Chapitre 6. Il a donné son fils unique

Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son fils unique 
afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle.

Jésus a enseigné que la vie éternelle consiste à connaître Dieu. Est-ce que vous envisagez maintenant que connaître Dieu puisse devenir une réalité pour vous ?

Passons au thème de notre chapitre. Quand vous entendez « Fils unique », « Fils de Dieu », quelles sont les pensées qui vous viennent à l’esprit ?

Que pensez-vous de Jésus ? Qui est-il pour vous ?

J’espère que, lors des chapitres précédents, vous avez été enrichi, étonné, réjoui, peut-être bouleversé ou remis en question. Prendre du temps pour découvrir le message de la Bible, c’est la meilleure des choses que l’on puisse faire. Alors, continuons avec le verset Jean 3.16 : « Il a donné son fils unique ».

Il a donné

Dieu a donné. 
Dieu a dû donner parce qu’il nous manque quelque chose. Nous n’y arriverons pas seul. Notre sagesse, notre force, notre éducation, nos efforts, nos pratiques religieuses ne suffisent pas.
Posez vous cette question et prenez un moment pour y réfléchir : Quels sont les domaines dans ma vie où je n’y arrive pas, les domaines où je ne suis pas à la hauteur, les domaines où j’échoue régulièrement ? 

Dieu a donné.
Mais qu’est-ce que Dieu a donné ? Dieu s’est penché vers nous et il a donné exactement ce dont nous avons le plus besoin. 
Si notre plus grand besoin avait été les loisirs, Dieu nous aurait envoyé le directeur d’une agence de voyages.
Si notre plus grand besoin avait été d’être enseigné, Dieu nous aurait envoyé un professeur.
Si notre plus grand besoin avait été l’argent, Dieu nous aurait envoyé un banquier.
Si notre plus grand besoin avait été la technologie, Dieu nous aurait envoyé un ingénieur.
Dieu aurait pu aussi nous envoyer un dirigeant, un homme politique ou un artiste, une star à la voix exceptionnelle… 
Mais Dieu nous a envoyé un sauveur.

Tout ce qui concerne Jésus nous surprend et va à l’encontre de ce que nous aurions imaginé. Ce fut ainsi dès le début de la vie de Jésus. Lorsque Marie annonça à son fiancé qu’elle était enceinte, cela a dû être pour Joseph comme si le ciel lui tombait sur la tête. En un instant, tous ses projets de bonheur s’écroulaient. Il savait qu’il n’avait pas eu de relations sexuelles avec Marie. Cette jeune femme qu’il aimait l’avait trompé avec quelqu’un d’autre ! Comment avait-elle pu faire cela ? Il pensait la connaître et était sur le point de l’épouser ! Et la seule explication qu’elle lui avait donnée, c’était cette histoire d’ange qui lui serait apparu !
Joseph a réagi comme toute personne aurait réagi en de telles circonstances. Seul son amour pour Marie l’a poussé à ne pas désirer sa mort. C’est le cœur brisé qu’il a choisi de la quitter sans l’accuser publiquement. Mais c’est alors que Dieu est intervenu. Joseph, son fiancé, était un homme droit et ne voulait pas la dénoncer publiquement ; il décida de rompre secrètement ses fiançailles. Comme il y pensait, un ange du Seigneur lui apparut dans un rêve et lui dit : « Joseph, ne crains pas d’épouser Marie, car c’est par l’action du Saint-Esprit qu’elle attend un enfant. Elle mettra au monde un fils, que tu appelleras Jésus, car c’est lui qui sauvera son peuple… » (Matthieu 1.19-23).

Pour comprendre pourquoi nous avons besoin d’un sauveur, il faut savoir de quoi nous avons besoin d’être sauvé. On en parlera dans les prochains chapitres. 
Dieu a donné exactement ce dont nous avons le plus besoin, et il a donné ce qu’il avait de plus précieux ! Il a donné son fils unique.

son fils unique ! ! ? ? ?

Qui est Jésus ?
Aujourd’hui lorsqu’on mentionne le nom de Jésus, beaucoup ne pensent qu’au bébé dans la crèche, le « petit Jésus ». Certains voient en lui un homme charismatique dont le message était de s’aimer les uns les autres. Pour d’autres, il aurait été le premier communiste ou un rêveur utopiste mis à mort par ses opposants. Pour d’autres encore, il est un sage à l’image de Gandhi, de Bouddha ou de Socrate. Il est le fondateur d’une religion nouvelle. Dans l’Islam, c’est un prophète envoyé par Dieu. 
Vous avez dû remarquer que Jésus n’était pas un homme ordinaire ! Les disciples de Jésus ont souvent remarqué qu’il n’était pas un homme ordinaire. Un jour qu’ils traversaient tous ensemble le lac de Galilée en barque, une tempête se leva. Ce lac a une longueur de 20 km et quand le vent descend des collines sans prévenir, la navigation peut devenir périlleuse. Ce fut le cas lors de cet épisode. Un violent tourbillon fondit sur le lac, de très hautes vagues se formèrent et l’eau se mit à envahir la barque. L’embarcation risquait de couler et les disciples eurent peur de périr noyés. Matthieu, témoin de l’événement car présent dans la barque, rapporte que Jésus ordonna alors au vent et aux flots de s’apaiser en leur parlant à haute voix ! Et le calme se fit immédiatement ! Tous sont très étonnés et disent : « Qui donc est cet homme ? Même le vent et l’eau lui obéissent ! » (Mattieu 8.27 / Luc 8.25). Je vous laisse imaginer la tête des disciples…
Un autre jour, alors qu’ils étaient seuls à l’écart des foules, Jésus leur posa une question : « Pour les gens, qui suis-je ? » Ils lui répondirent : « Les uns disent que tu es Jean-Baptiste. D’autres disent que tu es Élie. D’autres encore disent que tu es Jérémie ou l’un des autres prophètes. » Jésus leur dit : « Mais vous, qu’est-ce que vous dites ? Qui suis-je ? » Simon-Pierre lui répondit : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant. » Jésus lui dit alors : «  Tu es heureux, Simon, car ce n’est pas de toi-même que tu as trouvé cela. C’est mon Père céleste qui te l’a révélé. » (Matthieu 16.13-17 / Luc 9.18-21).
Jean-Baptiste, Elie et Jérémie étaient des hommes célèbres dans le judaïsme pour le rôle qu’ils avaient joué dans l’histoire du peuple juif. Certaines personnes envisageaient que l’un d’eux soit revenu des morts comme « réincarné » en Jésus ! Voilà le genre de rumeurs qui couraient au sujet de Jésus. Les disciples ont sûrement bien ri de ce qu’ils avaient pu entendre. Mais quand ce fut à leur tour de répondre à la question, un grand silence a dû se faire. Seul Pierre osa formuler une réponse. Après avoir passé tous ces mois à ses côtés, après l’avoir entendu enseigner, après avoir vu tant de miracles, il avait discerné qui était réellement Jésus : le sauveur attendu et le fils de Dieu. 

Que veut dire « fils unique », « fils de Dieu » ?
Dans le verset Jean 3.16, « fils unique » est la traduction du grec « huios monogenes ». « Huios » signifie « fils », « mono » veut dire « seul » et « genes » est un mot qu’on utilise pour parler de ce qui est de la même espèce, de la même essence, de la même famille. De là vient le mot « gènes ». Jésus est donc de la même essence, de la même nature que Dieu. En quelque sorte, il possède le « patrimoine génétique » de Dieu. 
Ainsi, « huios monogenes » affirme ceci : Jésus est fils de Dieu, il possède le même « patrimoine génétique », le même « ADN spirituel » que Dieu et il est le seul dans ce cas.
Asseyez-vous bien et prenez quelques instants pour respirer. Ce que tout cela signifie, c’est que Dieu a pris forme humaine. Il est devenu homme en Jésus, parfaitement homme tout en restant Dieu ! Par sa mère, Jésus possède une nature humaine et, par sa conception surnaturelle due à l’action de l’Esprit de Dieu sans la contribution d’un géniteur homme, Jésus possède la nature divine.

Voici ce que ses disciples ont écrit et affirmé après avoir réalisé cela :
Dieu était en Christ.  (2 Corinthiens 5.19)
Il est l’image du Dieu invisible. (Colossiens 1.15)
En lui, Dieu habite corporellement. (Colossiens 2.9)
Lui dont la condition était celle de Dieu, il s’est dépouillé lui-même en devenant semblable aux hommes. (Philippiens 2.6,7)
Il est l’expression parfaite de Dieu. (Hébreux 1.3)

Et voici ce que Jésus a dit de lui :
« Avant qu’Abraham soit venu à l’existence, moi, je suis. » (Jean 8.57-59)
« Le Père et moi, nous sommes un. » Les Juifs prirent alors des pierres pour le lapider. « Tu blasphèmes. Toi qui n’es qu’un homme, tu te fais passer pour Dieu.
– Le Père est en moi et  je suis dans le Père. » (Jean 10.30-38)
« Personne ne va au Père sans passer par moi. Celui qui m’a vu, a vu le Père. » (Jean 14.6-9)
Il appelait Dieu son propre Père et se faisait ainsi l’égal de Dieu. (Jean 5.18)
Finalement, à son procès, lorsque le grand prêtre lui a posé la question : Es-tu le fils de Dieu ? Jésus ne l’a pas nié mais l’a confirmé. Cela a fourni au tribunal religieux le motif de sa condamnation à mort. Pour les chefs religieux, un homme qui revendiquait être de nature divine ne pouvait être qu’un blasphémateur (Matthieu 26.63-67).
Jésus a clairement affirmé qu’il était Dieu venu parmi les hommes et il a accepté les marques d’adoration qui lui ont été manifestées à plusieurs reprises. Aussi, comme plusieurs avant moi l’ont fait remarquer, il n’y a que trois possibilités :
soit il était fou, 
soit il mentait, 
soit il a dit la vérité et a exposé la réalité telle qu’elle est !

D’autres éléments nous poussent également à la conclusion qu’il est Dieu. En voici quelques-uns : 
– Son pouvoir surnaturel sur les maladies, sur la mort, sur les éléments, sur les démons.
– Le droit qu’il revendique de pouvoir pardonner les péchés. Cette autorité n’appartient qu’à Dieu.
– Sa capacité de connaître les pensées intimes de ceux qui étaient en face de lui.
– Sa connaissance du futur.
– Son caractère parfait, sa personnalité aimante et attirante.
– Sa conception surnaturelle.
– Sa résurrection. 

Plus qu’un simple homme
L’Évangile de Jean nous relate le moment où Thomas, un des disciples, a pris conscience que celui qu’il avait côtoyé pendant tout ces mois était beaucoup plus qu’un simple homme. Lorsque, juste après sa résurrection, Jésus apparut pour la première fois aux apôtres, Thomas était absent. En entendant, peu après, ses amis surexcités lui faire le récit de cette apparition, il refusa de les croire. Thomas était profondément abattu et désemparé : celui en qui il avait cru avait été crucifié. Tout s’était fini dramatiquement, tristement et honteusement. Tous ses espoirs étaient anéantis et il n’aurait pas supporté une nouvelle désillusion. 
Ce n’est qu’une semaine plus tard que Jésus apparut également à Thomas. Qu’a donc pu faire Thomas durant cette semaine ? Il a dû passer tout en revue : tout ce que Jésus avait fait, tout ce que Jésus avait dit et enseigné. Il a dû repenser à ce que Philippe avait demandé à Jésus : « Seigneur, montre-nous le Père. » Le Père… cette expression qu’utilisait Jésus pour nommer Dieu. Et Thomas a dû retourner maintes fois dans son esprit la réponse que Jésus avait donnée à Philippe : « Il y a si longtemps que je suis avec vous et tu ne me connais pas, Philippe ? Celui qui m’a vu a vu le Père. Je suis dans le Père et le Père est en moi. » (Jean 14.8-10). Il a dû méditer de longues heures à ce sujet. 
Et, lorsqu’une semaine plus tard, il vit enfin de ses propres yeux Jésus ressuscité avec les marques de la crucifixion dans son corps, tout devint évident pour lui : celui qui se tenait en face de lui était le Dieu d’Abraham et de Moïse, le Dieu qui a créé l’univers, le Dieu tout-puissant. Prenant conscience de cela, il adressa à Jésus les seuls mots que son cœur et son intelligence purent formuler : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » (Jean 20.28).
Oh combien j’aime ce que Jésus a alors ajouté : « Parce que tu m’as vu, tu as cru. Heureux ceux qui croient sans avoir vu ». Jean a rapporté ces paroles de Jésus dans son évangile parce qu’elles ont été prononcées et mises par écrit pour nous : heureux ceux qui croiront sans avoir vu.

Au ciel
Il y a encore une autre raison de croire que Jésus est Dieu : son ascension au ciel. Aujourd’hui, Jésus n’est plus visible mais, s’il est toujours vivant, où se trouve-t-il ? Après sa résurrection, il est resté pendant 40 jours sur Terre avec ses disciples. Puis, un jour, alors qu’ils se trouvaient en dehors de Jérusalem, sur la colline appelée « mont des Oliviers », Jésus s’éleva au ciel et ce fut la dernière fois que les apôtres le virent (Luc 24.50,51 et Actes 1.9,12). 
Il monta « au ciel ». Dans la Bible, lorsqu’il est parlé du ciel, il peut s’agir de l’atmosphère, la couche gazeuse enveloppant la Terre, ou de l’univers avec ses milliards d’étoiles. Mais ce mot est aussi utilisé pour décrire la demeure de Dieu. Le ciel est alors la dimension où la présence de Dieu est sensible. Ce ciel est une réalité même si nous sommes incapables d’en percevoir aujourd’hui l’existence au moyen de nos sens naturels. Nos yeux n’ont pas la capacité de voir le monde spirituel invisible. Le ciel est au-delà des limites de l’espace et du temps. 
La montée en altitude de Jésus ne veut pas dire que le ciel, la demeure de Dieu, la dimension spirituelle, se trouve au-dessus de la Terre. Le caractère majestueux de l’ascension fut un signe donné aux disciples pour illustrer la véritable identité du Messie. Cet événement dut aussi leur faire réaliser qu’il ne serait plus présent physiquement sur Terre avec eux. Désormais, il serait en relation avec eux par son esprit. Nous en reparlerons plus loin mais cela nous aide à comprendre la promesse faite par Jésus à ses disciples après sa résurrection : Allez, faites de toutes les nations des disciples, (…) je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde (Matthieu 28.19,20). 
Le Seigneur retourna au ciel. Il partit retrouver la gloire qui était la sienne avant son incarnation. Lui qui vécut temporairement parmi nous en ayant pris forme humaine, il retourna à la condition qui est la sienne par essence, par nature. Il repartit dans la dimension glorieuse qui est la condition permanente du Dieu éternel et tout-puissant. 
Si, durant un temps dans la journée, un roi ne porte ni sa couronne, ni son sceptre, ni son manteau royal, il n’en demeure pas moins roi. Devant les hommes il y a 2000 ans, Jésus accepta humblement les limitations de la nature humaine sans jamais perdre sa dignité ni son statut. Puis il repartit dans la gloire tout en conservant son corps ressuscité. Jésus a la faculté d’évoluer à la fois dans l’univers limité en trois dimensions que nous connaissons, et dans la dimension spirituelle appelée « ciel ». Inutile de chercher à comprendre ce phénomène, c’est au-delà de nos possibilités, mais nous constatons à nouveau que Jésus est à la fois pleinement Dieu et pleinement homme. 
En tout cas, les esprits que Jésus chassa des hommes dont ils avaient pris possession savaient parfaitement, eux, qui est réellement Jésus. A plusieurs reprises, nous pouvons lire qu’ils l’appelèrent sans hésitation « fils de Dieu » et ne purent lui opposer la moindre résistance (Matthieu 8.29 ou Luc 4.41 par exemple). Les démons savaient que Jésus était plus qu’un simple homme car ils évoluent dans le monde surnaturel que nous ne pouvons voir. 

Rappelez-vous notre questionnement dans le premier chapitre de ce livre : Qui est Dieu ? Comment est-il ? Youri Gagarine, le premier cosmonaute de l’histoire, aurait dit à son retour sur Terre : « Je suis allé dans l’espace et je n’ai pas trouvé Dieu. » Plus besoin de se rendre jusqu’aux galaxies les plus lointaines pour y chercher Dieu, il a pris lui-même l’initiative de venir vers nous. On peut arrêter de chercher ! Nous avons la réponse. Personne n’a jamais vu Dieu, le fils unique l’a fait connaître (Jean 1.18). La parole exprime en sons audibles la pensée ; Jésus, lui, est la manifestation et la révélation du Dieu invisible.

Dieu est venu sur Terre en tant qu’homme, dans la condition humaine.
Que ressentez-vous face à cette affirmation ? Êtes-vous choqué ? Est-ce inconcevable ? Le Dieu tout-puissant serait-il incapable de s’approcher d’aussi près de ses créatures ? Serait-il obligé de rester confiné quelque part au-delà de l’univers infini ? Lui qui peut créer une planète aussi bien qu’un insecte, ne pourrait-il pas venir habiter un corps humain tout en restant Dieu ? Deux illustrations peuvent nous aider à appréhender un peu que Dieu se soit fait homme tout en restant Dieu. Si l’on plonge une éponge dans une baignoire remplie d’eau, l’éponge va être imbibée d’eau mais la baignoire sera toujours pleine d’eau. L’eau dans l’éponge sera de la même nature que l’eau autour dans la baignoire. Il en est de même avec une bouteille vide. Tout l’espace à l’intérieur de la bouteille va être rempli d’air. Et cet air sera exactement de la même nature que l’air de l’atmosphère : un mélange d’oxygène, d’azote et d’autres gaz en très faible quantité.
Auriez-vous préféré entendre une voix tonitruante retentir dans le ciel ou avoir une apparition comme dans les superproductions hollywoodiennes avec des effets spéciaux impressionnants ? Ne quittez pas Jean 3.16 maintenant. N’abandonnez pas. Dans les prochains chapitres, vous allez comprendre pourquoi Dieu s’est manifesté en un simple homme, aussi humblement. 

Pour finir
Revenons au passage où Jésus et ses disciples étaient sur le lac. Nous y trouvons un exemple parfait de la double nature de Jésus : à la fois pleinement homme et pleinement Dieu. En rapportant cet épisode, l’évangile de Marc nous donne une précision supplémentaire : Jésus dormait si profondément à l’arrière de la barque qu’il ne s’est même pas réveillé lorsque la tempête s’est déclenchée (Marc 4.38). Ce sont les disciples paniqués qui le tirèrent de son sommeil. Que nous apprend ce détail ? Jésus était probablement épuisé par ses incessants déplacements et à cause de l’énergie dépensée avec tous ceux qui venaient vers lui. Il avait besoin d’un sommeil réparateur et il dut se reposer. Il était donc un homme semblable à nous avec un corps comme le nôtre. Pourtant, après que les disciples l’aient réveillé, il a réalisé quelque chose que ni vous, ni moi, ni aucun être humain ne pourra jamais accomplir. Certes, n’importe qui peut s’adresser à une tornade ou à des vagues gigantesques mais qui a jamais vu une tempête s’apaiser dans l’instant qui a suivi ses paroles ? Or, c’est bien ce qui s’est produit lorsque Jésus a ordonné au vent et aux flots de se calmer. C’est ce à quoi les disciples ont assisté et c’est pourquoi ils ont alors ressenti ce mélange d’émerveillement, d’admiration et de crainte. Ils furent bouleversés par l’intrusion du surnaturel devant eux. Jésus est manifestement plus qu’un homme : il domine la nature et ses éléments. Or, Dieu seul est capable de cela ! Voici le mystère fascinant de la personne de Jésus : à la fois Dieu et homme en une seule personne. 
« Stop ! C’est trop d’un coup ! » Est-ce bien ce que vous venez de penser ? Vous avez besoin de faire une pause. Je comprends. Cela reste mystérieux pour nous comme cela l’a été pour les disciples sur le lac : « Qui donc est cet homme ? »  

Lorsque vous aurez fait cette pause et que vous aurez pris le temps de réfléchir à ce que vous venez de lire, il vous restera un élément fondamental et essentiel à découvrir sur Dieu. Rappelez-vous ce qui était annoncé à la fin de l’introduction de ce parcours Jean 3.16 : 27 mots et 12 chapitres pour découvrir Dieu. Rendez-vous donc à l’annexe du chapitre 6.

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