ANNEXE Chapitre 11 (1)
L’enfer
Ici-bas, une offre nous est faite pour que notre future rencontre avec Dieu soit l’évènement le plus grandiose, le plus magnifique, le plus heureux, le plus joyeux que nous puissions connaître. Mais si nous ne sommes pas venus à Jésus-Christ pour être purifiés et transformés, il nous faudra affronter Celui que nous n’avons cessé de rejeter, d’ignorer, de mépriser. Nous entendrons ce verdict venant de Dieu : n’ayant pas voulu ici-bas de sa présence juste et bienfaisante nous devrons vivre éternellement privés de son amour et de sa bienveillante protection. Ceux qui n’obéissent pas à la Bonne Nouvelle de notre Seigneur Jésus auront pour châtiment une ruine éternelle, loin de la présence du Seigneur et de sa puissance glorieuse. (2 Thessaloniciens 1.8,9)
Dans la Bible, cette ruine éternelle porte un nom, c’est l’enfer. Différentes images nous sont données pour nous faire prendre conscience de ce que sera l’enfer.
– une décharge publique comme celle en dehors de Jérusalem appelée géhenne : Si ton œil te fait tomber dans le péché, arrache–le ; mieux vaut pour toi entrer borgne dans le royaume de Dieu, que d’avoir deux yeux et d’être jeté dans la géhenne (Marc 9.47). La géhenne (traduction grecque d’un terme hébreu signifiant « vallée de Hinnom ») était une vallée étroite au sud de la ville de Jérusalem où des sacrifices horribles d’êtres humains avaient eu lieu et qui était ensuite devenue un lieu où les ordures étaient incinérées.
– un lieu obscur : Mais ceux qui devaient hériter du royaume, ceux–là seront jetés dans les ténèbres du dehors (Matthieu 8.12).
– une prison de solitude où on est rongé par les regrets et le désespoir : Le serviteur inutile, jetez–le dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents (Matthieu 25.30).
– un état de souffrance et de tourments : Ceux qui font le mal seront précipités dans la fournaise ardente (Matthieu 13.41-42). Tous ceux qui ne furent pas trouvés inscrits dans le livre de vie furent jetés dans l’étang de feu (Apocalypse 20.15).
– un état permanent et sans fin : Le roi dira à ceux qui seront à sa gauche : Éloignez-vous de moi, maudits ! Allez dans le feu éternel ! (Matthieu 25.41). La fumée de leur tourment monte aux siècles des siècles, et ils n’ont de repos ni jour ni nuit (Apocalypse 14.11).
Comme Jésus l’a affirmé, les souffrances seront proportionnelles au mal que nous aurons commis : Malheur à toi, ville de Chorazin, malheur à toi, ville de Bethsaïda, car si les miracles accomplis au milieu de vous l’avaient été dans Tyr et dans Sidon, il y a longtemps que leurs habitants se seraient repentis, habillés d’un sac et assis dans la cendre. C’est pourquoi je vous le dis : le jour du jugement, Tyr et Sidon seront traitées moins sévèrement que vous (Matthieu 11.21,22).
On n’y sera pas tourmenté par le diable comme on le croyait au Moyen-Âge, mais le diable et les démons seront eux aussi châtiés et leur pouvoir de nuisance leur sera retiré : Le diable fut jeté dans le lac de feu et de soufre. Il y rejoignit la bête et le faux prophète et ils y subiront des tourments, jour et nuit, pendant l’éternité (Apocalypse 20:10 BS). Allez dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges (Matthieu 25.41).
Quelle terrible destinée !
Un élément dans l’atmosphère va me servir à illustrer la réalité des deux destinées éternelles. Cette image n’est pas dans la Bible et il faut toujours être prudent pour ne pas aller au-delà de la sobriété de la révélation biblique, mais elle peut nous aider à saisir les enjeux qui sont devant nous. Le Seigneur a prévu une couche protectrice autour de la terre : la couche d’ozone. Grâce à elle, nous pouvons jouir des bienfaits du soleil. Lumière et chaleur procurent joie et bien-être, et sont indispensables à la vie. Une légère détérioration de cette couche a entraîné des conséquences graves sur le climat et a mobilisé les États pour éviter l’aggravation de la situation. Qu’en serait-il si cette couche venait à disparaître ? Nous devrions être exposés à un rayonnement solaire que nous ne pourrions supporter et qui nous serait fatal. Quelle sagesse chez le Créateur d’avoir positionné la terre à la juste distance du soleil et d’avoir disposé cette protection autour de la planète ! Quel amour de nous placer dans des conditions où nous recevons du soleil juste ce qui nous convient !
Nous ne pouvons pas nous soustraire au rayonnement solaire, de même nous ne pouvons pas éviter le regard de Dieu ni nous cacher de lui. Protégés par la couche d’ozone, nous nous réjouissons de la présence du soleil. Sans cette couche, l’astre bienfaisant devient terrifiant pour nous. Jésus est notre couche d’ozone. A travers lui nous recevons le pardon, la réconciliation, la paix, l’amour et la bénédiction de Dieu. Sans lui, nous devrons affronter le dégoût, la colère et la condamnation du Dieu juste, pur et parfait car nous nous tiendrons alors face à Lui avec nos souillures, notre méchanceté, notre égoïsme, notre orgueil et conscients de notre culpabilité. Pour nous, Dieu deviendra alors, comme le dit la Bible, un feu dévorant (Hébreux 12.29).
Dieu désire que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité. Il y a un seul Dieu et il y a aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes: Jésus-Christ, qui s’est donné lui-même en rançon pour tous (1 Timothée 2.4-6). L’amour de Dieu s’est manifesté en Jésus-Christ pour nous permettre d’échapper à l’enfer. C’est notre propre rejet de cet amour pour nous qui nous condamne à l’enfer. Dans le jardin d’Éden, le serpent avait déjà menti à nos premiers parents : « Vous ne mourrez pas. » Si nous croyons au même mensonge, nous en subirons les terribles conséquences.
Y a-t-il un purgatoire ?
Le purgatoire est un dogme de l’Église Catholique qui a été présenté en 1439 au concile de Florence puis établi au 16èmesiècle au concile de Trente. Selon cette croyance, le purgatoire est un lieu de châtiment temporaire où vont les âmes des chrétiens qui ne sont pas suffisamment pures pour pouvoir accéder au paradis. Les souffrances endurées par le chrétien sont variables en intensité et en durée et jouent un rôle purificateur. Les peines peuvent être réduites par des prières, des aumônes et par des messes payées par les proches en faveur des défunts.
Cette doctrine s’appuie sur un passage du 2ème livre des Maccabées (1er siècle avant J.C.) qui dit que « c’est une pensée pieuse et bonne de prier pour les morts afin qu’ils soient libérés de leurs péchés » (2 Maccabées 12.46). Ce livre n’a jamais été accepté par les Juifs comme faisant partie des livres inspirés par Dieu. L’Église Catholique a pourtant officiellement décidé en 1546 de l’inclure dans l’Ancien Testament avec d’autres livres que l’on a regroupés sous le nom d’apocryphes. Les rares autres textes bibliques invoqués à l’appui de cette doctrine sont peu convaincants.
La notion de purgatoire est en contradiction avec tout l’enseignement du Nouveau Testament. Si le sacrifice du Christ est parfait et suffisant pour nous sauver, pourquoi aurions-nous encore à expier une seconde fois nos péchés ? Et si l’on peut expier soi-même ses péchés, pourquoi Jésus est-il venu s’offrir en sacrifice ? Ce n’était pas nécessaire et il aurait pu rester au ciel ! Mais Jésus a lui-même enseigné que c’est à cause de notre incapacité à nous sauver qu’il a dû donner sa vie. L’idée d’un purgatoire vient d’une conception complètement erronée de la façon dont on peut s’approcher de Dieu. Le Seigneur nous fait grâce à cause de la mort du sauveur qui a payé pour nos fautes et la seule chose qui nous est demandée, c’est de croire et de saisir avec confiance et reconnaissance la grâce offerte. Il n’y a pas de purgatoire, ni dans la Bible, ni dans la réalité. Sur la croix, les derniers mots du Sauveur furent : Tout est accompli (Jean 19.30). Pour la même raison, il est vain de faire célébrer des messes pour ceux qui sont décédés.