La théorie du genre

Théorie du genre ?

Certains prétendent que la théorie du genre n’existe pas et que les accusations portées contre elle ne reposent sur aucune réalité. Pourtant, des conceptions très particulières de l’être humain ont bien été diffusées. Elles sont maintenant répandues à grande échelle et acceptées dans les médias, dans les milieux universitaire et scolaire, et dans des institutions telles que l’Unesco.
Selon cette théorie, l’identité sexuelle d’un être humain ne dépend pas du sexe biologique mais du ressenti subjectif de chacun, le genre. Le genre psychologique peut être différent du sexe biologique. Un être humain ayant des organes masculins peut se sentir femme et inversement. Cette théorie affirme que les différences sexuelles ne sont que le produit de la culture et qu’il faut déconstruire les rôles sociaux attribués à chacun des sexes. Le choix de son identité et de son orientation sexuelle doit être libre et non imposé dès la petite enfance par la société, la famille, les parents ou une religion. Il ne faut pas conditionner les enfants ou les cantonner dans un rôle en leur donnant des jouets sexués, petites voitures ou poupées, que la société a définis comme la normalité. Il faut retirer les enfants de cette influence sociale, familiale et religieuse afin que l’enfant puisse choisir librement son sexe psychologique. Les parents doivent accompagner avec « amour » et « tolérance » leurs enfants dans le choix de leur identité sexuelle. 
Selon l’idéologie du genre, il n’existe donc pas de différence ontologique entre l’homme et la femme. L’identité masculine ou féminine serait uniquement le résultat d’une construction sociale. Les différences homme-femme ne sont que des stéréotypes culturels qu’il faut déconstruire afin de parvenir à la parité entre l’homme et la femme au nom de l’égalité. C’est pourquoi tout ce qui peut rappeler la différence et la complémentarité homme-femme ou la famille traditionnelle est désigné sous le terme honni de stéréotype.

Beaucoup de confusion

Chaque culture ayant ses propres normes pour définir un comportement et un habillement masculin ou féminin, il est vrai que les conventions culturelles peuvent nous égarer sur la question du genre. Être une femme ne signifie pas forcément aimer cuisiner ou coudre. Et une femme qui aime pratiquer le football n’est pas automatiquement un garçon manqué. Pourtant, est-il vrai que nous pouvons librement déterminer notre identité sexuelle et même contester celle qui nous est attribuée biologiquement dès notre conception ? Cette affirmation nous est présentée comme scientifique mais il faut savoir que les experts nommés dans les commissions affectées à ce sujet sont des militants de la théorie du genre. Leurs rapports, une fois rendus, sont considérés comme scientifiques et toute critique devient donc irrecevable. La transition de genre ne peut alors qu’être valorisée et encouragée. Un garçon, un homme doivent pouvoir devenir une fille, une femme, et vice versa, s’ils se ressentent et se considèrent comme tels contrairement à ce que leurs corps indiquent. Leur changement d’identité devraient être validé et reconnu par la société, et on devrait encourager le recours à des traitements hormonaux et à des opérations chirurgicales pour résoudre la discordance qu’ils subissent.

En réalité, il a été observé que 80 % des questionnements à l’adolescence sur son identité sexuelle disparaissent par la suite et que le jeune, devenu adulte, accepte alors pleinement son identité biologique. Un enfant n’a pas la maturité nécessaire pour discerner son identité sexuelle, tout comme on estime qu’il n’a pas la maturité pour conduire avant 16 ans ou pour voter avant 18 ans. Il est donc irresponsable de ne pas prendre du recul et de ne pas lui laisser le temps pour mûrir et mieux appréhender ce sujet intime avant d’entamer un traitement pour bloquer sa puberté. L’enfant n’est pas un cobaye sur lequel on pourrait faire des expériences qui s’avèreront dramatiques par la suite et provoqueront des mutilations. Les transitions avec traitement hormonal sont possiblement réversibles mais très complexes. Le traitement sera nécessaire durant de nombreuses années. Les transitions avec action chirurgicale sur les organes sexuels sont douloureuses et irréversibles ou très difficilement réversibles. En outre, les personnes ayant subi une opération de réassignation sexuelle seront stériles.
Les pays pionniers ayant poussé à la transition de genre font maintenant marche arrière. En France, par idéologie, nous faisons le contraire. Par son implication et sa volonté d’aller de l’avant précipitamment, la Haute Autorité de Santé fait preuve d’une absence de précaution et de discernement. 

Il y a cependant de véritables situations de perturbation par rapport à l’identité sexuelle qui sont nommées dysphorie de genre et qui perdurent à l’âge adulte. La dysphorie de genre est une inadéquation entre son sexe biologique et ce que l’on ressent être au plus profond de soi. Cette contradiction entre le corps et le ressenti psychologique crée une grande détresse chez la personne atteinte de dysphorie de genre. Comment vivre avec cette incompatibilité ? Qui est-on réellement ? Quelle est notre véritable identité ? Les travaux de recherche ne sont pas parvenus à trouver un facteur particulier responsable de la dysphorie de genre. Il n’existe pas de consensus sur les causes, et les arguments en faveur d’un cerveau orienté sexuellement en contradiction avec le sexe biologique ne sont pas concluants. 
Le fait de ne pas être reconnues et de se sentir rejetées par la société ajoute à la souffrance des personnes transgenres. Mais le secours véritable et la délivrance de cet état de souffrance passent-ils par l’acceptation des autres et par le renoncement à son sexe biologique reçu à la naissance ? On peut lire plusieurs témoignages de personnes ayant subi des opérations pour changer de sexe et qui n’étaient pas plus heureuses malgré cela. On ne parle jamais des suicides de ceux qui ne trouvent toujours pas la paix intérieure après avoir effectué une transition de genre. En réalité, leur détresse est causée par la dysphorie elle-même. Un changement d’identité sexuelle ne peut répondre à leur besoin profond. Le mal-être engendré par une dysphorie de genre est terriblement réel mais le remède n’est pas dans une transition avec des traitements hormonaux ou chirurgicaux. 

Comment réussir notre vie ?

Si je devais utiliser un appareil très complexe, j’utiliserais le mode d’emploi du fabricant. Or, notre vie est beaucoup plus complexe que l’appareil le plus complexe. Il nous faut donc absolument utiliser le mode d’emploi de notre concepteur. Dieu nous a fourni le mode d’emploi pour réussir notre vie : la Bible.
Lorsque nous ne tenons pas compte de la Bible, nous sommes comme quelqu’un qui veut utiliser un appareil extrêmement complexe sans le mode d’emploi. Comment penser pouvoir réussir notre vie sans la sagesse de Dieu, le fabricant de la vie, le concepteur de la vie ? Je sais maintenant par expérience qu’il vaut mieux faire confiance à ce qui est écrit dans la Bible. J’ai voulu vivre sans tenir compte du mode d’emploi divin et cela m’a conduit à faire des mauvais choix et à connaître des échecs, parfois très douloureux. On peut choisir de ne pas suivre le mode d’emploi mais on en subira les conséquences. Si l’on ne vit pas  conformément à la façon dont Dieu nous a conçus, il n’est pas possible de nous épanouir et de trouver le bonheur. Que dit le mode d’emploi au sujet de l’identité sexuelle ? 

Vivre en accord avec la réalité

Vous êtes-vous demandé pourquoi il y a à peu près le même nombre de femmes que d’hommes sur Terre et pourquoi il y a à peu près le même nombre de naissances de filles que de garçons ?
Dieu a prévu et veille mystérieusement à la régulation des naissances afin qu’il soit possible à chaque femme et à chaque homme de trouver un conjoint et un seul. Le couple « un homme, une femme » est le projet magnifique de Dieu pour l’union intime, belle et exclusive entre un homme et une femme. Il est le cadre dans lequel une famille va pouvoir se développer. Dieu a inventé le couple, le mariage et la sexualité.
Lorsqu’on regarde le corps de l’homme et celui de la femme, une évidence saute aux yeux : leur corps sont complémentaires. Ils sont faits l’un pour l’autre et pour s’unir dans la relation sexuelle. Les natures de l’homme et de la femme ne sont donc pas le produit du hasard. Elles sont le fruit de la volonté du fabricant, de notre concepteur.
Notre identité sexuelle est inscrite dans chacune de nos cellules à travers les chromosomes sexuels XX chez les femmes et XY que seuls les hommes possèdent. Le sexe est fixé génétiquement. Les transsexuels ont leur apparence physique modifiée par les opérations ou un traitement hormonal mais leurs chromosomes ne peuvent être modifiés. 

Pourquoi Dieu a-t-il créé les êtres humains sexués ? Notre première pensée est souvent que Dieu avait en vue la reproduction de l’espèce humaine. Certes, mais il y a une raison bien plus étonnante, plus profonde et plus éminente que celle-là. 
Dieu a voulu nous faire comprendre et ressentir quelque chose qui le caractérise, quelque chose de son être même. Il a voulu que le couple homme-femme reflète ce qu’il est dans son essence.
De l’extérieur, Dieu se montre comme étant un, totalement unique. Mais lorsque nous est révélé ce qui constitue la vie intérieure de Dieu, nous découvrons trois personnes unies. Ces trois personnes s’interpénètrent dans un sens où, bien qu’on puisse les distinguer les unes des autres, elles ne peuvent être séparées. Un en trois et trois en un : le Père, le Fils, le Saint Esprit. Pour définir cette réalité, un terme a dû être inventé : celui de Tri-unité, devenu Trinité par contraction.
Dans le premier chapitre du premier livre de la Bible, le texte suggère que nous sommes créés à l’image de la Trinité. Il est écrit précisément ceci. Dieu dit : faisons l’homme à notre image selon notre ressemblance. Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu. Homme et femme (littéralement : mâle et femelle) il les créa. (Genèse 1.26-27) Ce passage parle de Dieu comme étant à la fois un (Dieu créa l’homme) et multiple (faisons l’homme à notre image), et le texte nous dit que les êtres humains sont créés dans une dimension plurielle (homme et femme il les créa) et aussi en tant qu’unité (il le créa). Le couple homme-femme constitue une image que Dieu a voulu donner au monde, une image de ce qu’il est.
Dans la déclaration sur Dieu connue de tous les juifs, Écoute Israël, l’Éternel notre Dieu est un (Deutéronome 6.4), le mot « un » est le même mot utilisé pour dire que l’homme et la femme deviennent « une seule » chair dans le couple : L’homme s’attachera à sa femme et ils deviendront une seule chair (Genèse 2.24). Le couple est une unité de deux êtres différents et est une illustration de la pluralité au sein de Dieu. 
Dieu a créé l’être humain à son image et il l’a créé mâle et femelle. Pourquoi Dieu a-t-il créé les êtres humains sexués et a-t-il voulu cette union entre un homme et une femme ? Dieu veut nous faire comprendre et ressentir quelque chose de ce qui existe au sein de la Trinité. Les trois personnes de la divinité sont égales mais différentes tout en étant profondément unies. L’homme et la femme ont la même valeur mais sont différents et complémentaires. Dans le mariage, ils peuvent expérimenter une union et une intimité unique. Étant créés à son image, nous ne pouvons que refléter quelque chose qui se trouve déjà en Dieu. Voilà pourquoi c’est le couple homme-femme qui est l’image de Dieu et pas seulement l’homme ou la femme. C’est l’union de deux êtres différents et complémentaires qui est à l’image de Dieu. 

Besoin d’aide

Si vous souffrez d’une dysphorie de genre et que vous lisez ces lignes, vous vous dites peut-être que le projet de Dieu est magnifique mais que vous n’êtes pas concerné par tout cela. Vous vous sentez inadapté et exclu, mis en dehors de ce projet. Pourquoi êtes-vous né avec cette inadéquation entre votre corps et votre ressenti psychologique ?

Pour comprendre la vie, il faut avoir une bonne vision. Êtes-vous déjà monté en haut d’un immeuble de 18 étages, en haut de la tour Eiffel, dans un avion ou dans un hélicoptère pour observer le sol ? Nous voyons les choses tellement différemment. Notre regard peut embrasser un espace immense. Pour comprendre notre propre vie, il nous faut prendre de la hauteur. Il nous faut voir notre existence d’un autre point de vue, il faut resituer notre existence dans l’histoire du monde et de l’humanité. Seule la Bible peut nous permettre de monter en hauteur et de comprendre l’origine et la raison de tout ce qui dysfonctionne dans le monde et en chacun de nous.
Le troisième chapitre de la Bible nous raconte comment le mal et la souffrance sont entrés dans le monde parfaitement bon créé par Dieu. Dysfonctionnements et dérèglements sont apparus suite à la rébellion des deux premiers êtres humains. Cet évènement dramatique a impacté l’humanité et aussi la nature entière. Les moqueurs qualifient ce récit de mythe, de légende. Mais Jésus est la preuve de la véracité et de l’historicité de cette tragédie. Il est venu à cause de ce qui s’est passé dans le jardin d’Éden. Il est venu pour réparer et restaurer le monde et nos vies personnelles.  
Le constat de la Bible est clair : le monde n’est pas ce qu’il devrait être, nous ne sommes pas ce que nous devrions être, et nous ne nous en sortirons pas seuls. Aujourd’hui, nous voyons constamment les effets de la désobéissance d’Adam et Ève. Malformations, handicaps, maladies génétiques atteignent nos corps. Peur, angoisse, honte, dépression, amertume peuvent habiter nos âmes. Violence, méchanceté, injustice, égoïsme apportent douleurs, souffrance, tristesse et déception. Les dérèglements de notre corps et de notre psychisme sont notre lot commun même si nous ne sommes pas touchés de la même façon et dans les mêmes domaines. La dysphorie de genre est une manifestation parmi d’autres des dérèglements et des dysfonctionnements dont nous sommes tous atteints. 

Nous pouvons avoir des pensées, des sentiments et des émotions qui nous suggèrent que notre genre n’est pas celui de notre corps mais si nous essayons de devenir ce que nous ne sommes pas, nous ne serons jamais en paix. Nous connaîtrons l’anxiété et une profonde insécurité. Nous aurons toujours un problème pour trouver notre identité. Après avoir choisi de ne pas croire ce que Dieu leur disait, Adam et Ève ont eu honte d’être nus et ont aussi ressenti un profond mal à l’aise devant leurs corps. 

Heureusement, il y a un remède, une solution à notre état. Dieu a pourvu à tout ce qu’il faut pour nous sauver de la situation dans laquelle nous sommes. Il existe un espoir pour ce monde déréglé. Dans tout mode d’emploi, il y a une rubrique d’aide et de réparation en cas de dysfonctionnement : une solution est prévue par le fabricant. 
Dieu peut nous transformer intérieurement. Je n’ai jamais eu de dysphorie de genre mais j’ai dysfonctionné dans d’autres domaines et Dieu m’a transformé en profondeur. Il m’a délivré de ce qui déréglait ma vie. Il peut aussi changer et réparer le dérèglement que vous ressentez en ce qui concerne votre identité sexuelle. Et s’il permet pour un temps que votre trouble demeure, il vous donnera la capacité de vous voir autrement, d’avoir une autre vision de vous-même, une vision en accord avec votre véritable nature, celle biologique. Il vous donnera la force de rejeter vos anciens sentiments qui vous ont fait souffrir. Un jour, tout dysfonctionnement dans la création disparaîtra. Plus personne n’aura à souffrir de dysphorie de genre. Un monde renouvelé et parfait va arriver comme il est annoncé dans la Bible.

Avoir une bonne vision ne supprime pas les tensions émotionnelles que nous pouvons connaître si nous avons une dysphorie mais au moins, nous comprenons ce qui nous arrive et cela nous évitera de prendre des mauvaises décisions pour essayer de trouver une solution à notre tension et notre problème. Le remède n’est pas d’aller à contre-courant de la réalité et du projet de Dieu. Une fois que nous avons pris la bonne direction, celle d’accepter notre sexe et notre corps, nous pouvons recevoir l’aide de Dieu pour voir notre dysfonctionnement disparaitre ou bien recevoir la force pour être capable de le surmonter.

L’amour et la vérité

En écrivant cela, je risque de m’attirer des critiques vives, d’être mis à l’index et d’être accusé injustement. Je ne fais pourtant que de dire la vérité avec amour. Si notre enfant veut mettre sa main sur la plaque chauffante, nous allons l’avertir du danger. Si quelqu’un met du café en poudre dans le réservoir à lessive de sa machine à laver le linge, on va lui dire quelque chose. Est-ce méchant ou mal de dire à quelqu’un qu’il se trompe ou fait un mauvais choix ? Non, c’est faire preuve d’amour. 
Respecter et aimer une personne désireuse d’effectuer une transition de genre ne veut pas dire être d’accord avec son point de vue et son désir de vivre contrairement à son sexe biologique. On peut comprendre sa démarche vers ce qu’elle croit pouvoir lui apporter le bonheur et l’épanouissement sans l’approuver. L’amour ne peut être séparé de la vérité. On ne peut valider le désir de transition d’une personne qui souffre de confusion dans son identité sexuelle parce que l’on sait que cela ne résoudra pas son problème de fond.

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