveau, personne ne peut voir le royaume de Dieu. » Nicodème lui dit : « Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il une seconde fois entrer dans le ventre de sa mère et naître ? » Jésus répondit : « En vérité, en vérité, je te le dis, à moins de naître d’eau et d’Esprit, on ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de parents humains est humain et ce qui est né de l’Esprit est Esprit. Ne t’étonne pas que je t’aie dit : ‘Il faut que vous naissiez de nouveau.’ Le vent souffle où il veut et tu en entends le bruit, mais tu ne sais pas d’où il vient, ni où il va. C’est aussi le cas de toute personne qui est née de l’Esprit. » Nicodème reprit la parole et lui dit : « Comment cela peut-il se faire ? ».  Jésus lui répondit : « Tu es l’enseignant d’Israël et tu ne sais pas cela ! »
Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle. Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui. Celui qui croit en lui n’est pas jugé, mais celui qui ne croit pas est déjà jugé parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.

Lors de votre lecture du passage duquel est tiré le verset Jean 3.16, qu’est-ce qui vous a marqué ?

Y a-t-il quelque chose que vous n’avez pas compris dans ce passage ?

La 2ème dimension du remède : avec moi et en moi

Le pardon de nos péchés et la réconciliation avec Dieu est le premier bienfait voulu par Dieu. Le deuxième bienfait, c’est d’avoir notre vie transformée par notre relation avec Lui.

Dieu veut me délivrer. 
Il veut nous délivrer de tout ce qui nous a avili, de tout ce qui nous a dominé. Par sa puissance Dieu veut nous rendre libres de la dépression, libres de la colère, libres de la peur. Dieu veut nous affranchir des mensonges du diable et de la domination qu’il a pu exercer sur notre vie. Dieu veut nous délivrer de toutes nos idoles, de tout ce qui a pris sa place dans nos cœurs. Il veut être le seul en qui nous nous confions, celui que nous allons suivre et aimer.
Si nous avons participé à des pratiques occultes comme l’invocation d’esprits, si nous avons consulté des médiums ou des guérisseurs, si nous avons recherché une puissance surnaturelle dans la méditation, il est possible que nous connaissions une opposition spirituelle et une forte oppression. Des pensées suicidaires ou destructrices peuvent nous envahir et nous pouvons même avoir des problèmes physiques. Le monde invisible des esprits est une réalité, la dimension physique et matérielle n’est pas la seule. Jésus a chassé les esprits mauvais lorsqu’il était sur Terre et aujourd’hui encore, Dieu, par sa puissance, peut nous délivrer.

Dieu veut être invisiblement en permanence avec moi pour m’aider. 
Je me souviens encore de la période de ma vie où j’ai découvert que Dieu répond de façon extraordinaire à la prière. J’avais une vingtaine d’années et je venais juste de comprendre tout ce que je vous partage dans ce livre au sujet de Dieu. Un jour, un de mes amis me confia un sujet douloureux dans sa vie. Son frère ainé avait rompu tout contact avec lui et sa famille depuis plusieurs années. Ils n’avaient aucune idée de l’endroit où il se trouvait car il ne donnait aucune nouvelle. Mon ami savait juste que son frère devait vivre quelque part aux États-Unis. Je lui ai proposé d’en parler à Dieu et j’ai demandé au Seigneur d’intervenir pour que mon ami puisse retrouver son frère. La réponse de Dieu ne s’est pas faite attendre. Quelques jours après, mon ami était dans le métro parisien et, alors qu’il s’apprêtait à descendre à la station et que la porte du wagon venait de s’ouvrir, il se retrouva face à son frère qui, lui, voulait monter. Nez à nez ! Impossible de se louper !!! Stupéfaits, ils s’assirent sur un banc et échangèrent leurs premières paroles après tant d’années. Son frère regrettait son attitude et désirait renouer les liens avec sa famille ! Y a-t-il quelque chose d’impossible pour Dieu ? 
La présence de Dieu à nos côtés est un baume. Nous expérimentons que nous pouvons nous confier en lui et qu’il agit invisiblement. Qu’il est bon d’être délivré de notre ancien mode de vie où nous nous épuisions à résoudre seuls nos problèmes. 

Dieu veut être invisiblement en permanence avec moi pour partager ma vie. 
Dieu a du plaisir à nous voir vivre. Il est attentif à tout ce que nous ressentons. Il s’intéresse aux grandes décisions que nous devons prendre et il veut s’occuper aussi des détails de notre vie quotidienne. Il aime quand nous lui parlons par la prière de nos joies et de nos difficultés. Il est comme un père qui s’assied par terre pour jouer avec son enfant. 
Pour beaucoup, la prière n’est qu’un rituel qu’il faut accomplir à heure fixe en récitant toujours les mêmes phrases. Pour d’autres, c’est une formule qu’il faudrait répéter sans cesse pour obtenir la bénédiction divine. Mais il n’y a rien de magique dans la prière. Prier, c’est parler à Dieu comme on parle à un être humain, simplement, avec nos propres mots. C’est lui exprimer notre joie, notre reconnaissance, nos peines, nos besoins, nos désirs. 
La seule chose dont nous avons besoin pour prier, c’est d’avoir le numéro de téléphone de Dieu. Lorsque l’on désire téléphoner à quelqu’un, il faut composer le bon numéro pour joindre celui que l’on veut atteindre. Il en est de même avec la prière. Le seul numéro pour avoir accès à Dieu et pouvoir lui parler est : Jean 3.16
La prière est aussi un temps mis à part pour recevoir ce que Dieu veut nous communiquer. Si nous choisissons de vivre en faisant appel à lui, il nous donnera ce dont nous avons besoin : la sagesse pour prendre des bonnes décisions, l’amour pour faire du bien à notre famille, à nos amis et même à nos ennemis, le courage pour défendre la vérité et pour être honnête, la persévérance pour supporter les injustices dans ce monde déchu. J’ai cherché l’Éternel, et il m’a répondu. Goûtez et voyez combien l’Éternel est bon ! Heureux l’homme qui cherche refuge en lui ! (Psaume 34.5,7,9)

Dieu veut être invisiblement en permanence avec moi pour m’enseigner et m’apprendre à vivre. 
Dieu est le Seigneur. Il veut être plus que celui vers qui on se tourne seulement quand on a un problème. Il ne veut pas être qu’une roue de secours dans le coffre de ma voiture. Il veut être celui qui se tient à mes côtés pour m’apprendre à conduire. Il veut être le co-pilote, celui qui tient la carte. Il désire être notre GPS, celui avec qui on arrive à la bonne destination sans accident. 
Il nous faut découvrir et expérimenter que la Bible est le mode d’emploi pour réussir notre vie. Tous les conseils dont nous avons besoin pour prendre les bonnes décisions s’y trouvent. La Bible n’est pas un objet ancien pour les musées. Elle n’est pas un livre destiné à prendre la poussière dans une bibliothèque. Elle est « la parole de Dieu ». Dieu a inspiré des hommes pour qu’ils écrivent ce qu’il avait à nous dire. Voulez-vous que Dieu vous parle ? Ouvrez la Bible et prenez au sérieux ce qui y est écrit.

Finalement, Dieu veut être en permanence avec moi pour me transformer de l’intérieur. 
Dieu veut panser nos plaies et guérir nos blessures : nos rêves brisés, nos déceptions, nos remords, nos échecs ou ce dont nous souffrons à cause du mal qu’on nous a fait subir. Souvent, à cause de ces blessures intérieures profondes, à cause de notre amertume, de notre colère ou par désespoir, nous sommes agressifs ou au contraire timorés et renfermés. Dieu va guérir nos cœurs brisés et nous faire voir la vie autrement en découvrant que notre futur est dans sa main, dans la main du Dieu tout-puissant.  
L’objectif de Dieu est de transformer notre caractère en profondeur. Si la culpabilité due au péché est ôtée, il nous faut aussi être délivré de la puissance du péché qui gâche nos vies. Il ne servirait à rien que le mal que nous ayons commis soit pardonné si nous devions recommencer dès le lendemain à mal penser et à mal agir. Le chapitre de la Bible d’où est tiré le verset Jean 3.16 traite de ce changement opéré en nous.

Jean 3.1-18

La première fois que j’ai lu ce passage, une phrase de Jésus m’a interpellé puissamment : « Il faut naître de nouveau ». Je n’avais aucune culture biblique et je ne comprenais pas tout dans ce texte mais ce que je saisissais clairement, c’était que Jésus parlait d’être changé, d’être quelqu’un de nouveau, de prendre un nouveau départ en étant transformé de l’intérieur. C’était exactement ce que je désirais et c’est exactement ce dont nous avons tous besoin.

Il y avait parmi les pharisiens un homme du nom de Nicodème, un chef des Juifs. Il vint de nuit trouver Jésus.  
Nicodème vient voir Jésus. C’est un rabbin, un enseignant de la Torah. C’est aussi un pharisien et un chef religieux. Il est membre du conseil du Sanhédrin qui regroupe les responsables de la nation et qui gère les affaires administratives et rend la justice. 
Tous les chefs religieux ne détestaient pas Jésus. Nicodème faisait partie de ceux qui étaient interpellés par son enseignement et ses miracles.  Pourquoi vient-il voir Jésus la nuit ? Jésus est-il trop occupé en journée ? Y a-t-il toujours du monde avec lui ou bien Nicodème a-t-il peur d’être vu en sa compagnie ? En tout cas, après la crucifixion, il viendra avec des produits aromatiques pour embaumer le corps de Jésus et pour le transporter dans le tombeau (Jean 19.39,40). Auparavant, il aura tenté en vain d’infléchir la décision du Sanhédrin de condamner Jésus. 

Maître, nous savons que tu es un enseignant envoyé par Dieu car personne ne peut faire ces miracles que tu fais si Dieu n’est pas avec lui. 
Il appelle Jésus maître. Nicodème vient humblement. Il reconnaît qu’il lui manque quelque chose. Il ne sait pas précisément quoi mais, lorsqu’il entend Jésus parler, lorsqu’il le voit agir, il ressent son besoin. Jésus ne tourne pas autour du pot, il en vient directement à ce dont Nicodème a besoin.

Je te le dis, c’est la vérité, à moins de naître de nouveau, personne ne peut voir le royaume de Dieu. 
Nicodème avait besoin que sa conception du royaume de Dieu s’élargisse. Comme tous les Juifs du premier siècle, il espérait la venue du Messie pour que les Romains soient chassés et que le royaume d’Israël soit rétabli. Aujourd’hui encore, en Israël, les Juifs ultra-orthodoxes ont la même attente. Pour eux, comme pour Nicodème, on entre dans le royaume de Dieu par l’observation méticuleuse des 613 commandements compilés et explicités dans le Talmud : ne pas travailler le jour du shabbat, ne pas manger d’animaux impurs… 
Pour Jésus, l’expression « royaume de Dieu » est synonyme de « vie éternelle ». Entrer dans le royaume de Dieu, voir le royaume de Dieu, c’est expérimenter la réalité dont nous avons parlé au  chapitre 5 : avoir la vie éternelle. L’obéissance aux 613 commandements ne suffit pas. Personne n’entrera dans le royaume de Dieu par la voie de la balance. Vous souvenez-vous de cela ?
La nuit de la rencontre entre ce rabbin sincère et le sauveur du monde, l’humanité est sur le point d’entrer dans une nouvelle ère. Ce n’est plus seulement dans le temple de Jérusalem que Dieu manifestera sa présence. Tout être humain va pouvoir être réconcilié avec son créateur et avoir accès à lui, qu’il soit juif ou pas.

Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il une seconde fois entrer dans le ventre de sa mère et naître ? 
Nicodème, brillant théologien, n’est pas stupide. Cela doit le déstabiliser d’être confronté avec ce que Jésus lui dit. Il ressent que tout ce en quoi il se confie est remis en question. Nous lui ressemblons lorsque nous sommes nous aussi confrontés avec ce que nous découvrons au cours de ce parcours Jean 3.16.

En vérité, en vérité, je te le dis, à moins de naître d’eau et d’Esprit, on ne peut entrer dans le royaume de Dieu.
La pratique religieuse de Nicodème ne suffisait pas. Nos croyances et nos pratiques religieuses ne suffisent pas non plus.

Nicodème reprit la parole et lui dit : « Comment cela peut-il se faire ? » Jésus lui répondit : « Tu es enseignant en Israël et tu ne sais pas cela ! » 
Nicodème aurait dû comprendre ce que Jésus lui disait. Il aurait dû faire la relation entre « l’eau et l’Esprit » et les écrits antérieurs des prophètes bibliques. Lui qui passait ses journées à étudier la Torah et l’Ancien Testament, il aurait dû réaliser que le temps des promesses glorieuses annoncées des centaines d’années auparavant était venu.
Des jours vont venir, déclare l’Éternel, où je conclurai avec le peuple d’Israël une alliance nouvelle. Elle ne sera pas comme celle que j’ai conclue avec leurs ancêtres quand je les ai faits sortir d’Égypte, car cette alliance-là, ils l’ont rompue. Mais voici quelle alliance je vais conclure avec le peuple d’Israël : je placerai ma Loi au plus profond d’eux-mêmes, je la graverai dans leur cœur. Je serai leur Dieu et ils seront mon peuple. Tous me connaîtront, du plus petit au plus grand. Je pardonnerai leurs fautes, je ne tiendrai plus compte de leur péché. (Jérémie 31.31-34)
Je répandrai sur vous une eau pure, afin que vous deveniez purs, je vous purifierai de toutes vos souillures et de toutes vos idoles. Je vous donnerai un cœur nouveau, j’enlèverai votre cœur dur comme la pierre et je vous donnerai un cœur de chair. Je mettrai en vous mon Esprit et je ferai de vous des gens qui vivent selon mes lois et qui obéissent à mes commandements pour les appliquer. (Ezékiel 36.25-27)
Dans les livres des prophètes Ezékiel et Jérémie, Dieu fait le constat que « le peuple élu » n’a pas réussi l’examen d’entrée dans le royaume de Dieu. Les Juifs avaient reçu par l’intermédiaire de Moïse des lois qui exprimaient ce que Dieu aime et ce qu’il attendait d’eux. Vous connaissez sûrement quelques-uns des fameux dix commandements. Le peuple juif devait être un exemple pour tous les autres peuples sur Terre. Mais les Israélites ont échoué, tout comme chaque être humain aurait échoué. Personne ne pourra entrer dans le royaume de Dieu par la porte de l’obéissance parfaite. Vous souvenez-vous également de cela ? Le seul remède est d’être transformé de l’intérieur par Dieu lui-même. 
« Recevoir un nouveau cœur, recevoir l’Esprit de Dieu » chez Ezékiel comme « avoir la loi de Dieu gravée dans notre cœur, connaître Dieu » chez Jérémie expriment exactement la même réalité que « naître de nouveau, avoir la vie éternelle » dans l’évangile de Jean.

Ce qui est né de parents humains est humain et ce qui est né de l’Esprit est Esprit. Ne t’étonne pas que je t’aie dit : ‘Il faut que vous naissiez de nouveau.
Il faut plus que tout ce qui vient des efforts de l’être humain. Comme nous l’avons vu, la morale, l’éducation ou les pratiques religieuses ne peuvent transformer en profondeur un homme. Il faut l’intervention surnaturelle de Dieu en nous.
Le terme grec (anothen) rendu par « à nouveau » peut aussi être traduit par « d’en haut » car le mot a les deux sens. Pour entrer dans le royaume de Dieu, il faut « naître de nouveau » et, pour cela, il faut « naître d’en haut ». Pour entrer en relation avec Dieu, pour avoir accès au Dieu invisible, il nous faut entrer dans une autre dimension. Nos parents humains nous ont donné l’existence, mais il nous faut recevoir la vie venant de Dieu pour être introduit dans la dimension spirituelle, celle de Dieu.

Le vent souffle où il veut et tu en entends le bruit, mais tu ne sais pas d’où il vient, ni où il va. C’est aussi le cas de toute personne qui est née de l’Esprit
En substance, ce que Jésus dit à Nicodème c’est : Tu ne peux pas comprendre le phénomène du vent, c’est au-dessus de tes capacités. Tu ne peux même pas voir le vent, il est invisible. Mais tu sais que le vent est une réalité car tu peux en ressentir les effets.
Jésus ne s’est pas mis à faire un exposé à Nicodème sur la météorologie, sur les différences de pression et le déplacement des courants d’air. Encore une fois, Dieu ne nous demande pas de tout comprendre mais de croire et d’expérimenter son intervention en notre faveur. Ce dont nous avons besoin, c’est d’une transformation intérieure opérée par l’Esprit de Dieu et d’en voir les effets. Voilà la deuxième dimension du remède de Dieu. Jésus a donné sa vie pour moi. Il veut maintenant agir en moi par son Esprit pour que je lui ressemble. Celui qui est uni au Christ est une nouvelle créature : ce qui est ancien a disparu, toutes choses sont devenues nouvelles (2 Corinthiens 5.17).

Une vie nouvelle

Quand Dieu sauve, il sauve parfaitement et complètement. Si lorsque nous étions ses ennemis, Dieu nous a réconciliés avec lui par la mort de son Fils, à plus forte raison, maintenant que nous sommes réconciliés, serons–nous sauvés par sa vie (Romains 5.10). Si Dieu a payé un prix infiniment élevé pour racheter des créatures en aussi mauvais état que nous, ce n’est pas pour nous laisser dans notre misère. Dieu ne nous sauve pas seulement de la condamnation à cause des péchés que nous avons commis. Il nous délivre également du mal en nous qui est la cause de tant de gâchis dans nos vies. Nos péchés sont effacés du disque dur de notre conscience mais notre système d’exploitation doit être reprogrammé (peut-être que Dieu aurait utilisé cette image si la Bible avait été rédigée à notre époque !).
Quand on vient à Jésus pour être sauvé, Dieu fait de nous une nouvelle créature parce qu’il met son Esprit en nous. C’est la nouvelle naissance dont Jésus parle. Dieu n’est pas venu nous sauver en nous donnant seulement un enseignement à suivre, une morale à observer et en nous disant : « Débrouille-toi ! ». Dieu ne fait pas du rafistolage. Comme pour une greffe d’organe, le caractère de Jésus est implanté en nous pour rendre notre vie pure, belle et joyeuse. Cette vie émanant de Dieu va se répandre dans tous les domaines de notre âme et de notre personnalité. Nous commençons alors à diffuser un nouveau parfum de paix et de joie, et nous devenons un instrument entre les mains de Dieu pour le bien de ceux qui nous entourent. 
C’est une nouvelle façon de voir la vie : nous apprenons jour après à jour à marcher avec Dieu à nos côtés et nous développons une relation intime avec notre créateur. Notre mentalité change et nous devenons capables « d’aimer le Seigneur de tout notre cœur, de toute notre âme et de toute notre pensée » et « d’aimer notre prochain comme nous-mêmes ».
C’est une nouvelle façon de vivre : nous apprenons à dépendre de Dieu, à lui faire confiance et à lui obéir et, en retour, nous expérimentons la délivrance de la puissance du péché et nous réjouissons Dieu. Vous souvenez-vous du jardin d’Eden ? Dans le langage de la Genèse, nous nous nourrissons dorénavant de l’arbre de vie et non plus de l’arbre de l’indépendance qui conduit à la mort.

La transformation de notre caractère nous permettra d’entrer dans le monde futur parfait préparé par Dieu. Tout est cohérent dans la Bible. Nous avons vu que personne ne peut entrer au paradis par la voie de la balance ni par celle exigée par Dieu, la perfection. La seule voie qui nous y introduise est celle de Jésus, elle se nomme « la grâce » : Dieu fait pour nous et en nous ce que nous sommes incapables de réaliser. La grâce de Dieu est glorieuse. Elle nous soulage, elle nous lave, elle nous libère, elle nous relève et nous reconstruit.
Dieu n’a pas envoyé un chef d’État avec tout un programme pour sauver le monde. Le Tout-Puissant ne passera pas par l’ONU. Il s’est attaqué à la racine du mal, le cœur de l’homme, et il a choisi de transformer un à un tous ceux qui voudraient croire en Jésus. Celui qui est uni au Christ est une nouvelle créature : ce qui est ancien a disparu, toutes choses sont devenues nouvelles. Tout cela est l’œuvre de Dieu, qui nous a réconciliés avec lui par le Christ et qui nous a demandé d’annoncer cette réconciliation. (2 Corinthiens 5.17-18) 


Le remède de Dieu pour l’humanité a une troisième dimension, un troisième aspect. Nous allons en parler au prochain chapitre. Si vous êtes allé de surprise en surprise depuis le début de ce livre, préparez-vous à nouveau à être étonné et, je l’espère, émerveillé et rempli de joie et d’espérance.  

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