Le vrai croyant

J’ai souvent entendu cette remarque : « je suis croyant mais non pratiquant », ou entendu dire de quelqu’un : « il est très croyant ». Cela m’a toujours laissé perplexe avec plusieurs interrogations. 
Peut-on être très croyant, un peu croyant, beaucoup croyant ? Que faut-il croire alors ? 
Et que veut dire « être pratiquant » ? Est-ce qu’il s’agit d’être assidu aux offices à l’église, à la synagogue ou à la mosquée ? Faut-il participer au cours de l’année aux grands évènements d’une religion ? Cela implique-t-il aussi de respecter les commandements divins ? Et dans ce cas, doit-on les respecter parfaitement ou peut-on les respecter seulement partiellement, du mieux que l’on peut ? 
Finalement, comment devient-on un croyant ? Est-ce par filiation à la naissance, en héritage de nos parents, en suivant un rite d’entrée comme le baptême et la circoncision, ou par une profession de foi ?

Je me souviens de mon adolescence dans un quartier populaire de Paris et de la période autour de mes 20 ans. Je passais mes journées et mes soirées avec les copains du quartier. Nos origines étaient diverses et chacun avait grandi avec la religion et les croyances familiales. Parmi nous, il y avait des juifs, des musulmans, des bouddhistes, des catholiques et franchement, je n’ai jamais vu aucune différence de comportement entre nous. Nous menions le même genre de vie et commettions les mêmes péchés même si on ne les avouait pas. Aucun d’entre nous n’aurait été diplômé si l’on avait dû passer un examen pour valider que notre vie avait la qualité que l’on attend chez un véritable croyant. Personnellement, je ne croyais pas à l’existence de Dieu à cette époque-là mais j’avais rapidement réalisé que la religion familiale ne suffit pas et qu’il faut une transformation à l’intérieur d’un être humain pour mener une vie bonne et juste. Ce sont nos pensées, notre caractère, nos désirs qui doivent être changés.
Ce n’est pas le nom que l’on se donne (musulman, juif, catholique, protestant, évangélique, témoin de Jéhovah, bouddhiste…) qui peut nous assurer d’être un croyant véritable, d’être quelqu’un qui plaît à Dieu, au vrai Dieu. On peut suivre la religion de sa famille en essayant d’en respecter les règles et pourtant ne pas plaire à Dieu. Beaucoup pensent qu’ils servent Dieu de toute leur force. Dans leur zèle, ils sont même capables de tuer ou d’emprisonner ceux qui n’ont pas la même religion qu’eux. Mais cela prouve qu’ils ne connaissent pas Dieu. Ils croient lui être agréables alors qu’en réalité Dieu a horreur de leur orgueil, de leur violence et de leur méchanceté. On peut être religieux, essayer de suivre les principes d’une religion ou d’une spiritualité et pourtant se tromper sur l’essentiel. Et puisqu’il y a plusieurs religions et spiritualités avec des affirmations différentes et opposées, est-ce que ce que je crois est la vérité en ce qui concerne Dieu ? Est-ce que ma vie plait à Dieu ? Est-ce que je serai accueilli favorablement par lui à ma mort ? 

On me demande parfois ce qui distingue les protestants des catholiques. Au lieu d’ouvrir le catalogue de ce qui sépare les deux familles, je réponds en posant une question bien plus essentielle : qu’est-ce qu’un vrai croyant ? 
Cela amène à la différence la plus fondamentale entre les hommes. Il y a deux sortes d’êtres humains sur Terre. Ce ne sont pas les Blancs et les Noirs, les riches et les pauvres, les hommes et les femmes, les jeunes et les vieux, les branchés et les vieux croûtons, ou les démocrates et les fachos. Non, il y a ceux qui connaissent Dieu, qui lui ont demandé pardon, qui ont été pardonnés, qui ont été transformés et qui passeront l’éternité avec lui. Ce sont les vrais croyants. Et il y a ceux qui ne sont pas réconciliés avec Dieu même s’ils ont une religion, une spiritualité, une philosophie, une sagesse aux yeux des hommes, des diplômes universitaires, une position sociale éminente. Il y a ceux qui sont sauvés et ceux qui sont perdus ! De quel côté êtes-vous ?

Il y a deux chemins, celui de la vie et celui de la mort. Dans la Bible, on parle de ces deux chemins : Voyez, je place aujourd’hui devant vous, d’un côté, la vie et le bonheur, de l’autre, la mort et le malheur. Ce que je vous commande aujourd’hui, c’est d’aimer l’Éternel votre Dieu et de suivre le chemin qu’il vous trace. En faisant cela, vous aurez la vie et vous serez bénis par l’Éternel votre Dieu. J’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie afin de vivre. (Deutéronome 30.15,16,19)
Jésus se présente comme étant lui-même le chemin de la vie (Jean 14.6). Il est le seul moyen pour devenir un véritable croyant qui plait à Dieu. Les avertissements qu’il lançait il y a 2000 ans sont toujours d’actualité pour nous : Entrez par la porte étroite ! En effet, large est la porte, spacieux le chemin menant à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par-là, mais étroite est la porte, resserré le chemin menant à la vie, et il y en a peu qui les trouvent. Méfiez-vous des prétendus prophètes ! Ils viennent à vous comme des agneaux, mais au-dedans ce sont des loups voraces. Tout bon arbre produit de bons fruits, mais le mauvais arbre produit de mauvais fruits. C’est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. (Matthieu 7.13-20)

Ce qui ne suffit pas pour Dieu

La spiritualité ne suffit pas.
Aujourd’hui face à la multiplicité des choix en matière de philosophie et de religion, les occidentaux se comportent comme des consommateurs qui viennent faire leurs courses au supermarché. On remplit notre caddie en passant dans les divers rayons de la spiritualité. On  choisit ce qui nous plait et on se crée une religion à la carte. Chacun se fabrique l’univers de croyances correspondant à ses goûts : à partir d’une religion traditionnelle dont on délaisse certains aspects, en picorant des éléments dans les religions orientales, ou en se tournant vers des pratiques mystiques et ésotériques (méditation, voyance, astrologie, spiritisme…) mêlées à des pratiques psychothérapeutiques nouvelles (redécouverte de vies antérieures, pensée positive…) et des phénomènes paranormaux (magnétiseurs, guérisseurs, médiums…).
On bricole sa propre spiritualité en choisissant parmi les croyances celles qui nous semblent pertinentes et utiles pour la vie terrestre, pour notre santé et notre bien-être. La question de la mort et de l’au-delà est mise de côté. D’ailleurs, on ne parle plus de religion mais de spiritualité. Ce n’est pas Dieu qui est important et qui est au centre, ce sont notre réussite et notre bien-être seuls que nous recherchons. 
Finalement, l’homme occidental moderne ressemble à un bateau à la dérive, parti pour explorer des rivages lointains mais n’ayant plus de boussole et ne sachant pas où il va. Il est comme une plante sans racines qui va se dessécher plus ou moins rapidement.
Qu’avez-vous mis dans votre caddie ? Qu’allez-vous manger pour nourrir votre vie ? Un peu d’hindouisme, un peu de kabbale, un peu de sagesse égyptienne, quelques livres de soufisme et d’astrologie ? Des cours de yoga avec de la pensée positive et de la méditation ? Quelques ouvrages de psychologie pour réussir sa vie et sa sexualité ? Cela ne suffira pas.

Ceci ne suffit pas non plus pour Dieu : 
– Être quelqu’un de « bien » selon nos critères. On travaille avec assiduité, on mange équilibré, on est sérieux, on ne fume pas, on fait le tri sélectif. Pourtant, il nous manque l’essentiel.  
– Nos efforts, notre morale, nos pratiques religieuses. Nous estimons ne pas avoir un comportement trop mauvais et nous pensons qu’il y a bien pire que nous. Si nous avons cru que cela suffisait, c’est que nous avons une mauvaise vision de Dieu, de nous et de la vie. Nous  n’avons pas réalisé que nous avons un problème très profond. Nous n’avons pas le bon diagnostic et donc pas le remède.
– Croire en Dieu sans avoir de relation avec lui. Le vrai croyant n’a pas seulement une tradition familiale ou nationale.
– Observer des rituels religieux sans avoir une relation personnelle avec Dieu. On s’attache aux formes, aux lieux, aux objets, aux vêtements et aux émotions sans avoir l’essentiel. C’est comme avoir des billets de 100 € du Monopoly et penser qu’avec ces faux billets, on pourra payer nos courses dans un magasin. 
– Réciter de temps en temps ou régulièrement des prières apprises par cœur.
– Penser à Dieu seulement dans les moments difficiles ou quand on va à la synagogue, à la mosquée, à l’église, et lors des fêtes importantes de notre religion.
Le Seigneur dit : « Ce peuple s’approche de moi, il m’honore de la bouche et des lèvres, mais son cœur est éloigné de moi et la crainte qu’il a de moi n’est qu’un commandement humain. » (Esaïe 29.13) 

Considérer Dieu comme une roue de secours ne suffit pas.
Un jour, un homme demanda à Jésus quel est le plus grand commandement dans la Bible. Jésus lui répondit ceci : « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée. » Nous n’aimons pas Dieu de tout notre cœur quand nous nous tournons vers lui seulement en cas de besoin. C’est le considérer un peu comme un distributeur automatique. De la même façon qu’on met une pièce dans la machine pour obtenir la boisson désirée, on fait une prière, on allume un cierge, on jeûne ou bien on fait un geste superstitieux afin de recevoir l’aide divine en retour. Pourtant dès le lendemain, ou même à peine quelques instants plus tard, nous nous remettons à vivre comme si Dieu n’existait pas. Il est déjà sorti de nos pensées et nous agissons et prenons nos décisions sans faire aucun cas de lui. 

Être croyant sans mettre Dieu à la première place ne suffit pas.
Nous n’aimons pas Dieu de tout notre cœur quand nous idolâtrons quelqu’un ou quelque chose. La Bible parle souvent de notre tendance à mettre notre espoir dans des idoles. Une idole prend la place de Dieu. Nous attendons d’elle qu’elle remplisse le rôle que Lui seul peut tenir. Nous attendons d’elle qu’elle nous apporte le bonheur et comble nos besoins les plus profonds : besoin de sécurité matérielle et affective, besoin d’être apprécié et considéré, besoin de nous épanouir et d’être heureux. Tout peut devenir une idole : l’argent, nos capacités physiques ou intellectuelles, notre profession, le sport, un artiste, un leader politique… Même les meilleures choses de la vie peuvent prendre la place de Dieu : la recherche du grand amour avec le partenaire idéal, la beauté physique, les relations sexuelles, la réussite sociale… Nous pouvons faire beaucoup de sacrifices pour que ce que nous idolâtrons nous apporte ce que nous espérons. Mais, on est toujours déçu par nos idoles. Elles ne peuvent répondre à nos besoins les plus profonds. Plus nous avons mis d’espoirs en elles, plus nous risquons de souffrir car, finalement, lorsque nous expérimentons que nos idoles ne comblent pas nos besoins, notre vie s’écroule. Nous sommes créés pour aimer Dieu, pour l’admirer, pour nous confier en lui, pour lui être reconnaissant et pour trouver en lui notre sécurité et notre plaisir. 

Être né dans une famille chrétienne ne suffit pas. 
Soyons reconnaissants pour le milieu dans lequel nous sommes nés et pour notre famille, mais cela ne fait pas de nous mécaniquement un chrétien. Comme quelqu’un l’a fait remarquer : Dieu a des enfants mais n’a pas de petits-enfants.
– Il ne suffit pas d’avoir été baptisé pour être chrétien. De nombreuses personnes en prison ont été baptisées à leur naissance.
– Il ne suffit pas de croire simplement que Dieu existe.
– Il ne suffit pas de croire en Jésus surtout si ce n’est pas le Jésus dont la Bible parle.
– Croire en Jésus tel qu’il est présenté dans la Bible ne suffit pas non plus. Il faut lui obéir et mener une vie en accord avec son enseignement.
– Il ne suffit pas de prier.
– Il ne suffit pas d’aller à l’église pour être chrétien.
Si quelqu’un se colle des plumes sur le corps, s’attache un bec en carton sur le visage et essaye de voler en sautant du premier étage, cela ne fait pas de lui un oiseau. Nous ne sommes pas chrétiens parce que nous croyons en Dieu, avons été baptisés ou allons à l’église. 
Il faut devenir chrétien. Et pour cela, il faut que quelque chose de surnaturel se passe dans notre vie. Il faut devenir une nouvelle personne. Jésus appelle cela « naitre de nouveau et d’en haut ». Un oiseau vole naturellement parce qu’il est un oiseau. Un homme vit naturellement selon ce que Dieu aime parce qu’il est né de nouveau d’en haut. 
Après une bonne couche de peinture, une voiture défectueuse proposée à la vente peut sembler très correcte au premier regard, mais un acheteur avisé ne se laissera pas leurrer. Dieu ne se trompe pas sur notre état réel malgré le vernis moral ou religieux que l’on présente aux autres pour paraître juste.  

Où en suis-je personnellement ?

Voici quelques questions essentielles que chacun de nous devrait se poser :
– Comment est-ce que je prends mes décisions ? Est-ce que je prie pour être guidé par Dieu ? 
– Lorsque je rencontre des difficultés dans ma vie, où est-ce que je cherche de l’aide ? Est-ce que je suis conscient que je dépends de Dieu ?
– Si j’ai mal agi, est-ce que je le reconnais ? Est-ce que je sais que je suis responsable de mes actes et de mes pensées vis-à-vis de Dieu ? 
– Lorsque je serai mort, est-ce que je sais ce qu’il adviendra de moi ? 
– Que représente la Bible pour moi ? Est-ce que j’aime la lire ? Est-ce que je désire mettre en pratique et suivre ce qui y est écrit ? 
– Si quelqu’un me dit que Jésus est venu sur Terre pour mourir à cause de mes péchés, est-ce que je trouve cela absurde, stupide ou sans aucun intérêt ? 

Ce qu’est un véritable croyant

Qu’est-ce qui prouve que je suis un homme ou une femme qui plait à Dieu ? Bien que Dieu seul puisse voir dans notre cœur, il existe des signes qui nous permettent de constater que notre vie est en accord avec ce que la Bible appelle un croyant authentique. Si une femme apprend qu’elle est enceinte, pendant les mois qui suivent, elle va s’attendre à voir les signes de cette grossesse : son ventre va s’arrondir, elle sentira le bébé donner des coups dans son ventre, elle aura peut-être des envies étranges. Être un croyant authentique implique de voir se manifester plusieurs éléments caractéristiques dans notre façon de vivre. 

Le vrai croyant a une relation avec Dieu : 
– Il n’a pas seulement une religion avec des dogmes et des rituels. Le Dieu invisible est réel.
– Le vrai croyant prie. Il parle à Dieu, non pas avec des prières apprises par cœur et répétées sans cesse mais avec ses propres mots.
– Il croit que Dieu l’écoute quand il prie.
– Il fait des demandes précises pour sa vie personnelle et il s’attend à une réponse.
– Il reçoit des réponses de Dieu et il en est reconnaissant. 
Le philosophe et l’homme religieux parlent de Dieu et réfléchissent sur Dieu ; le vrai croyant parle à Dieu par la prière. Le religieux récite des prières, prononce des formules ; le croyant authentique parle simplement avec ses propres mots. C’est un échange sincère et personnel. La prière est naturelle, instinctive et spontanée. On s’adresse à Dieu avec espoir et confiance en ayant le sentiment de dépendre de lui. 
Connaissez-vous le président de la République ? Peut-être connaissez-vous son nom, mais est-ce que vous le connaissez personnellement ? Le vrai croyant n’a pas seulement appris des choses sur Dieu, il vit en relation avec Dieu. Le vrai croyant est confiant. Il a remis sa vie à Dieu. Il compte sur Dieu et s’attend à lui. Il est en paix même quand il passe par des circonstances difficiles. Il espère dans les promesses de Dieu. Le vrai croyant est joyeux car il a accès à Dieu et à son intervention dans sa vie.

Le vrai croyant reconnaît quand il a fait quelque chose de mal.
Lorsque je constate que j’agis de façon opposée à ce que Dieu attend de nous, est-ce que j’en ai honte et est-ce que cela m’attriste ? Être chrétien ne veut pas dire être parfait. Mais quand il est confronté à la vérité et qu’il s’aperçoit qu’il s’est trompé ou qu’il a mal agi, le vrai croyant ne cherche pas à le nier, à le dissimuler ou à accuser les autres. Il change d’attitude et demande pardon si nécessaire. Quand il se rend compte qu’il a mal agi, il le reconnaît et cherche à réparer s’il le peut.
Quiconque est né de Dieu ne pratique pas le péché (1 Jean 3.9). Le vrai croyant a pris conscience de la gravité du péché. Il a la crainte de Dieu et a peur de lui déplaire. Il ne continue pas à mal agir.

Le vrai croyant a quelque chose de spécial. 
On ressent un goût inimitable en lui : l’amour, la joie, la paix, l’humilité… La philosophie, la fausse religion et la morale essayent en vain d’obtenir ce goût. Jésus a donné un critère précis pour reconnaître les vrais croyants : Vous les reconnaîtrez à leurs fruits (Matthieu 7.16). On peut voir dans sa façon de vivre que le vrai croyant est entré dans un processus de transformation pour ressembler de plus en plus à Jésus. Les signes que l’Esprit de Dieu agit en lui et le transforme sont visibles : Le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la fidélité, la douceur, la maîtrise de soi (Galates 5.22). 

Le vrai croyant sait que ce qui est écrit dans la Bible est la vérité. 
Il applique ce qui y est enseigné. Cela lui procure de la sagesse en le protégeant de la confusion et des mauvaises décisions. Il adhère sincèrement aux grandes vérités bibliques. Si nous sommes véritablement chrétien, nous aimons lire la Bible. Nous ne la trouvons plus ennuyeuse, nous la comprenons et nous y trouvons réponses et enseignements. La Bible devient le livre le plus passionnant. 

Le vrai croyant a l’assurance d’avoir été pardonné par Dieu et d’être aimé par lui. 
Il sait que cela est lié à la mort et la résurrection de Jésus. Celui qui croit au fils de Dieu a ce témoignage en lui-même (1 Jean 5.10). L’Esprit de Dieu rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu (Romains 8.10). Nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie (1 Jean 3.14).
Si l’on vous posait la question : « Pourquoi Dieu devrait-il vous laisser entrer au paradis ? », que répondriez-vous ? Si vous répondez : parce que je crois en Dieu, parce que je vais à l’église, à la mosquée ou à la synagogue, ou parce que je suis quelqu’un de suffisamment bien même si je ne suis pas parfait, alors vous êtes seulement quelqu’un de religieux et cela ne suffira pas à vous faire entrer au paradis. Vous n’avez pas encore été sauvé parce que vous n’avez pas cru que Jésus est mort pour réconcilier Dieu avec vous. Vous n’avez pas réalisé la gravité de votre péché ni la colère de Dieu envers le mal.

Le vrai croyant sait qu’il n’est qu’un voyageur sur cette Terre.
Il sait que sa mort ne sera pas la fin de son existence mais qu’il vivra éternellement dans la présence de Dieu. Il attend un futur glorieux où le monde sera délivré de la méchanceté, de la souffrance et de la mort. Il s’attend à ce que Dieu le ressuscite et lui donne un nouveau corps même s’il lui est impossible d’imaginer comment tout cela va se réaliser.

On trouve plusieurs termes dans la Bible pour définir le véritable croyant : celui qui est juste, qui est réconcilié avec Dieu, qui est aimé de Dieu, qui est enfant de Dieu. Celui qui a la vie éternelle, qui est en paix. Celui qui est une nouvelle créature, qui est mort et ressuscité. Celui qui marche dans la vérité…
Être un vrai croyant, ce n’est pas être superman mais c’est avoir fait un voyage. On a quitté un ancien mode de vie et on a vécu une expérience fondamentale : Dieu est devenu réel, proche, accessible et une transformation s’est passée en nous. C’est comme si nous avions changé d’identité. Vivre selon ce que Jésus a enseigné est devenu notre but suprême et notre nouveau mode de vie. Cela nous conduit concrètement à passer du temps à parler à Dieu par la prière, à avoir une vie sociale et familiale qui reflète le caractère de Dieu, à reconnaître nos torts, à étudier la Bible, à aller régulièrement à l’église et à éprouver du plaisir à fréquenter d’autres chrétiens. Nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie parce que nous aimons les frères (1 Jean 3.14). 
Le vrai croyant marche sur le chemin de la vie et plus sur le chemin qui conduit à la mort. Ce chemin se trouve en Jésus-Christ qui a dit : Je suis le chemin, la vérité et la vie. Personne ne vient à Dieu autrement que par moi (Jean 14.6). Avez-vous le sentiment que vous êtes égaré et que vous ne savez pas très bien où vous allez ? Le chemin de la vie est le chemin de la paix. Lorsqu’on marche sur ce chemin, on est en paix avec Dieu. Ce chemin est un chemin de pureté. Si vous n’êtes pas honnête, si vous aimez la pornographie, si vous n’êtes pas fiable ni fidèle, vous ne marchez pas sur le chemin de la vie. Le chemin de Jésus est aussi le chemin de l’amour. Tous connaîtront que vous êtes mes disciples si vous avez de l’amour les uns pour les autres (Jean 13.35). Et le chemin de la vie inclut l’obéissance. Il faut reconnaître l’autorité de Dieu sur notre vie. Nous faisons ce que Dieu commande d’après ce que nous lisons dans la Bible.

Comment devenir un véritable croyant qui plaît à Dieu ?

Plusieurs fausses croyances peuvent nous empêcher de comprendre qu’il faut être transformé et devenir quelqu’un de nouveau. Au fond de nous, on croit être suffisamment bon et seuls les gens vraiment mauvais, ce que nous ne sommes pas, ont besoin d’être renouvelés. Ou alors, on a tendance à voir les problèmes des autres plutôt que les nôtres et nous pensons pouvoir changer le monde par nos forces en nous engageant dans des causes sociales. Si nous ressentons pourtant notre besoin de nous améliorer, nous pensons pouvoir nous perfectionner nous-mêmes. Pour cela, nous nous efforçons de respecter les règles d’une religion afin d’être trouvés justes par Dieu ou bien nous recherchons des idées vaguement spirituelles de développement personnel, nous lisons des livres à la mode où il faut s’aimer soi-même pour développer son potentiel. Tout cela n’a rien à voir avec ce qui est écrit dans la Bible.
Si le diagnostic est faux, le remède proposé sera superficiel et inefficace. La philosophie, la morale, l’éducation, les efforts, les pratiques religieuses ne pourront jamais faire de nous un vrai croyant.

Le diagnostic de Dieu : C’est de l’intérieur de l’homme que vient le problème, pas de l’extérieur. Il faut donc opérer et transformer l’être humain de l’intérieur.
Le remède de Dieu : Dieu ne fait pas de rafistolage. Lorsqu’on veut construire un nouvel immeuble, on ne surélève pas l’ancien bâtiment. On rase ce dernier, on le détruit. On creuse pour ôter ce qui en subsiste. Puis on pose de nouvelles fondations et on édifie le nouveau bâtiment. 
C’est ce que Jésus a expliqué à Nicodème, un chef religieux. Cet homme avait pourtant, selon les hommes, toutes les qualifications pour être considéré comme un « croyant très pratiquant ». Nicodème vint de nuit auprès de Jésus et lui dit : Rabbi, nous savons que tu es un enseignant venu de la part de Dieu car personne ne peut faire ces miracles que tu fais, si Dieu n’est avec lui. Jésus lui répondit : En vérité, en vérité je te le dis, si un homme ne naît de nouveau il ne peut voir le royaume de Dieu. Il faut que vous naissiez de nouveau. (Jean 3.2,3,7) Dieu doit intervenir et nous communiquer une nouvelle vie spirituelle. Dieu fait de nous un chrétien en nous faisant « naître de nouveau ». Il faut devenir enfant de Dieu. Tout être humain n’est pas un enfant de Dieu. Dieu est le créateur de tous les hommes mais il n’est pas le Père de tous les hommes. On devient membre de la famille de Dieu en y entrant par la naissance. Selon Jésus, pour devenir enfant de Dieu, il faut passer par une naissance spirituelle. En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de l’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu (Jean 3.5). 
Cette naissance a lieu quand nous entendons la proclamation de l’Évangile, au moment où nous nous repentons de nos péchés et croyons en Jésus-Christ. Nous sommes alors transformés, régénérés. Vous avez été régénérés par la parole vivante et éternelle de Dieu. Cette parole c’est l’Évangile qui vous a été annoncé (1 Pierre 1.23,25). Si nous ne comprenons pas comment cette régénération, cette nouvelle naissance s’opère, nous savons néanmoins que nous sommes devenus une nouvelle créature (2 Corinthiens 5.17). Cette action de Dieu se réalise à un instant donné même s’il est parfois difficile de déterminer avec précision quand ce changement s’est produit. En tout cas, cette régénération se manifeste par une vie transformée. Nous avons une nouvelle façon de vivre  parce que nous sommes désormais en relation avec Dieu. Ce n’est pas un mode de vie que nous pouvons produire par nos propres forces ou notre détermination. Ce mode de vie est produit en nous par Dieu. 
Imaginez quelqu’un qui se plaint que sa machine à laver le linge ne fonctionne pas. Il a pourtant rempli le bac, mis une lessive de qualité, mis de l’anti calcaire et de l’assouplissant. Il a choisi le bon programme de lavage et il a appuyé sur le bouton « marche ». Mais rien ne s’est produit. En fait, il a tout simplement oublié de raccorder la machine à la prise électrique. L’appareil n’est pas branché. Tout est préparé mais il manque l’essentiel.
Nous ne pouvons pas vivre sans Dieu. Il est celui qui donne la vie, qui inspire, qui protège, qui intervient, qui transforme notre caractère. Lorsque nous ne sommes pas « raccordés » à Dieu, cela ne fonctionne pas dans nos vies. Pour se brancher à « l’électricité », Jésus est le cordon. Il est le seul moyen d’être relié à Dieu.

Vous pouvez dès maintenant devenir un vrai croyant.
La foi de vos parents ne peut pas remplacer votre démarche personnelle. Je le redis encore une fois : croire en l’existence de Dieu et avoir des principes moraux ne suffit pas pour faire de nous un être humain qui plaît à Dieu. Cela vous choque-t-il ? Si cela suffisait, Jésus ne serait jamais venu sur terre pour mourir sur une croix. 
La seule façon de devenir chrétien, c’est de découvrir l’Évangile de Jésus. Ce qui est au centre de la Bible et qui concerne Jésus est ce qu’on appelle l’Évangile. C’est un mot grec qui se traduit par « bonne nouvelle ».
L’Évangile n’est pas une performance que nous devons accomplir. L’Évangile, c’est l’intervention de Dieu dans notre vie qui accomplit ce que nous sommes incapables de faire. Dans toutes les religions humaines, nous essayons de faire quelque chose pour être acceptés  par Dieu ou aidés par une divinité. L’Évangile nous parle de ce que Dieu a fait pour nous en Jésus et de ce qu’il veut faire en nous par son Esprit. Avec l’Évangile, nous ne nous épuisons plus à tenter de réussir notre vie par nos propres forces, notre sagesse ou nos efforts religieux. 
L’Évangile est considéré comme une folie, une stupidité par ceux qui se croient sages, par beaucoup de philosophes, par beaucoup de gens cultivés et par les autorités religieuses qui ne croient pas en cet Évangile. Mais l’Évangile est une puissance, la puissance de Dieu qui sauve et transforme ceux qui croient.
L’Évangile, c’est la joie. La religion judéo-chrétienne est la religion où l’on chante des chants joyeux car le but ultime de l’Évangile est que nous puissions avoir la joie de connaître, de servir et d’aimer le vrai Dieu. Pas seulement de connaître des choses sur Dieu, mais de le connaître lui-même et d’être en relation avec lui. Par l’Évangile, nous découvrons l’amour de Dieu pour nous et nous contemplons sa grandeur, sa beauté et sa perfection. Sa gloire dépasse tout ce que nous pouvons avoir vu ou imaginé. 

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