2. L’état de la société française – Scanner 5

Finalement et essentiellement, une civilisation idolâtre

Quand on parle d’idolâtrie, on pense souvent aux statues, aux fétiches, aux amulettes ou à des cérémonies avec des offrandes et des sacrifices. Mais ce n’est qu’une forme de l’idolâtrie où les pratiques sont très visibles. L’idolâtrie est une attitude universelle que l’on trouve dans les sociétés antiques comme dans nos sociétés occidentales sécularisées. Nous avons tous des idoles, même si nous ne les appelons pas par ce terme. Le plus souvent, nous ne connaissons pas nos idoles parce que nous n’avons aucune idée de ce qu’est l’idolâtrie.
La Bible parle souvent de notre tendance à idolâtrer quelqu’un ou quelque chose et à mettre notre espoir dans des idoles. Nous attendons d’une idole qu’elle nous apporte le bonheur et comble nos besoins les plus profonds : besoin de sécurité matérielle, besoin d’être apprécié et considéré, besoin de nous épanouir et d’être heureux… Une idole prend la place de Dieu. Nous attendons d’elle qu’elle remplisse le rôle que Lui seul peut tenir.
Tout peut devenir une idole : l’argent, une carrière professionnelle, la philosophie, l’État, une grande cause sociale, la technologie, nos capacités physiques ou intellectuelles, le sport, un artiste, un leader politique… Même les meilleures choses de la vie peuvent prendre la place de Dieu : la recherche du grand amour avec le partenaire idéal, la beauté physique, les relations sexuelles, notre conjoint, nos enfants, la réussite sociale… Une idole n’est pas nécessairement une chose mauvaise en soi mais c’est quelque chose qui est devenu plus importante pour nous que Dieu.
On est toujours déçu par nos idoles. Elles ne peuvent répondre à nos besoins les plus profonds. Plus nous avons mis d’espoirs en elles, plus nous risquons de souffrir car, finalement, lorsque nous expérimentons que nos idoles ne comblent pas nos besoins, notre vie s’écroule. Le sujet de l’idolâtrie occupe une place très importante dans la Bible parce que cela nous met face à la question la plus fondamentale que Dieu nous pose : Qu’est-ce qui est le plus cher, le plus précieux, le plus important pour nous ? Et finalement : Qui aimons-nous le plus ?
Si vous voulez approfondir ce sujet, prenez 20 minutes pour lire ceci : L’idolâtrie ->

Vers l’écroulement de cette civilisation ?

Impossible ? N’avez-vous jamais entendu parler de l’écroulement de civilisations dans le passé. Aujourd’hui, où sont les Babyloniens, les Romains, les Grecs, les Aztèques, l’empire mongol, les empires chinois des Tang et des Song ?
La civilisation issue de la Révolution française était censée conduire le monde vers le progrès, vers la liberté, vers le bonheur. Les promesses n’ont pas été tenues. Ceux qui osent contester cette vision du monde humaniste athée, émettre des critiques ou simplement des doutes sont taxés de réactionnaires, de conservateurs ou même de fascistes et d’extrême droite. C’est probablement en ces termes que risque d’être condamné ce constat lucide et réaliste de l’état de notre société. Comme l’autruche qui enfouit sa tête dans le sable, allons-nous choisir de ne pas voir la gravité de la situation et opter pour le déni de la réalité ?
Le cadre familial où l’éducation et les repères doivent être donnés est en train de se désintégrer. Combien de familles en France dysfonctionnent et se disloquent ? La famille dite traditionnelle a été attaquée de toute part, puis cela a été le tour du couple et maintenant c’est l’identité sexuelle de l’individu qui est visée. Les repères donnés par le judéo-christianisme qui avaient imprégné et protégé en partie la société sont maintenant rejetés. Nous creusons nous-mêmes notre propre tombe.
Comme beaucoup de pays, nous connaissons une forte dénatalité. Cela devrait rassurer ceux qui estiment que faire un enfant est néfaste pour le bilan carbone !  En 2024, il y a eu 663 000 naissances en France. C’est 21% de moins que par rapport à 2010. Même si nous sommes malgré tout en tête parmi les nations européennes, l’indice de fécondité n’est plus  que de 1,6 enfants par femme. Face à cette situation et à tous les problèmes qui vont en résulter, comme on le voit avec le sujet des retraites par exemple, la solution proposée dans plusieurs pays européens est le peuplement par l’immigration. L’expression du « grand remplacement » a fait couler beaucoup d’encre et a fait naître de vives tensions, ici il s’agira plutôt du grand remplissement. Un peuple qui n’a plus la volonté de se reproduire est voué à disparaître, comme les Romains qui pratiquaient l’infanticide. En 2023, il y a eu 240 000 avortements en France.
L’individualisme détruit peu à peu ce qui a permis à la France de construire un système de protection sociale unique au monde. Pendant combien de temps pourrons-nous encore financer un tel système si généreux quand les droits prévalent sur les devoirs, quand on ne pense plus en fonction du bien-être collectif mais seulement en fonction de notre intérêt personnel ?
Comment envisager un futur heureux quand le plaisir et les divertissements sont devenus le but de l’existence ? La future génération ne pourra qu’être déboussolée, perdue sans savoir où trouver de l’aide. Elle deviendra plus violente et sera la proie de toutes sortes de mensonges et de tromperies. En écrivant ces lignes, je songe à ces paroles prophétiques dans la Bible : Dans la période finale de l’histoire, les temps seront difficiles. Les hommes seront égoïstes, avides d’argent, vantards et vaniteux. Ils parleront de Dieu d’une manière injurieuse et seront rebelles à leurs parents. Ils seront ingrats, sans pitié, calomniateurs, violents, cruels, ennemis du bien. Emportés par leurs passions et enflés d’orgueil, ils aimeront le plaisir plutôt que Dieu. (2 Timothée 3.1-4)
Nous habitons dans un immeuble où le feu a pris au premier étage et gagne les autres étages. L’ascenseur ne fonctionne plus et impossible de s’échapper par l’escalier. Des gens se jettent dans le vide, d’autres meurent asphyxiés. Les seuls qui seront sauvés, sont ceux qui se seront agrippés aux bras des pompiers montés les chercher avec leur grande échelle.
La société française a pris feu. Par désespoir, plusieurs choisissent le suicide, l’alcool, la drogue. Beaucoup étouffent à force d’avoir respiré les fumées toxiques des mensonges sur internet, des mensonges des fausses religions ou de la philosophie matérialiste athée. Heureusement, Dieu nous a envoyé le pompier sur son échelle : Jésus. Lui seul peut nous prendre dans ses bras et nous arracher à la mort.
Dans la Bible, il est écrit que le royaume de Dieu se caractérise par la paix, la joie et la justice. Avec la philosophie des Lumières, nous avons voulu établir le royaume de Dieu sans l’aide de Dieu, sans Dieu. Dans un premier temps, les valeurs judéo-chrétiennes ont été conservées mais sans la puissance pour les mettre en pratique, c’est-à-dire sans la présence de Dieu à nos côtés. Aujourd’hui, on en est arrivé à rejeter entièrement les valeurs bibliques et la société s’effondre peu à peu.
Ce qui n’a pas été planté par Dieu et qui ne tire pas de lui sa sève ne durera qu’un temps. Mais bonne nouvelle : le royaume de Dieu arrive. Comme Jésus l’a affirmé à ses disciples pour que cela soit proclamé dans le monde entier : Vous entendrez parler de guerres et de menaces de guerres. Une nation se dressera contre une nation. Il y aura en divers endroits des famines et des tremblements de terre. Tout cela sera le commencement des douleurs. Des faux sauveurs et des faux prophètes apparaîtront et ils tromperont beaucoup de gens. Vous serez persécutés et vous serez détestés de toutes les nations à cause de moi. Mais quand la bonne nouvelle du royaume aura été annoncée dans le monde entier, alors viendra la fin. (Matthieu 24) Ce sera le temps où Dieu établira un nouveau monde ! Ce sera la fin des pleurs, des souffrances, de l’injustice et de toute forme de mal et de méchanceté.
Aujourd’hui, face aux bouleversements que nous recevons en pleine face, beaucoup dans le monde ressentent intuitivement qu’un profond changement est à la porte.

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