Chapitre 2. Dieu a aimé le monde
Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son fils unique
afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle.
Vous avez lu les 2 premiers chapitres de la Bible. Qu’est-ce qui vous a le plus marqué dans ces chapitres ?
Beaucoup se moquent du récit de la Genèse car il serait en contradiction avec les théories scientifiques. Qu’en pensez-vous ?
En ce qui concerne le rapport entre la science et la religion, est-ce que l’une des propositions suivantes correspond à ce que vous pensez ?
– La science prouve qu’il n’y a pas de Dieu. La religion et la science sont incompatibles.
– La science ne peut pas prouver que Dieu existe ou qu’il n’existe pas.
– La science démontre l’existence d’un créateur et la science renforce ma foi en Dieu.
– La religion et la science sont compatibles. Il est possible d’être à la fois un homme de science et un croyant.
Revenons à notre texte. Pourquoi, à votre avis, Dieu a-t-il créé le monde et les humains ?
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Au commencement, Dieu
Je me souviens du jour où, pour la première fois de ma vie, j’ai ouvert la Bible et où j’y ai lu ces premiers mots. Ce fut un choc pour moi. A cette époque, je ne croyais pas en l’existence de Dieu et je ne m’étais jamais intéressé à lui. Et là, devant mes yeux, il était proclamé que tout commence avec Dieu !
J’étais déconcerté. C’était comme si un panorama nouveau et inconnu se dévoilait devant moi ! J’ai alors refermé la Bible et j’ai pris un moment pour réfléchir à ce que je venais de lire. Je me suis dit que si cette déclaration était fausse, alors tout le reste du livre n’avait aucun intérêt et que je pouvais arrêter ici ma lecture. Par contre, si cela était vrai, alors j’ignorais tout de ce qui est le plus important au monde, j’ignorais tout en ce qui concerne l’élément essentiel et fondamental dans la vie : Dieu ! Heureusement, j’ai rouvert la Bible et j’ai continué ma lecture.
Aujourd’hui, beaucoup d’années ont passé et, maintenant, mon plaisir est de partager ce que j’ai appris. Alors, mettez de côté pour un temps vos soucis, vos projets et tout ce qui occupe votre esprit. Laissez-vous conduire dans l’exploration de ces deux chapitres donnés par Dieu à tout être humain pour que nous sachions pourquoi nous existons.
Des milliers de commentaires et des centaines de livres ont été écrits sur ces premiers chapitres. Ces chapitres sont en effet fondamentaux. Il est impossible de connaître quoi que ce soit sur la vie, sur nous et sur Dieu sans eux. Ce récit est écrit dans un style si simple qu’un enfant peut le comprendre sans difficulté. Il est pourtant d’une profondeur et d’une richesse telles qu’il est impossible dans ce livre d’en faire le tour ni d’en aborder tous les aspects. Nous allons nous concentrer sur quelques points essentiels de ce que Dieu a voulu nous révéler au sujet de nos origines.
Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre
La Bible ne cherche pas à prouver aux hommes du 21e siècle que Dieu existe. Elle expose simplement la réalité. Dieu existait avant la création. Il existe en dehors de l’univers visible et il a tout créé à partir de rien.
Les enfants de trois ans demandent toujours : Pourquoi ? Dans la Bible, Dieu répond à nos questions essentielles : Pourquoi sommes-nous sur Terre ? D’où vient la vie ? La première phrase du premier livre de la Bible nous dit que ce nous ne sommes pas là par hasard.
Que la lumière soit… que la Terre produise de la verdure… que des oiseaux volent dans le ciel…
A plusieurs reprises, Dieu dit « que telle chose soit » et la chose est, la chose existe. Tout ce Dieu veut s’accomplit sans difficulté. Il parle et la chose arrive. Rien n’est un problème pour lui. Il a fait et organisé les milliards de galaxies aussi bien que les atomes et les molécules. Il a tout contrôlé de l’infiniment grand à l’infiniment petit. Sa puissance est sans limite et son intelligence est au-delà de tout ce que nous pouvons imaginer.
Dieu vit que cela était bon.
Ce refrain revient régulièrement dans le premier chapitre à chaque fois que Dieu forme quelque chose de nouveau. Nous pouvons ressentir un peu de la joie et du plaisir que Dieu a dû éprouver lors de la création des étoiles et des planètes ou lors du foisonnement des plantes qui ont commencé à pousser et à se multiplier à la surface du sol. Tel un artiste qui laisse libre cours à son imagination, il s’est réjoui de peupler les océans et les campagnes de toutes ces espèces animales plus originales les unes que les autres. Et, à chaque nouvelle étape, nous voyons Dieu constater avec plaisir que tout est bon ! Tout fonctionne comme il l’a voulu. Tout est harmonie. Tout est parfait. Il n’y a pas le moindre défaut. Dieu a placé la Terre à l’exacte distance du soleil pour que la vie puisse s’y développer. Chaque détail est l’expression du soin mis par notre créateur à son œuvre : la pollinisation des plantes par les insectes, les migrations des oiseaux ou des baleines suivant des routes que seuls eux et Dieu semblent connaître, la graine minuscule qui, après avoir été semée, deviendra un arbre majestueux…
Puis Dieu dit : « Faisons l’homme… ! » Et Dieu créa l’être humain…
Après la formation de l’univers et de cette planète unique qu’est la Terre, après la formation des végétaux et des animaux, tout est en place pour accueillir une créature très particulière : l’homme. Certains disent que c’est vaniteux de faire de l’être humain le chef d’œuvre de la création. Mais Dieu lui-même attire notre regard sur la joie qu’il a eue en créant le premier homme et la première femme. Vous avez dû remarquer qu’après avoir traité succinctement de l’homme dans le premier chapitre au sixième jour, on revient encore sur ce sujet au chapitre suivant et que tout ce chapitre y est entièrement consacré. Cela souligne l’importance de l’événement.
Ce deuxième récit est complémentaire du premier. Le deuxième chapitre de la Genèse ne raconte pas un événement différent de celui du sixième jour. C’est un développement de ce qui vient d’être dit avant. C’est comme un zoom, un gros plan sur l’être humain. La façon de raconter chez les Hébreux et dans la culture sémitique est en forme de spirale. Le sujet traité est exposé une première fois de façon générale puis l’auteur revient sur le point central ou sur un détail pour le développer.
Dieu dit : « Faisons l’homme à notre image, à notre ressemblance ! » Dieu créa l’être humain à son image, il le créa à l’image de Dieu.
Nous sommes créés à l’image de Dieu, à sa ressemblance. Qu’est-ce que cela signifie ? Cette affirmation ne suggère évidemment pas que Dieu a un corps physique comme le nôtre. Nous ne sommes pas identiques à Dieu, nous sommes seulement à sa ressemblance.
Dieu est une personne et nous lui ressemblons en cela. Comme Dieu, nous avons la capacité de penser et nous pouvons communiquer nos pensées en mots, nous pouvons parler. Ces facultés nous permettent de pouvoir avoir une communion particulière entre nous et avec Lui que ni les plantes ni les animaux ne peuvent expérimenter. En tant que personne, nous avons conscience de notre identité, de notre personnalité. Nous avons une volonté et nous pouvons faire des choix. Nous sommes capables de ressentir la différence entre le bien et le mal.
A l’image de Dieu, nous avons aussi une capacité à être créatifs. Certes, les humains ne peuvent rien créer à partir de rien comme Dieu, mais nous sommes inventifs. Certains vont mettre des notes de musique ensemble et créer des superbes mélodies, d’autres vont inventer de nouveaux produits, de nouvelles machines ou de nouvelles recettes de cuisine, d’autres encore vont décorer leur appartement de façon magnifique. Donnez quelques crayons de couleur à un petit enfant et il se réjouira de produire un coloriage que ses parents admireront.
En outre, cette ressemblance nous introduit dans le domaine de l’esprit. De par notre corps, nous avons une dimension matérielle mais nous avons aussi une dimension immatérielle, spirituelle, de par notre esprit. Notre conscience nous donne de percevoir cette dimension spirituelle. Dans toutes les époques et dans toutes les cultures, les humains ont su intuitivement qu’il existe une réalité au-delà de la matière, même si aujourd’hui beaucoup prétendent le contraire.
Enfin, l’être humain a été fait image de Dieu car il devait refléter de façon unique son créateur au sein de toute la création. Dans l’Antiquité, les images des divinités inventées par les hommes (sous formes de statues d’êtres hybrides, d’animaux ou d’éléments de la nature comme le soleil ou la lune) étaient considérées comme des représentations des dieux. Dans la Bible, le vrai Dieu nous interdit de fabriquer des statues ou des images physiques de Lui parce qu’il a voulu que ce soit l’être humain lui-même qui soit son image. Chaque humain, à travers sa personnalité et ses dons particuliers, a vocation en effet à exprimer certaines des qualités de Dieu. Notre créateur a désiré déposer en chacun de nous un aspect varié de sa gloire et nous reflétons chacun individuellement une partie, même infime, de cette gloire.
Dieu fit venir vers l’homme tous les animaux sauvages et tous les oiseaux du ciel. Il voulait que tout être vivant porte le nom que l’homme lui donnerait. L’homme donna des noms à tout le bétail, aux oiseaux du ciel et à tous les animaux sauvages
Le premier homme a donné des noms aux animaux. Nous aussi, nous donnons des noms. Les parents qui ont la joie d’avoir un bébé choisissent un prénom pour leur enfant. Donner un prénom c’est endosser la responsabilité d’aimer et d’éduquer un enfant.
En tant qu’image de Dieu, l’être humain est aussi son représentant. Dieu lui a délégué de son autorité et lui a confié un rôle particulier au sein de la création. Quelle dignité !
Dieu prit l’homme et le plaça dans le jardin d’Eden pour qu’il le cultive et le garde.
Quelle dignité mais quelle responsabilité également ! Nous ne sommes que des gérants d’un bien qui nous est confié. Dieu reste le propriétaire à qui nous devons rendre des comptes. Tout appartient à Dieu. L’homme vient au monde nu et les mains vides, et il repart dans la tombe nu et les mains vides. Tout ce que nous possédons au cours de notre vie appartient à Dieu qui nous le prête pour un temps : notre maison, notre voiture, notre conjoint, nos enfants…
L’homme donna des noms à tout le bétail, aux oiseaux du ciel et à tous les animaux sauvages, mais pour lui-même il ne trouva pas d’aide qui soit son vis-à-vis.
Dieu savait ce qu’Adam allait ressentir après avoir donné des noms à tous les animaux. Aucun animal ne peut répondre au désir d’intimité et de communion qu’il éprouve au plus profond de lui. Et Dieu avait déjà prévu ce qu’il allait faire avant que tous les animaux aient défilé devant Adam, comme il l’avait annoncé préalablement : Il n’est pas bon que l’homme soit seul. Je lui ferai une aide qui soit son vis-à-vis.
C’est la première fois que quelque chose de négatif est mentionné. Il manque quelque chose à l’homme : une femme. Pourquoi Dieu n’a-t-il pas dit directement dès le début à Adam qu’il allait combler son manque ? Peut-être que Dieu a voulu émerveiller Adam comme lorsque nous gardons secrètement un cadeau précieux que nous allons offrir à notre enfant.
Alors Dieu fit tomber un profond sommeil sur l’homme, qui s’endormit. Dieu forma une femme à partir de la côte qu’il avait prise à l’homme et il l’amena vers l’homme.
Une précision nous est donnée : elle est formée à partir de la côte de l’homme. Quelqu’un a commenté cela de façon simple mais profonde : Ève a été tirée du côté d’Adam, près de son cœur, pour qu’il la chérisse. Elle n’a pas été prise de son pied pour qu’il la méprise ou l’écrase. Elle n’a pas non plus été formée à partir de sa tête ; elle n’a pas vocation à dominer sur lui.
L’homme dit : « Voici cette fois celle qui est faite des mêmes os et de la même chair que moi. »
Adam est en admiration devant celle qui lui ressemble tout en lui étant différente ! Il est rempli de joie et compose le premier poème de l’histoire de l’humanité. La femme est une partenaire dotée elle aussi de la capacité à parler, à réfléchir, à communiquer. Elle est une aide pour l’homme, elle le complète.
C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair.
Une seule chair : ils ne feront qu’un. Dieu a inventé le couple : un homme et une femme qui s’aiment.
L’homme et la femme étaient tous les deux nus et ils n’en avaient pas honte.
Nous pouvons ressentir la paix et l’harmonie qui régnaient au commencement.
Dieu créa l’être humain à son image, il le créa à l’image de Dieu. Il le créa mâle et femelle.
Dieu a créé l’être humain : homme et femme, mâle et femelle. L’homme et la femme sont égaux et complémentaires.
– Ils sont égaux en valeur et en dignité. L’homme n’est pas supérieur.
– Ils sont complémentaires car différents. La femme et l’homme ne sont pas identiques ni interchangeables. Ils se complètent physiquement et psychologiquement.
Dieu est fondamentalement un être relationnel. C’est la raison pour laquelle nous sommes à son image. Nous avons été créés homme et femme pour avoir des relations.
Il nous reste encore quelque chose d’essentiel à comprendre sur le fait que nous sommes hommes et femmes à l’image de Dieu. Nous y reviendrons plus loin et nous découvrirons pourquoi cette vérité est grandiose.
Dieu les bénit et leur dit : « Reproduisez-vous, devenez nombreux, remplissez la terre et soumettez-la ! Dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel et sur tout animal qui se déplace sur la terre ! »
Adam et Ève doivent donner naissance à d’autres êtres humains pour qu’ils se répandent sur la surface de la Terre, y établissent des villages et des villes, utilisent les ressources naturelles, domestiquent les animaux, développent une civilisation. Dieu donne aux deux premiers êtres humains, et à tous leurs descendants, la mission d’administrer et de prendre soin de la Terre avec sagesse et bonté.
Dieu regarda tout ce qu’il avait fait, et il constata que c’était très bon. Il y eut un soir et il y eut un matin. Ce fut le sixième jour.
Les jours précédents, Dieu avait jubilé en évaluant son œuvre comme bonne. Maintenant il exulte car il constate que c’est très bon ! Dieu apprécie le chef d’œuvre de sa création : l’être humain, homme et femme créés à son image.
Dieu prit l’homme et le plaça dans le jardin d’Eden
Un jardin : Dieu n’a pas placé l’homme dans une caverne mais dans un jardin. Dans le jardin d’Eden ! Le mot hébreu « Eden » se traduit par « délice », « plaisir ».
Avez-vous remarqué que les illustrations dans les livres traitant de l’origine de l’homme nous présentent toujours nos ancêtres comme des êtres primitifs un peu abrutis, féroces et incapables de s’exprimer autrement que par des cris ? Quel contraste avec la Bible ! Dieu nous révèle que nous descendons d’un couple unique, créé parfait et sans défaut.
Partons un moment au sud de l’Afrique, dans le désert du Kalahari. Là-bas vit le peuple des Bushmen. Leur langue est celle qui contient le plus de sons au monde (135). Ces hommes vivent de chasse et de cueillette et n’utilisent aucune technologie. Ils ont pourtant des capacités intellectuelles, une palette d’émotions et une conscience identiques à celles de tous les humains vivant dans les pays industrialisés. Mais si dans 1000 ans, des archéologues s’avisaient d’aller fouiller dans cette région, ils découvriraient les mêmes traces que nous avons retrouvées des plus anciens êtres humains : quelques outils rudimentaires, des armes, des sculptures … Devront-ils en déduire que les Bushmen étaient un peuple intellectuellement sous-développé à l’image des hommes préhistoriques tels qu’ils sont décrits dans de nombreux livres ?
J’utilise cet exemple pour montrer combien les conclusions que l’on tire de l’observation des traces du passé peuvent s’avérer être influencées par des idées préconçues. Un des filtres qui fausse notre vision des origines de l’homme est la croyance que l’être humain a évolué d’un stade primitif inférieur à un niveau développé supérieur. Certes, au niveau de la technologie, il est évident que les hommes sont allés de progrès en progrès mais ce n’est pas dû à un développement du cerveau ou des capacités psychiques, cela est simplement la résultante de la transmission intergénérationnelle des connaissances accumulées et perfectionnées au fur et à mesure. Par contre, en ce qui concerne l’intellect, le langage, les émotions, la conscience du bien et du mal, la vie sociale et familiale, il n’y a aucune différence fondamentale entre nous au 21ème siècle et les habitants de la Mésopotamie d’il y a 4000 ans.
Nous pouvons remercier les scientifiques pour leur travail et leurs recherches afin de mieux comprendre comment la création fonctionne et comment l’univers et toutes les formes de vie sont apparus. Mais il faut reconnaître et rappeler combien les scientifiques tâtonnent pour rendre compte des débuts de l’humanité. Les fossiles présentés comme traces de pré-humains sont très rares et l’on n’a retrouvé d’eux que quelques dents et quelques os. Dans les dessins qui nous proposent des reconstitutions de ce qu’auraient été ces hominidés, la part de l’imagination est très grande et cela n’est que rarement souligné. De plus, il est souvent arrivé que ce qui avait été présenté comme une découverte majeure soit remis en question quelques dizaines d’années plus tard. Ainsi, parmi les rares ancêtres supposés de l’homme, certains ne le sont plus comme l’homme de Pékin ou celui de Java. L’homme de Neandertal est maintenant considéré comme une lignée parallèle et non plus comme un ancêtre.
En fin de compte, que des êtres vivants, appelés hominidés par les paléontologues, aient été doués d’une certaine intelligence jusqu’à pouvoir utiliser des outils ne nous oblige pas à conclure que nous descendons d’eux. Aujourd’hui, certains primates le font également de façon étonnante. Les australopithèques ou pithécanthropes n’avaient qu’une intelligence animale. Ils ne possédaient pas les caractéristiques uniques qui valent à l’homme et la femme d’être, ainsi qu’il est écrit dans le livre de la Genèse, à l’image de Dieu. Répétons-le encore une fois, la Bible nous révèle que nous descendons d’un couple unique, créé parfait et sans défaut.
La science peut fournir des explications dans beaucoup de domaines et, dans les prochaines années, on fera probablement encore de nouvelles découvertes étonnantes. Mais la science ne peut expliquer que le fonctionnement des choses. Le « pourquoi » de la vie n’est pas du ressort des scientifiques. Ils peuvent nous renseigner sur la composition des molécules ou sur les transformations de la matière par réactions chimiques mais aucun d’eux ne peut nous renseigner sur ce qu’il y avait avant le commencement de l’univers ni sur l’origine de la vie.
Dieu ne nous a pas fourni un DVD expliquant en détail les mécanismes de la formation de l’univers ou retraçant l’apparition des multiples formes végétales et animales si diverses et si étonnantes mais, en deux chapitres majestueux, les deux premiers de la Bible, il nous affirme qu’il est à l’origine de tout, qu’il est le créateur tout-puissant et que tout ce qu’il a créé était bon et parfait. Le livre de la Genèse déclare également que l’homme n’est pas un simple animal plus évolué avec un pouce si utile et un cerveau très développé. L’être humain est le fleuron de la création : il est celui qui est chargé de prendre soin de la terre et de la gérer avec sagesse. Mais surtout, l’homme et la femme furent créés pour avoir une relation privilégiée avec leur créateur.
Aujourd’hui, malheureusement, on voudrait évacuer Dieu et des hypothèses toutes plus farfelues les unes que les autres tentent d’expliquer comment la vie aurait pu apparaître à partir de rien ou de la matière inerte. Les différentes solutions proposées s’apparentent plutôt à la science fiction qu’à des faits scientifiques. En réalité, les interrogations demeurent et nous devons admettre notre incapacité à y répondre par des hypothèses purement matérialistes, mécaniques ou chimiques. Comment une bactérie, l’organisme vivant le plus simple, aurait-elle pu venir à l’existence suite au mélange de substances chimiques ? Aucune expérience en laboratoire n’a jamais pu créer une seule cellule capable de se reproduire à partir de quelques acides aminés.
On voudrait évacuer Dieu et le remplacer par le hasard et la sélection naturelle. La théorie de l’évolution est, hélas, souvent utilisée comme soutien d’une explication métaphysique de la vie qui prétend exclure toute intervention surnaturelle. Lorsque c’est le cas, il faut avoir conscience que nous ne sommes plus alors en présence d’une théorie scientifique mais face à des spéculations philosophiques. La recherche scientifique est bonne et légitime tant que les scientifiques restent humblement à leur place.
En outre, même si l’on est accusé d’être un dangereux fanatique religieux lorsqu’on rappelle ceci, la théorie de l’évolution n’est qu’une hypothèse et non un fait démontré. Les remarques faites sur le tâtonnement des scientifiques pour comprendre l’origine de l’homme sont également valables à propos de l’apparition des autres créatures vivantes. Les manuels de vulgarisation nous présentent cette théorie comme un fait évident et indiscutable, pourtant il manque toujours les preuves de la macroévolution.
Où sont les fossiles intermédiaires entre les grands embranchements des êtres vivants ? On attend encore de les découvrir. Les fossiles au contraire témoignent plutôt de l’apparition de toutes les espèces définitivement formées et parfaitement adaptées à leur milieu.
Depuis plus d’un siècle, les variations obtenues au sein des espèces dans l’élevage se sont avérées extrêmement limitées. Les mutations génétiques n’ont jamais franchi la barrière des genres. On est parvenu à diviser une population de mouches drosophiles en plusieurs populations de drosophiles incapables de se croiser et on a ainsi produit de nouvelles « espèces » selon la définition biologique. Mais les nouvelles drosophiles sont restées des mouches sans devenir une autre espèce d’insecte.
De même, comment des systèmes aussi complexes que la respiration, l’œil ou les plumes ont-ils pu apparaître ou se transformer suite à de nombreuses évolutions infimes alors que de tels systèmes et organes ne peuvent être opérationnels que si tous les éléments fonctionnent en même temps et immédiatement ? La sélection naturelle pourrait être une explication si les transformations progressives procuraient effectivement un avantage à l’animal mutant. Mais quel serait l’avantage d’un animal qui n’aurait développé qu’une partie de son œil ? S’il manque le nerf optique ou le cristallin ou les bâtonnets de la rétine, l’animal ne peut voir et est par conséquent aveugle ! En réalité, ni la sélection naturelle et encore moins le hasard ne peuvent expliquer comment toutes les modifications indispensables auraient pu se produire toutes ensemble et simultanément pour arriver à la formation de nouveaux organes d’une telle complexité.
Je ne vais pas développer davantage ce sujet car, pour le traiter sérieusement, cela demanderait d’y consacrer un ouvrage volumineux et d’autres, bien plus compétents que moi, ont déjà écrit des livres exposant les limites et les faiblesses de la théorie de l’évolution. Ce qu’il nous faut retenir, ce sont ces trois vérités fondamentales :
1. Le monde et l’humanité, en particulier, ont été voulus et créés dans un but par Dieu. Le monde et ses habitants ne sont pas le résultat du hasard, de mécanismes aveugles et impersonnels qui se moquent bien de notre existence. Tout l’univers et ses créatures montrent et reflètent la gloire de Dieu : sa sagesse, sa puissance, son sens esthétique et son amour.
2. L’être humain a quelque chose de plus que les animaux : il a été créé à l’image de Dieu. Il a une dignité et une responsabilité uniques. L’être humain n’est pas qu’une machine extrêmement complexe, il est une personne qui peut entrer en communication avec son créateur et l’aimer.
3. Adam et Ève ne sont pas des personnages légendaires. Ils sont les deux premiers humains. Le livre de la Genèse n’est pas un recueil de récits mythologiques.
Refermons cette longue parenthèse et revenons à notre texte. Il reste encore un jour…
C’est ainsi que furent terminés le ciel et la terre et tout ce qu’ils contiennent. Le septième jour, Dieu mit un terme à son travail de création. Il se reposa de toute son activité le septième jour.
Le repos du septième jour… De quoi s’agit-il ? Dieu n’était pas fatigué et n’a pas eu besoin d’une cure de remise en forme ! Le repos est synonyme de perfection. Le but fixé est atteint, il n’y a plus rien à ajouter. Il ne manque rien. Le repos, c’est le repos de la satisfaction, du travail bien fait. Le terme hébreu utilisé est « shabbat ». Il ne signifie pas avant tout « repos » mais « cessation d’activité ». Dieu en avait fini avec son œuvre de création. Tout était en place pour que la vie se développe sans nouvelle intervention surnaturelle.
Dieu n’a jamais eu besoin de prendre des congés. Aujourd’hui non plus, Dieu n’est pas parti dans une maison de retraite et il n’est pas au chômage. Il soutient la création. Si l’univers est toujours en place, si la Terre tourne toujours autour du soleil, si la pluie arrose la terre, c’est parce que Dieu veille sur nous et contrôle que tous les mécanismes qu’il a mis en place fonctionnent en permanence.
Pour finir et pour conclure, reprenons le thème de ce chapitre : Dieu a aimé le monde. Oui, Dieu a aimé le monde lorsqu’il l’a voulu, imaginé et façonné. Il a créé le monde par sa puissance et avec une sagesse qui nous émerveille mais, par-dessus tout, il a créé le monde avec amour. Les raisons pour lesquelles Dieu a tout créé étaient et demeurent toujours les mêmes : il désire le bien de sa création et avoir une relation d’amour privilégiée avec les humains. Il se réjouit de toutes ses créatures et prend plaisir à voir les différents aspects de son caractère être manifestés devant lui. Sa gloire éclate car, comme il est écrit, « tout est très bon ». Nous ne pouvons qu’être saisis d’admiration et applaudir Dieu ! C’est exactement ce que signifie le mot alléluia.
Maintenant une question surgit forcément, peut-être même que c’est ce que vous vous êtes dit depuis le début de ce chapitre : Si Dieu avait ce désir, comment se fait-il que le monde soit dans cet état ?
Si le récit des deux premiers chapitres de la Bible n’est pas un mythe, alors comment ce jardin idyllique en est-il arrivé à devenir ce que nous voyons aujourd’hui sur notre planète ? Pourquoi tant de souffrances ? Pourquoi les maladies ? Pourquoi les tremblements de terre ? Pourquoi les guerres ? Pourquoi y a-t-il autant d’injustices et de méchanceté ? Pourquoi tant de couples se déchirent-ils ?
Comment expliquer cela ? L’univers a-t-il échappé au contrôle de Dieu ? S’il est bon et s’il est tout-puissant, pourquoi permet-t-il la souffrance et le mal ?
Peut-être que c’est justement votre grande question en ce moment. Peut-être que vous passez vous-même par un temps très difficile dans votre vie. Alors, sachez qu’il y a une solution pour vous et qu’il y a une réponse à toutes ces questions. Vous allez découvrir cela.
Dieu désire notre bonheur mais notre bonheur ne peut se réaliser sans Lui car nous dépendons de Lui. Nous cherchons tous à être heureux mais combien parmi nous cherchent une vie heureuse sans tenir compte de notre créateur ? Quand vous avez décidé de suivre ce parcours « Jean 3.16 », je ne sais pas quelle était votre motivation, mais j’espère que vous allez réaliser par la suite que cela aura été la meilleure décision de votre vie.
Pour le moment, vous allez devoir lire le chapitre suivant du livre de la Genèse. L’Histoire humaine ne se termine pas au deuxième chapitre de la Bible par « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants ». Le jardin n’est pas resté un paradis.
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