Connaître l’avenir

Voulez-vous savoir ce qui va se passer dans le futur ? Voulez-vous savoir ce qui va arriver dans le monde ? Voulez-vous connaître votre avenir ?

Les prophéties dans la Bible

Dans la Bible plusieurs évènements ont été annoncés souvent des centaines d’années à l’avance et se sont produits exactement comme cela avait été prédit par les prophètes à qui Dieu a révélé le futur de nations et d’empires, la destinée de peuples.
Le monde avec toute l’humanité et avec chacun d’entre nous est conduit vers l’accomplissement du projet de Dieu. Que nous le sachions ou non, que nous le voulions ou non, les desseins de Dieu se réaliseront. Et le projet de Dieu est lié à celui dont toute la vie, depuis sa naissance jusqu’à sa mort, a été annoncée longtemps à l’avance : Jésus. Aucun président de la République, aucun empereur, aucun grand philosophe grec ou chinois, aucun artiste mondialement connu n’a eu cet honneur. Personne n’a jamais annoncé la venue au monde d’un inventeur génial, d’un leader politique, d’un des meilleurs joueurs de football avant leur naissance. Jésus est unique.

Vous allez découvrir quelques-unes des principales prophétie qui se se sont accomplies avec une précision parfaite :
– Le séjour de 400 ans du peuple d’Israël en Égypte annoncé à Abraham, il y a 4000 ans.
– L’exode hors d’Égypte et le retour au pays de Canaan, ce que nous appelons aujourd’hui l’État d’Israël et les territoires palestiniens.
– L’exil du peuple d’Israël en Assyrie et en Babylonie, et le retour en Terre d’Israël. La destruction de la ville de Ninive, capitale de l’empire assyrien. La disparition de l’empire babylonien, la prise de la ville de Babylone par l’empereur perse Cyrus et son état laissé à l’abandon depuis.
– Les quatre empires (babylonien, perse, grec puis romain) qui se sont succédés dans l’Antiquité au Moyen-Orient. Une annonce étonnamment précise des événements aux IIe et Ier siècles av. J.C. au Proche-Orient.
– Jésus : sa naissance, sa vie, sa mort.
– La destruction par les Romains de Jérusalem et de son temple en 70, et les juifs expulsés hors d’Israël en 135.
– Le retour des juifs dans leur patrie antique 2000 ans après et la restauration de l’État d’Israël en 1948.
– Le retour de Jésus.

Le séjour de 400 ans en Égypte et le retour au pays de Canaan

Il y a 4000 ans. Dieu se manifesta et parla à un homme nommé Abraham qui vivait en Mésopotamie (l’Irak actuel). Dieu lui demanda de quitter sa région pour aller s’installer avec sa femme, ses serviteurs et ses troupeaux dans ce qui est aujourd’hui l’État d’Israël avec les territoires palestiniens. Dieu annonça à Abraham qu’il aurait des descendants innombrables et qu’il serait le canal d’une bénédiction pour toute l’humanité. 
L’Eternel dit à Abram : Va, quitte ton pays, ta famille et la maison de ton père pour te rendre dans le pays que je t’indiquerai. Je ferai de toi l’ancêtre d’une grande nation. Tous les peuples de la terre seront bénis à travers toi. Abram partit donc comme l’Éternel le lui avait demandé. Abram avait soixante-quinze ans. Il emmena Saraï, sa femme, son neveu Loth, les biens et les serviteurs qu’ils avaient acquis, et ils se mirent en route pour aller au pays de Canaan. (Genèse 12)

200 ans plus tard, les descendants d’Abraham émigreront en Égypte pour y trouver refuge parce qu’une longue famine sévira dans leur région pendant plusieurs années.
L’Eternel s’adressa à Abram : Contemple le ciel et les étoiles. Et il ajouta : Tes descendants seront aussi nombreux qu’elles. Je suis l’Éternel qui t’ai fait partir d’Ur en Chaldée pour te donner ce pays en possession. Sache que tes descendants seront étrangers dans un pays qui ne sera pas à eux. On les réduira en esclavage et on les opprimera pendant 400 ans. Mais je punirai la nation qui les aura réduits en esclavage et ils quitteront le pays chargés de grandes richesses. C’est alors seulement que tes descendants reviendront ici car, jusqu’à présent, les Amoréens n’ont pas encore mis le comble à leurs crimes. (Genèse 15)
Et effectivement, quatre siècles plus tard, le peuple d’Israël devenu extrêmement nombreux quittera l’Égypte et la situation de servitude dans laquelle ils avaient été réduits. Ils s’installeront dans le pays où leurs ancêtres avaient vécu. Dieu leur permettra d’en prendre possession à la place des Amoréens et des autres tribus du pays de Canaan. Ces derniers s’attirèrent la condamnation de Dieu à cause de leurs mœurs et de leurs pratiques horribles comme celle d’offrir en sacrifice leurs enfants aux divinités locales.

La destruction de la ville de Ninive, l’exil en Babylonie et le retour dans le pays d’Israël

Annonce de la destruction de Ninive.
Ninive était la capitale de l’Assyrie. La seconde moitié du huitième siècle avant J.C. et le début du septième furent une période de puissance et d’expansion assyriennes. Sous la conduite de chefs puissants, l’empire connut un pouvoir sans précédent. En -726, les Assyriens envahirent le royaume d’Israël et exilèrent la majorité des israélites du nord du pays. Les Assyriens continuèrent à piller les autres nations et détruisirent la ville égyptienne de Thèbes en 663. Les Assyriens étaient connus pour leur cruauté extrême.
Ninive était située dans la région de l’actuelle Mossoul en Irak. La muraille de Ninive faisait près de 13 km de long. Sa hauteur était de 34 mètres, elle comptait 15 portes et était entourée d’un fossé de près de 50 m de profondeur. Ninive était devenue la ville la plus puissante du monde. La ville fut détruite en -612 et rasée par les Mèdes et les Babyloniens. Son emplacement fut laissé désert pendant 2000 ans et le site antique de la ville ne fut redécouvert qu’en 1842. Sa destruction et son abandon furent annoncés par les prophètes Nahum et Sophonie.
Proclamation sur Ninive. Révélation reçue par Nahum. L’Eternel est un Dieu qui ne tolère pas le mal et qui le fait payer. L’Eternel est lent à la colère, mais il ne laisse pas le coupable impuni. Il détruira Ninive totalement. (Nahum 1) L’Eternel fera périr l’Assyrie et il dévastera Ninive pour en faire un désert aride. Au milieu de la ville se reposeront des animaux de toute espèce, le hibou et le hérisson y passeront la nuit. On entendra hululer aux fenêtres : dès le seuil des maisons, ce ne sera que ruines. (Sophonie 2)
L’empire babylonien succéda à l’empire assyrien.

Annonce de la destruction de Jérusalem et de l’exil en Babylonie pendant 70 ans.
C’est moi qui suis l’Éternel. Je vais livrer Jérusalem entre les mains des Babyloniens et de Nabuchodonosor, le roi de Babylone, il s’en emparera. Les Babyloniens qui attaquent cette ville parviendront à y entrer ; ils y mettront le feu et la brûleront. Les Israélites et les Judéens n’ont fait que ce qui est mal à mes yeux. Les Israélites n’ont fait que m’irriter par leur manière d’agir, déclare l’Éternel. Oui, cette ville a provoqué ma colère et ma fureur aussi, je ne veux plus la voir à cause de tout le mal que les Israélites et les Judéens ont fait eux, leurs rois, leurs chefs, leurs prêtres et leurs prophètes. Ils ont placé leurs monstrueuses idoles dans le temple auquel mon nom est associé, de manière à le rendre impur. Ils ont construit des hauts lieux en l’honneur de Baal pour offrir leurs fils et leurs filles en sacrifice à Moloc. (Jérémie 32. 17-35)
C’est ce qui se passa en -588 et cela fut relaté dans les récits de cet évènement. 
La neuvième année du règne de Sédécias, Nabuchodonosor, le roi de Babylone, vint avec toute son armée attaquer Jérusalem. Il construisit des retranchements tout autour d’elle. Le siège de la ville dura jusqu’à la onzième année du règne de Sédécias. Le cinquième mois, Nebuzaradan, le serviteur du roi de Babylone, pénétra dans Jérusalem. Il brûla le temple de l’Éternel, le palais royal et toutes les maisons de Jérusalem. Nebuzaradan emmena en exil les membres du peuple qui étaient restés dans la ville, ceux qui s’étaient déjà rendus au roi de Babylone et tout le reste de la population. (2 Rois 25.1,2,9-11)
Nabuchodonosor emporta à Babylone tous les trésors du temple de l’Éternel. Les Babyloniens démolirent les murailles de Jérusalem, livrèrent au feu tous ses palais. Nabuchodonosor exila à Babylone ceux qui échappèrent à l’épée et ils lui furent asservis, à lui et à ses fils, jusqu’à ce que le royaume de Perse prenne le pouvoir. Ainsi s’accomplit la parole de l’Éternel prononcée par Jérémie. (2 Chroniques 36.18-21)
Mais ce n’était pas le dernier mot de Dieu. L’exil des juifs en Babylonie ne sera que temporaire. Ce fut le prophète Jérémie qui en reçut la révélation.
Tout ce pays deviendra une ruine, un endroit dévasté, et ces nations seront esclaves du roi de Babylone pendant 70 ans. Cependant, lorsque ces 70 ans seront passés, j’interviendrai contre le roi de Babylone et contre son peuple à cause de leurs fautes, déclare l’Éternel, j’interviendrai contre le pays des Babyloniens et j’en ferai un désert pour toujours. (Jérémie 25.11,12) Voici ce que dit l’Éternel : Dès que 70 ans seront passés pour Babylone, j’interviendrai en votre faveur, j’accomplirai ce que je vous ai promis en vous ramenant ici. En effet, je connais les projets que je forme pour vous, déclare l’Éternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l’espérance. Je ramènerai vos déportés. Je vous rassemblerai de toutes les nations et de tous les endroits où je vous ai chassés, déclare l’Éternel, et je vous ferai revenir à l’endroit d’où je vous ai fait partir en exil. (Jérémie 29.10-14)
Les 70 ans
Avant la destruction de Jérusalem en -588, le roi Nabuchodonosor s’était déjà emparé une première fois de la ville en -605. Il venait de détruire l’armée égyptienne à la bataille de Karkémish et, en retournant à Babylone, il fit du royaume d’Israël son vassal. Il nomma un gouverneur et déporta en Babylonie une partie de l’élite d’Israël. Les juifs restés en Israël se révoltèrent ensuite contre la domination du roi de Babylone et celui-ci revint avec son armée en -588 et, cette fois, détruisit la ville.
La période de 70 ans commence avec la première déportation en -605. Elle s’achève à la prise de Babylone par les Perses et les Mèdes en -539 suivie de l’édit du roi perse Cyrus qui autorisa les juifs à revenir en Israël et à y reconstruire le temple. La reconstruction débuta en -535. 

Annonce de la chute de Babylone qui sera inhabitée et laissée en ruines.
Menace sur Babylone, révélée à Esaïe. Je vais susciter contre eux les Mèdes. Babylone, cité splendide qui faisait la fierté des Chaldéens, deviendra semblable à Sodome et à Gomorrhe. Babylone ne sera plus jamais habitée et plus jamais peuplée dans toutes les générations. Même les nomades n’y dresseront jamais leur tente, et nul berger ne s’y reposera.(Esaïe 13.1, 17-20)
Voici la parole prononcée par l’Éternel à l’intention de Babylone par l’intermédiaire du prophète Jérémie. Annoncez-le parmi les nations ! Proclamez-le, ne cachez rien ! Dites : « Babylone est prise ! Ses idoles sont couvertes de honte, ses statues sont brisées ! » En effet, une nation venue du nord est montée pour l’attaquer. Elle transformera son pays en sujet de consternation. Il n’y aura plus d’habitants. Hommes et bêtes auront décampé, ils auront pris le large. Je vais mettre en mouvement et faire monter contre Babylone une coalition de grandes nations venant de la région du nord. Elles se rangeront en ordre de bataille contre elle et s’en empareront. La Babylonie sera livrée au pillage. Les animaux du désert s’y installeront en compagnie des chacals et les autruches y éliront domicile. Babylone ne sera plus jamais habitée. Les générations passeront, mais plus personne n’y résidera. (Jérémie 50.1-3,9,10,39)
Cyrus a fondé l’empire perse et a régné de 559 à 530 av. J.C. Le 12 octobre 539, son armée s’est emparée de Babylone. Cet évènement est raconté par l’historien grec Hérodote dans son ouvrage « Histoires ». Selon Hérodote, le fleuve Euphrate passait au centre de Babylone. Cyrus estima que les canaux passant sous les murailles offraient la possibilité de s’introduire facilement dans la ville. Toutefois, comme le volume d’eau et la force du courant étaient trop importants, il fit détourner en amont le fleuve dans un marais artificiel. Lorsque le niveau d’eau fut suffisamment bas, les soldats perses s’introduisirent dans Babylone et s’en emparèrent. La chronique du souverain babylonien Nabonide confirme l’absence de combat. Encore une fois, la façon même dont la ville fut conquise a été prédite avec précision par le prophète Jérémie.
Je rendrai à Babylone et à tous les habitants de la Babylonie tout le mal qu’ils ont fait à Jérusalem, déclare l’Éternel. Oui, je m’en prends à toi, déclare l’Éternel, toi qui détruis ! Je déploierai ma puissance contre toi. Mettez à part contre elle les nations, les rois de Médie et tout le territoire placé sous leur domination ! Les projets de l’Éternel contre Babylone s’accomplissent : il va faire de la région de Babylone un désert inhabité. Voici ce que dit l’Éternel : j’assécherai leur fleuve, je tarirai sa source. Babylone deviendra un tas de ruines, un repaire de chacals, un sujet de consternation et de moquerie. Il n’y aura plus d’habitants. (Jérémie 51)  
Babylone, considérée comme une des merveilles de l’Antiquité avec ses fameux jardins suspendus, eut ses enceints rasées, se dépeupla peu à peu et fut complètement abandonnée au IIe siècle ap. J.C. Par la suite, les villes et villages voisins furent bâtis grâce au pillage des matériaux et des briques ayant servi à la construction des édifices de la glorieuse ville de Babylone. Il fallut attendre 1899 et les premières fouilles par les équipes d’archéologues allemands pour que l’on mette à jour les restes des murailles, des palais, des temples et des maisons particulières de cette immense cité antique.

Annonce du retour des juifs dans le pays d’Israël et de la reconstruction de Jérusalem.
Même le nom du roi perse qui permettra cela fut annoncé 150 ans à l’avance. Le peuple d’Israël est en exil, mais Dieu est toujours aux commandes. 
Voici ce que dit l’Éternel à propos de Jérusalem : « Elle sera habitée » et à propos des villes de Juda : « Elles seront reconstruites et je relèverai leurs ruines. » Je dis à propos de Cyrus : « Il accomplira toute ma volonté. Il dira à Jérusalem : Sois reconstruite ! » (Esaïe 44.24-28)
Voici ce que dit l’Eternel à celui qu’il a désigné, à Cyrus. C’est à cause d’Israël, celui que j’ai choisi, que je t’ai appelé. C’est moi qui suis l’Éternel et il n’y en a pas d’autre ; à part moi, il n’y a pas de Dieu. Que l’on sache, à l’est comme à l’ouest, qu’en dehors de moi il n’y a que néant. C’est moi qui ai appelé Cyrus. Il reconstruira ma ville et laissera partir mes exilés, sans paiement ni cadeau, dit l’Éternel, le maître de l’univers. (Esaïe 45.1-6, 13)
Je ramènerai les déportés d’Israël, et je leur rendrai leur condition passée. Je les purifierai de toute leur mauvaise conduite, je leur pardonnerai toutes leurs fautes, celles par lesquelles ils ont péché contre moi et se sont révoltés contre moi. (Jérémie 33.7,8)
Daniel, un juif exilé à Babylone et occupant un poste de haut-fonctionnaire, prit au sérieux les prophéties de Jérémie.
La première année du règne de Darius, fils de Xerxès, moi, Daniel, je considérais dans les livres le nombre des années que l’Éternel avait indiqué au prophète Jérémie, et pendant lesquelles Jérusalem devait rester en ruine, c’est-à-dire soixante-dix ans. Alors je me tournai vers le Seigneur Dieu lui adresser des supplications : Seigneur, Dieu grand et redoutable, nous avons mal agi, nous nous sommes rendus coupables et nous nous sommes révoltés contre toi en nous détournant de tes commandements et de tes lois. Nous n’avons pas écouté tes serviteurs les prophètes, qui ont parlé en ton nom à nos rois, à nos chefs, à nos ancêtres et à tout le peuple du pays. Mais toi, Seigneur notre Dieu, tu as de la pitié et tu pardonnes, alors que nous nous sommes révoltés contre toi. Maintenant, ô notre Dieu, écoute la prière et les supplications de ton serviteur ! Seigneur, écoute-nous ! Seigneur, pardonne ! Interviens sans tarder ! (Daniel 9)
Et ce qui avait été annoncé se réalisa effectivement au moment fixé.
La première année du règne de Cyrus de Perse, l’Éternel, pour accomplir la parole qu’il avait prononcée par le prophète Jérémie, agit sur l’esprit de Cyrus, empereur de Perse. Alors Cyrus fit faire, oralement et par écrit, la proclamation suivante à travers tout son empire : « L’Éternel, le Dieu du ciel, m’a donné tous les royaumes de la terre, et il m’a chargé de lui construire un temple à Jérusalem. Quels sont ceux d’entre vous qui font partie de son peuple ? Que leur Dieu soit avec eux, et qu’ils partent à Jérusalem pour reconstruire le temple de l’Éternel, le Dieu d’Israël. » (Esdras 1. 1-3)

Le cylindre en argile de Cyrus.
La véracité de ces prédictions a été contestée et est toujours contestée aujourd’hui par certains qui se présentent comme des spécialistes des textes bibliques. On a prétendu que ces prophéties avaient été rédigées après les évènements qu’elles annonçaient. Il n’y aurait alors bien sûr plus rien d’étonnant ni de surnaturel ! Vu sous cet angle, les écrivains bibliques ne seraient donc en réalité que des faussaires et des escrocs. Eux qui prétendent parler au nom de Dieu auraient menti en produisant de vulgaires faux.
Rien de bien nouveau dans cette remise en question. Une vingtaine d’années seulement après le décret de l’empereur Cyrus autorisant le retour des juifs à Jérusalem, ceux qui s’étaient installés à leur place contestèrent leurs droits au retour et l’existence de ce fameux décret. La contestation fut si vive qu’il fallut faire appel à l’arbitrage de l’empereur perse, successeur de Cyrus. L’empereur Darius donna l’ordre de faire des recherches dans la bibliothèque où étaient déposés les trésors à Babylone. Et l’on trouva dans Echbatane, la capitale de la province de Médie, un rouleau sur lequel il était écrit : « La première année du roi Cyrus, le roi Cyrus a promulgué ce décret concernant le temple de Jérusalem : Le temple doit être reconstruit. Ses fondements seront rétablis. Les frais seront couverts par la trésorerie royale. De plus, les objets d’or et d’argent du temple que Nabuchodonosor a enlevés du temple de Jérusalem et transportés à Babylone, doivent être restitués. Qu’ils soient rapportés au temple de Jérusalem où ils étaient et déposés dans le temple. (Esdras 6.1-5)
Aujourd’hui encore, il y a des attaques contre l’historicité des textes bibliques. Mais régulièrement, les découvertes archéologiques viennent contredire ces accusations et confirment l’authenticité des prophéties et de leur antériorité par rapport aux évènements qu’elles prédisent. Découvert en 1879 à Babylone, le cylindre en argile de Cyrus rapporte une déclaration du roi et évoque sa politique en matière de tolérance religieuse. Il y est écrit qu’il a restitué les images et statues volées à leurs sanctuaires respectifs, qu’il a rassemblé tous les habitants déportés par les Babyloniens et qu’il leur a permis de revenir habiter dans leur pays. Le texte est écrit en akkadien cunéiforme. Le cylindre est conservé au British Museum.

La succession annoncée des quatre empires babylonien, médo-perse, grec et romain

Lorsque les 70 années d’exil annoncées par le prophète Jérémie approchèrent de leur terme et surtout lorsque l’exil prit fin par l’édit de Cyrus autorisant les juifs à retourner dans leur pays, un espoir ressurgit : Dieu allait intervenir en faveur des juifs et le mystérieux messie promis allait venir. Il a été révélé à Daniel (un juif exilé à Babylone et occupant un poste de haut-fonctionnaire) que cela ne surviendrait pas immédiatement après le retour de l’exil et qu’il faudra encore attendre « 69 périodes de 7 ans » pour voir l’accomplissement des prophéties messianiques. Depuis le moment où le décret ordonnant de restaurer et de rebâtir Jérusalem a été promulgué jusqu’à l’avènement du Messie, il s’écoulera 7 périodes de 7 ans et 62 périodes de 7 ans (Daniel 9.25). Avant sa venue, 4 empires se succèderont : les royaumes babyloniens, perses, grecs et romains.
La seconde année du règne de Nabuchodonosor, le roi fit un rêve qui le troubla au point qu’il en perdit le sommeil. Il ordonna de convoquer les mages, les magiciens, les devins et les astrologues pour qu’ils lui révèlent ce que contenaient ses rêves. Les prêtres chaldéens répondirent au roi : « Il n’y a personne sur la terre qui puisse faire ce que demande le roi. » Au cours de la nuit, dans une vision, le secret fut révélé à Daniel. Alors celui-ci dit : « Loué soit Dieu. Il donne la sagesse, il accorde la connaissance. Il dévoile des chose secrètes, il sait ce qu’il y a dans les ténèbres, et la lumière brille auprès de lui. »
Daniel s’adressa au roi et lui dit : « Le secret que Sa Majesté demande, aucun sage, aucun magicien, aucun mage, aucun enchanteur n’est capable de le lui faire connaître. Mais il y a un Dieu qui révèle les secrets et il a fait savoir au roi Nabuchodonosor ce qui doit arriver dans les temps à venir. Voici donc, ô roi, la vision que tu as eue : tu as vu une grande statue. Cette statue était immense. Elle était dressée devant toi et son aspect était terrifiant. La tête de cette statue était en or pur, la poitrine et les bras en argent, le ventre et les hanches en bronze, les jambes en fer, les pieds partiellement en fer et partiellement en argile. Pendant que tu étais plongé dans ta contemplation, une pierre se détacha sans l’intervention d’aucune main, vint heurter la statue au niveau de ses pieds de fer et d’argile, et les pulvérisa. Du même coup furent réduits ensemble en poussière le fer, l’argile, le bronze, l’argent et l’or, et le vent les emporta sans en laisser la moindre trace. Quant à la pierre qui avait heurté la statue, elle devint une immense montagne et remplit toute la terre. Voilà ton rêve. Quant à ce qu’il signifie, je vais te l’exposer. Toi, ô roi, tu es la tête d’or. Après toi surgira un autre empire, moins puissant que le tien, puis un troisième représenté par le bronze, qui dominera toute la terre. Un quatrième royaume lui succédera, il sera dur comme le fer. Comme le fer pulvérise et écrase tout et le met en pièces, ainsi il pulvérisera et mettra en pièces tous les autres royaumes. (Daniel 2)

50 ans plus tard, Daniel reçut d’autres révélations qui nous aident aujourd’hui à identifier ces quatre royaumes.
Au cours de la première année du règne de Balthazar, roi de Babylone, comme Daniel était couché sur son lit, il eut un rêve : il s’agissait de visions. Il consigna le rêve par écrit pour en raconter l’essentiel. Voici le récit de Daniel : Au cours de mes visions nocturnes, quatre bêtes énormes, différentes les unes des autres, surgirent de la mer. La première ressemblait à un lion avec des ailes d’aigle. Tandis que je la regardais attentivement, ses ailes lui furent arrachées, elle fut soulevée de terre et dressée sur ses pieds comme un homme, un cœur humain lui fut donné. Et voici que surgit une deuxième bête, ressemblant à un ours : elle était dressée sur un côté et tenait dans sa gueule trois côtes entre les dents. J’entendis qu’on lui disait : « Debout, mange beaucoup de chair ! » Après cela, je continuai à regarder et je vis un autre animal qui ressemblait à un léopard, avec quatre ailes d’oiseaux sur le dos et quatre têtes. Le pouvoir lui fut donné. Après cela, dans mes visions nocturnes, je vis surgir une quatrième bête, effrayante, terrifiante et d’une force extraordinaire ; elle avait d’énormes dents de fer, elle dévorait, déchiquetait et piétinait ce qui restait de ses victimes ; elle était bien différente des bêtes qui l’avaient précédée ; elle avait aussi dix cornes. (Daniel 7)
La troisième année de règne de Belshatsar, moi, Daniel, j’ai eu une vision, après la première que j’avais eue. Dans cette vision, j’ai vu que je me trouvais dans la province d’Elam près du fleuve Oulaï. Un bélier se tenait devant le fleuve et il avait des cornes. Ces cornes étaient hautes. L’une était plus haute que l’autre, mais c’était la plus haute qui avait poussé la dernière. J’ai vu le bélier frapper avec ses cornes vers l’ouest, le nord et le sud. Aucun animal ne pouvait lui résister et il n’y avait personne pour délivrer ses victimes de son pouvoir. Il faisait ce qu’il voulait et il est devenu grand. Pendant que je regardais attentivement, un bouc est arrivé de l’ouest, parcourant toute la surface de la terre sans toucher la terre. Ce bouc avait une corne impressionnante entre les yeux. Il est arrivé jusqu’au bélier qui avait des cornes et que j’avais vu se tenir devant le fleuve, et il a foncé sur lui dans toute l’ardeur de sa force. Je l’ai vu s’approcher du bélier et manifester son amertume contre lui : il a frappé le bélier et lui a brisé les deux cornes sans que le bélier n’ait la force de lui résister. Il l’a jeté par terre et l’a piétiné, et il n’y a eu personne pour délivrer le bélier de son pouvoir. Le bouc est devenu très grand mais, lorsqu’il a été puissant, sa grande corne s’est brisée. Quatre grandes cornes ont poussé à sa place, aux quatre coins du ciel. De l’une d’elles est sortie une petite corne. Elle a beaucoup grandi vers le sud, vers l’est et vers le plus beau des pays. 
Tandis que moi, Daniel, j’avais cette vision et que je cherchais à la comprendre, quelqu’un qui avait l’apparence d’un guerrier se tenait en face de moi. Terrifié, je suis tombé le visage contre terre. Il m’a dit : « Je vais te faire connaître ce qui arrivera. Le bélier que tu as vu et qui avait des cornes, ce sont les rois des Mèdes et des Perses. Le bouc, c’est le roi de Grèce. La grande corne entre ses yeux, c’est le premier roi. Les quatre cornes qui l’ont remplacée, une fois qu’elle a été brisée, ce sont quatre royaumes qui surgiront de cette nation, mais sans avoir autant de force qu’elle. » (Daniel 8)
En combinant les visions de la statue, des 4 animaux, du bélier et du bouc, on discerne les caractéristiques des quatre empires qui se sont succédés au Moyen-Orient depuis l’empire babylonien jusqu’à la venue de Jésus.
– Le premier royaume est celui de Babylone. Il est représenté comme une tête en or et un lion ailé. Le lion était le symbole de la royauté babylonienne comme le montrent les statues et bas-reliefs découverts dans les ruines de la ville.
– Le deuxième, pareil à un ours, correspond à l’empire médo-perse. L’ours dressé sur un côté symbolise la domination des Perses sur les Mèdes, tout comme les deux cornes du bélier dont l’une est plus longue que l’autre. Les trois côtes entre les dents de l’ours, représentent les trois royaumes vaincus et intégrés à l’empire perse : la Lydie, l’empire babylonien et l’Égypte.
– La troisième bête, un léopard à quatre ailes et à quatre têtes, représente l’empire grec. La rapidité et l’agilité de cet animal symbolise la vitesse des conquêtes d’Alexandre le Grand entre 334 et 323. Le bouc avec une corne impressionnante est Alexandre le Grand qui étendit un immense empire de l’Égypte au fleuve de l’Indus. A sa mort en 323 (alors qu’il n’avait que 32 ans), ses généraux se sont disputés le partage de l’empire qui a été partagé entre eux quatre : Ptolémée (l’Egypte), Cassandre (Macédoine et Grèce), Lysimaque (Thrace et Asie Mineure) et Séleucus (Syrie et Mésopotamie).
Les dynasties des Séleucides et des Ptoléméens se sont peu à peu affaiblies jusqu’à être remplacées par la puissance romaine. La dernière ptolémée à gouverner l’Egypte fut la célèbre Cléopâtre. Elle s’allia à Marc-Antoine mais leur défaite face à Octave (Auguste) à Actium en 31 scella la fin de cette dynastie. Les Séleucides disparurent à leur tour quand le général Pompée fit de la Syrie une province romaine.
– La quatrième bête, ne peut correspondre qu’à l’empire romain qui a succédé à l’empire grec. Les deux jambes de la statue peuvent renvoyer à la division de cet empire entre sa partie orientale de langue grecque et sa partie occidentale où le latin dominait.

Chaque empire ne possédera qu’un pouvoir limité puis il disparaîtra.

Le chapitre 11 du livre de Daniel relate l’histoire de la domination grecque et on y trouve les prédictions les plus étonnantes par leur précision. Tous les événements correspondent parfaitement à l’histoire telle qu’elle est connue par les sources profanes autres que la Bible. Si vous voulez découvrir cela, prenez 10 minutes pour lire ce document : Des prophéties extrêmement précises sur les évènements au Moyen-Orient jusqu’au IIe siècle av. J.C. ->

L’authenticité de toutes ces prophéties

Des soi-disant spécialistes ont affirmé que le livre de Daniel datait de 164 av. J.-C et aurait été rédigé par un auteur anonyme. Pour eux, toute prédiction étant impossible, il est évident que ce livre n’a pu être écrit qu’après les évènements. Daniel, ayant vécu au cours du sixième siècle avant Jésus-Christ, ne pouvait pas « raisonnablement » avoir annoncé aussi précisément ce qui allait arriver 400 ans plus tard !  
L’un des arguments pour attribuer une date postérieure au livre est la présence de mots grecs dans le texte. Le livre ne pouvait donc avoir été écrit qu’après les conquêtes d’Alexandre. Mais de nombreuses découvertes ont démontré l’existence de contacts entre la Grèce et la Mésopotamie dès le huitième siècle avant Jésus-Christ : mercenaires grecs dans les armées assyriennes et babyloniennes, poteries grecques retrouvées dans les fouilles d’une forteresse établie par les Grecs en Palestine entre Asdod et Jaffa, artisans grecs employés par Nabuchodonosor et Cyrus, lettres en capitales ioniques écrites sur les murs de la salle du trône du roi de Babylone… En réalité, si le livre avait été rédigé au IIe siècle avant Jésus-Christ dans un monde largement hellénisé, il est plutôt surprenant que le livre ne contiennent que trois mots en grec !
La moitié du livre de Daniel est rédigé en araméen. Or il s’agit de l’araméen standard utilisé dans la correspondance officielle perse à l’époque où il était la langue véhiculaire du Proche-Orient, et non de l’araméen parlé dans la région d’Israël au IIe siècle avant Jésus-Christ.
La mention de Darius le Mède qui n’apparaît que dans la Bible a été utilisée pour montrer que l’auteur s’était embrouillé dans l’histoire perse en confondant Darius Ier et ce Darius le Mède. En fait, Daniel ne présente jamais ce personnage comme étant un roi perse ou mède mais simplement comme un dirigeant de Babylone. Il pourrait s’agir du deuxième nom de Gubaru, un gouverneur désigné par Cyrus et mentionné dans des documents cunéiformes comme la chronique de Nabonide.
D’autres tentatives pour contester la fiabilité du livre ont également été réfutées par des arguments solides. Alors finalement, la remise en question de la réalité de ces prédictions ne serait-elle pas tout simplement une manifestation d’incrédulité et un refus d’accepter que Dieu puisse être réellement Dieu ? Refuser la prédiction, c’est refuser la souveraineté de Dieu qui se présente tout au long de la Bible comme dirigeant l’histoire du monde, en se servant même des actes mauvais des hommes pour accomplir ce qu’il a décidé. C’est parce que Dieu dirige qu’il peut dire ce qui va arriver. Il fixe la durée des règnes et des empires, il fixe des limites à la méchanceté et ôte le pouvoir quand il le veut.

Les prophéties concernant Jésus

La relation avec Dieu a été rompue dès le début de l’humanité et cela a entraîné des conséquences dramatiques et douloureuses. Aujourd’hui, nous en voyons constamment les effets. Violence, méchanceté, injustice, égoïsme apportent douleurs, souffrances et tristesse. Les hommes ont cherché des solutions pour tenter d’en minimiser les effets mais nos remèdes ont toujours été inefficaces. Nous sommes totalement impuissants à changer la situation. Heureusement, Dieu a prévu le remède dont nous avons besoin. 
Dieu n’est pas le vieillard impotent à la barbe blanche assis sur son nuage qui ne s’occuperait plus de nous. Il contrôle toujours l’univers, la Terre et l’Histoire de ses habitants. Il veille sur le fonctionnement des lois naturelles qui permettent aux pluies d’arroser la planète et de faire pousser les plantes. Il contrôle le mal en lui mettant une limite et ne permet pas que, dans notre folie, nous nous détruisions entièrement. Il met fin aux règnes des dictateurs ou il inspire des découvertes scientifiques pour que les médicaments atténuent nos souffrances. Et surtout, dans son amour, il a prévu un remède à cette situation qui nous impacte dans tous les aspects de nos vies.

Il y a 4000 ans. Dieu se manifesta à un homme nommé Abraham qui vivait en Mésopotamie (l’Irak actuel). Dieu lui demanda de quitter sa région pour aller s’installer avec sa femme, ses serviteurs et ses troupeaux dans ce qui est aujourd’hui l’État d’Israël avec les territoires palestiniens. Dieu annonça à Abraham qu’il aurait des descendants innombrables et qu’il serait le canal d’une bénédiction pour toute l’humanité. Cet homme fut choisi pour devenir l’ancêtre du peuple qui aurait pour mission d’accueillir le sauveur du monde. L’un de ses descendants serait ce sauveur. Mais, qui serait-il ? Quand viendrait-il ? Comment le reconnaître ?
Lorsqu’on vient attendre quelqu’un que l’on n’a jamais vu à la gare ou à l’aéroport, il nous faut des signes pour le reconnaître, des éléments pour le repérer : les vêtements qu’il porte, son allure physique… Pour la même raison, plusieurs centaines d’années avant la venue de ce sauveur, Dieu a commencé à donner au peuple juif des renseignements au sujet de ce personnage attendu. Dieu a révélé peu à peu et à différents hommes parmi les Israélites ce qui concernait celui que l’on désignera plus tard comme le « Messie ». Des dizaines de prophéties ont été écrites et conservées dans la Bible. En voici quelques-unes.

– Il sera de la tribu de Juda (le petit-fils d’Abraham eut douze fils qui donnèrent leurs noms aux douze tribus des Hébreux) : Le sceptre ne s’éloignera pas de la tribu de Juda jusqu’à ce que vienne le Shilo et que les peuples lui obéissent (Genèse 49.10). Shilo est un terme de la même racine que shalom en hébreu ou salaam en arabe. Le Messie régnera et établira la paix.
– Il sera un descendant du roi David : Voici que les jours viennent, déclare l’Éternel, où je donnerai à David un germe juste. Il régnera avec compétence, il exercera le droit et la justice (Jérémie 23.5).
– Le lieu de sa naissance fut annoncé Bethlehem, de toi sortira pour moi celui qui dominera sur Israël et dont l’origine remonte loin dans le passé, à l’éternité (Michée 5.1). Bethlehem est une petite ville à côté de Jérusalem.
– L’époque de sa venue fut fixée : Depuis le moment où le décret ordonnant de restaurer et de rebâtir Jérusalem a été promulgué jusqu’à l’avènement du Messie, il s’écoulera 7 périodes de 7 ans et 62 périodes de 7 ans (Daniel 9.25). Entre -605 et -586, le roi babylonien Nabuchodonosor détruisit Jérusalem et son temple, et déporta la majorité du peuple d’Israël. Plus tard, le roi perse Cyrus autorisa le retour des Juifs et la reconstruction du temple. Et en -444, un édit du roi Artaxerxès donna aux Juifs l’autorisation de reconstruire les murailles de Jérusalem. C’est ce décret auquel se réfère le texte. Le Messie devait donc se manifester 483 ans plus tard, ce qui nous amène à l’année 38 de notre ère. Mais le peuple d’Israël utilisait un calendrier lunaire et, dans plusieurs textes bibliques comme dans le livre de Daniel, les mois ont chacun 30 jours. Chaque année doit donc être comptabilisée comme ayant 360 jours et une  conversion est nécessaire pour réaliser la correspondance avec notre calendrier solaire. La durée dont il est question est alors en réalité de 476 ans et nous arrivons à la date de l’année 33 pour l’avènement du Messie. 
– Les circonstances de sa mort furent précisées : À la fin de ces 62 périodes, le Messie sera mis à mort, et personne ne le défendra (Daniel 9.26). Des chiens m’environnent, ils ont percé mes mains et mes pieds (Psaume 22.17).

Le langage des prophètes est souvent imagé et il faut être un peu familiarisé avec l’Ancien Testament, la première partie de la Bible, pour bien saisir certaines allusions. Mais un portrait-robot du sauveur se dessine à la lecture de ces passages.
– il sera un membre de la tribu de Juda ce qui éliminait les onze douzièmes du peuple juif et tous les descendants de l’autre fils d’Abraham, Ismaël
– il sera un descendant du roi David
– il naîtra à Bethlehem
– il se manifestera aux alentours de l’année 33 de notre ère
– il sera mis à mort et il aura les mains et les pieds percés
Quelqu’un répond à tous ces critères : Jésus.

De nombreuses allusions au Messie qui devait venir se trouvent disséminées partout dans l’Ancien Testament. D’autres textes de la Bible au sujet du Messie se sont révélés eux aussi être prophétiques et leur accomplissement s’est réalisé de façon très précise dans la vie de Jésus. Ils ont pourtant été écrits des centaines d’années avant sa venue ! 

– Le Messie accomplira des miracles : Ce jour-là s’ouvriront les oreilles des sourds et les yeux des aveugles. Et alors le boiteux bondira comme un cerf, et le muet criera de joie (Esaïe 35.4-6).
– Mais on s’opposera à lui et on le rejettera : Les rois de la terre se soulèvent et les chefs se liguent ensemble contre le Messie (Psaume 2.2). Méprisé et abandonné des hommes … nous n’avons fait aucun cas de sa valeur (Esaïe 53.3).
– Assis sur un âne, il  fera une entrée triomphale à Jérusalem : Réjouis-toi, lance des acclamations, Jérusalem ! Voici ton roi qui vient à toi ; il est juste et victorieux, il est humble et monté sur un âne, sur un ânon, le petit d’une ânesse(Zacharie 9.9). C’est ainsi que Jésus est entré à Jérusalem acclamé par la foule.
– Il sera trahi par un de ses disciples pour la somme de 30 pièces d’argent : « Si vous le trouvez bon, donnez-moi mon salaire. » Alors ils ont pesé pour mon salaire 30 pièces d’argent (Zacharie 11.12). Les chefs des prêtres payèrent 30 pièces d’argent à Judas pour qu’il leur livre Jésus.
– Ses vêtements seront partagés lors de sa crucifixion : Ils se partagent mes habits, Ils tirent au sort ma tunique(Psaume 22.18). Lorsque les soldats eurent crucifié Jésus, ils prirent ses vêtements et en firent quatre parts, une pour chacun d’eux. Quant à la tunique qui était sans couture et tissée tout d’une seule pièce, les soldats tirèrent au sort pour savoir qui l’aurait.
– On se moquera du Messie et on l’insultera : Tous ceux qui me voient se moquent de moi, ils ricanent, ils hochent la tête : « Recommande ton sort à l’Eternel ! L’Eternel le sauvera, il le délivrera, puisqu’il l’aime ! » (Psaume 22.8,9). Les évangiles rapportent les mêmes insultes proférées envers Jésus alors qu’il était cloué sur la croix.
– Sur la croix, on lui donnera même du vinaigre à boire : Pour étancher ma soif, ils m’offrent du vinaigre (Psaume 69.22). L’un de ceux qui étaient devant Jésus crucifié remplit une éponge de vinaigre, la fixa à un roseau et lui donna à boire.
– A sa mort, ses jambes ne seront pas brisées et son flanc sera transpercé : Le Seigneur veille sur ses os : aucun d’eux n’est brisé (Psaume 34.20). Ils tourneront leurs regards vers moi, celui qu’ils auront transpercé (Zacharie 12.10). Comme on était à la veille d’un shabbat particulièrement solennel, les chefs des Juifs voulaient éviter que les cadavres restent en croix durant la fête. Ils allèrent trouver Pilate pour lui demander de faire briser les jambes des suppliciés (on le faisait pour hâter leur mort) et pour faire enlever les corps. Les soldats vinrent donc et brisèrent les jambes aux deux criminels crucifiés avec Jésus. Quand ils arrivèrent à Jésus, ils constatèrent qu’il était déjà mort et ils ne lui brisèrent pas les jambes. Mais l’un des soldats lui enfonça sa lance dans le côté.
– Il sera mis dans le tombeau d’un homme riche : On a mis sa tombe parmi les riches (Esaïe 53.9). Le soir de la crucifixion, Joseph, un homme riche et disciple de Jésus, alla demander au gouverneur romain le corps de Jésus. Joseph prit le corps, l’enroula dans un drap de lin pur et le déposa dans le tombeau tout neuf qu’il s’était fait tailler pour lui–même dans le roc.

Une boussole indique le Nord ; toute la première partie de la Bible pointe vers Jésus. En plus de ces prophéties, on trouve dans tous les livres de l’Ancien Testament, sous différentes formes, des renseignements sur le sauveur qui devait venir et la mission qu’il allait accomplir.
Connaissez-vous un autre être humain dont la venue a été annoncée et dont la vie, de sa naissance à sa mort, a été décrite avec autant de détails et de précision des centaines d’années à l’avance ? Ce n’est le cas d’aucun président de la République, d’aucun empereur. Ce n’est le cas d’aucun grand philosophe grec ou chinois. Aucun artiste mondialement connu n’a eu cet honneur, aucun inventeur génial, aucun leader politique. Personne n’a jamais écrit à propos des meilleurs joueurs de football avant leur naissance. Jésus est unique.

L’exil des juifs après 70 et 135

Suite aux deux grandes révoltes juives contre l’occupant romain, Jérusalem et son temple furent détruits en l’an 70 et en 135, les juifs furent chassés de la terre d’Israël qui fut rebaptisée Palestine par l’empereur Hadrien. Cela s’est produit comme Jésus l’avait annoncé.
Quand Jésus fut arrivé tout près de Jérusalem, il pleura sur elle : « Des jours de malheur vont fondre sur toi. Tes ennemis t’entoureront d’ouvrages de siège. Ils te détruiront complètement, toi et les habitants qui seront dans tes murs, et ils ne laisseront pas chez toi une pierre sur une autre. » (Luc 19.41-43) Lorsque vous verrez Jérusalem encerclée par des armées, sachez que sa destruction est imminente. Ses habitants seront passés au fil de l’épée ou déportés dans tous les pays étrangers, et Jérusalem sera occupée par les païens jusqu’à ce que le temps de leur domination soit révolu. (Luc 21.20,24)
Jérusalem fut reconstruite comme ville romaine sous le nom d’Aelia Capitolina en l’honneur de Jupiter. Les juifs en furent bannis et le petit nombre qui resta en Palestine se regroupa dans le nord, en Galilée. Le peuple juif allait-il s’éteindre ? La nation juive était-elle vouée à l’oubli comme cela a été le cas pour les Assyriens ou les Babyloniens ? Le royaume d’Israël connaîtrait-il le même sort que les empires égyptiens ou grecs qui avaient disparu tout comme de nombreux royaumes dans l’Antiquité ? Tout semblait conduire inéluctablement à cela. Mais encore une fois, Dieu n’avait pas dit son dernier mot.

Le retour des juifs et la renaissance de l’État d’Israël

Ce petit bout de terre que Dieu a choisi parmi tous les pays pour y agir de façon unique, ce territoire au carrefour de l’Afrique, de l’Asie et de l’Europe va encore jouer un rôle dans le destin de l’humanité et occuper une place centrale dans les derniers évènements de l’histoire du monde.

Suite aux deux grandes révoltes juives contre l’occupant romain, Jérusalem et son temple furent détruits en l’an 70 et, en 135, les juifs furent chassés de la terre d’Israël comme Jésus l’avait annoncé (Luc 19.41-43 / 21.20,24). Jérusalem sera occupée (littéralement : piétinée) par les païens jusqu’à ce que le temps de leur domination soit révolue (littéralement : jusqu’à ce que les temps des Nations soient accomplis). Et effectivement, pendant 2000 ans, Jérusalem a été sous la domination successive des empires romains, byzantins, arabes avec leurs différentes dynasties, ottomans et enfin sous tutelle anglaise. Ce n’est qu’après la guerre des six jours en 1967 que Jérusalem retourna sous souveraineté juive et que le temps de domination des non-juifs prit alors fin, exactement comme Jésus l’avait annoncé. En 1980, Jérusalem fut déclarée capitale de l’État d’Israël par la Knesset, le parlement israélien.

Le peuple d’Israël est le seul peuple au monde ayant été chassé de son pays et y étant retourné pour en prendre possession des siècles plus tard.
Au début du XXe siècle, 99 % des juifs vivaient hors d’Israël. En 2024, la moitié des juifs sont en Israël (soit une population d’environ 8 millions). 8000 juifs vivaient à Jérusalem, aujourd’hui il y en a 800 000.
Les juifs ont été chassés du royaume d’Israël et se sont installés dans tous les pays du monde : en Europe, en Chine, en Inde, en Amérique, en Afrique. Et 2000 ans plus tard, ils sont revenus en Israël depuis tous les coins du monde.
– Retour de 500 000 juifs expulsés des pays du Moyen-Orient ou du Maghreb après 1948.
– Retour d’un million de juifs de l’URSS entre 1989 et 2002.
– Retour de 700 000 juifs depuis l’Europe, en dehors de la Russie.
– Retour de 190 000 juifs de l’Amérique du Nord et de l’Amérique du Sud.
– Retour de 25 000 juifs éthiopiens, descendants de la tribu de Dan, en 1984 et 1991.
– Retour par milliers depuis l’Inde des descendants de la tribu de Manassé.
Au XIXe siècle, la Palestine était peu peuplée et laissée à l’abandon. De nombreux récits de voyageurs, d’écrivains et de centaines de pèlerins ayant visité cette région en témoignent : Chateaubriant, Lamartine, Gustave Flaubert, Mark Twain, Ernest Renan, Pierre Loti… La Palestine était alors désignée sous le nom de Syrie du Sud et était une province de l’empire ottoman. En 1880, la population totale était estimée à 470 000 personnes et 25 000 juifs vivaient en Palestine, descendants pour beaucoup des populations juives qui n’avaient pas été chassées par les Romains et étaient demeurées dans le pays depuis 2000 ans. C’est à partir de 1880 que commença l’immigration juive en Palestine, les premières vagues étant originaires de Russie et de Pologne. Le nombre de juifs en Israël est passé à 100 000 en 1914, 650 000 en 1948, 2 millions en 1960 pour atteindre 7,7 millions en 2025.

De nombreux chapitres dans les livres des prophètes parlent d’un retour des juifs sur la terre d’Israël après un exil. Ces textes ne correspondent pas au retour modeste après l’exil en Assyrie puis en Babylonie au 6e siècle avant J.C., ni à aucune autre époque jusqu’à aujourd’hui. En ce jour-là (…) je ramènerai les déportés de mon peuple d’Israël. Ils reconstruiront les villes dévastées et les habiteront, ils planteront des vignes et en boiront le vin, ils cultiveront des jardins et en mangeront les fruits. Je les planterai dans leur pays et ils ne seront plus arrachés du pays que je leur ai donné, dit l’Éternel. (Osée 9.11,14-15) Les jours viennent, déclare l’Éternel, où l’on ne dira plus « L’Éternel est vivant, lui qui a fait sortir les Israélites d’Égypte », mais « L’Éternel est vivant, lui qui a fait sortir les Israélites du pays du nord et de tous les pays où il les avait chassés ».  Je les ramènerai dans leur pays, celui que j’avais donné à leurs ancêtres. (Jérémie 16.14,15) Impossible de ne pas voir la main de Dieu dans le retour massif des juifs en Palestine. 

Aujourd’hui, ce petit pays du Moyen-Orient grand comme trois départements français est l’épicentre de tensions qui pourraient faire basculer le monde dans une guerre mondiale. Dès sa création en 1948, l’État d’Israël a dérangé et désormais le conflit israélo-palestinien semble insoluble. Il l’est effectivement car nous ne tenons pas compte du paramètre essentiel : le projet de Dieu.
Dans cette région du Moyen-Orient, tout semble chaotique et imprévisible. Pourtant Dieu veille à l’accomplissement de son projet et, même si nous ne comprenons pas tous les détails, les évènements nous conduisent irrémédiablement vers la réalisation des prophéties bibliques et vers le retour glorieux de Jésus. La renaissance de l’État d’Israël est la confirmation de la promesse faite à Abraham en ce qui concerne sa descendance. Après leur exil suite au rejet du Messie, Dieu ramène une dernière fois les juifs dans ce pays. L’état d’Israël joue un rôle dans l’agenda divin de l’Histoire de l’humanité car viendra le temps où les juifs feront appel au Messie pour qu’il revienne, joignant ainsi leurs prières à celles de tous les chrétiens. Et alors, le royaume de Dieu s’établira.

Le conflit israélo-palestinien est un sujet bien trop complexe pour être traité ici de façon complète. Je vous propose la lecture de ce long dossier si vous voulez aborder les aspects essentiels et nécessaires afin de comprendre les enjeux et la situation actuelle : Le conflit israélo-palestinien ->

D’autres évènements ont été annoncés et ne se sont pas encore réalisés.

Les évènements prédits se sont accomplis exactement comme cela avait été annoncé mais nous n’en avons pas fini avec ce que Dieu a décidé de nous révéler sur l’avenir : il y a encore d’autres textes dans la Bible qui annoncent ce qui doit arriver dans l’histoire future de l’humanité. Ces prédictions ont été écrites il y a 2000 ans ou plus et elles nous concernent. Aussi, puisque les prophéties du passé se sont réalisées, l’attitude la plus logique et la plus sage est de prendre au sérieux ce qui est annoncé et qui est en train de se réaliser ou qui ne s’est pas encore produit pour le moment.
L’évènement le plus important qui va se produire dans le futur est le retour de Jésus sur Terre. Vous trouverez dans le document suivant les principaux éléments à ce sujet : Le retour de Jésus ->
Mais retournez d’abord sur le thème de la situation actuelle du monde, continuez votre lecture et ouvrez ensuite le lien lorsque vous y serez invités.

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