3. Changer le monde

D’où vient le problème ?

Un remède, un traitement, un médicament seront inefficaces si le diagnostic posé au départ est mauvais. Si le diagnostic concernant l’état de la France et plus globalement celui du monde n’est pas bien posé, les remèdes proposés seront superficiels ou, pire, nocifs. Quel diagnostic faites-vous en constatant l’état du monde et de la France ?
– Le problème est-il avant tout économique ? Suffirait-il de taxer les riches et de redistribuer les richesses ?
– Le problème est-il fondamentalement écologique ? La solution est-elle dans un retour à la nature avec un mode de vie simple à la campagne, loin de la technologie ?
– Les problèmes de chaque être humain sont-ils principalement d’ordre psychologique ?  Doit-on aller consulter des psychologues, cultiver une pensée positive, développer l’estime de soi ?
– Le problème est-il essentiellement social ? Le colonialisme européen des derniers siècles et le racisme sont-ils responsables de tous les maux dans la société ? Les activités socio-culturelles offertes aux jeunes dans les quartiers ont-elles la capacité de leur faire réussir leur vie ?
– L’état de délabrement de la France aujourd’hui viendrait-il d’un rejet de la culture française ? Mais alors, de quoi parle-t-on lorsqu’on évoque la culture française ? S’agit-il de revenir au XXe siècle dans les années 60 lorsque la vie semblait plus simple ? Faut-il retourner encore plus loin ?

Aucune de ces propositions ne pourra apporter un remède efficace, approprié et durable pour changer le monde. On ne met pas de la pommade sur une jambe cassée. On ne donne pas des comprimés de Doliprane comme remède à celui qui est atteint d’un cancer. Les philosophes, les psychologues, les économistes, les sociologues, l’ONU tentent d’apporter des solutions à tous les maux de l’humanité, mais le problème est bien plus profond que ce que nous pensons. Il ne faut pas juste traiter les symptômes mais la maladie à sa racine.
Beaucoup voudraient changer le monde et croient pouvoir établir une société juste et pacifiée. Il est absolument normal de vouloir s’engager pour changer de monde et la société car on ne peut que constater partout l’injustice, l’exploitation des pauvres, la violence, la misère, la méchanceté et la souffrance. Mais nous nous berçons d’illusions en espérant pouvoir régler les problèmes du monde et de notre vie sans Dieu. Les tentatives basées sur les capacités humaines, les idéologies humaines, les théories politiques, les révolutions sont vouées à l’échec. Pour réparer une jambe brisée, ce ne sont pas de la pommade ou une bande enroulée autour de la jambe qui seront efficaces. Proposer autre chose que l’Évangile de Jésus pour sauver le monde, c’est comme prescrire à un malade atteint d’un cancer quelques comprimés de Doliprane et un peu de sirop en l’accompagnant d’un « Allez, ça ira mieux avec ça ! ». Seul Dieu peut établir un monde parfait. Et c’est ce qu’il va faire.

Vous êtes-vous engagé à combattre pour réparer le monde à partir d’un mauvais diagnostic ?

Utiliser des outils inappropriés, des matériaux de mauvaise qualité, des armes inefficaces ne peut que conduire à l’échec. Combattez-vous avec les mauvaises armes ? L’Évangile est le seul moyen pour changer le monde. Si nous allons voir un médecin, nous allons suivre son diagnostic et prendre son remède. Pourquoi ne suivons-nous pas le diagnostic du plus grand des docteurs : Dieu ? Il sait parfaitement ce qui nous rend malade et quel est le remède dont nous avons besoin.
Nos problèmes sociaux, familiaux, de couples, personnels, écologiques viennent du fait que nous ne marchons pas avec Dieu. Nous ne suivons pas le mode d’emploi qu’il nous a donné, il ne dirige pas nos vies, nous ne sommes pas inspirés par lui. Fondamentalement, nous désirons vivre et réussir notre vie sans lui et nous en subissons les conséquences.
Imaginez quelqu’un qui se plaint que sa machine à laver le linge ne fonctionne pas. Il a pourtant rempli le bac, mis une lessive de qualité, mis de l’anticalcaire et de l’assouplissant. Il a choisi le bon programme de lavage et il a appuyé sur le bouton « marche ». Mais rien ne s’est produit. En fait, il a tout simplement oublié de raccorder la machine à la prise électrique. L’appareil n’est pas branché. Tout est préparé mais il manque l’essentiel.
Nous ne pouvons pas vivre sans Dieu. Il est celui qui donne la vie, qui intervient, qui conduit, qui inspire, qui protège. Lorsque nous ne sommes pas « raccordés » à Lui, cela ne fonctionne pas dans nos vies et c’est pour cela que le monde est dans cet état. Pour se brancher à l’électricité, il faut un câble, un cordon d’alimentation. Pour être relié à Dieu, au vrai Dieu, Jésus est le « câble ».

Au début du XIXe siècle, un grand journal en Angleterre avait posé une question à plusieurs intellectuels connus : Qu’est-ce qui ne va pas dans le monde ? Chacun avait répondu par de longues explications sur les dysfonctionnements et les problèmes du monde. Un écrivain, G.K. Chesterton, avait répondu : moi !
Beaucoup croient que c’est la société qui aliène l’homme et crée de l’injustice : le capitalisme instaure l’exploitation des travailleurs, la culture occidentale et la colonisation ont produit l’exploitation des autres peuples. La solution proposée est de changer la société. Mais la société est le produit de ce que nous sommes. C’est nous qui produisons cette société. Si la société est dure, cruelle, injuste, c’est parce que nous sommes durs, cruels, injustes et égoïstes.
Si je pense changer le monde par l’engagement politique, par la révolution armée ou bien par la philosophie ou l’éducation, il me manque l’essentiel pour y arriver : la puissance de Dieu pour transformer de l’intérieur les êtres humains. La transformation de l’humanité, la véritable révolution se fait par l’intervention de Dieu et non pas avec les mauvaises armes. Sans son aide, nos tentatives présomptueuses nous conduisent à la déception. Si nous ne nous rendons pas compte que nous devons nous-mêmes changer, nous rechercherons un bouc émissaire mais aucun changement profond et durable ne verra le jour.
Le bouc émissaire est une personne ou un groupe à qui l’on attribue la responsabilité de tous nos malheurs, à qui l’on impute tous les torts. Seul responsable et seul coupable, le bouc émissaire peut être les étrangers, les Blancs, les juifs, les Noirs, les hommes, les femmes, les riches ou les pauvres, les politiciens, le gouvernement, la police, les vieux… On désigne un bouc émissaire lorsqu’on n’a pas conscience ou que l’on n’admet pas que le problème est aussi en nous. Lorsqu’on pense que le problème vient de la société, des hommes politiques, des autres, nous n’avons pas compris un point fondamental : nous sommes aussi le problème. Nous pouvons nous révolter contre la société, cela ne résoudra pas notre problème personnel.
Il nous faut réaliser que nous devons être personnellement changés. Pour établir un monde juste, bon, parfait, nous devons être transformés intérieurement car nous faisons partie du problème. Aucun monde ne sera parfait si nous y sommes nous-mêmes.
Les grands projets, les grandes utopies pour changer le monde n’ont rien donné. Ni le communisme ni la philosophie des Lumières n’ont apporté le paradis sur Terre et en France. Pour combattre, il faut avoir les bonnes armes. Pour réparer, il faut avoir des bons outils. Pour construire il faut utiliser des bons matériaux.
Sociologues, pédagogues et une multitude d’intellectuels pensent savoir ce qu’il faudrait faire. Mais la théorie ne suffit pas et les résultats ne sont pas au rendez-vous. Les « il n’y a qu’à… », les « il faut… » ne suffisent pas. Ce dont nous avons besoin, c’est de l’intervention de Dieu. Il faut les bonnes armes pour le bon combat. Toutes les idéologies ont échoué pour changer en profondeur le monde.
Manifestations, grèves, revendications : nous aspirons à une société juste, sans pauvreté, sans chômage, sans maladie. Nous exigeons un monde parfait mais nous n’avons jamais réellement compris pourquoi le monde est dans cet état. La réalité est que nous voulons un monde parfait sans avoir affaire avec celui qui a créé le monde.
Il faut mener le bon combat contre le bon ennemi avec les bonnes armes. Quelles sont vos armes ? L’engagement politique ou syndical ? La démocratie ? La violence ? L’éducation ? La philosophie ? La méditation et le Yoga ? L’Islam ? Si ces armes étaient efficaces, il y a longtemps que l’humanité irait mieux. Nous n’avons pas les capacités d’établir nous-mêmes un monde parfait. La seule arme efficace est celle de Dieu : l’Évangile de Jésus.
Devant l’état actuel et devant le constat de l’échec des solutions humaines, beaucoup sombrent dans le pessimisme et le cynisme. Mais d’autres optent encore et toujours pour de nouvelles illusions : l’intelligence artificielle, aller habiter sur Mars avec les fusées d’Elon Musk… Aujourd’hui, beaucoup nous annoncent une nouvelle ère de l’humanité : un être humain nouveau va apparaître, sans limitations. La philosophie athée nous avait dit qu’il n’y avait pas de frontière entre l’homme et l’animal, aujourd’hui on veut nous faire croire qu’il n’y a plus de frontière entre les sexes et bientôt, ce sera entre l’homme et le robot ou la machine. L’homme sera délivré des limites de son corps et du sexe qui lui est assigné. L’homme sera délivré des limites pour procréer par la PMA et la GPA. La promesse faite par le serpent dans le jardin d’Éden semble se réaliser : Vous serez comme Dieu. Mais la désillusion qu’ont connue Adam et Eve sera également la nôtre. Le seul véritable homme nouveau est celui dont il nous est parlé dans la Bible : Celui qui est en Jésus-Christ est une nouvelle créature. (2 Corinthiens 5.17) Nous devenons une nouvelle créature lorsque Dieu nous transforme intérieurement par la puissance de son Esprit. C’est une nouvelle vie qui est implantée en nous et qui se développe année après année. La Bible décrit ce phénomène ainsi : Le fruit de l’Esprit c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la gentillesse, la bonté, la fidélité, la douceur, la maîtrise de soi (Galates 5.22).
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