ANNEXE Chapitre 1
Comment peut-on affirmer que la vérité se trouve dans la Bible ?
Aujourd’hui, beaucoup ont renoncé à trouver une réponse sur les questions essentielles que se sont toujours posées les hommes : D’où vient la vie ? Y a-t-il quelque chose après la mort ? Dieu existe-il ? Selon la pensée devenue courante, chacun a son opinion et ses croyances, et personne ne détient la vérité absolue. Tout est relatif. Aussi, il faut être tolérant et surtout éviter toute attitude prétentieuse. Voici quelques remarques pour vous faire examiner cette façon de penser si c’est la vôtre.
Lorsqu’on pose comme certitude qu’on ne peut rien savoir sur ces sujets essentiels, qu’est-ce qui nous permet d’affirmer cela ? Par quelle autorité peut-on certifier que personne sur Terre ne peut rien connaître de sûr ? Sur quelle base solide peut-on soutenir qu’il est impossible de savoir si Dieu existe ? C’est hélas notre propre ignorance qui devient alors la norme absolue et le critère pour évaluer tous ceux qui osent avoir des convictions. En fait, on impose comme vérité qu’il n’y a pas de vérité. C’est contradictoire. De plus, on est présomptueux en prétendant savoir qu’aucune religion particulière ne détient la vérité sur l’existence de Dieu, sur ce qu’il y a après la mort ou sur l’origine de la vie. Encore une fois, n’ayant pas nous-même de réponses sur ces sujets, nous en concluons que personne ne peut en avoir.
Il en est de même lorsqu’on affirme que les religions se rejoignent toutes sur l’essentiel. Cela semble être une marque d’humilité et de tolérance mais en réalité, en disant cela, nous montrons notre méconnaissance des religions. En effet, quiconque connaît les croyances des différentes religions, spiritualités ou philosophies sait qu’elles diffèrent radicalement sur les points fondamentaux et qu’il est impossible de concilier leurs affirmations opposées.
Faisons ensemble un petit test. Pour chacune des trois questions, trouvez la bonne réponse parmi les différentes propositions.
1) Quelle est la capitale du Japon ?
Le Caire / New York / Tokyo / Paris / On ne peut pas savoir. / Toutes les réponses sont vraies.
2) 6 + 6 = ……
15 / 66 / 12,3 / 12 / On ne peut pas savoir. / Toutes les réponses sont vraies.
3) Si on mélange du bleu et du jaune, on obtient :
De l’orange. / Du vert. / Du rouge. / Du violet. / On ne peut pas savoir. / Toutes les réponses sont vraies.
Je pense que vous avez trouvé à chaque fois la réponse. Mais que penseriez-vous de quelqu’un qui répondrait « on ne peut pas savoir » ou « toutes les réponses sont vraies » ? La réalité, c’est qu’il y a une réponse et que toutes les réponses ne peuvent être également vraies.
Il en est de même pour les questions spirituelles. Il est impossible de dire que toutes les croyances sont vraies. Par exemple, à notre mort, comment peut-on à la fois se réincarner plusieurs fois (hindouisme), aller au paradis directement (religions monothéistes) ou bien cesser pour toujours d’exister (athéisme) ?
Ou bien encore, au sujet de Dieu, comment les affirmations suivantes pourraient-elles être toutes vraies et exprimer la réalité ?
– Dieu n’existe pas.
– Il y a des milliers de dieux ou d’esprits que l’on peut prier selon nos besoins.
– Il n’y a qu’un seul Dieu. Il a créé l’univers et tout ce qui s’y trouve. On peut le connaître.
– Dieu existe mais on ne peut pas le connaître.
– Dieu n’est pas une personne mais une énergie cosmique présente en chacun de nous, nous faisons partie de la divinité.
Finalement, pourquoi devrions-nous croire qu’il n’est pas possible de connaître la vérité sur les questions fondamentales ? Pour croire cette affirmation, il faudrait avoir la garantie qu’elle soit vraie or son postulat de base est justement qu’on ne peut rien savoir de certain. En fait, on ne se rend pas compte qu’en pensant ainsi, on est formaté par des conceptions philosophiques qui sont récentes et qui se sont imposées à des pans entiers de la culture du 21e siècle dans la société occidentale. En écrivant cela, je n’ai aucune envie d’entrer dans des disputes stériles. La plupart du temps, on a des à priori sur la Bible car on ne sait pas ce qu’elle contient vraiment. Ayez de l’audace et saisissez l’occasion de découvrir l’extraordinaire message de « Jean 3.16 ».
Comment Dieu a-t-il communiqué aux écrivains ce qu’il voulait qu’ils écrivent ?
Toute la Bible est inspirée de Dieu. (2 Timothée 3.16)
C’est poussés par l’Esprit de Dieu que des hommes ont parlé de la part de Dieu. (2 Pierre 1.21)
La Bible a été écrite en hébreu, en araméen et en grec par une quarantaine d’écrivains. Certains comme Moïse ont entendu une voix audible et ont mis par écrit les révélations données directement par Dieu. D’autres ont eu des visions ou des rêves et ils ont ensuite rédigé ce qu’ils avaient vu. Mais la plupart des auteurs de la Bible ont été inspirés par Dieu dans leurs pensées et ils avaient conscience de l’être. Parfois, c’est après coup qu’un auteur s’est rendu compte que son œuvre avait été suscitée par Dieu et ce fut également une évidence pour tous les lecteurs.
La Bible n’a pas été rédigée au cours d’états d’extase dans lesquels auraient été plongés les écrivains. Ceux-ci ont exprimé ce que Dieu leur faisait comprendre avec leurs propres mots et selon leur propre personnalité. Pourtant, Dieu a veillé à ce que même les mots utilisés expriment parfaitement sa pensée. Dieu a rendu ces hommes capables d’accomplir leur tâche en se servant du caractère unique de chaque écrivain. Un compositeur va utiliser différents instruments selon ce qu’il veut exprimer dans chacun de ses morceaux. Une trompette ne sera pas employée pour produire le même effet qu’une guitare ou qu’un instrument de percussion. Dieu a fait de même. Il s’est servi de personnes avec des tempéraments très différents, de toutes origines sociales (des rois, des hommes d’État, un médecin, des pécheurs, un berger…) et à des époques diverses sur une période de 1500 ans. Plusieurs écrivains ont été utilisés mais, en réalité, il n’y a qu’un seul auteur : Dieu. La Bible regroupe 66 livres mais, en fait, il n’y a qu’un seul ouvrage avec un même message parcourant toutes les pages ; c’est ce message que l’on trouve condensé en Jean 3.16.
De plus, Dieu a fait mettre par écrit ce qu’il voulait nous communiquer sous la forme qu’il a estimée la plus pertinente. La Bible ne ressemble pas à nos livres d’histoire ou à nos ouvrages scientifiques. Dieu n’a pas choisi de nous donner un manuel ou une encyclopédie avec un sommaire et une table des matières mais principalement des récits. Toute la Bible raconte les interventions de Dieu dans l’histoire de l’humanité. Peu de réflexions abstraites ; ce que nous apprenons le concernant nous vient principalement de ce qu’il a fait. On trouve également dans la Bible des poèmes, des lettres, des textes de lois, des généalogies… Dieu n’a pas voulu instruire uniquement les universitaires mais il s’adresse à chaque être humain à travers nos émotions, notre imagination aussi bien que notre intelligence et cela, quel que soit notre âge, notre degré d’instruction ou notre culture.
Peut-on se fier à ce qui est écrit dans la Bible ? Les écrits originaux ont-ils été modifiés ?
On vous a peut-être affirmé que les textes bibliques avaient été réécrits, transformés ou, pour le dire autrement, falsifiés. Mais vous a-t-on montré précisément ce qui aurait été modifié ? Et vous a-t-on dit à quel moment, par qui et surtout, pour quelle raison ces modifications auraient-elles été faites ? En réalité, il y a quantité de preuves qui contredisent cette accusation selon laquelle les écrits de la Bible auraient été corrigés et réécrits. Voici quelques éléments qui vous permettront de le vérifier.
Au début, le support utilisé pour les écrits bibliques fut la feuille de papyrus puis les textes furent copiés sur des feuilles de cuir que l’on assemblait en les cousant côte à côte pour composer des rouleaux. Ces textes ont été recopiés à la main pendant 3000 ans jusqu’à l’invention de l’imprimerie. Les copistes formaient une corporation reconnue et responsable de la transmission des écrits. Ils apportaient un soin extrême à la recopie. Pour chaque feuille, le nombre de mots et le nombre de chacune des lettres étaient relevés et notés afin d’éviter les modifications du texte. Si une erreur était constatée dans le manuscrit à recopier, l’erreur était signalée dans la marge. Les Juifs avaient une vénération presque superstitieuse pour les exemplaires du texte sacré. Lorsqu’un manuscrit était usé et ne pouvait plus servir, il était respectueusement rangé dans une petite pièce de la synagogue puis enterré. En raison de la fragilité du support, peu d’anciens rouleaux ont été retrouvés et nous ne disposons d’aucun manuscrit original rédigé directement par un des écrivains de l’Ancien Testament (l’Ancien Testament contient tous les écrits antérieurs à Jésus). Jusqu’au milieu du 20ème siècle, le plus vieux texte contenant tout l’Ancien Testament en hébreu était le codex produit par les Massorètes, des rabbins de Tibériade et de Babylone. Il date de l’an 1000 environ et se trouve à Saint-Pétersbourg.
Or la fiabilité du texte copié et recopié depuis tant de générations a pu être établie et vérifiée. On a comparé le texte des Massorètes avec d’autres versions de l’Ancien Testament qui nous sont parvenues. Nous possédons par exemple la version des Septante, traduction en grec réalisée par 72 érudits juifs à Alexandrie entre 250 et 150 avant Jésus-Christ, ou la Vulgate, traduction en latin faite par Jérôme vers l’an 400. Des chercheurs ont consacré de nombreuses années à relever toutes les différences observées dans les manuscrits de toutes ces versions, dans les commentaires de l’Ancien Testament des rabbins dans le Talmud et dans les citations des écrivains chrétiens des premiers siècles. Il en est toujours ressorti que les variantes du texte sont en très petit nombre et que leur influence sur la compréhension du texte est nulle.
Une découverte exceptionnelle confirma cela de façon incontestable en 1947. Des bédouins trouvèrent dans une grotte autour de la mer Morte des jarres contenant des rouleaux de cuir étonnamment bien conservés. Ces rouleaux s’avérèrent être les plus anciens manuscrits connus de l’Ancien Testament. Ils datent du 2ème siècle ou du début du 1er siècle avant Jésus-Christ. Par la suite, des centaines de fragments de manuscrits furent découverts dans d’autres grottes aux alentours. Il semble qu’une communauté de juifs menant une vie ascétique, la communauté de Qumran, se soit retirée dans cette région désertique. On a pu retrouver des fragments de chaque livre de la Bible hébraïque (sauf celui d’Esther). Certains livres sont presque entiers (les Psaumes et le Lévitique). Mais la découverte majeure est le rouleau complet du prophète Esaïe. Le texte est écrit sur 17 feuilles de cuir cousues bout à bout sur une longueur d’environ 7 mètres et il est parfaitement conservé. Or le texte de ce rouleau est encore une fois pratiquement identique au texte hébreu des Massorètes qui était utilisé jusqu’alors. Les différences relevées s’avèrent être insignifiantes. Les manuscrits de la Mer Morte apportent la preuve que les textes de l’Ancien Testament que nous pouvons lire aujourd’hui n’ont pas été modifiés, transformés, falsifiés au cours des générations.
En ce qui concerne la deuxième partie de la Bible (les livres écrits à partir de Jésus), les éléments établissant la fiabilité de la transmission des écrits sont encore plus nombreux. Je traite de ce sujet dans l’annexe du chapitre 3bis.
Les Juifs croyaient fermement que Dieu avait communiqué avec ceux qui avaient mis par écrit les révélations reçues. Cela impliqua de leur part un respect absolu des textes écrits et une crainte d’en altérer le contenu même d’une façon minime comme la modification d’une seule lettre. Aujourd’hui encore ce même respect perdure. Les rouleaux sont toujours copiés à la main avec un soin méticuleux jusqu’à l’emploi d’une encre spéciale. Je vous avais demandé si vous saviez ce qui avait été changé dans les écrits bibliques, par qui, et quand cela avait été réalisé. Comme vous l’avez maintenant constaté, tous les éléments contredisent l’affirmation que la Bible a été modifiée par la suite.
Il y a encore un dernier argument s’opposant à cette accusation : pour quelle raison les Juifs auraient-ils falsifié leurs textes ? Quel avantage les faussaires en auraient-ils retiré ? Quel aurait été leur mobile ?
Chez les peuples de l’Antiquité, on n’a retrouvé aucun monument, aucune inscription ni écrit mentionnant une défaite. Seules les victoires étaient enregistrées. Dans la Bible, victoires et défaites sont mentionnées. Les textes ne sont pas systématiquement à la gloire du peuple d’Israël mais selon l’évaluation faite par Dieu. De même, tout au long de la Bible, on trouve des reproches adressés par Dieu aux Israélites. Les personnages les plus célèbres voient leurs actions mauvaises être étalées au grand jour. Les fautes du peuple ne sont jamais cachées ni excusées. Un faussaire aurait retiré tout cela pour présenter son peuple et ses héros d’une façon irréprochable et glorieuse. Les dirigeants auraient fait réécrire l’Histoire nationale pour ne conserver que ce qui aurait valorisé et honoré la nation juive. Rien de tout cela dans la Bible. Tout respire l’authenticité. Pas de présentation idéalisée, les échecs et les fautes sont exposées avec franchise. Encore une fois, tout s’oppose à une modification des écrits bibliques.
Les textes de la Bible disponibles aujourd’hui correspondent bien à ce que les écrivains originaux ont reçu de la part de Dieu. Aucune modification n’est intervenue pour en altérer le contenu. Dieu a veillé à ce que la révélation qu’il nous a donnée soit gardée intacte à travers les siècles.