Chapitre 5. afin qu’on ait la vie éternelle

Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son fils unique 
afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle.

Qu’appréciez-vous le plus dans la vie ? 
Qu’est-ce qui est le plus important pour vous dans la vie ?

Quel est le but de votre vie ?

A quoi pensez-vous quand vous entendez « vie éternelle » ?

Est-ce que vous croyez à la vie après la mort ? 

Comment envisagez-vous l’éternité ? 
Comment imaginez-vous le paradis ?

La vie éternelle ! Jésus a souvent abordé ce sujet et j’aime tellement ce qu’il a enseigné.

1. la vie

Se baigner dans une mer chaude et transparente ! Regarder un magnifique coucher de soleil. Déguster une bonne glace ! Pratiquer notre sport favori. Qu’appréciez-vous dans la vie ? 
Je pense que le mot le plus universel qui exprime combien la vie peut être fantastique et avoir tant de saveur est : amour. Quelle que soit la langue que nous parlons, quel que soit l’endroit où nous vivons, l’amour rend la vie belle. Qu’il est bon d’avoir un conjoint, des enfants, des amis avec qui nous nous sentons bien ! Qu’il est bon d’être aimé, d’être apprécié !  
Jésus a dit : Moi, je suis venu afin que les hommes aient la vie et qu’ils aient une vie abondante   (Jean 10.10). Une vie abondante, c’est une vie belle, bonne, remplie d’amour et de joie. Une vie abondante dans notre couple ! Une vie abondante avec nos parents, avec nos enfants, avec nos voisins, avec nos collègues au travail !
Ce que Jésus nous dit, c’est qu’il est venu pour nous apprendre comment vivre. Il est venu nous délivrer de ce qui nous déprime, nous fait souffrir et nous rend malheureux et tristes. Il est venu nous délivrer de tout qui peut gâcher la beauté de la vie, de ce qui en nous peut tout gâcher. Il est venu nous délivrer d’une vie « quelconque », souvent fade, médiocre et dont on se contente. 
La vie éternelle,  c’est une vie joyeuse, belle et bonne. 
Nous avons mis l’accent sur le premier mot. Passons maintenant au second.

2. éternelle

Je me souviens de la mort d’un de mes amis. Il avait à peine 20 ans. 
Il était parti en vacances aux États-Unis. Pour tous les copains du quartier, aller aux États-Unis c’était aller dans le meilleur endroit du monde. C’était le pays de la musique, des voitures, c’était là où tout se passait ! Mais là-bas, un soir, alors qu’il se promenait tranquillement, il s’est retrouvé face à un gars qui a sorti une arme et lui a tiré dessus. Il est mort sur le coup. Je venais de perdre un de mes meilleurs amis et une partie de mes illusions : il n’y a pas de paradis sur terre. 
J’ai passé plusieurs semaines abattu à me sentir complètement démuni face à la mort. Mon ami ne serait plus jamais avec moi. Il ne connaitrait plus aucune des joies de la vie. Je n’entendrais plus jamais son rire. Il laissait sa mère seule et meurtrie.
Pourtant, j’avais déjà vu des membres de ma famille mourir. Mais ils étaient âgés et je me disais qu’ils avaient fait leur temps. C’était un peu comme quelque chose de « normal ». Cette fois-là, je n’arrivais pas à accepter la réalité de la mort.

Nous avons tous connu cette expérience horrible et si douloureuse. La perte d’un être cher… tout s’arrête. Jésus aussi a connu la mort d’un ami cher. Lazare était tombé gravement malade et ses sœurs avaient envoyé des gens chercher Jésus. Mais lorsqu’il arriva, son ami était déjà mort depuis quatre jours et avait été mis dans un tombeau. Au milieu de la famille de Lazare, Jésus a pleuré. Comme eux, il a ressenti la même douleur insupportable. Mais, à la différence de nous qui ne pouvons rien faire pour nous opposer à la mort, Jésus s’est tenu devant le tombeau de son ami puis il a ordonné à Lazare de revenir à la vie et de sortir du tombeau. Comme j’aurais voulu être là à ce moment !
C’est à cette occasion que Jésus a prononcé ces paroles que nul homme n’a jamais pu dire : Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, même s’il meurt. Et celui qui croit en moi ne mourra jamais (Jean 11.25,26). Avez-vous déjà rencontré quelqu’un comme Jésus ? 

S’il n’y a rien après la mort, alors la vie n’est qu’une immense frustration. J’ai existé, j’ai goûté à des choses merveilleuses, j’ai aimé et côtoyé des personnes extraordinaires et il me faut disparaître, quitter à tout jamais les êtres chers que j’aime et qui m’aiment.
S’il n’y a rien après la mort, alors la vie n’est que déception et regret. J’ai souffert, j’ai été blessé, j’ai été déçu, j’ai moi-même blessé d’autres, j’ai gâché tant de moments et il n’y a aucune revanche possible sur la souffrance et le mal. La mort est gagnante à chaque fois. Elle est le point à la fin de notre phrase. Il n’y a plus rien. Tout est fini. C’est terminé.
Aussi, si tout est éphémère, il me faut profiter au maximum de chaque instant car le but de la vie ne peut être que cela. Et, s’il n’y a pas d’autre sens à la vie, alors qu’importe de mentir ou de voler si cela peut m’être profitable. De toute façon, il n’y a plus rien après et il n’y a personne à qui rendre des comptes.
Mais heureusement, la mort peut être vaincue ! Lazare est revenu à la vie ! Celui qui  croit en moi ne mourra jamais. 
Pourtant, plus tard, Lazare est mort à nouveau et, cette fois, il n’est pas sorti du tombeau. Le mot grec traduit par « jamais » signifie exactement « pas pour toujours », « pas pour l’éternité ». L’affirmation de Jésus est précisément celle-ci : celui qui  croit en moi ne mourra pas pour toujours, celui qui croit en moi ne mourra pas pour l’éternité. La résurrection de Lazare était temporaire mais elle a prouvé que Jésus n’avait pas lancé des paroles en l’air lorsqu’il avait déclaré : Je suis la résurrection et la vie.

La résurrection de Jésus : Jésus est réellement plus fort que la mort.

Combien de fois ai-je entendu des moqueries ou des remarques méprisantes face à cette affirmation de la résurrection de Jésus. Ce qui est étonnant, c’est que beaucoup refusent d’envisager l’éventualité du retour à la vie du Messie sans même avoir jamais pris la peine d’examiner les faits historiques.
Que s’est-il passé juste après la crucifixion ? Lisons ce que les témoins oculaires des événements ont écrit. Le soir venu arriva un homme riche d’Arimathée, du nom de Joseph, qui lui aussi était un disciple de Jésus. Il alla trouver Pilate et demanda le corps de Jésus. Pilate s’étonna qu’il soit déjà mort; il fit venir l’officier et lui demanda si Jésus était mort depuis longtemps. Une fois renseigné par l’officier, il fit remettre le corps à Joseph. Joseph prit le corps, l’enveloppa dans un drap de lin pur et le déposa dans un tombeau neuf qu’il s’était fait creuser dans la roche. Puis il roula une grande pierre à l’entrée du tombeau et s’en alla. Des femmes qui étaient venues de la Galilée avec Jésus accompagnèrent Joseph. Elles virent le tombeau et la manière dont le corps de Jésus y fut déposé.
Le lendemain, qui était le jour après la préparation du shabbat, les chefs des prêtres et les pharisiens allèrent ensemble chez Pilate et dirent : « Seigneur, nous nous souvenons que cet imposteur a dit, quand il vivait encore : ‘Après trois jours je ressusciterai.’ Ordonne donc que le tombeau soit gardé jusqu’au troisième jour, afin que ses disciples ne viennent pas voler le corps et dire au peuple : ‘Il est ressuscité.’ Cette dernière imposture serait pire que la première. » Pilate leur dit : « Vous avez une garde. Allez-y, gardez-le comme vous le souhaitez ! » Ils s’en allèrent et firent surveiller le tombeau par la garde après avoir scellé la pierre. (Matthieu 27 / Marc 15 / Luc 23).

A cette époque, les tombeaux des riches ne ressemblaient pas à nos tombes d’aujourd’hui ni à nos caveaux familiaux. On creusait une pièce plus ou moins grande dans la roche. Plusieurs personnes pouvaient se tenir debout à l’intérieur. Puis on faisait rouler une dalle de pierre très lourde taillée en forme de disque à l’extérieur le long de la paroi pour boucher l’entrée. Un rail était creusé dans le sol pour permettre le déplacement de la pierre. 
Continuons le récit. Les prêtres ont posté des gardes devant le tombeau. Que s’est-il passé le surlendemain ?
Soudain, il y eut un grand tremblement de terre, car un ange du Seigneur descendit du ciel, vint rouler la pierre de devant l’ouverture et s’assit dessus. Il avait l’aspect de l’éclair et son vêtement était blanc comme la neige. Les gardes tremblèrent de peur et devinrent comme morts.
Quelques hommes de la garde entrèrent dans la ville et annoncèrent aux chefs des prêtres tout ce qui était arrivé. Après s’être réunis avec les anciens pour tenir conseil, ceux-ci donnèrent une forte somme d’argent aux soldats avec cette consigne : « Dites que ses disciples sont venus de nuit voler le corps pendant que vous dormiez. Et si le gouverneur l’apprend, nous l’apaiserons et nous ferons en sorte que vous n’ayez pas d’ennuis. » Les soldats prirent l’argent et se conformèrent aux instructions reçues. Et ce récit des événements s’est propagé parmi les Juifs jusqu’à aujourd’hui. (Matthieu 28 / Marc 16 / Luc 24).

Que faisaient les disciples pendant ce temps-là ? Ils se cachaient dans une maison et ne sortaient plus par crainte d’être arrêtés à leur tour. Tous leurs espoirs s’étaient envolés avec la mort de celui qu’ils avaient pris pour le Messie et qu’ils avaient suivi pendant trois ans. Ils étaient traumatisés, sans forces et vidés émotionnellement. Pourtant, quelque temps plus tard, ils affirmèrent que Jésus leur était apparu vivant et cela à plusieurs reprises. Ils en furent tellement réjouis et fortifiés qu’ils commencèrent à annoncer un peu partout dans Jérusalem que Jésus était bien le Messie et qu’il était ressuscité. 

Or, si tout cela est faux, si Jésus n’est jamais revenu à la vie, alors que s’est-il réellement passé ? Plusieurs scénarios ont été avancés. Examinons-les.

1. Jésus n’était qu’inconscient lorsqu’il fut descendu de la croix, comme plongé dans un coma. Il est ensuite revenu à lui dans le tombeau. 
Mais, sur la croix, un soldat lui avait transpercé la cage thoracique avec sa lance. Jésus était bel et bien mort. De toute façon, il n’aurait pu rouler seul la dalle et, s’il était sorti du tombeau, les gardes l’auraient forcément aperçu.

2. Nous nous méprenons sur la signification de la résurrection de Jésus si nous croyons qu’il est revenu à la vie dans son corps. C’est son enseignement qui est toujours vivant. Les disciples ont juste voulu exprimer que son  souvenir et son impact seraient éternels.
Les disciples ne parlent pas d’une résurrection « spirituelle » de Jésus. Comme beaucoup de leurs compatriotes juifs, ils croyaient à une vie après la mort mais, dans ce cas précis, ils étaient convaincus d’avoir été les témoins d’un événement unique. Les récits des évangiles sont très clairs pour que nous ne puissions pas interpréter les apparitions de Jésus d’une autre façon qu’une résurrection physique. Voici ce qu’ils ont rapporté lorsque Jésus leur est apparu après sa mort et sa résurrection : Les disciples furent saisis de crainte et d’effroi, croyant voir un esprit. « Pourquoi êtes-vous troublés ? leur dit-il. Pourquoi les doutes envahissent-ils votre coeur ? Regardez mes mains et mes pieds, et reconnaissez que c’est bien moi. Touchez-moi et regardez ! Car un esprit n’a ni chair ni os. Or, vous voyez bien que j’en ai. » Mais ils étaient si heureux qu’ils ne parvenaient pas à croire et restaient dans l’étonnement. Alors il leur demanda : « Avez-vous quelque chose à manger ? » Ils lui présentèrent un morceau de poisson grillé. Il le prit et le mangea sous leurs yeux (Luc 24.37-42). De plus, si Jésus n’était pas ressuscité corporellement, on aurait dû retrouver son corps or le tombeau était vide.

3. Les chefs des prêtres ont dérobé le corps dans le tombeau. 
Mais si les autorités juives avaient récupéré le corps de Jésus, pourquoi ne l’ont-elles pas conservé puis exhibé lorsque les disciples ont commencé à proclamer la résurrection de Jésus. Leur  zèle se serait alors éteint comme un feu de paille et le nom de Jésus serait tombé dans l’oubli comme celui de tous ceux qui ont prétendu être le messie. 

4. Les disciples ont eux-mêmes volé le corps de Jésus. Ils ont ensuite inventé de toute pièce cette histoire de résurrection. C’est cette version que les autorités religieuses juives ont propagée à l’époque.
Les disciples seraient donc des menteurs et des manipulateurs. Mais quel avantage auraient-ils tiré d’un tel mensonge ? Aucun d’entre eux ne s’est enrichi ou ne s’est élevé socialement. Au contraire, plusieurs d’entre eux furent emprisonnés et même mis à mort. Ils préférèrent perdre la vie plutôt que de renoncer à annoncer la résurrection du Messie et ils persévérèrent dans leur témoignage malgré les souffrances endurées. Est-ce que l’on accepte de mourir pour un mensonge ?
Les disciples de la génération suivante eurent aussi beaucoup à souffrir : ils furent exclus des synagogues et plus tard, des milliers moururent en martyrs sous l’empire romain. Pourquoi auraient-ils eux aussi continué à proclamer la résurrection de Jésus si cela n’était qu’une supercherie ? 
Lisons ce qu’a écrit Paul, un pharisien devenu disciple de Jésus : Je désire vous rappeler maintenant la bonne nouvelle que je vous ai annoncée. Jésus-Christ a été mis au tombeau et il est revenu à la vie le troisième jour, comme l’avaient annoncé les écritures. Il est apparu à Pierre, puis aux 12 apôtres. Ensuite, il est apparu à plus de 500 de ses disciples à la fois. La plupart d’entre eux sont encore vivants, mais quelques-uns sont morts. Ensuite, il est apparu à Jacques, puis à tous les apôtres. Enfin, après eux tous, il m’est aussi apparu. Si nous prêchons donc que le Christ est revenu d’entre les morts, comment quelques-uns d’entre vous peuvent-ils dire que les morts ne ressuscitent pas ? Si le Christ n’est pas ressuscité, nous n’avons rien à prêcher et vous n’avez rien à croire. De plus, il se trouve que nous sommes de faux témoin de Dieu puisque nous avons certifié que Dieu a ressuscité le Christ. (1 Corinthiens 15) 

5. Les disciples ont été victimes d’une hallucination. Leur désespoir était si fort que leur perception de la réalité en a été altérée. 
Mais Jésus n’a pas été vu vivant que par un seul groupe de quelques disciples à une seule occasion. Il est apparu à près de 500 personnes, à de nombreuses reprises et en des lieux différents pendant le mois qui a suivi sa résurrection. 

6. Pour finir, il faut mentionner la croyance répandue dans l’Islam : Jésus n’est pas ressuscité car il n’a tout simplement jamais été crucifié ; quelqu’un d’autre a été arrêté et crucifié à sa place. 
Les enseignants musulmans s’appuient pour cela sur un texte du Coran (sourate 4.157-158). Mais, comme nous l’avons vu, si le récit biblique rapportant la mort de Jésus était une fiction, les évangiles auraient été discrédités dès leur parution. Or, aucun témoignage historique ne nous est parvenu contestant la véracité du compte-rendu de l’arrestation, de la condamnation et de l’exécution de Jésus autour de l’an 30 ou 33 de notre ère. Aucun de ceux qui refusèrent de croire en Jésus comme étant le Messie promis, qu’ils aient été juifs ou romains, n’ont jamais écrit quoi que ce soit dans ce sens. Des historiens romains comme Tacite ont attesté de la condamnation et de la mise à mort bien réelles de Jésus. Les écrits juifs dans le Talmud ont refusé les prétentions messianiques de Jésus mais n’ont jamais suggéré qu’il avait échappé à la crucifixion. Cela aurait pourtant été l’arme la plus simple et la plus efficace pour s’opposer à la propagation du christianisme.

Jésus a bien été crucifié et il est bien ressuscité ! Avant d’être arrêté, jugé, condamné et exécuté, il avait annoncé à ses disciples qu’il serait mis à mort et que, trois jours plus tard, il reviendrait à la vie (Matthieu 16.21). Sur le moment, ses disciples ne réalisèrent pas la portée de ces paroles. Mais trois jours après sa mort sur la croix, Jésus est revenu à la vie. Et lui n’a jamais connu la mort à nouveau. Il l’a vaincue pour toujours ! Il a prouvé qu’il était plus fort que la mort. 
Connaissez-vous un autre homme sur Terre qui soit mort puis qui soit revenu à la vie et qui soit toujours vivant ? Oh j’aime tant relire les paroles qu’il a prononcées : Celui qui croit en moi vivra, même s’il meurt. Et celui qui  croit en moi ne mourra jamais. Cela parle de moi ! La première fois que j’ai réalisé cela, une toute nouvelle perspective s’est ouverte devant moi : ne jamais cesser d’exister !!! Être libéré de l’angoisse liée à la mort ! Fantastique ! 
La vie éternelle, c’est  vivre pour toujours.

Vivre pour toujours, d’accord. Mais où ? Qu’est ce que le ciel ? Qu’est-ce que le paradis ? Et où se trouve Jésus aujourd’hui s’il est toujours vivant ? Nous en reparlerons dans les prochains chapitres. Pour le moment, continuons. Nous avons examiné chacun des mots, découvrons maintenant une autre dimension de l’expression entière.

3. la vie éternelle

Au début de ce chapitre, je vous avais posé une question : Quel est le but de votre vie ? A quoi avez-vous pensé ?
– Trouver le grand amour ?
– Avoir une famille ? Élever vos enfants ?
– Voyager, découvrir le plus d’endroits possibles sur Terre ?
– Jouir des bonnes choses de la vie ? Avoir beaucoup d’amis ?
– Réussir dans le domaine qui vous passionne ?
– Être célèbre ? Gagner beaucoup d’argent ? Pouvoir vous offrir tout ce dont vous avez envie ?

Aucun de ces objectifs ne peut être le but de la vie. Votre vie a un sens qui dépasse infiniment ces objectifs. Vous n’êtes pas là par hasard. Vous existez à cause de Dieu et pour Dieu. Vous existez parce que Dieu vous a voulu. Avez-vous déjà envisagé que Dieu vous ait voulu, vous, spécialement, tel que vous êtes ? Savez-vous qu’avant même votre conception par vos parents, il avait prévu que vous viendriez au monde parce qu’il vous avait imaginé ? Dieu utilise nos parents pour nous donner la vie. Nos parents ne sont pas parfaits mais Dieu a un projet éternel parfait pour chacun d’entre nous. Et même si nos parents ont été déficients, même si nous avons été abandonnés par notre père ou par notre mère, Dieu a un plan pour notre vie. Même si nous avons gâché beaucoup de choses, même si nous sommes dans une situation où tout nous semble sombre et désespéré, notre vie peut être transformée par l’intervention de Dieu parce qu’il a un projet pour nous.
De plus, vous avez une personnalité spéciale et des talents particuliers. Vous êtes unique, il n’y a personne d’autre exactement comme vous sur toute la Terre. Dieu a désiré qu’il y ait des extravertis et des introvertis, des intellectuels et des manuels, des contemplatifs et d’autres qui aiment l’action, des gens capables de diriger, d’autres qui aiment cuisiner, des commerçants qui aiment les relations humaines, des artisans et des bricoleurs, des inventeurs, des artistes… Chacun de nous est précieux car chacun est unique. Quel est votre talent ? Dans quel domaine êtes-vous doué ? 
Dans la Bible, il est écrit que Dieu nous a voulu, chacun de nous personnellement, de façon à refléter un aspect de sa gloire et afin que nous fassions du bien aux autres. Lorsque nous comprenons cela, nous ressentons un profond sentiment de dignité et de valeur.  
Mais comment pouvons-nous exprimer les qualités de Dieu ? Comment notre vie peut-elle être une bénédiction pour les autres ? Nous sommes comme une ampoule. Il faut que l’électricité passe à travers pour que l’ampoule brille. De même, il faut que la vie éternelle abondante venant de Dieu soit notre énergie. Pour cela, il faut être « connecté » à notre créateur. Dieu est la source. Lui seul peut nous permettre d’avoir une vie qui soit belle et bonne. C’est pourquoi il nous faut réaliser que la vie est encore plus que ce que tout ce que nous pouvons faire. 

Jésus a donné cette définition de la vie éternelle : La vie éternelle c’est de connaître le seul vrai Dieu (Jean 17.3). Voici le but ultime de la vie : connaître Dieu.
Connaître Dieu, ce n’est pas seulement connaître des vérités sur Dieu, mais c’est connaître Dieu personnellement. C’est être en relation avec lui. C’est passer du temps à communiquer avec lui. Le christianisme n’est pas une philosophie, c’est une relation avec Dieu. Ce n’est pas qu’un ensemble de règles morales. Avant tout, c’est une relation avec Dieu. 
Connaître Dieu, c’est avoir accès au créateur tout-puissant qui intervient dans notre vie. En fait, c’est retrouver ce qu’Adam et Ève ont perdu : vivre une vie intense avec notre créateur à nos côtés ! C’est se nourrir de l’arbre de vie et c’est expérimenter que Dieu est au-delà de tout ce que nous pourrions imaginer. 
Dieu a des ressources illimitées et inépuisables pour combler nos besoins. Il peut nous donner de l’amour pour que notre couple s’épanouisse. Il peut nous guider vers un conjoint, vers un métier pour lequel nous sommes doués. Il peut nous donner de la sagesse pour prendre les bonnes décisions, pour élever nos enfants. Il peut nous redonner de la force quand nous sommes fatigués. Il peut nous consoler quand nous sommes blessés. Il peut nous relever quand nous sommes abattus. Il peut reconstruire des relations brisées dans notre famille.
Nous pouvons passer notre vie à puiser de l’eau dans l’océan, il ne sera jamais à sec. Il en est de même avec Dieu ; nous pouvons compter sur son aide pour tous les aspects de notre vie, il ne nous fera jamais défaut. Nous n’entendrons jamais comme réponse : « Désolé, il y a une rupture de stock. Je ne peux rien pour toi. »
Mais bien au-delà de tout ce que Dieu peut faire pour nous, la plus grande joie que nous puissions éprouver se trouve dans notre relation avec notre créateur. Quand Dieu prend la première place dans notre vie, le connaître devient plus précieux que tout. Plus nous découvrons sa bonté, son amour, sa justice, sa puissance, sa sagesse et toutes ses perfections, et plus nous l’admirons et l’aimons. Notre plaisir devient alors de contempler sa beauté infinie. 

Jésus est celui qui permet que tout cela devienne une réalité dans notre vie. Son affirmation sur la vie éternelle que nous venons de lire plus haut contient un deuxième élément. Jésus a aussi mentionné le rôle unique qui est le sien. La vie éternelle c’est de connaître le seul vrai Dieu et celui qu’il a envoyé : Jésus le Christ (Jean 17.3). Comme vous allez le découvrir dans les prochains chapitres, la glorieuse nouvelle exposée dans la Bible c’est qu’en Jésus, Dieu a ôté tout ce qui nous empêchait de pouvoir expérimenter et savourer cette relation avec lui. Il n’y a pas de plus grande satisfaction que de réaliser qui est Jésus et ce que Dieu a fait pour nous.
La vie éternelle, c’est connaître Dieu personnellement et c’est le but de la vie.

afin qu’on ait la vie éternelle

Il nous reste un petit mot à voir : « ait ». Tous les mots sont importants, même les plus courts. Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle.
Il n’est pas écrit que « peut-être, un jour, dans un futur lointain, avec un peu de chance, on aura » mais il est écrit qu’on « ait ». Ce verset de la Bible affirme que Dieu désire qu’on ait la vie éternelle maintenant, dès ici-bas. Qu’on ait, qu’on possède la vie éternelle maintenant, dès ici-bas, dans les trois dimensions que nous venons de découvrir :
– qu’on ait une vie de qualité, belle et bonne
– qu’on ait l’assurance de vivre éternellement
– qu’on ait une relation avec Dieu.

Dans le jardin d’Eden, Adam et Ève ont négligé l’arbre de vie. Ils ont choisi le fruit de l’arbre qui conduisait à la mort. Jésus est venu pour que l’accès à l’arbre de vie, l’accès à la vie éternelle soit à nouveau possible. Dans les prochains chapitres, nous parlerons encore de beaucoup d’autres choses concernant Jésus.

En commençant ce livre, peut-être vous êtes vous demandé quel impact le verset Jean 3.16 pourrait-il bien avoir dans votre existence. Commencez-vous à envisager maintenant qu’un changement dans votre vie  puisse s’accomplir ? Désirez-vous cette vie éternelle abondante ?

Chapitre 6. Il a donné son fils unique ->

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